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28/10/2008

14 /11/08 : la musique paysagère chez Carmen

Le Carmen accueille vendredi 14 novembre 2008 à 20 h 00 (VINGT HEURES !) à la Petite grange des sons Albert MAYR qui présentera quelques aspects de La musique paysagère.

* Tiziano Popoli: "Suoni dalle aree protette della provincia di Modena " - (extraits) [Sons de la zone protégée de la province de Modène] * Michael Rüsenberg / Hans Ulrich Werner: "Lisboa! A soundscape portrait" - (extraits) [Lisbonne ! un portrait paysager]

* Barry Truax: "La sera di Benevento" [Le soir de Benevento]

* Gabriele Proy: "Schlachthof" [Abattoir]

Deux accès possibles :

directement Wissembourg, rue St-Étienne
Wissembourg, 1 rue du Presbytère (jusqu'à 19 h 55)

Informations:
http://www.tizianopopoli.it
http://www.sfu.ca/~truax/
http://www.gabrieleproy.at/


Lectures:
Gernot Böhme: Atmosphäre (éditions suhrkamp)
A. Colimberti: Ecologia della musica (Donzelli editore)

Veuillez annoncer votre intention d'assister à la soirée
par courriel rbastian@free.fr
par
téléphone (0033 (0)388 94 94 71).

Il n'y a que peu de places disponibles.

27/10/2008

Vélo-code-de-la-rue-tion 8 novembre 2008 à 15h

De la part du collectif de réappropriation de l'espace public

crep.strasbourg.free.fr




Rendez-vous samedi 8 novembre à 15 heures place d’Austerlitz pour le départ de cette vélorution.

La municipalité nous promet un code de la rue à Strasbourg en 2009 ? Banco ! Il s’agit d’un outil formidable pour mettre la voiture au pas en ville.

Mais est-ce du bluff juste pour la « com’ » ? L’interdiction des vélos rue d’Austerlitz peut le laisser croire...

Foin de rustines, nous voulons le vrai code de la rue !

26/10/2008

Infortunés lecteurs des Dernières Nouvelles d’Alsace !

L’édition locale de ce dimanche 26 octobre 2008 de l’avatar régional de l’organe du parti de la presse et de l’argent nous réserve, une fois de plus, de bien intéressantes surprises. D’autant qu’elle suit l’édition d’hier qui était elle-même un grand cru, dans son genre.

Hier samedi, c’était, sur une demi-page, une sorte de relation tronquée du conseil municipal du 24 octobre, qui donnait l’impression de n’avoir été consacré qu’à l’examen de l’aménagement nouvelle manière du site Gummi Mayer. Passons sur les effets de style et constatons que la minorité municipale n’aura pas eu à se plaindre de la façon dont elle aura été par l’objectivité personnifiée par le petit reporter du PPA. De mémoire de lecteur, certes irrégulier, d’un “journal” qui, dans une certaine mesure, est une référence [il suffit de préciser laquelle], ce 25 octobre sera une date quasi-mémorable. Sans doute faut-il y voir le souci du porte-plume de respecter au plus près le vote des électeurs qui se sont exprimés pratiquement moitié-moitié pour chacune des listes représentées à l’assemblée communale. C’est donc autant la parole aux uns que la parole aux autres sur fond de querelle d’anciens et de modernes. Mais que l’on se rassure, ce ne fut pas la bataille d’Hernani ! Quant à ce qui a été écrit, je ne puis que me féliciter d’avoir pris sur mon temps de sommeil vendredi soir pour donner aux lecteurs du blog de Pumpernickel une information en phase avec la réalité.

Nous n’étions au bout de nos peines puisque ce dimanche nous réservait encore quelques étonnements une demi-page sur le malaise à l’ONF, et, surprise, un texte de motion votée à l’unanimité qui a dû surprendre pas mal de conseillers municipaux puisqu’ils ont découvert que le “journaliste” en savait plus qu’eux sur la question. La réalité, c’est qu’à 20h00, le “journaliste” étant déjà parti, on ignorait la teneur exacte de cette motion, ce qui m’amène à maintenir ce que j’écrivais avant-hier :


  • Puis arrive le point 11, celui de la motion ONF. Discours étonnant du maire qui veut être constructif, car “ on ne s’opposera pas à la réforme en cours à l’ONF, il est par conséquent important que nous conservions les services que l’office nous rend. ” Et pourquoi ne pas en organiser la régionalisation ? Oui, pourquoi pas ? Et d’ailleurs, sur les 11 personnes du poste wissembourgeois, 3 resteraient à Wissembourg, 4 sont déjà occupées sur toute l’Alsace du Nord, et les 4 dernières envisageraient de travailler chez elles en télétravail. “ D’ailleurs, les positions des syndicats étaient intenables, et comment être contre ce déménagement qui doit s’accompagner de gains de productivité, et par conséquent mieux réduire la dépense publique ? ” Ces fortes paroles iront droit au cœur des salariés de l’ONF qui auront compris que leur cause, venant bien après le 9 mars 2008, est beaucoup moins importante que celle du tribunal d’instance dont la suppression fait l’objet d’un recours administratif [Ah ! la belle époque !]. il faut que ce soit Monsieur l’ex qui prenne la parole pour demander que l’on soit plus incisif, plus carré dans la formulation, en ne se contentant pas de prendre acte d’une décision, épaulé par l’adjoint à la jeunesse et aux sports, réalisant une union politique aux contours pour le moins inattendus. Unanimité tout de même alors que la motion n’est même pas rédigée, [Ah ! le consensus !].

Mais lui, le “journaliste”, dont la légitimité n’est pas issue des urnes mais du respect qu’inspire la pertinence de ses réflexions, il connaît le texte de la motion, qui a dû être envoyé par courrier électronique à l’ensemble des conseillers municipaux, on l’espère.

Nous n’étions pas au bout de nos peines puisqu’en pages intérieures, sous la rubrique “Wissembourg, la géothermie au conseil”, nous trouvons dans un à-plat la relation des autres points abordés lors de la séance de vendredi soir. Quant à ce que l’on peut y lire, je ne puis que me féliciter d’avoir pris sur mon temps de sommeil pour vous donner une information en phase avec la réalité.

Il manque tout de même l’intervention de celui qui n’a pas apprécié de se faire traiter de “cupide” [a-t-il prétendu] et qui a largement plombé l’ambiance des deux heures qui ont suivi. Mais cela, les infortunés lecteurs des Dernières Nouvelles d’Alsace, avatar régional de l’organe du parti de la presse et de l’argent n’en sauront rien.
Il manque tout de même un mot sur les élus d’Altenstadt qui ont maintenant prudemment et discrètement rejoint la majorité wissembourgeoise, laissant leurs bons amis d’hier, avec lesquels Monsieur le maire-délégué s’agitait encore, place de la République, la veille des élections du 9 mars.
Mais cela, les infortunés lecteurs des Dernières Nouvelles d’Alsace, avatar régional de l’organe du parti de la presse et de l’argent n’en sauront rien.

Qui tout cela étonne-t-il vraiment ?

25/10/2008

30/10/08 cercle de silence de Strasbourg : à l'écoute de réfugiés

Le prochain cercle de silence de Strasbourg sera à l'écoute de réfugiés le 30 octobre Place Kléber de 18 à 19 heures.

