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30/09/2008

les vrais enjeux - 2 : on discute enfin !

Laissé par : gnarf aujourd'hui à 14h54

* IP : 90.6.192.43

Ah! Pumper'! Mais pourquoi diantre ne vous êtes-vous pas présenté? Pourquoi fichtre ne pas suggérer ces projets au dernier conseil municipal? Peut-être parce que, justement, avant de vouloir réaliser de tels projets convient-il déjà de mettre certains locaux publics aux normes électriques, sanitaires et, pourquoi pas, avec une isolation correcte... et lorsqu'on ne fait pas ce "minimum légal", on ne peut prétendre à un "minimum responsable"…

Il semble que cette contribution sur ce que j’appelle de vrais enjeux alimente le débat, et bien au-delà de la polémique stérile. Et croyez bien que je m’en réjouis !

En fait, l’idée m’en en venu à la lecture de cet article sur Güssing, qui m’a rappelé l’autre sur Beckerich. Hier, j’ai passé pas mal de temps à regarder ce que les uns et les autres disaient sur ces petites communes, qui n’hésitent pas à revendiquer leur appellation de village, qui se défoncent pour changer réellement le quotidien de ceux qui ne sont des administrés. J’ai même fini par écrire un mot [que j’ai eu la maladresse de ne pas enregistrer] au bourgmestre de Beckerich, Monsieur C. Gira, dont je vous livre la réponse qu’il a eu la gentillesse de m’adresser [Bonjour Monsieur Michon! Merci pour votre réaction suite à l'article dans "le monde" sur Beckerich. Peut-être une visite chez nous pourrait inspirer le conseil communal de votre commune. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez voir sous www.dmillen.lu sous la rubrique "visites". Sincères salutations! Camille Gira, Maire de Beckerich]. Je vous invite d’ailleurs à aller sur le site en question qui donne une idée de l’ambiance générale de cette petite commune.

Pour le reste, comme j’ai l’habitude de l’écrire, en effet, je ne me suis pas présenté aux élections municipales. A cela, une bonne raison, que ne démentiront pas ceux qui me connaissent : je perds les élections ! A quoi bon alors entraîner toute une liste de copains dans le risque d’un échec qui n’aurait que prolonger le coma végétatif dans le lequel l’ancien "équipage" avait plongé la commune ? Je n’ai pas oublié l’erreur stratégique que j’ai commise en 1989 en n’examinant même pas l’éventualité d’une alliance des "contre-Bertrand" qui aurait pu éviter à la ville le drame qu’elle a vécu durant 19 trop longues années. Car, si l’affrontement a paru à plus d’un être celui de deux personnes, il n’était en fait que celui d’un citoyen qui refusait qu’un despote, fût-il issu de urnes, "administre" le bien commun et de quelle mauvaise manière ! Voilà pour ma non-candidature. D’ailleurs, cher "gnarf", aurais-tu voté pour moi si je m’étais présenté ? Comme j’imagine que non, ta question est hélas décalée, d’autant qu’il ne m’est pas possible de prolonger avec toi une réflexion qui serait de mon point de vue intéressante.

Pour en revenir aux vrais enjeux, et pour te répondre, cher "gnarf", il faudrait, de mon point de vue, avoir déjà engagé une négociation avec l’ADEME pour la signature d’un partenariat qui viserait à engager, avec le soutien de cette agence gouvernementale qui cherche des interlocuteurs [et de ce point de vue, Wissembourg a beaucoup d’atouts], une action de longue haleine en vue de réduire significativement la consommation globale d’énergie en ville. Les exemples abondent de la réussite de ce type de démarche. Citons Dijon qui est parvenue en très court terme à dépasser les objectifs qu’elle s’était fixé à long terme. Plus prosaïquement, est-il acceptable par exemple que 18 000 litres de mazout soient mis dans une chaudière qui chauffe, entre autres [parce que c’est surtout l’atmosphère qui est chauffée, dans le cas présent], deux logements de fonction municipaux ?

Mais pour démarrer ça, il faut d’abord un peu d’humilité, pas mal de simplicité et beaucoup de modestie.

Laissé par Hulot, en réponse à gnarf

Puisque j'ai la clef, j'en profite pour mettre mon grain de sel, après avoir rédigé mon propre commentaire.
Pumpernickel ne s'est pas présenté aux élections, et d'aucuns de le regretter.
Réfléchissons. Se présenter, c'est aussi essayer d'être élu. Quand la liste victorieuse en mars dernier gagne avec 30 voix d'avance, on peut légitimement se demander si une liste Pumpernickel t pas arrivée avec 30 ou 300 voix de retard, poursuivi qu'était son leader par la haine de l'ancien maire. De plus, on pouvait se demander si les électeurs étaient mûrs pour un changement radical (RADICAL) de politique municipale. Imaginez un peu le plan de circulation qu'aurait proposé Pumpernickel réactions du quidam wissembourgeois.
Se présenter, c'est aussi assumer le pouvoir. Or, il y a des gens qui se sentent faits pour cela, qui en ont l'ambition, qui se voient très bien en patron. Connaissant le maître des lieux comme je le connais, je crois pouvoir affirmer que ce n'est pas son genre, et qu'il se sent beaucoup plus l'esclave qui tenait la couronne au dessus de la tête de l'imperator ("Souviens-toi, homme, que tu es mortel" lui répétait-il sur le parcours du triomphe) qu’imperator, général victorieux et acclamé par tout un peuple.
Chacun voit les choses à sa façon. Mais ce qu'on aurait pu penser, ou espérer, c'est que le maire de Wissembourg appelle autour de lui des gens venant de divers horizons, compétents dans des domaines variés, bref, qu'il crée vraiment des commissions de travail, de projet, de réalisation pour aller de l'avant.
Mais là, il semble bien qu'on ait manqué le coche. Vous voyez bien que le pouvoir n'est pas tout.

Si Hulot veut répondre à ma place, il en a bien le droit, ce qui me laisse encore le loisir de dire ce que je pense vraiment.

29/09/2008

Les vrais enjeux

Alors que l’on fait semblant de se disputer en conseil municipal en contestant les millions des uns et les subventions des autres, oubliant au passage que tout cet argent est  d’abord un prélèvement sur le travail des uns ou "la richesse" des autres, le climat se dérègle complètement, la fonte de la banquise de l’Arctique et des glaciers du Groenland en apportant un signe à défaut d’une preuve pour les cervelles rétives aux évidences comme celle d’un ancien ministre de l’éducation nationale.

Car, à la limite, au-delà des responsabilités écrasantes, quant au processus de décrépitude des bâtiments du Relais culturel, de ceux qui se sont succédé ces 25 dernières années aux commandes de la commune, qu’est-ce que ça peut bien nous faire que ce soit 6, 7, 10 ou 14 millions d’euros qui sont programmés pour refaire le relais si, dans une dizaine d’années, la planète est devenue complètement invivable, les mers purgées de leur ressource halieutique, les forêts désertées par leur faune et leur flore, l’atmosphère empestée des effluves des moteurs à explosion ?

Alors que nos zélus affectent de se crêper le chignon sur des "chiffres" [rappelons-leur que l’on doit parler de nombres, les chiffres, à l’instar des lettres qui servent à écrire les mots, n’étant que des moyens pour écrire les nombres !] tous plus improbables les uns que les autres [les zélus et leurs "chiffres"], il existe un village peuplé d’irréductibles qui résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Et contrairement au village gaulois qui rend la vie difficile aux garnisons romaines des camps retranchés, dans le cas qui nous préoccupe, c’est plutôt le contraire : la vie est difficile pour ces irréductibles qui ont fait le choix qui change tout à une époque où, chez nous, des gens qui ne croient pas plus à la parité hommes-femmes qu’ils n’ont intégré la préservation de l’environnement, organisaient des consultations d’architectes urbanistes pour faire … des routes !

Les histoires se passent à Güssing, en Autriche, et à Beckerich, au Luxembourg.

Dans l’un et l’autre cas, c’est il y a une vingtaine d’années que le pari de l’indépendance énergétique pour la commune, respectivement 4 000 et 2 700 habitants, a été engagé, alors que les "menaces" n’étaient pas du même ordre que celles que nous vivons : hausse du pétrole [la baisse actuelle n’étant que conjoncturelle, le renchérissement étant lui structurel, tout le monde le sait], crise financière [que seuls les "hurluberlus" de la décroissance avaient prévue depuis de longues années], désordre social, modèle de société à bout de souffle, etc.

Dans nos deux communes, on en est maintenant à l’autosuffisance électrique, à la propriété collective des panneaux photovoltaïques ou à la production locale de chaleur à des prix défiant toute concurrence. Observons que pendant ce temps, chez nous, "on" n’a même pas réglé le tri sélectif des ordures ménagères, et qu’en revanche, "on" a organisé la ville de telle sorte que les bouchons automobiles y ont fait leur apparition.

"A Güssing, la production d'électricité (22 GW) excédant la consommation domestique, la ville exporte 8 GW dans le réseau régional, ce qui lui procure un revenu de 4,7 millions d'euros. Le bilan environnemental est plus positif encore : les émissions de gaz carbonique ont été réduites de 93 % par rapport à 1995", nous apprend le quotidien vespéral des marchés dit "Le Monde" dans son édition du 29 septembre 2008. Il nous avait dit à peu près la même chose à propos de Beckerich dans son édition du 24 juin 2008 : dans cette petite commune luxembourgeoise de 2 800 ha, Monsieur C. Gira, ancien aiguilleur du ciel à Luxembourg, et maintenant député vert, a engagé, avec le soutien de toute la population, un plan axé sur la maîtrise énergétique à l’échelle communale, pièce-clé du développement durable [on est désolé d’utiliser ce concept qui horripile Monsieur P. Bertrand, comme il l’a montré vendredi soir lors du conseil municipal, et on se demande bien pourquoi]. C’est dès 1990 que Monsieur C. Gira adhère à l’alliance pour le climat. Tout naturellement, il attirera l’attention du programme "Sustainables cities" dit Sus-Cit qui regroupe des villes belges et françaises de part et d’autre du Quiévrain.

Au bout du compte, que voit-on ? Comme il ne faut pas être cruel, on passera rapidement sur la situation dramatique de Wissembourg où rien de consistant n’aura été sérieusement entrepris à l’échelle de la collectivité. Même remarque pour la communauté de communes où l’on peut s’interroger sur la vision que peuvent avoir de l’avenir les personnages qui y ont opéré ou qui y opèrent encore. Dans l’un et l’autre cas, ils auront, au mieux, accompagné les mesures prises par les autres, sans originalité ni volontarisme.

Dans le même temps, là-bas, à quelques centaines de kilomètres de l’une des capitales de la frilosité et de l’immobilisme, on installait digesteurs, panneaux solaires, éoliennes et chaufferies à bois, avec le soutien d’une population intéressée à l’affaire, dans les deux sens du terme puisqu’un système de coopérative est mis en place avec rétribution des actionnaires locaux. Tout cela accompagne évidemment une autre vision du développement, qui passe par des constructions faisant appel à des technologies non-polluantes et des matériaux à la fois durables [ça veut dire que ça dure, au-delà d’un simple mandat municipal] et économes de transport, ou bien une autre politique de la mobilité qui s’appuie sur les transports en commun ou le 2-roues non-motorisé.

  • Quand apprendra-t-on que le système de chauffage du relais culturel nouvelle mouture fera appel à des énergies renouvelables ?
  • Quand apprendra-t-on que le règlement de la zone industrielle intercommunale stipule enfin que les entreprises qui s’y établissent doivent être autosuffisantes pour 25% de leur consommation énergétique ?
  • Quand apprendra-t-on qu’une entreprise de fabrication de panneaux solaires va s’installer sur cette zone industrielle ?
  • Quand apprendra-t-on qu’un plan communal et intercommunal va être mis en place d’ici la fin de l’année, oui, d’ici la fin de l’année, pour couvrir, oui, pour couvrir, les toits des bâtiments appartenant aux communes de la communauté de communes de panneaux photovoltaïques et/ou chauffants sur un système de coopérative ?
  • Oui, quand ?

28/09/2008

conseil municipal du 26/09/08 – 2

Ce conseil municipal n’aura pas déçu les nombreux citoyens qui se sont déplacés pour y assister : une petite quinzaine de personnes dont une grosse délégation de l’association de gestion du relais culturel curieuse sans doute de ce qui allait se dire au cours de ces 3 heures d’horloge, mais vous le saviez déjà puisque j’avais écrit que la séance allait durer !

Avant d’entrer dans le détail des diverses délibérations, quelques remarques :

Comme j’ai pu le faire remarquer à mon voisin, futur conseiller d’opposition ?, les observations de Pumpernickel se vérifient à peu près toutes, c'est-à-dire que les décisions se prennent à l’unanimité, avec dans le meilleur des cas démocratiques, quelques oppositions voire des abstentions. Mais tout cela est d’une certaine mollesse quant au débat et aux prises de position publiques.

L’impressionnant turn-over dans la liste d’opposition nuit d’une part à la qualité du débat et d’autre au sérieux dans l’appréhension des dossiers. S’il apparaît clairement que ces gens ne préparent pas les séances, au moins pourraient-ils prendre la peine de consulter ce blog, et sans doute y trouveraient-ils quelques idées pour alimenter leur réflexion. Quant au comme back de l’ancien adjoint aux permis de construire, qui est allé jusqu’à se définir lui-même comme une sorte de demi-solde de l’ancienne municipalité, il aura été proprement calamiteux, tant dans le fond que sur la forme.

Point numéro 1 : adoption du procès-verbal du conseil municipal du 24 juin 2008

Adopté probablement à l’unanimité sans remarque !

Point numéro 2 : installation d’un conseiller municipal.

Le nouveau ne savait pas dans quelle commission siégeait celle qu’il remplace et ne veut pas aller au CCAS où il est remplacé par Numéro 7.

On atteint les confins du ridicule

Point numéro 3 : adoption du règlement intérieur.

Adopté probablement à l’unanimité comme annoncé et sans discussion, ce qui est normal, puisqu’à part l’envoi des convocations par courrier électronique et l’affichage des comptes rendus dans les 8 jours, tout est désespérément pareil.

Point numéro 4 : décisions modificative concernant les travaux au relais culturel.

Alors là, ça a un peu chauffé !