Merci de venir nombreux afin de ne pas laisser les personnes dont le crime est d'être sans papiers "délaissées et abandonnées par nous tous" comme le dit Fatima.

Merci d'en informer vos amis et les amis de vos amis...

Enfin, merci aussi de nous dire si jamais vous ne désirez plus recevoir nos informations pour que nous en tenions compte le mois prochain.

Avec toute notre amitié.

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Nous sommes réfugiés et nous nous souvenons qu’avant d’être reconnus réfugiés, nous n’avions pas de papiers, ou alors si précaires…

Nous sommes Nino, Souleymane, Kala, Aïda et Fatima. Nous parlons tous bien le français même si notre accent et notre prénom rappellent notre origine étrangère.

Nous venons de tous les coins du monde, de Géorgie, du Tchad, du Sri-Lanka, d’Albanie, de Tchétchénie, et nous nous souvenons…

Nous nous souvenons de notre terre natale laissée derrière nous, notre maison, notre travail, nos amis, les tombes de nos parents…

Ce qui nous relie tous ensemble, ce sont les persécutions qui ont anéanti notre vie et dont nous préférions ne plus avoir à nous souvenir, que nous voudrions tant oublier sans jamais vraiment y parvenir.

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Je m’appelle Nino et je viens de Géorgie. Nino, c’est le nom d’une sainte venue de Grèce qui aurait importé la foi chrétienne dans mon pays et c’est donc un prénom aussi courant que Marie ou Anne en France. Nos prénoms surprennent toujours les Français parce qu’ils sont à l’envers : les prénoms masculins se terminant par A, comme Gotcha, Louka, Illia, et les prénoms féminins se terminant par 0, comme le mien Nino mais aussi Eliso, Kétino…

Malgré les années qui passent, l’amour de ma mère et de mes grands-mères me manque terriblement. J’étais une enfant choyée, en quelque sorte surprotégée. J’ai trouvé la protection en France mais elle ne saura remplacer cette tendresse à laquelle j’ai été arrachée trop brutalement. Mes enfants grandissent et commencent à poser des questions sur la guerre, les persécutions, la folie des hommes… Je dois leur répondre qu’elles existent mais que, eux, ils ont la chance d’en être protégés.

Maintenant que se profile une nouvelle guerre civile en Géorgie, ce sont leurs cousins, qu’ils ne connaissent même pas, qui y sont exposés. Je suis scotchée en permanence à la télé ou à l’ordinateur pour avoir des nouvelles. Désormais, pour l’avoir déjà vécu dans ma chair et dans mon esprit, je me sens comme eux là-bas : vulnérable, sans aucune défense.

Nous sommes tous comme des enfants lorsque que les bombes éclatent et que les miliciens s’approchent de nos maisons pour y perpétrer leurs exactions. J’ai peur, j’ai peur que mon pays ne soit bientôt rayé de la carte du monde.

Je suis arrivée en France il y a six ans, dans une période où tous les demandeurs d’asile étaient à la rue. « Pas de place, non il n’y a pas de place pour vous » ce sont les premiers mots de français qu’on a appris. J’aurais voulu répondre par le proverbe russe «v’gostia kharacho, a doma voutché», «On est bien en visite mais chez soi, on est tellement mieux ». J’aurais voulu faire comprendre comment c’est quand il n’y a plus de chez soi, quand il n’y a aucun choix.

C’était vraiment dur mais aujourd’hui, c’est vraiment pire. Quand quelqu’un vient à nouveau de se faire arrêter, on peut juste prier pour qu’il n’y ait pas de place pour lui au centre de rétention.

Nous, après des semaines d’errance, on aura fini par être recueillis par des Français, ce que nous n’aurions jamais pu accepter s’il n’y avait pas eu notre enfant. On a été hébergés mais jamais on n’a dû nous cacher. Je ne peux même pas imaginer comment c’est de devoir vivre cachés, surtout avec des enfants…

Je m’appelle Souleymane et je viens du Tchad. Souleymane, c’est mon prénom et c’est le nom de mon père. Je ne sais pas si vous me suivez bien, ça doit être un peu compliqué pour vous, mais chez nous, c’est au travers de notre prénom, transmis par le nom du père, que les générations se transmettent.

Mon arrivée est récente et j’éprouve toujours aussi fortement deux sentiments qui se contredisent : le bonheur d’avoir obtenu l’asile et le malheur de l’exil. C’est un arrachement, je pleure ma mère, jamais je n’avais été séparé d’elle auparavant et ce bonheur perdu me joue tout le temps dans la tête. Notre maison là-bas est vide parce que ma mère se cache depuis que sa sœur a été assassinée sous ses yeux après mon départ. Je ne sais pas vraiment ce qu’elle devient ni où elle est, les communications ne marchent pas bien. Et surtout j’ai peur qu’elles ne soient sur écoute. Le pire serait de la mettre en danger. Alors je fais silence. Cela fait vraiment mal de ne rien savoir et de toujours devoir imaginer le pire.

Le pire, je l’ai connu moi-même et il me revient tout le temps dans la tête, la terreur, mon arrestation, six mois de prison, la torture... Je ne crois pas que quelqu’un qui a fait l’expérience de la torture puisse un jour oublier. Autrement, ce qui est un peu dur pour moi ici, c’est la solitude parce que ici chacun vit pour soi, ce n’est pas du tout notre culture. Et puis, il y a le climat, ce froid… Mais j’attends de voir la neige pour la première fois…

Moi, j’ai fui mon pays l’année dernière et j’ai été arrêté par la police dès mon arrivée à la gare de Strasbourg. J’ai été détenu au centre de rétention de Geispolsheim dans l’attente d’être expulsé dans mon pays alors même qu’il était alors à feu et à sang et que j’étais recherché en tant que militant des droits de l’homme. Ma terreur, mes traces de torture, les attestations de la Ligue des Droits de l’Homme du Tchad, tout cela n’a pas suffi à convaincre l’OFPRA qui a rejeté ma demande d’asile.

Finalement, après 17 jours d’emprisonnement, j’ai été libéré par le Juge des Libertés mais il m’a alors fallu vivre caché durant des mois et des mois pour éviter que je sois renvoyé avant mon jugement à la Cour du Droit d’Asile. J’ai prié Dieu de ne pas me faire arrêter en allant et en revenant de Paris.

J’ai retrouvé ici la terreur que je croyais avoir quittée, je ne comprenais pas, je ne comprends toujours pas.  Après avoir risqué ma vie pour défendre le droit des prisonniers de guerre, la patrie des droits de l’homme voulait me livrer entre les mains des tortionnaires que je cherchais désespérément à fuir…

Je m’appelle Aïda et je viens d’Albanie. Mon prénom, c’est mon père qui l’a choisi en raison de l’Opéra de Verdi, il a toujours été passionné de musique classique et personne n’a pu discuter son choix. C’est une histoire d’amour entre une esclave éthiopienne et un soldat égyptien, une histoire d’amour déchirée par le conflit entre ces deux peuples… Rien à voir avec moi a priori.