Le maire nous refait son discours sur le thème "On réduit bien la voilure et on se contente des travaux de mise en sécurité, de préservation du clos et du couvert et de créer une médiathèque répondant aux besoins d’une ville de 8 000 habitants". Qui plus est, la Sous-préfecture est contente, tout comme l’association de gestion.

[Ce long exposé n’a pas trop dérangé les deux nouvelles figures de l’opposition qui, reprenant les bonnes habitudes, discutaient à haute et intelligible voix pendant l’exposé du maire. Chacun appréciera cela à sa juste mesure.]

C’était sans compter avec ces deux nouvelles figures de l’opposition qui, après 6 mois de coma dépassé, avaient décidé d’en découdre en montrant qu’ils connaissaient bien dossiers et procédures, elles.

Première salve avec l’ex aux permis de construire qui conteste les choix architecturaux qui seraient privilégiés, et se fait emboîter le pas par un ci-devant qui assène que, sous son autorité, on voulait répondre définitivement aux problèmes du Relais culturel. Il n’est pas allé jusqu’à dire qu’il arrêterait le cours de l’Histoire, mais on n’en était pas très loin, tant l’émotion et la passion affleuraient dans sa longue, longue, longue intervention pourtant commencée par une formule selon laquelle "le débat du Relais culturel est passionnant, il ne doit pas être passionné."

Mais, ce dossier, c’était quand même deux ans de travail, et "c’est moi qui l’ai monté, ce dossier très très très très difficile ! " et de contester les 6 millions hors taxes qui ne sauraient être suffisants pour répondre aux questions posées. On a d’ailleurs appris au passage que si rien n’a été fait au musée Westercamp, c’est parce que l’on était en train de faire quelque chose pour le Relais. Ah bon !

Et de confirmer qu’il s’interrogerait déjà l’an dernier sur tout ce que cela allait coûter, puisqu’il y avait le problème Wimétal, et que d’autres problèmes d’emploi se dessinent [sans que notre homme éprouve le besoin de préciser lesquels, nous voilà rassurés, ndlr].

Mais comme il faut être positif, il propose ses services en "remettant le travail sur l’ouvrage" [à défaut de remettre l’ouvrage sur le métier, mais c’est un détail].

Tous ces emportements ont été ponctués par le maire, qui dispose du dernier mot, s’il le décide, et qui a donné un calendrier qui nous emmènerait vers un début de travaux pour septembre 2009 et une livraison début 2011.

L’ex aux permis de construire repart au combat en contestant fermement les sommes avancées [vous êtes irresponsables !] qui seraient largement sous-évaluées, épaulé par le ci-devant qui annonce, un brin théâtral, qu’il ne participera pas au vote en prenant le pari que non seulement ça ne suffira pas mais qu’en plus ça coûtera beaucoup plus cher que prévu. Compte tenu de l’expérience qu’a acquise cette personne durant ces 20 dernières années, on est presque tenté de le croire. Mais quand c’était lui qui tenait la baguette, il n’y trouvait rien à redire.

Adopté à l’unanimité moins deux abstentions, et six refus de participer au vote. Les gens d’Altenstadt, qui n’étaient que deux ont, d’après ce que j’en ai vu, levé le doigt pour les abstentions et pour les "pour", ce qui accréditerait la thèse de Pumpernickel selon laquelle ils ont déjà intégré la majorité municipale. Mais cela, le localier de l’organe du parti de la presse et de l’argent ne l’a peut-être pas vu, tout occupé qu’il était comme à son habitude à discuter avec les fonctionnaires d’autorité de la municipalité.

Point numéro 5 : adhésions.

Le ci-devant ne vote pas l’adhésion à l’association des plus beaux détours de France à cause du Relais culturel… puisqu’il a voté pour en commission ! Comprenne qui peut.

Les deux autres adhésions sont votées à l’unanimité.

Voilà 4277,10 € par an [+ 800 € de droits d’entrée (on allait ajouter : seulement ?)] par an bien utilisés.

Point numéro 6 : demandes de subventions.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 7 : subvention forêt communale.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 8 : marché d’exploitation des installations thermiques.

Tout va bien pour Suez !

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 9, 10, 11, 12, 13 &14 : ventes de terrains.

On peut compter sur la vigilance des différents conseillers municipaux pour demander en notre nom en quoi consiste le lotissement de la rue du Prévôt : c’est l’ex aux permis de construire qui pose la question. Manque de chance pour lui, cette vente à un promoteur privé a été faite … de son temps ! Un ange passe.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 15 : transfert de concession de 2 places de stationnement.

Adopté à l’unanimité !

Points numéro 16 : implantation d’un abri de chasse.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 17 : convention avec la base aérienne.

Adopté à l’unanimité, et sans aucun débat ! J’en reste dubitatif quant à l’évolution de tout notre petit monde.

Points numéro 18 : pertes sur créances recouvrables

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 19 : tarif pour retard des restitution des livres à la bibliothèque.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 20 : indemnité de conseil au trésorier.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 21 : télécommunications des élus.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 22 : commission d’appel d’offre.

Cette commission devrait respecter la proportionnelle du conseil municipal. Ce n’est pas le cas, mais cela est dû à la carence de la liste minoritaire qui ne veut y envoyer personne. Interrogé sur le sujet, l’ex aux permis de construire a répondu qu’il avait déjà donné. Réponse du maire : "C’est vrai que c’est du bénévolat ! " Reprise de parole de l’ex aux permis de construire qui tient à préciser qu’il n’a eu, des années durant qu’une demi-indemnité d’adjoint et que ceci et que cela. Réponse du maire [qui a le dernier mot, en conseil municipal, faut-il le repréciser ?] : "Mais je voulais juste rendre hommage au travail bénévole des conseillers municipaux ! ", ce que tout le monde avait parfaitement compris.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 23 : école de musique.

Pumpernickel maintient l’ensemble de ce qu’il a écrit dans un autre article sur ce blog dont voici le lien. Le mécontentement est flagrant et justifié. Le mirage d’une concertation qui aurait été engagée avec l’ensemble des protagonistes s’est évanoui. La nouvelle organisation se fait sur le dos des enfants qui n’habitent pas Wissembourg, les astreignant à des longues heures et de présence et de transport, mobilisant les parents dans de coûteux déplacements. Quant à l’éclosion d’un orchestre philarmonique à Wissembourg, si elle peut être de l’ordre du souhaitable, elle n’a pas encore atteint le stade nymphal, et c’est de l’existant dont il faut s’occuper.

Bref, il y aurait 20 élèves inscrits de plus que l’an passé [c’est sans doute pour contester les 40 démissions révélées par Pumpernickel], mais il serait intéressant de voir combien il en restera à la fin de l’année 2008. Ce sera fait, puisque la mairie annonce qu’une communication sera faite sur le sujet. Attendons ! En tout cas, aucun conseiller municipal n’a voulu intervenir sur ce sujet.

Adopté à l’unanimité !

Point numéro 24 : observations de la chambre régionale des comptes.

"Mis en débat", annonçais-je il y a une semaine. En fait de débat, il n’y en aura pas eu. Il s’agit juste de remettre un rapport, en tout formalisme.

Point numéro 25 : Rapport annuel et compte administratif du SMICTOM

Même remarque, mais avec ce clin d’œil qu’aura été la distribution, aux premières heures, du "journal" du président du SMICTOM, une pomme à la main, qui nous annonce que depuis qu’il a la charge de la gestion de la montagne d’ordures, il en a appris des choses, que nous savons déjà !