Je viens d’un milieu aisé et je m’épanouissais à mon travail où je me sentais utile. Assistante sociale pour des ONG, pendant la guerre au Kosovo, je m’occupais des réfugiés chassés de chez eux, qui n’avaient plus de toit, qui n’avaient plus rien, hormis leurs morts à pleurer. Jamais je n’aurais imaginé que quelques années plus tard, c’est à moi que ça arriverait.

Maintenant que j’ai les papiers, tout va bien sauf que pour l’instant, je dois m’occuper de moi avant de pouvoir à nouveau me préoccuper des autres. Je passe des nuits entières où je m’interroge : pourquoi, comment tout cela est-il arrivé ? La nuit blanchit et jamais je ne trouve d’explication à ce destin qui est le nôtre.

Toute ma famille est désormais dispersée au travers de l’Europe. Je n’ai plus de contact avec mon pays et je n’ai plus envie d’en avoir. Mon pays a voulu me faire disparaître, disparaître au fond d’un trou ou à l’autre bout de la terre. Désormais, ma vie est en France, mon pays c’est la France et c’est tout.

Originaire d’Albanie, je n’ai pas pu avoir de papiers durant ma procédure d’asile parce que je venais d’un pays soit disant « sûr ». Alors, j’ai vécu durant des mois et des mois dans un foyer de sans abris, sans aucune ressource, en attendant la réponse à ma demande d’asile.

Bien qu’étant habituée à avoir une vie aisée et même si aujourd’hui, il me faut tout reconstruire à partir de zéro, je voudrais faire entendre que le bien le plus précieux sur cette terre n’est pas l’argent, ni la carrière, ni rien de tout cela.

Non, le bien le plus précieux est de pouvoir vivre en sécurité. Et cela, si peu de gens sur notre terre ont la chance de pouvoir le vivre. Ici je n’ai pas peur, même si un avion sillonne le ciel, même si une voiture s’arrête devant la maison… Non, ici, en ce moment, je n’ai pas peur, nous n’avons pas peur, et ça c’est merveilleux...

Je m’appelle Kala et je viens du Sri-Lanka. Kala, c’est le diminutif de Kalaiyarsy qui est le nom d’une déesse, la déesse de l’art. Mais à la maison, on me surnommait « Rasathy » qui veut dire « Reine ». Donc, qu’il s’agisse de mon prénom officiel ou de mon prénom usuel, entre déesse et reine, je ne peux qu’être contente de le porter.

Je suis arrivée en France il y a plus de dix ans maintenant mais mon village me manque toujours autant. On vivait au jour le jour, dans la survie quotidienne, mais nous étions tous solidaires les uns des autres. Ce sentiment très fort d’être tous ensemble, je ne le retrouve pas vraiment ici.

Mis à part les feux d’artifice du 14 juillet qui continuent à faire ressurgir en moi l’angoisse des bombardements, je me sentais en paix ici. Mais depuis l’aggravation du conflit au Sri-Lanka, je vis en alerte tout le temps, chaque fois que le téléphone sonne, j’ai peur d’une mauvaise nouvelle. Je n’arrive plus à compter les morts et les disparus autour de moi et quand on découvre une nouvelle fosse commune, je ne peux qu’espérer que ces disparus puissent au moins être identifiés afin de pouvoir en faire le deuil.

Moi je suis la plus ancienne parmi nous. Même si j’étais totalement perdue à mon arrivée dans le labyrinthe des couloirs à l’aéroport où je ne trouvais pas d’issue, je n’ai pas de mauvais souvenirs de ma procédure de demande d’asile.

Dix ans plus tard, je suis effrayée par ce qui arrive à mes compatriotes en France comme si la vie d’un être humain n’avait plus aucun prix. J’ai vu des gens rejetés alors qu’ils avaient le corps marqué par les tortures, j’ai rencontré des avocats commis d’office qui ne connaissaient rien à la situation au Sri-Lanka, j’ai connu Elvanchelvan qui a vécu à Strasbourg durant cinq ans avant d’être renvoyé dans mon pays où il a été tué de six balles dans le corps.

Tout cela a été dit mais ça ne sert à rien, on continue de vouloir renvoyer des Tamouls au Sri-Lanka, c’est à dire à la mort, à la torture… juste pour faire du chiffre. Je n’arrive plus à reconnaître le pays qui a pourtant sauvé ma propre vie.

Moi, en fait je ne m’appelle pas Fatima. Je cache mon vrai prénom car j’ai peur de m’exposer publiquement, je n’ai pas peur pour moi mais pour ma famille restée là-bas qui risque d’en subir des représailles… Je peux quand même vous dire que mon vrai prénom a une belle histoire qui tourne autour d’un chanteur italien… même si j’ai été conçue au fin fond de la Tchétchénie.

Je n’étais pas complètement sortie de l’enfance quand je suis arrivée en France et je garde la nostalgie de nos veillées avec mes grands-parents, on était si heureux, c’était juste avant la guerre. Après notre arrivée en France, le plus dur pour moi, c’était d’accepter de me mettre en pyjama avant de me coucher car chez nous, il fallait toujours, nuit et jour, se tenir prêt à fuir… Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’habituer à l’idée que la mort n’était pas aussi banale que de prendre son café au petit-déjeuner.

Cependant, l’actualité au Caucase fait trembler la terre sous mes pieds. Toutes ces petites républiques, la Tchétchénie, le Daguesthan, la Géorgie, l’Ingouchie ont un destin lié. On parle de la troisième guerre en Tchétchénie depuis presque un an. J’attends la guerre comme on attend le bus à l’arrêt de bus. Il a pris du retard mais on sait qu’il finira par arriver.

Quand je rencontre mes compatriotes, ils me racontent leurs morts, ils me racontent leurs blessures. Et soudain, j’apprends qu’on les a arrêtés, qu’on les a expulsés. Cela me détruit totalement.

Je me sens coupable, je me dis pourquoi moi on m’a gardée et eux on les rejette ?

J’essaie de ne plus m’attacher aux gens pour prévenir la douleur de leur disparition… Pour ne plus souffrir, il faudrait que je me détourne complètement d’eux, mais alors ils seraient encore davantage abandonnés à eux-mêmes… Le pire pour eux serait le délaissement, l’abandon de nous tous…

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Nous sommes reconnus réfugiés et nous remercions toujours mille fois la France de nous avoir accordé la protection.

Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous détourner de ceux que nous aurions pu être avec juste un peu moins de chance.

Aujourd’hui, nous sommes ensemble pour dire notre effroi à devoir considérer que notre pays, la France comme l’ensemble des pays européens, se rend complice de ceux que nous avons dû fuir pour échapper à la mort.

Cercles de silence : chaque 30 du mois à 18h

Rassemblement silencieux en solidarité avec les étrangers menacés d’expulsion proposé Place Kleber le 30 octobre de 18 heures à 19 heures, quel que soit le temps.

La politique actuelle d’immigration se donne pour objectif de procéder chaque année à un quota d’expulsions déterminé à l’avance. Une telle démarche opère une véritable entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle.

Désormais, c’est en notre nom et arbitrairement que des personnes, même rentrées légalement sur le territoire français, sont expulsées loin de leurs lieux d’asile, de leurs lieux de vie, de leurs lieux de travail, de leurs cercles d’amis.

C’est en notre nom et arbitrairement que des demandeurs d’asile sont renvoyés dans leur pays d’origine dont ils cherchaient à fuir les persécutions.

C’est en notre nom et arbitrairement qu’un père ou une mère est arraché à ses enfants.

C’est en notre nom et arbitrairement que des enfants, des personnes âgées, des personnes gravement malades sont enfermées dans des centres de rétention dans l’attente de leur expulsion.

De véritables tragédies humaines ont lieu quotidiennement à Strasbourg et elles ne cessent de se multiplier et de s’aggraver. Nous avons la conviction qu’elles sont largement méconnues d’un très grand nombre. Une politique peut-elle consister à atteindre un quota, au mépris de la vie, de la famille,de la dignité d’hommes et de femmes qui vivent pacifiquement avec nous ? La France peut-elle renoncer à sa tradition d’accueil ?

Parce que le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux,nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à notre protestation de façon non-violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois.

Le premier cercle de silence s'est tenu le mercredi 30 avril, de 18h à 19h, place Kléber ; il a rassemblé 400 personnes.

Prochains cercles de silence : le 30 de chaque mois, à 18h.

 

 

AEFJN ( Réseau Foi et Justice-Afrique-Europe ) Strasbourg; CASAS (Collectif pour l'Accueil des Solliciteurs d'Asile a Strasbourg) ; CIMADE; CLAPEST; Collectif SDF Alsace; Commission dominicaine Justice et Paix de Strasbourg; Des frères Dominicains; Des frères Franciscains; Droit au Logement 67; Femmes en noir Strasbourg; Fraternités Laïques Dominicaines de Strasbourg; IDDA (Immigration, Développement, Démocratie Alsace); Justice et Libertés; Ligue des Droits de l'Homme;Mouvement Comprendre et S'engager; RESF ( Réseau Éducation Sans Frontières)

 

 

Des médecins dénoncent la violence faite aux sans-papiers

Chers amis,

La violence de la législation et des pratiques administratives et policières actuelles rendent les sans papiers malades.
Malades de devoir vivre sans aucune perspective, dans la précarité et le dénuement le plus extrême.
Malades de désespoir, à devoir vivre comme des bêtes traquées qu'on pourchasse afin de les expulser.
Des médecins en témoignent et appellent leurs confrères et équipes à se joindre au prochain cercle de silence afin de protester contre les traitements dégradants infligés à des patients qu'ils tentent vainement de soulager.

Merci de continuer à relayer l'information dans vos réseaux et auprès de vos connaissances et amis afin que nous soyons de plus en plus nombreux à être sensibilisés et mobilisés.

24/10/2008

24/10/08 conseil municipal de la désillusion

Désillusion !

Ouf, c’est fini, je suis rentré à la maison vers 20h15, à l’issue d’un conseil municipal que j’ai eu bien raison de ne pas préparer comme je le fais d’habitude. Je m’y suis ennuyé d’abord parce que l’ordre du jour était avant tout soporifique, et ensuite parce que ce qui y tenait lieu de joute oratoire s’est conclu dans une sorte de pièce à jeu renversé, alors que le syndicaliste allait porter main forte au suppôt de la droite la plus dure qui mène mon pays au bord de l’affrontement, le tout sous l’œil protecteur et bienveillant d’un maire qui n’aura pas mis plus de 6 mois à ressembler à ceux dont il venait de pourfendre la conduite.

On a commencé sur le mode pugnace, l’ancien adjoint aux permis de construire ayant peu goûté que l’on tînt à son endroit, lors de la précédente séance, des propos que notre homme considère comme méprisants. Il a accusé le maire de l’avoir traité de cupide [ce qui n’a pas été le cas, je puis en attester], puis, emporté par l’élan de l’orateur en verve, il a déclaré qu’il n’y avait jamais eu d’attaques personnelles de la majorité (quand il en était) à l’encontre de l’opposition [ce qui n’est pas conforme à la réalité, je puis en attester]. L’ancien adjoint aux permis de construire veut en rester au terrain des idées, ce qui lui valut la remarque ironique de Madame la première adjointe qui rappela que qualifier la municipalité d’incapable comme l’ancien adjoint aux permis de construire l’a fait est sans doute en rester au terrain des idées. Là-dessus, l’adjoint au musée fermé a pris la parole pour dire que l’ancien adjoint aux permis de construire, nouveau venu au sein du conseil, n’avait sans doute pas encore compris que l’on discutait maintenant dans une ambiance conviviale. Et de l’inviter à se mettre au diapason de la nouvelle harmonie ! Ce qui ne calma point l’ancien adjoint aux permis de construire qui remit le couvert, manifestement très courroucé !

Cet échange d’une grande médiocrité n’est pas fait pour arranger les affaires des Wissembourgeois, chacun de ceux qui les représentent tentant de survivre à défaut d’exister en prenant à partie pour des motifs dérisoires, bien éloignés des vrais enjeux qui nous assaillent.

Nous pouvions entrer dans le vif du sujet.

Etude de géothermie devant déboucher d’ici 3 à 4 ans sur une centrale municipale de production de chaleur car dixit le maire, qui semble bien aimer l’idée de mettre des compteurs chez les particuliers, “les solutions individuelles ne sont pas pertinentes”.

A ma grande stupéfaction, cette étude n’a fait l’objet d’aucune remarque de qui que ce soit, n’a pas suscité de débat qui n’était d’ailleurs à l’évidence pas souhaité.

Unanimité !!!

Le secteur Gummi Mayer par contre a donné lieu à un échange assez rude à l’issue duquel il apparaît que l’unanimité ne règne pas au sein … de l’opposition.

Pour résumer, l’AAPEI reçoit pour l’euro symbolique, aux mêmes conditions que celles de l’ancien terrain du lotissement artisanal, un terrain de 23 ares sur l’emprise Gummi Mayer pour y construire un foyer d’hébergement pour personnes handicapées, et l’église évangélique achète pour 380 000 euros un terrain de 22 ares pour y édifier son lieu de culte. Dans le même temps, la maison située sur le terrain sera vendue à un particulier. Le reste sera transformé en parc de stationnement et complété avec 35 logements.

Celui qui rêvait d’être premier adjoint part à l’attaque avec l’exhumation d’une réponse ministérielle à un honorable parlementaire sur l’obligation de vendre au prix du marché tous les terrains, parce que c’est la législation européenne qui nous l’impose [Ah ! l’Europe !] Puis poursuit avec un couplet sur ces gens qui ne sont pas de tous de Wissembourg qui vont habiter là [Ah ! le bon goût !], précisant que l’AAPEI n’est qu’une association, pas un service public. Celui qui fut maire de Wissembourg a essayé de rattraper le coup en rendant ultérieurement hommage à l’AAPEI, visiblement gêné de la sortie de l’un de ses colistiers. Mais dans un premier temps, il a essayé de démontrer la cohérence de son projet d’école [que n’a-t-il remarqué que tout le monde s’en moque ?], déplorant que l’on mette un terrain en pièce au risque de se priver de réserve foncière pour les prochaines opérations urbanistiques. C’est à cette occasion que nous avons appris que s’il avait voulu installer les pensionnaires de l’AAPEI le long de l’ex-allée des ex-Peupliers, c’était pour qu’ils soient plus près du CAT [Ah ! les bonnes manières !]. puis embraye à la surprise générale sur la caserne de pompiers [ ????] avant de dire que la proposition de la municipalité est intéressante pour conclure en annonçant qu’il votera contre [Ah ! la cohérence !]. L’ancien adjoint aux permis de construire prend une dernière fois la parole (on ne l’entendra plus par la suite, sauf en aparté quand il discourt à voix haute avec les voisins) pour demander un plan d’aménagement global. Comme on est en pleine convivialité politique, et plus si affinités, il aura son plan le prochain coup.