Et comme il est bien entouré, avec cette brochette d’élus aux comportements "durables" désignés en exemple dans chaque chaumière de l’arrondissement !

Et comme tout ce qui est écrit est vraisemblable, comme cette affirmation selon laquelle les briques de jus de fruit serviraient à faire du papier cadeau, alors qu’il est quasi-techniquement impossible d’en séparer les différentes couches (paraffine, carton, aluminium et fil plastique).

Et comme il est facile de faire son intéressant en présentant comme expérimentale une facturation "à la levée" alors que cela fait des années que nos voisins européens la pratiquent, et que cela fait des années que son prédécesseur a dit qu’il était contre.

Mais, comme à son habitude, le président du SMICTOM, une pomme à la main, nous expliquera qu’il n’en est pas surpris, et que comme il est toujours à la remorque d’événements qui le dépassent, il n’est pas surpris qu’on lui qu’il n’est pas surpris.

Point numéro 26 : divers

On va vendre des logements OPUS 67à leurs locataires, et c’est une très bonne chose, commente le maire.

Les prochains conseils municipaux auront lieu les vendredi 24 octobre et 28 novembre 2008. pensez à réserver votre soirée.

26/09/2008

l'école de musique : quelle affaire !

On se demande ce qui a pris la municipalité avec l'affaire de l'école de musique ! Voilà une structure qui fonctionnait semble-t-il à la satisfaction de l'ensemble de ses utilisateurs et usagers, qui produisait une fois par an un spectacle qui donnait la mesure du travail fourni par les enfants et celle des efforts des professeurs qui sont, dans l'immense majorité des cas, parvenus à communiquer l'intérêt de l'expression artistique plaisante et gratuite. Évidemment, l'organisation administrative de ce qui avait été mis en place était probablement perfectible, et méritait-il que l'on y jette un œil. Était-il pour autant nécessaire de tout bousculer comme cela a été fait, en passant en force, mettant de côté les règles élémentaires de la concertation et de l'information ?
Car tout a changé avec l'arrivée de la nouvelle équipe qui a  décidé de remettre de l'ordre là où elle pensait que régnait le chaos. Mais n'est pas deus ex machina qui veut. Et si l'on s'en tient aux résultats, ils sont particulièrement intéressants, selon le point de vue que l'on choisit. Tout s'est décidé, selon les témoignages recoupés qui ont été recueillis, dans une sorte de halo selon des méthodes qui rappellent celles qui étaient en vigueur avant le 9 mars 2008 : "réunions" au cours desquels de longs monologues sont tenus par ceux qui prennent bien garde de ne donner que le minimum d'éléments à leur auditoire, chacun sachant que le pouvoir est proportionnel à l'ignorance dans laquelle on maintient ses interlocuteurs, citations décontextualisées accréditant les thèses dominantes, extrapolations hasardeuses de situation extérieures, et pour conclure décisions péremptoires forcément définitives. Retrouve-t-on là les bonnes raisons qui nous ont amenés à faire confiance à celles et ceux qui ne promettaient que de faire "autrement" ce qu'ils allaient faire ensemble - et avec nous ?
Pour l'heure, 40 enfants ont d'ores et déjà quitté l'école de musique, les survivants s'apprêtent à affronter des cours de solfège d'une heure et demie, tout le monde sera privé du concert annuel, les professeurs qui n'ont pas été poussés vers la sortie voient des méthodes surprenantes se mettre en place, les tarifs ne sont pas harmonisés, et comme l'a dit si gentiment Monsieur le Maire, " il est possible à ceux qui ne veulent pas se plier à la nouvelle réglementation d'aller dans les cours privés ", ce qui est évidemment une solution, mais marque néanmoins une rupture radicale avec ce qui a été mis patiemment en place depuis une petite vingtaine d'années.

Remarquons sur le ton de la polémique qu'il semble plus facile de faire sa fête à l'école de musique que de demander réellement des comptes à l'ancienne municipalité sur la façon dont elle a utilisé l'argent public en "aménageant" une allée qui n'a plus des Peupliers que le nom, ou en organisant la décrépitude du musée Westercamp avec la complicité au moins passive du parc (dit) naturel (et peut-être) régional des Vosges du Nord.

Puisque tout à l'heure on parlait des résultats, on peut dire que sur ce coup, ils sont proprement désastreux.


Commentaires :

Commentaire n° : 1 posté par : Régis Hulot (site web) le: 26/09/2008 13:30:50

Etrange affaire, en effet... Et on se demande vraiment ce qui se passe, d'où on est parti (le diagnostic), où on va (l'objectif) et par quels moyens (la démarche thérapeutique).

Poussé par la curiosité, je suis allé faire un tour du côté du site officiel de la ville de Wissembourg. Comme il n'y a pas de rubrique de recherche par mots-clé, il n'est pas facile de trouver directement ce qu'on cherche. Et même avec une telle aide, je crois que je serais rentré bredouille de ma visite: rien, rien du tout sur cette école de musique qui doit pourtant être municipale. Et j'ai été tout autant frustré après ma visite sur un moteur de recherches dont le nom commence par un G et contient un double O.

Mais je voudrais faire un commentaire supplémentaire sur ce que présente ce site qui semble ne pas être souvent mis à jour par ses propriétaires. Comme si rien ne s'était passé depuis un an et demi, comme si l'actualité locale n'était qu'une longue continuation d'un histoire sans accroc. Voilà qui est bien dommage, puisque ce site (qui ne présente pas les compte-rendus du Conseil municipal) pourrait être un moyen d'information, voire de discussion.
Dans ce domaine, la présente (elle n'est plus nouvelle) équipe a vraiment manqué le coche.


commentaire n° : 2 posté par : ExHarmonieWissembourg le: 26/09/2008 17:22:36

La nouvelle équipe met également le chaos à l'Harmonie de Wissembourg
Le musicien Wissembourgeois doit désormais signer une charte (je m'engage à ceci, je m'engage à cela), s'acquitter d'une cotisation, (et j'en passe) sous peine d'être radié !!
Où est encore le plaisir dans cette  activité ?
Bref, les musiciens de Wissembourg n'ont pas d'autre choix que d'aller jouer ailleurs avec leur instrument. TOUT cela n'existe qu'à Wissembourg: les ensembles instrumentaux situées autour de Wissembourg ne sont pas aussi rigides, voire strictes
Où va t-on?
Les membres de l'Harmonie de Wissembourg (ceux qui ont 20 ans d'anciennetés) vont aller voir ailleurs... Pour casser une Harmonie, il n'y a pas mieux !
Merci l'équipe dirigeante !

réponse de : pumpernickel (site web) le: 26/09/2008 23:00:09
Et moi, je sors du conseil municipal : on m'y a expliqué que si les choses ont été organisées autrement, c'est pour que les enfants des milieux défavorisés puissent bénéficier d'un enseignement musical, ce qui était ipossible jusque-là, puisque, comme l'a dit Monsieur le maire, "on subventionnait des cours privés". Il a par ailleurs annoncé que 20 enfants de plus que l'an dernier étaient inscrits, signe que otu allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il a aussi aprlé de la concertation qui avait été conduite dans une phase préparatoire, ce que mes interlocuteurs ont tous contesté. Ce sera donc parole contre parole.
Pour avoir vu comment fonctionnait l'école de musique, pour avoir côtoyé des années durant les enfants qui s'y rendaient (le mercredi matin par exemple), je n'avais pas perçu que l'on y pratiquait la ségrégation sociale. Madame la 1ère-adjointe m'a donné rendez-vous à la fin du 1er trimestre pour faire le point.