La majorité renforcée des élus d’Altenstadt, intégralement silencieux, votent “ pour ”, et les 6 radicus “ contre ”. Ce sera la dernière manifestation de clivage partisan, euh, politicien, comme ils disent tous.

Sont donc adoptés à l’unanimité

L’achat des terrains pour implanter la future station d’épuration (après tout, ça ne dure que depuis 10 ans !),

Le passage de la voirie d’un lotissement privé dans le domaine public,

Les avenants au marché de rénovation de l’école Wentzel (qu’il faudrait vite débaptiser) [il y en a pour 70 000 euros soit 5%, mais c’est normal],

Le marché de réhabilitation de l’assainissement rue de Weiler et Boulevard C…,

L’étude hydraulique pour le lotissement Breitwiese [une affaire qui traînasse depuis des années, “ un dossier très ancien ” dit Monsieur l’ex, qui affecte de ne plus se rappeler le nom de ce bureau d’étude, Berest, avec lequel il a signé tant de marchés quand il était aux commandes, qui en fait n’a pas convenablement fait son travail !]

Les prix du fleurissement, qui sont tout de même l’occasion pour l’adjointe qui est chargé de cette lourde tâche de prendre la parole pour aborder ce sujet d’une importance capitale, tout le monde en est convaincu,

Et l’ensemble des subventions.

Puis arrive le point 11, celui de la motion ONF.

Discours étonnant du maire qui veut être constructif, car “ on ne s’opposera pas à la réforme en cours à l’ONF, il est par conséquent important que nous conservions les services que l’office nous rend. ” Et pourquoi ne pas en organiser la régionalisation ? Oui, pourquoi pas ? Et d’ailleurs, sur les 11 personnes du poste wissembourgeois, 3 resteraient à Wissembourg, 4 sont déjà occupées sur toute l’Alsace du Nord, et les 4 dernières envisageraient de travailler chez elles en télétravail. “ D’ailleurs, les positions des syndicats étaient intenables, et comment être contre ce déménagement qui doit s’accompagner de gains de productivité, et par conséquent mieux réduire la dépense publique ? ” Ces fortes paroles iront droit au cœur des salariés de l’ONF qui auront compris que leur cause, venant bien après le 9 mars 2008, est beaucoup moins importante que celle du tribunal d’instance dont la suppression fait l’objet d’un recours administratif [Ah ! la belle époque !]. il faut que ce soit Monsieur l’ex qui prenne la parole pour demander que l’on soit plus incisif, plus carré dans la formulation, en ne se contentant pas de prendre acte d’une décision, épaulé par l’adjoint à la jeunesse et aux sports, réalisant une union politique aux contours pour le moins inattendus.

Unanimité tout de même alors que la motion n’est même pas rédigée, [Ah ! le consensus !].

L’école de musique, qui fait l’unanimité elle aussi malgré la nouvelle organisation qui oblige les parents à d’innombrables voiturages d’enfants, reçoit un nouveau professeur de violoncelle cette fois.

Puis c’est la motion de Monsieur l’ex qui proteste contre la suppression d’une émission en dialecte sur les antennes de France 3 Alsace [qu’il appelle “ eff’err’3 ” !] et qui reçoit le soutien de l’adjoint au musée fermé qui s’inquiète du délitement de la culture régionale à la télévision. Mais ces gens lisent-ils les journaux, et connaissent-ils les projets de Monsieur le président de la République ?

Il est 19h50, c’est en assez pour le représentant de l’organe local du parti de la presse et de l’argent qui part rédiger son papier.

Il est maintenant temps d’égrener la liste de marchés passés dont on ne rend compte qu’a posteriori : il n’y en a que pour 231 523 euros [Ah ! la belle misère !], une paille.

Rendez-vous fin novembre, ça promet !

23/10/2008

[très mauvaise] humeur !

Voilà deux mois maintenant que ce qui était terminé il y a deux ans (si, si, c'est Monsieur J.-M. Sylvestre qui l'avait affirmé quand il nous ennuyait encore à encombrer les antennes d'une radio publique qu'il vomit par ailleurs) n'en finit pas de s'éterniser. Ces 10 dernières semaines, nous avons pu assister à une sorte de sauve-qui-peut général, les inepties des uns le disputant aux incantations des autres. Pour notre plus grande honte, Monsieur le président de la République et Madame la ministre de l'économie et des finances ont interprété un numéro de duettistes qui en dit long, à lui tout seul, sur le niveau de leur sang-froid et de leur réflexion. Confondant action et agitation, psalmodiant à tout va une confiance dont ils pensent que son évocation par leur bouche devrait suffire à rassurer leurs amis aux mains pleines de l'argent des autres gagné à la sueur du front de tous ceux que ce petit monde méprise. On aura mesuré l'étendue de leur échec, chaque réunion forcément de la dernière chance qui devait régler évidemment définitivement le problème n'étant que le prélude à une désertion des troupes qui se manifeste par un plongeon supplémentaire dans les abîmes d'un CAC 40 aux mains des milliardaires et des « traders » (c'est le mot à la mode pour désigner ceux qui prennent l'argent dans la poche des honnêtes gens pour le miser dans les combines douteuse de leurs complices). Ce n'est plus une déroute, c'est une bérézina !

Et comme si tout cela ne suffisait pas, voilà que l'on entend Monsieur le président de la République entreprendre de refonder le capitalisme, de le moraliser, d'en finir avec les affairistes pour que les entrepreneurs aient le dernier mot.

Tout cela serait grotesque si ce n'était tragique, car nous savons tous trop bien comment les amis « blindés » comme il semble le dire lui-même dans le langage qu'on ne lui connaît que trop, savent régler le problème. Ils sont bien peu nombreux à avoir payé de leur lvie es errements qu'ils avaient provoqués lors de la grande dépression qui suivit le jeudi noir du 24 octobre 1929 dont nous commémorerons le funeste anniversaire demain. Cette fois, par l'un de ces bégaiements (c'était hier la journée des bègues, les vrais, ceux qui doivent vivre avec un handicap qu'ils parviennent courageusement à surmonter) dont elle a le secret, l'Histoire nous repasse les plats : les amis flambeurs des propriétaires de yachts et des amateurs de soirées hors de prix ne nous proposent rien de moins que de payer l'addition à leur place, en ne lésinant pas sur les leçons de morale. Cela fait penser [histoire vraie] à un employeur indélicat qui fait un séjour « à l'ombre » pour cause de malversations et qui convoque ses collaborateurs directs pour leur remonter les bretelles et leur intimer l'ordre de se mettre au travail !