Je vois poindre un désastre dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'était pas utile. Et ce ne sont pas les vaniteuses réflexions des représentants d'une opposition déconsidérée par son propre comportement qui pourrait me rassurer. L'ancien adjoint a été encore pire que je ne le pronostiquais : interrompant à tort et à travers, mélangeant tout avec le reste, pressé de justifier l'immobilisme qu'il a cautionné pendant toutes ces années où il a perçu une demi-indemnité d'adjoint, a-t-il eu la maladresse et l'insignifiance de préciser, la totale ! Quant à son mentor d'hier, il s'est cru inspiré en s'emportant sur le dossier d'un relais culturel qu'il connaît si peu, pour ne l'avaoir fréquenté que lors des période de bramée électorale. Tout cela s'est retourné contre lui, et le discrédite [on ne saurait dire définitivement car la prédiction est un exercice difficile, surtout quand il s'agit de l'avenir], lui et ses gens.

Compte tenu de la situation, économique, sociale, culturelle, nous avons plus et mieux à faire que d'entendre ces joutes dérisoires entre de tristes bonimenteurs qui prétendent nous endormir de mauvaises raisons et de bons prétextes.
réponse de : pumpernickel (site web) le: 26/09/2008 23:00:09

21/09/2008

Trompe-l’œil démocratique au palais du Luxembourg

Alors que la gauche détient 20 régions sur 22, 58 départements sur 100 et la majorité des villes de plus de 10 000 habitants, 50 720 grands électeurs par le nom et petits par le nombre viennent d’envoyer une majorité de sénateurs de droite pour 6 ans au palais du Luxembourg. On voudrait attiser plus encore l’antiparlementarisme que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

  • Songer qu’alors que l’on ne cesse d’entendre qu’il faut travailler plus pour gagner [traduire travailler plus pour (que les patrons puissent) gagner plus), et que l’heure est aux économies puisque les caisses de l’Etat sont vides, on va retrouver au Sénat des personnages comme Monsieur E. Hervé, qui a été maire de Rennes pendant 30 ans ou Monsieur J.-P. Chevènement que l’on ne présente plus, ou encore quelque représentant de ces "Français de l’étranger" qui n’ont jamais de mots assez méprisants pour parler de ceux qui sont restés en métropole de ces "sénateurs" de Saint-Martin ou Saint-Barthélemy, îles antillaises plus proche du secret fiscal type Lichtenstein que des lois de la République, a de quoi en énerver plus d’un.
  • Se dire en plus qu’une assemblée, fréquentée en période normale par à peine un cinquième de ses membres, présidée jusqu’à aujourd’hui par un octogénaire confirmé, empêche toute réelle avancée démocratique, à commencer par la suppression d’un échelon législatif suranné qui doit être revu de fond en comble sous peine d’être ridicule à la face de l’Europe peut désespérer les autres.
  • Et s’il en reste pour justifier l’injustifiable, il suffit d’écouter le "ministre de la république" chargé des relations avec le Parlement se réjouir, en toute objectivité partisane, de la bonne résistance des listes du parti du pouvoir à la poussée de la gauche, comme si, non content de bidouiller les prochaines élections législatives en taillant des circonscriptions sur mesure aux restes d’une droite déconsidérée par son incapacité à anticiper les crises et à les gérer, il fallait en plus tout bloquer pour empêcher que l’expression populaire trouve un débouché représentatif.

"Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire" avait dit Monsieur A. Laignel, ministre de la formation professionnelle (1988-1991), ministre de l'aménagement du territoire (1991-1993), et actuellement recasé au parlement européen, dans l’une de ces envolées lyriques que l’on peut regretter toute sa vie. Les gouvernants peuvent malheureusement s’inscrire dans ce type de déclaration qu’il faut bien qualifier de stupidité absolue mais en la modifiant : "Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement majoritaire". Et c’est d’abord dommage pour la démocratie qui doit être vivante et non mortifère, qui doit se nourrir des contributions de tous, sans exclusive, qui doit avant tout renoncer aux méthodes exécrables inspirées des régimes autoritaires.

Bref, ce soir, la France ne sort pas vraiment grandie d’une élection fantoche aux résultats connus d’avance dont le seul intérêt est d’assurer 6 ans d’indemnité aux recalés du suffrage universel direct.

Compte rendu préalable du conseil municipal du vendredi 26 septembre

Petits veinards, vous allez trouver dès ce dimanche ce compte rendu préalable [dont Pumpernickel s’est fait une spécialité] puisque j’ai trouvé la note de synthèse dans ma boîte à lettres. C’est signe que tout ne va pas si mal, et que, même si Pumpernickel manquerait d’objectivité dans la présentation qu’il fait de certaines péripéties municipales, la mairie tient son engagement de lui faire parvenir des documents qu’il met ensuite à votre disposition [en les ayant commentés à sa façon, c’est bien vrai !]. L’objectif est bien que sa lecture vous donne l’envie d’aller assister à ce grand moment de démocratie qu’est la réunion de ceux qui représentent les Wissembourgeois, quels qu’ils soient, et qui prennent des décisions au nom de l’intérêt général. Plus nous serons nombreux à être sur les bancs du public, plus nos mandataires seront attentifs tant au fond qu’à la forme de l’exercice du pouvoir. Il va de soi que vous êtes invités à donner votre opinion sur ce qui suit et à faire part de vos réflexions, qui sont lues par les tenants du pouvoir municipal actuel, comme c’était le cas auparavant.

Encore un conseil qui va durer longtemps avec 25 points plus un divers au programme. Armons-nous donc de patience !

Point numéro 1 : adoption du procès-verbal du conseil municipal du24 juin 2008 dont un exemplaire a été adressé à chaque conseiller le 12 août 2008. Il faudrait tout de même que ces comptes rendus figurent quelque part sur le site de la ville, et si possible sous forme de procès-verbaux. Cela permet que l’on sache vraiment ce qui est dit, et non pas de ne disposer que d’un résumé forcément incomplet et le plus souvent partiel de la situation.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 2 : installation d’un conseiller municipal.

L’affaire tourne à la pantalonnade ! La démission de numéro 4 [de laliste défaite] permet le come back inattendu et désespérant de l’ancien adjoint aux permis de construire qui va maintenant probablement pouvoir nous montrer de quoi il est capable. Cette succession de ce qui ressemble à des désertions pose la question du sens des responsabilités de ces gens ainsi que de la considération dans laquelle ils tiennent les 1368 électeurs qui leur ont fait confiance. Mais après tout, qu’ils se débrouillent avec leur conscience.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 3 : adoption du règlement intérieur.

Pour l’avoir lu et relu, il ne semble pas vraiment différent du précédent. On se pose alors la question de savoir pourquoi il aura fallu attendre 6 mois et 2 semaines [soit 2 semaines de retard sur les prescriptions de l’article 2121-8 du code général des collectivités territoriales !] pour le proposer à l’adoption du conseil.

Une occasion a été ratée, celle d’associer le public, citoyen ou non, à son déroulement. De même n’y a-t-il rien sur le fonctionnement de la commune dite associée et d’une "commission consultative" à la désignation et au fonctionnement pour le moins opaques. Rappelons-nous aussi la règle du quorum qui concerne les conseillers physiquement présents, qui doivent être 15 au minimum.

Autre occasion ratée, celle de l’expression de l’opposition qui ne disposera que d’une demi-page dans un d’information [dite] générale qui est à l’information ce que la musique militaire est à la musique.

Respecter les dispositions du code général des collectivités territoriales ne veut pas dire n’en prendre que le minimum. Il faut savoir élargir la liberté d’expression, car c’est elle qui garantit la légitimité du pouvoir, fût-il issu des urnes. En tout cas, si Pumpernickel avait été maire du village, il aurait repris la proposition des périphériques, 1/3 pour la majorité, 1/3 pour l’opposition, 1/3 pour la population.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 4 : décisions modificative concernant les travaux au relais culturel.

Pour résumer les deux pages de la note de synthèse, on réduit la voilure et on se contente des travaux de mise en sécurité, de préservation du clos et du couvert et de créer une médiathèque répondant aux besoins d’une ville de 8 000 habitants.

Et tout ça pour ça !, serait-on tenté de conclure, quand on lit que l’association de gestion n’était pas demanderesse d’un programme de rénovation de l’ampleur de celui qui était envisagé. Mais alors, qui était pour ? Doit-on rappeler cette séance du conseil municipal au cours de laquelle les protagonistes s’étaient relayés à la barre pour vanter les mérites de cette mirifique "restructuration", puisque l’on n’a plus que ce mot à la bouche ? Espérons que de la discussion forcément animée qu’inspirera ce point sortira un embryon de réponse un peu vraisemblable.

Adopté peut-être pas à l’unanimité !

Point numéro 5 : adhésions

Tout le monde connaît cet irremplaçable "forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales". Ce doit être le point de rencontre obligatoire des directeurs de cabinet qui y puisent les idées dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles ont révolutionné notre existence.

Du temps des autres, Pumpernickel pointait ces adhésions multiples et variées, donc il continue.

Voilà 277,10 € par an bien utilisés.

Tout le monde connaît cette irremplaçable "fondation du patrimoine". Ce doit être le point de rencontre obligatoire des adjoints chargés des musées qui y puisent les idées qui vont révolutionner notre existence.

Du temps des autres, Pumpernickel pointait ces adhésions multiples et variées, donc il continue.

Voilà 500 € par an bien utilisés.

Tout le monde connaît cet irremplaçable "association des plus beaux détours de France". Ce doit être le point de rencontre obligatoire des porteurs de projets et autres forces vives qui y puisent les idées dont on est réduit à espérer qu’elles vont révolutionner notre existence.

Du temps des autres, Pumpernickel pointait ces adhésions multiples et variées, donc il continue.

Voilà 3 500 € par an [+ 800 € de droits d’entrée (on allait ajouter : seulement ?)] bien utilisés.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 6 : demandes de subventions

Il s’agit du soutien habituel et normal à une vie associative qui assure souvent une cohésion sociale que la réalité professionnelle et économique a souvent mis à mal. On peut alors parler de gestion de politique ordinaire, et cela n’appelle aucun commentaire.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 7 : subvention forêt communale

On peut parler de gestion administrative, et cela n’appelle aucun commentaire.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 8 : marché d’exploitation des installations thermiques

Elyo, filiale de Suez, ex-lyonnaise des eaux, "partenaire" de l’ancienne entreprise publique Gaz de France, dont Monsieur le président de la République avait dit en 2005 qu’il ne tolèrerait pas la privatisation, ne se plaindra pas de ce petit marché de maintenance. D’ailleurs, Elyo est en bonne compagnie à Wissembourg, puisqu’une autre filiale de Suez, la Sita, a le marché de l’ordure ménagère, euh pardon, est le prestataire de service du SMICTOM, présidé par l’homme qui n’est jamais surpris, Monsieur le député de 8ème circonscription du Bas-Rhin, et qui va être aussi rigoureux avec ces nouveaux fermiers généraux de l’ancien régime que sont les avatars de la Lyonnaise et de la Générale, plus connue sous le nom de Véolia, qu’il l’aura été lors de la campagne référendaire sur le texte Giscard, en 2005, et qu’il n’avait même pas lu ce qu’il se croyait en mesure de défendre.

Mais pourquoi nous racontes-tu toujours des trucs qui nous font de la peine, Pumpernickel ?

Adopté sans doute à l’unanimité !

Point numéro 9, 10, 11, 12, 13 &14 : ventes de terrains

On peut compter sur la vigilance des différents conseillers municipaux pour demander en notre nom en quoi consiste le lotissement de la rue du Prévôt, et ce que veulent dire ces achats de terrains, ces cessions et ces ventes.

Adopté sans doute à l’unanimité !

Point numéro 15 : transfert de concession de 2 places de stationnement.

On peut parler de gestion administrative, et cela n’appelle aucun commentaire.

Adopté sans doute à l’unanimité !

Points numéro 16 : implantation d’un abri de chasse

On peut parler de gestion administrative, et cela n’appelle aucun commentaire.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 17 : convention avec la base aérienne.

"A Wissembourg, nous aimons les militaires !" avait répondu à l’époque l’ancien 1er-adjoint à une remarque d’une conseillère municipale, Annette Kliewer, alors dans l’opposition qui s’interrogeait sur la place prise par la base aérienne dans l’organisation d’une opération culturelle, "Lire en Fête" [depuis, et bien que le coucou se soit confortablement installé dans un nid d’emprunt, les informations maintenant concordantes s’accumulent sur les responsabilités de cette initiative désastreuse qui donne de l’expression littéraire une image uniforme, bleu marine, garde à vous. Ce serait en fait à la suite d’une demande de l’inspection primaire que la base aérienne aurait pris la direction des opérations de "Lire en Fête". Si cela se confirmait, tout commentaire semble superflu. Comment s’appellent les pays où le ministre de la culture porte un uniforme ?]. On peut imaginer que maintenant qu’elle est dans la majorité une clarification soit opérée entre ceux, militaires, qui sont là pour protéger l’intégrité territoriale du pays et ceux, civils, qui organisent la vie quotidienne de leurs concitoyens.

On remarquera les attributions de ce chargé de mission : "Il œuvre en facilitateur [on pourrait dire arrangeur, ou représentant d’un groupe de pression] et relais d’information, de relations publiques, de recrutement et de reclassement, il favorise la création et le maintien de relations confiantes et durables entres les acteurs responsables de la base aérienne et ceux des entités civiles qui peuvent être institutionnelles, économiques, sociales, sportives, associatives et culturelles. Il assure un lien régulier et actif avec le correspondant défense de la commune [de qui parle-t-on ?] dont il peut être l’assistant"

A titre personnel, j’aime bien les militaires quand ils restent dans leurs casernes.

Adopté probablement à l’unanimité, mais on est en droit d’attendre un débat !

Points numéro 18 : pertes sur créances recouvrables

On peut parler de gestion ordinaire, et cela n’appelle aucun commentaire.

Adopté sans doute à l’unanimité !