Et dire que toutes ces salades nous viennent de tous ces docteurs, professeurs, consultants et autres spécialistes en économie qui bavardassent à longueur de semaines, ressassant les mêmes lunes pour justifier leur égoïsme, leur myopie …et leurs émoluments [saviez-vous que lorsque l'un de ces "consultants" d'opérette de série Z vient occuper le crachoir ou la caméra, il est "payé" pour nous ennuyer ?] !

Rappelons-nous le ridicule de Madame la ministre de l'économie et des finances quand elle nous recommandait de prendre notre vélo si nous trouvions l'essence trop chère ! D'ailleurs, nous connaît-elle ? Sait-elle qui nous sommes, elle qui a passé l'essentiel de sa vie professionnelle à conseiller ceux-là mêmes qui sont à la source des malheurs qui frappent les plus vulnérables d'entre nous ? Et d'ailleurs, avons-nous vraiment envie de lui ressembler ? Ne voilà-t-il pas quelqu'un avec qui personne n'a envie d'aller passer des vacances [en tout bien tout honneur, s'entend !] ?

Rappelons-nous le discours pathétique et décalé d'un ministre de l'Intérieur déguisé en candidat à la Présidence de la République, et homme-lige du grand patronat qu'il honora dès les premiers instants qui suivirent son élection, quand le personnage prônait la généralisation du crédit hypothécaire pour faire des Français une nation de propriétaires à l'instar des Britanniques et des habitants des Etats-Unis ! Alors que la crise des subprimes était déjà bien entamée, et que rien ne permettait de penser qu'elle allait s'arrêter. On connaît le résultat : des millions de personnes étranglées par les dettes, mises à la rue par les banques, dont les économies se sont envolées, des retraités sans aucune ressource réduits à la mendicité, etc. Pour vous en persuader, autorisez-vous un clic sur le lien, vous n'en reviendrez que trop !

 


Rappelons-nous ces réunions de crise quotidiennes qui rassemblaient autour d'un type complètement dépassé par les événements des gens paralysés par la peur de déplaire à leur seigneur et maître qui n'attend qu'un mot pour les congédier sans ménagement !

 

Que faut-il encore dire de plus pour convaincre que tous ces gens ont fait leurs preuves qui, dans le meilleur des cas, les accablent ?

On allait presque oublier les courbettes dont le successeur du général de Gaulle est maintenant coutumier, dès lors qu'il s'agit d'aller cirer les pompes de quelque tyran, dictateur, autocrate ou despote avec qui il est possible de « faire des affaires ».

Le tout sur fond de mise en pièce de l'arsenal juridique qui défendait encore l'employé [promu collaborateur ! (comme ces gens ont le sens des mots qui font mouche !)] face à l'employeur (maintenant victime donc charitablement secouru au frais d'un état dont le personnage ne sait dire rien que pis que pendre !) au grand dam des professionnels, les vrais, eux, de la justice, et non les courtisans de l'instant flanqués sur des trônes trop larges et étourdis par les honneurs qui leur sont rendus.

Le tout sur fond de mise en pièce de chacun des services publics qui auront au moins permis au pays d'être simplement administré et non vendu à la découpe lorsque les affermages sont distribués au plus ou moins âpre au gain et pressé de se servir avant qu'il ne soit trop tard.

Le tout sur fond de mise en pièce de la liberté d'aller et de venir puisque la force publique a maintenant tous les pouvoirs d'interpeller et de retenir, jusqu'à 96 heures, quiconque l'aura regardée un peu de travers, ou qu'elle l'aura interprété ainsi. Ah, qu'il est loin le temps où, les dispositions de la loi dite « sécurité et libertés » [(déjà, à l'époque, on aimait bien les oxymores !) défendue par le Garde des Sceaux de l'époque, Monsieur A. Peyrefitte, qui avait, lui au moins, mais c'était sa seule qualité, une solide formation juridique, même s'il n'a su mettre ses compétences qu'au service de l'autoritarisme] on s'offusquait des gardes à vue de 24 heures ! Non, maintenant, dans le meilleur des cas, on attend les enfants à la sortie de l'école, et on en profite pour coffrer les parents qui viennent les y chercher.

On en est là ce jeudi, alors que Monsieur le président de la République, prononçant « son » 83ème discours du siècle, à moins que ce soit le 264ème, fait poursuivre un citoyen de 56 ans coupable à ses yeux d'avoir simplement repris mot à mot les paroles de Monsieur le président de la République visitant le salon de l'agriculture. C'est peut-être l'idée qu'il puisse une fois rencontrer le reflet de son image qui lui est tout simplement insupportable.

Quelle époque formidable !

11/10/2008

Westercamp : “Je crois que cela bat tous les records !”

Chère lectrice, cher lecteur du blog, tu trouveras ci-dessous la copie d'un article trouvé dans le bulletin d'information du centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg. Écrit à l'occasion de la réouverture du musée historique de Strasbourg, on y retrouve la signature de l'invité de l'édition si particulière du “lire en fête”wissembourgeois, placé sous la patronage de la base aérienne de Drachenbronn comme le précise le site officiel.

 

MCS info du 22 mai 2007 ou Pourquoi ne pas se réjouir de la réuuverture d'un musée ?”

http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=3&artic...

Le passé recomposé

Le musée historique ouvre ses portes le 30 juin prochain. Vingt ans après sa fermeture, le lieu s'est métamorphosé.

Octobre 1987. Près de 70 ans après sa naissance, le musée historique de Strasbourg ferme “provisoirement” ses portes pour retrouver une nouvelle jeunesse. Objectif : réorganiser la collection en intégrant de nouveaux objets, en changeant la disposition des salles et en restaurant certaines pièces. Toutes ces tâches ne devaient prendre que quatre ans…

Les premiers travaux commencent avec une surprise : les pilotis en bois sur lesquels repose le bâtiment sont sur le point de s’effondrer. L’ancienne grande boucherie, construite en 1587 et classée au patrimoine de l’Unesco, doit faire l’objet de travaux conséquents. Ceux-ci dureront vingt ans. C’est toute une génération de Strasbourgeois qui sera privée de l’accès à l’histoire de la ville, du Moyen-âge au XVIIIe siècle.

“Je crois que cela bat tous les records”, ironise Bernard Vogler, président des Amis du Vieux Strasbourg. “Peu de villes peuvent s'enorgueillir d'un musée resté fermé aussi longtemps”. Alors, la faute à qui ?

A un ensemble de circonstances défavorables. Sur le terrain, les travaux de rénovation des fondations se sont révélés beaucoup plus compliqués que prévu. Et les financements tardaient. “Dans les années 1990, la municipalité socialiste a concentré ses efforts sur le Musée d’art moderne et contemporain. Les fonds consacrés à la culture n’étant pas extensibles, cela s’est répercuté sur le musée historique, dont les travaux étaient particulièrement lourds”, explique Fabrice Hergott, ancien conservateur des musées de Strasbourg entre 2000 et 2007.

Georges Foessel, ancien conservateur des archives municipales détaille d'intérieur du Musée tel qu'il était avant 1987 : au rez-de-chaussée, la grande salle était destinée à l’artillerie avec de nombreux canons, armures et armes de toute époque. Au premier étage, la résistance alsacienne et l'histoire des malgré-nous étaient à l'honneur. Une galerie d’uniformes strasbourgeois composait également le Musée. La famille et l’origine sociale du propriétaire étaient mentionnées pour chaque tenue.