Point numéro 19 : aménagement d’un parce de stationnement à Weiler.

On peut parler de gestion ordinaire, et cela n’appelle aucun commentaire.

Adopté sans doute à l’unanimité !

Point numéro 20 : indemnité de conseil au trésorier

C’est l’un des sujets favoris de Pumpernickel, quand on vote la rétribution de quelqu’un qui est déjà rétribué pour qu’il fasse un travail qui est le sien. La personne du Trésorier n’est évidemment pas en cause, mais il reste étonnant qu’il soit payé par ces quelques euros que nous trouvons sur nos feuilles d’imposition locale sous la rubrique "frais de gestion de la fiscalité directe locale". A moins, et cela est plus que probable, que je n’aie rien compris. Puis-je compter sur un conseiller municipal pour faire donner une réponse convenable ?

Adopté sans doute, mais peut-être pas à l’unanimité !

Point numéro 21 : télécommunications des élus

Ils auront, pour 3 d’entre eux, maire, 1er et 2ème adjoints, un téléphone portable. Il paraît que c’est indispensable, et ce ne sont pas ceux qui ont un téléphone portable qui diront le contraire.

Adopté néanmoins probablement à l’unanimité !

Point numéro 22 : commission d’appel d’offre

Enième cafouillage due à l’impréparation dont fait preuve la liste défaite, ils ont été incapables de remplacer l’un des leurs, démissionnaires après quelques semaines de mandat. La question est donc remise sur le tapis, cette commission devant respecter la proportionnelle du conseil municipal.

Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 23 : école de musique

On attend très intéressé le détail des postes créés et modifiés dans le cadre de la réorganisation de l’école de musique, qui, jusqu’à plus ample information, ne fait pas que des heureux.

Adopté peut-être à l’unanimité !

Point numéro 24 : observations de la chambre régionale des comptes

Cette juridiction s’est penchée sur la gestion de l’hippodrome de la Hardt, l’enseignement primaire et la coopération transfrontalière en matière d’assainissement.

Globalement, tout va bien.

La commune est maintenant représentée au sein de la société des courses de Wissembourg (et c’est assez récent, mars 2007) comme cela est légal et elle connaît la superficie exacte du terrain dont elle a concédé l’exploitation.

Pour les écoles, la baisse en maternelle est régulièrement continue depuis 2002 (14% de baisse des effectifs en maternelle, 4% pour l’ensemble). L’enseignement bilingue, considéré comme une filière d’excellence par les parents, a eu pour effet de bousculer la carte scolaire. Mais, grâce à l’action significative de l’ancien 1er-adjoint, la commune est très impliquée dans la réussite scolaire des enfants.

Pumpernickel fera respectueusement remarquer aux magistrats que si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes scolaires municipaux, l’action significative de l’ancien 1er-adjoint n’est pas allée jusqu’à inviter les quelques parents qui assur(ai)ent bénévolement l’aide aux devoirs pour leur demander de formuler des demandes en particulier de livres (en double exemplaires), de crédit de photocopies ou de petit matériel (crayons, gommes, stylos) afin qu’ils s’acquittent au mieux de cette charge d’accompagnement scolaire.

Mis en débat.

Point numéro 25 : Rapport annuel et compte administratif du SMICTOM

Ce sera sans doute le moment récréatif de la soirée, puisque l’on abordera la gestion d’un spécialiste ès-élimination des déchets [dont le mandat pourrait faire l’objet d’un débat sur le thème : mais qu’avez-vous fait d’original toutes ces années pour contenir et diminuer le volume des déchets collectés ?] qui se trouve remplacé par un autre spécialiste ès-élimination des déchets qui, s’il brille pour l’instant par son inexistence, n’en est pas moins qualifié pour préciser qu’il n’en est pas surpris pour autant.

Point numéro 26 : divers

On verra.

15/09/2008

à ceux qui ne voient, n'entendent ou ne disent rien

Informations disonibles sur l'excellent site resistanceallemande.online.fr

 

L'Église protestante, obéissant traditionnellement à l'autorité de l'État, était majoritairement pour Hitler, et souhaitait devenir l'Église du peuple, en osmose avec la Nation. Hitler voulait créer un "christianisme positif" [ça ne vous rappelle rien ?] qui aurait été l'une des bases du nouveau régime, ce qui enthousiasmait beaucoup de protestants. Mais dès 1933, des voix s'élevèrent au sein de l'Église protestante pour critiquer la politique menée par Hitler.

1935
13 janvier
Plébiscite en Sarre. 90,7 % des électeurs votent pour le rattachement à l’Allemagne, qui sera réalisé le 1er mars.
16 mars
Le service militaire obligatoire est rétabli. La Reichswehr fait place à la Wehrmacht. Le réarmement est annoncé. L’Allemagne a un blâme de la SDN car c’est une violation du Traité de Versailles ; elle est isolée sur le plan diplomatique.
21 mai
Les juifs sont exclus du service militaire.
18 juin
Accord naval entre l’Allemagne et le Royaume-Uni. L’Allemagne peut reconstituer une flotte de guerre.
15 septembre
Congrès du parti nazi à Nuremberg. Le Parlement vote les Lois de Nuremberg :
Le drapeau à croix gammée devient l’emblème officiel du Reich.
Loi sur la citoyenneté allemande : distinction entre les citoyens "de race pure" et les sujets.
Loi pour la "protection du sang et de l’honneur allemands" : interdiction des mariages et des relations hors mariage entre juifs et "aryens" sous peine de dix ans de prison. Interdiction pour les juifs d’avoir des employés de maison aryens.
octobre
La Gestapo arrête plus de 7 000 résistants et opposants jusqu’à l’été 1936.
22 novembre
Un groupe d'exilés allemands tente de créer à Paris un Front populaire contre le nazisme.

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1936
7 mars
L’Allemagne dénonce le traité de Locarno de 1925 et la Wehrmacht réoccupe la zone démilitarisée du Rhin.
23 avril
Traité commercial avec l’URSS.
28 mai
L’Église confessante publie une lettre de protestation contre le nazisme.
18 juin
Hitler intervient dans la guerre d’Espagne pour soutenir Franco.
1 / 16 août
11èmes Jeux Olympiques à Berlin [ça ne vous rappelle rien ?]
septembre
Congrès du parti à Nuremberg :
- Plan fixant les objectifs pour 4 ans : stabilisation des salaires et des prix, réarmement et économie de guerre. La politique économique nazie est dirigiste et vise à l’autarcie (création d’ersatz pour tous les produits non fabriqués en Allemagne). Les mesures d’encouragement des femmes à devenir femmes au foyer ainsi que la politique de grands travaux inaugurée dès 1933 (Hitler fait construire des autoroutes qui permettront le déplacement rapide de troupes pendant la guerre) font diminuer le chômage. L’État donne la priorité à l’industrie lourde et passe des commandes d’armement. Pour cela, il augmente les impôts, s’endette (la dette de l’État triple de 1933 à 1938), et finance ses fournisseurs artificiellement par un système de traites.
- Hitler annonce la prolongation du service militaire à deux ans et l’accélération du réarmement.
25 octobre
Pacte germano-italien (Axe Rome-Berlin) car Hitler a soutenu Mussolini lors de la guerre d’Éthiopie en 1935-36. Ce n’est pas une alliance, mais un traité d’amitié.
25 novembre
Pacte anti-Komintern avec le Japon.
1er décembre
Décret interdisant toutes les organisations de jeunesse non nazies et obligeant tous les jeunes Allemands à intégrer les Jeunesses hitlériennes. Les enfants et adolescents sont endoctrinés et sont soumis à une préparation militaire. On leur inculque l’esprit de sacrifice et l’obéissance absolue au Führer.