Passé militaire et patriotique

“Après la Première Guerre mondiale, le Musée historique de la ville ressemblait plutôt à un musée militaire à la gloire de Strasbourg, ville française”, explique Georges Fossel. Même situation après 1945. “Ce musée était le moyen d’affirmer le patriotisme français, surtout après la Seconde Guerre mondiale et l’annexion allemande”, confirme Bernard Vogler.

Cet état d’esprit s’est peu à peu estompé au cours du temps. Mais les pièces, elles, entretenaient cette façon d’aborder l’histoire de la ville au travers du seul domaine militaire.

Ce n’est qu’au début des années 2000 que le musée a voulu diversifier sa collection. “Il a fallu faire tout un travail d’inventaire pour savoir précisément ce que possédait le musée”, indique Fabrice Hergott. C’est ainsi que de nombreuses pièces de la vie quotidienne ont été retrouvées et intégrées à la collection. Désormais, des témoignages de l’histoire économique, sociale et culturelle de la ville occupent une place équivalente à celle de l’histoire militaire dans la nouvelle version du Musée historique. Meubles, textiles et céramiques comptent désormais parmi les 200 000 pièces de la collection.

Le 30 juin prochain, le passé de Strasbourg sera de nouveau accessible. Mais il faudra attendre 2009, date de la fin de la seconde tranche de travaux, pour pouvoir se pencher sur l’histoire contemporaine de la ville (XIXe-XXe siècles).

Eloïse Bruzat
Pierre Demoux

–––––––––––––––––––––––––––––

Et maintenant, l'article revu et corrigé pour le mettre
“couleur locale”, c'est-à-dire en rapport avec ce que vous avez pu lire dans le musée Westercamp : quelle affaire ! publié il y a quelques jours qui ne semble du reste inspirer personne, comme c'est curieux !

Le passé décomposé

Les portes du musée Westercamp, fermé depuis le 1er novembre 2002, sont toujours closes. Six ans après sa fermeture, le lieu n’est prêt de se métamorphoser.

Novembre 2002. Près d’un siècle après sa naissance, le musée Westercamp de Wissembourg ferme “provisoirement” ses portes pour retrouver une nouvelle jeunesse. Objectif : réorganiser la collection en intégrant de nouveaux objets, en changeant la disposition des salles et en restaurant certaines pièces. Toutes ces tâches ne devaient prendre que quelques années…

Les premiers travaux ne commencèrent même par s’éterniser : rien ne s’y fit ou si peu, on ne vit pas grand-chose de l’extérieur, mais le bâtiment s'est dégradé à un point tel tel qu’il est possible à la nouvelle municipalité élue en 2008 de dire qu’il est sur le point de s’effondrer. L’ancienne demeure, construite entre 1535 et 1599 et qui mériterait presque d’être classée au patrimoine de l’Unesco, doit faire maintenant l’objet de travaux très importants. Ceux-ci dureront vingt ans au moins [ commenceront-il même un jour ?], privant ainsi toute une génération de Wissembourgeois de l’accès à l’histoire de la ville, du Moyen-âge au XIXe siècle.

“Je crois que cela risque de battre le record du musée historique de Strasbourg”, aurait pu ironiser Bernard Vogler, président des Amis du Vieux Strasbourg, en visite à Wissembourg pour une présence à une édition de “Lire en fête” placée sous le patronage intellectuel de la base aérienne de Drachenbronn ( !). “Peu de villes peuvent s'enorgueillir d'un musée resté fermé aussi longtemps”, aurait-il pu poursuivre d’un air mi-badin mi-agacé. Alors, la faute à qui ?

A un ensemble de circonstances défavorables ? Sur le terrain, les travaux de rénovation n’ayant pas commencé, et l’intervention des “hommes de l’art” s’étant limitée à une sorte d’inventaire dont personne n’a encore le commencement de l’ombre, les responsables d’alors semblaient avoir d’autres chats à fouetter. Et il se dit que “les financements tardaient”. “Dans les années 1990, la municipalité de droite extrême-dure a concentré ses efforts sur la traversée du village, puis sur son accès [ ex-allée des ex-Peupliers ]. Les fonds d’une culture réduite à quelques manifestations folkloriques ou au soutien au Relais culturel sont toujours restés marginaux. Cela s’est répercuté sur le musée Westercamp, dont l’adjointe désignée ne paraissait plus se soucier”, explique R. S., écarté de ses responsabilités au moment où l’on commet le forfait.

Bien au fait, il détaille l'intérieur du Musée, fondé en 1913, tel qu'il était avant 2002 : réparti en plusieurs bâtiments, avec des collections enrichies au fil des années par des dons, des legs et des achats divers, telle la collection de lithographies wissembourgoises Wentzel [voir note en bas de page] et successeurs en 1991 et comportant 600 pièces. On y trouvait un large champ juxtaposant archéologie et histoire, sciences de la nature, beaux arts, technique et industrie régionales, armes et armures, etc., ainsi qu’une somptueuse collection de mobilier régional d’époque Renaissance.

“Ce musée était le moyen d’affirmer la vivacité du sentiment historique local”, aurait pu confirmer Bernard Vogler.

Cet état d’esprit s’est peu à peu estompé au cours du temps. Mais les pièces, elles, entretenaient cette façon d’aborder l’histoire de la ville au travers d’un témoin irremplaçable de la vie de la cité.

Ce n’est qu’au début des années 1990 que quelques individualités ont voulu diversifier la collection du musée et aménager sa vie sans trahir les termes du legs qui stipule qu’il est mis à la disposition des habitants de Wissembourg, qui en sont en quelque sorte propriétaires. “Tout un travail d’inventaire a été fait à l’époque pour savoir précisément ce que possédait le musée”, indique B. W., excellent connaisseur de la question en sa qualité de mémorialiste de l’histoire locale. C’est ainsi que de nombreuses pièces de la vie quotidienne ont été retrouvées et intégrées à la collection. Des témoignages de l’histoire économique, sociale et culturelle de la ville pourraient occuper une place équivalente à celle de l’histoire militaire dans la nouvelle version du Musée historique, qui intègre une salle d’armes consacrée à la guerre de 1870.

On ignore à l’heure actuelle quand le passé de Wissembourg sera de nouveau accessible tant aux autochtones qu’aux nombreux touristes de passage qui n’en finissent pas, depuis ces presque 6 années de fermeture de solliciter les habitants du voisinage sur les horaires d’ouverture du Musée.

Texte revu par Pumpernickel

[ Pumpernickel nourrit pour Wentzel une affection toute particulière puisque c’est un ami de la famille, René Ackermann qui a relancé l’affaire et a édité son propre journal, le “ Weissenburger Zeitung ” devenu au lendemain de la guerre 14-18 “ journal de Wissembourg ”. Les choses ont ensuite changé en 1955 quand l’imprimerie fut acquise par Charles Muller et transformée en société anonyme qui a cessé ses activités après bien des vicissitudes au début 2007. ]

05/10/2008

Christine Lagarde vient de démissionner (?!)

Paris, 19h34,  d’après agence :

On apprend, par communiqué de l'Elysée, que Christine Lagarde vient de démissionner de ses fonctions à la demande du Président de la République. Ce dernier vient de nommer à ce poste Henri Emmanuelli en remplacement de Madame Lagarde.

Le bref communiqué de l'Elysée précise :

"En cette période troublée, j'ai choisi de nommer un spécialiste de la banque , ancien fondé de pouvoir de la Compagnie financière de Rotschild, Henri Emmanuelli, afin qu'il puisse mettre en œuvre un ambitieux projet de nationalisation des gains bancaires avec, en corollaire, une privatisation de ses éventuelles pertes. Cela constituera un nouveau modèle français, inédit en Europe et dans le monde".

D'après notre correspondant spécial, G c s.

le musée Westercamp : quelle affaire !

C'est en vous préparant quelque chose sur "lire en fête" [mais chaque chose en son temps, rassurez-vous !] que je suis tombé sur la prose de ma conservatrice de musée Westercamp préférée, Madame C. Schultz, dans le folliculaire de propagande du parc régional dit naturel des Vosges du nord (SYCOPARC, numéro 32, décembre 2007 www.parc-vosges-nord.fr , dans "recherche" taper "sycoparc" et chercher le numéro 32). Elle s'y répandait, en décembre 2007, dans les termes que je vous livre ci-après. Et comme nous avons tous le droit de savoir, je vous donne en prime les photos de ce démémangement qui aura été l'œuvre de la vie de Madame : rendez-vous compte, 6 jours de travail consécutifs, mobilisant 6 personnes ! Alors qu'elle n'aura "travaillé" que durant près de 6 ans, à raison de 45 jours par an, une paille. Mais lisons-la [c'est moi qui ai mis en gras les éléments les plus savoureux] :

"CONSERVATION DES MUSÉES Quelques nouvelles du Musée Westercamp par Carine Schutz

Les œuvres au musée prêtes à partir

Une opération spectaculaire, tant par les techniques nécessaires à sa réalisation, que par le volume impressionnant des collections concernées, a eu lieu cet été au Musée Westercamp de Wissembourg.

Une activité intense autour des collections

Le musée, bien que fermé au public depuis novembre 2002, connaît depuis sa fermeture une activité intense autour des collections.

En effet, la réalisation de l'inventaire a révélé les problèmes de sauvegarde des collections et la nécessité de mettre en œuvre une politique pluriannuelle de conservation et de restauration, afin d’en assurer la pérennité. Entre autres éléments, le musée dispose d’une remarquable collection lapidaire (stèles, sarcophages, éléments architectoniques) couvrant une période allant de l’Antiquité gallo-romaine au XIXe siècle. Ces collections étaient les dernières encore en place au musée, dans leurs anciens espaces de présentation : cour intérieure, lapidarium et appentis devant le jardin, dans un environnement très défavorable.

Sous un appentis, côté jardin, se trouvaient les collections volumineuses, exposées aux eaux de ruissellement du mur de soutènement du rempart et aux déjections des oiseaux qui sont, depuis la fermeture du musée, les seuls visiteurs du lieu. Il s’agissait donc de transférer et de stocker ces vestiges dans un local aéré, accessible et sécurisé dans des conditions conformes aux exigences de conservation de la pierre. Depuis 2003, la municipalité s’efforce de trouver à Wissembourg un tel lieu. Suite à la fermeture d’un site industriel, un local a pu enfin être mis à disposition en automne 2006. Il s’agit d’un dépôt, situé en périphérie du centre ville, accessible par un quai de déchargement, qui peut être sécurisé et qui présente les conditions adéquates de thermo - hygrométrie nécessaires au stockage sans choc thermique des collections en pierre. Suite à un avis favorable délivré par la commission régionale pour la restauration des œuvres des Musées de France, le transfert a pu être envisagé durant l’été 2007. Un restaurateur agréé et une société de transport spécialisée dans le déplacement d’œuvres et de monuments historiques ont été retenus pour mener à bien le chantier. L’opération a nécessité 6 jours entiers d’intervention dans la première quinzaine du mois de juillet. Les équipes composées de 6 personnes en plus des personnels du musée, sont intervenues sous la houlette et le contrôle du restaurateur agréé, qui a procédé aux opérations les plus délicates : il a fallu procéder à un descellement, voire à une dé-restauration qui a consisté à retirer le ciment et les briques qui avaient servi de remplissage et de fixation au sol ou sur les murs des pièces. L’opération s’est déroulée sans incident, et toutes les pièces ont été menées sans encombre vers leur nouveau lieu de stockage, en attendant leur nouvelle mise en lumière, dans le cadre du projet de rénovation du futur musée. Le musée Westercamp de Wissembourg, dont la majorité des collections sont maintenant inventoriées, conditionnées, traitées et mises en réserve, pourra entrer dans la phase des travaux sur le bâti après ce transfert. Depuis plusieurs années, la municipalité a engagé une réflexion concernant le projet de rénovation du musée. Cette réflexion devrait aboutir en 2008 à la rédaction d’un projet scientifique et culturel, élaboré en accord avec la Ville et la DRAC et validé par la DMF. Les collections déplacées et mises à l’abri seront, pour la plupart, destinées à être utilisées lors d’expositions thématiques programmées dans le cadre du projet de rénovation du futur musée. D’autres pièces choisies dans le cadre de l’exposition de préfiguration programmée en 2007, mais reportée par la ville de Wissembourg, en raison des travaux du Relais Culturel et du déménagement de la bibliothèque dans le lieu initialement dévolu à cette exposition, nécessiteront également une consolidation, un nettoyage plus poussé, voire une restauration, en prévision de leur exposition dans le parcours de chronologie historique [bigre! ndlr]. Mais la plupart des éléments du lapidaire du musée devra bénéficier d’une étude scientifique plus approfondie, afin d’en déterminer l’origine et l’historique. Des partenariats avec les Sociétés d’histoire et d’archéologie et les universités de Metz et de Strasbourg seront à envisager, afin de préparer encore mieux la réouverture du musée, que tous attendent avec impatience."

Ainsi, depuis sa fermeture, le musée connaît une activité intense !

Ainsi, il n'aura fallu que 4 ans à la ville de Wissembourg pour trouver un point de chute aux collections !

Ainsi, une exposition de préfiguration était programmée en 2007 !

Ainsi, "on" aura manqué de temps pour "procéder à un descellement, voire à une dé-restauration qui a consisté à retirer le ciment et les briques qui avaient servi de remplissage et de fixation au sol ou sur les murs des pièces." C'est vrai qu'en 3 ou 4ans, il était difficile de trouver 5 minutes pour le faire !

Et maintenant, les photos que vous attendez tous dont j'espère qu'elles ne sont pas protégées par un quelconque copyright, car je me suis contenté de les reprendre du document :

Ici, on est dans la cour du musée, vous savez, cet infâme galetas  qui ne mérite même pas que l'on y jette un regard !

Ça, c'est l'intérieur, le hangar qui a été si difficile à trouver dans l'ex-paysage industriel local :

 

Maintenant, on attend la suite, avec la mise à jour des projets dont Madame la conservatrice nous parle et qu'elle doit bien connaître pour avoir eu le temps de s'en imprégner.

À moins que …

 
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