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1937
30 janvier
Hitler évoque la restitution des colonies allemandes.
14 mars
Encyclique du pape Pie XI Mit brennender Sorge (Avec un souci brûlant) condamnant le nazisme.
printemps
Le résistant Carl Goerdeler tente de prendre contact lors de ses voyages avec les gouvernements étrangers.
1er juillet
Arrestation du pasteur Niemöller.
6 novembre
L’Italie adhère au pacte anti-Komintern germano-nippon.
novembre
Lors d’une réunion d’état-major, Hitler dévoile des plans de guerre (Hoßbach-Protokoll) : la "conquête de nouveaux espaces vitaux par la violence".

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1938
janvier
Expulsion des juifs russes. Expropriation des biens juifs.
février
Évincement du chef d’état-major von Fritsch et du ministre de la guerre von Blomberg. Hitler écarte plusieurs généraux du commandement de l’armée et crée l’OKW (Oberkommando der Wehrmacht, Commandement suprême des forces armées) qu’il dirige : l’armée est mise au pas.
12 mars
Les troupes allemandes envahissent l’Autriche.
13 mars
Annexion de l’Autriche (Anschluß), qui sera ratifiée en avril par un plébiscite.
4 avril
Les institutions communautaires juives perdent leur statut légal.
26 avril
Décret sur la déclaration des biens juifs.
mai
Déportations massives à Dachau.
5 mai
Mémorandum du général Beck contre la préparation de la guerre.
juin
Destruction de la synagogue de Munich.
6 / 15 juillet
La conférence internationale d’Evian (initiative de Roosevelt pour trouver des pays d’accueil – hormis les USA – pour 650 000 juifs que l’Allemagne veut expulser) se solde par un échec.
25 juillet
Les médecins juifs n’ont plus le droit d’exercer leur profession.
17 août
On ajoute officiellement aux juifs dont le nom ou le prénom ne sont pas d’origine juive le prénom "Israël" ou "Sara".
31 août
Le général Beck est limogé.
27 septembre
Les avocats juifs n'ont plus le droit d'exercer leur profession.
30 septembre
Les accords de Munich sont signés par Hitler, Daladier, Chamberlain et Mussolini. Les Britanniques mènent une politique d’appeasement. L’Allemagne obtient les territoires tchèques des Sudètes (Hitler a prétendu le 26 septembre que c’était sa dernière exigence) et les occupe le 1er octobre. Pacte de non-agression avec le Royaume-Uni.
5 octobre
Carte d’identité spéciale pour les juifs, portant la lettre "J".
21 octobre
Ordre secret de Hitler de "régler son sort" au reste de la Tchécoslovaquie.
28 octobre
La Gestapo arrête 17 000 juifs.
7 novembre
Herschel Grynspan, un Juif polonais de 17 ans dont les parents ont été déportés par les nazis, abat Ernst von Rath, secrétaire de l’ambassade d'Allemagne de Paris.
8 novembre
Manifestations antisémites.
9 / 10 novembre
Nuit de cristal : pogrom ; 91 morts. Des magasins juifs et des synagogues sont pillés, détruits, incendiés. Des cimetières juifs sont profanés. 30 000 juifs sont arrêtés et déportés à Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen.
12 novembre
La communauté juive est condamnée à payer 1,25 milliard de Reichsmark pour réparer les dégâts causés lors de la Nuit de cristal.
23 novembre
Les juifs sont exclus de la vie économique. Les écoles et centres culturels juifs sont fermés.
6 décembre
Pacte de non-agression avec la France : reconnaissance des frontières.

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1939
janvier
Dans un discours au Reichstag, Hitler annonce qu’il envisage en cas de guerre "l’extermination de la race juive en Europe".
mars
L’Espagne adhère au pacte anti-Komintern qui unit l’Allemagne, le Japon et l’Italie.
15 mars
Les troupes allemandes envahissent la Tchécoslovaquie. Le lendemain, la Bohême-Moravie devient un protectorat allemand.
20 mars
Des milliers de tableaux d’art "dégénéré" sont brûlés à Berlin.
21 mars
Hitler exige de la Pologne le corridor de Danzig. Les négociations échouent le 26 mars.
23 mars
La Slovaquie devient un protectorat allemand.
Accord commercial avec la Roumanie. Les Balkans dépendent économiquement du Reich (ce sont des zones d’approvisionnement).
28 avril
Annulation du pacte de non-agression avec la Pologne et de l’accord naval avec le Royaume-Uni.
22 mai
"Pacte d’acier" (alliance militaire germano-italienne).
mai / juin
Pactes de non-agression avec l’Estonie, la Lettonie et le Danemark.
juin
Décret sur la banque centrale du Reich. Hitler s’octroie des droits illimités en ce qui concerne les finances de l’État.
4 juillet
Les juifs doivent obligatoirement être membres de l’Union des juifs d’Allemagne qui est "placée sous la protection de la police".
23 août
Pacte de non-agression avec l’URSS ; une clause secrète prévoit le partage de la Pologne et l’attribution de zones d’influence en Europe de l’Est.
27 août
Instauration de cartes de rationnement pour la nourriture et les vêtements.
1er septembre
L’Allemagne envahit la Pologne.
3 septembre
La Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. Début de la Seconde Guerre mondiale.
septembre
Campagne de Pologne. Les Soviétiques et les Allemands se partagent le territoire. Dans la Pologne occupée par les nazis commence la persécution des juifs, qui sont enfermés dans des ghettos, ainsi que la "mise en esclavage" des Slaves prévue par Hitler : destitution des élites polonaises (en 1943, les Russes exécuteront à Katyn 4 000 officiers polonais ; ce crime a été imputé aux nazis jusqu’en 1990), interdiction d’exercer une activité intellectuelle, travaux forcés. L’épuration raciale est combinée à la germanisation du territoire : environ un million de colons allemands s'installent en Pologne jusqu’en 1943.
octobre
Loi sur l’élimination des malades incurables, qui sont considérés par les nazis comme "improductifs". D'octobre 1939 à août 1941, date à laquelle cette "action T4" (Tiergartenstrasse 4) est interrompue, 70 000 à 90 000 personnes seront tuées arbitrairement dans le cadre de ce programme d'euthanasie, qui continua cependant sous d'autres formes plus insidieuses, notamment en laissant les malades mourir de faim dans les institutions ou en leur administrant des médicaments. On estime à plusieurs centaines de milliers (100 000 à 200 000) le nombre total de victimes de l'euthanasie.
8 novembre
Échec de l’attentat de Johann Georg Elser contre Hitler à Munich.

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1940
11 février
Accord économique avec l’URSS pour contrer le blocus britannique.
avril
Conquête du Danemark et de la Norvège.
mai / juin
Attaques contre la Hollande et la Belgique. Campagne de France : "guerre-éclair".
Exploitation systématique des pays occupés.
août / septembre
Bataille d’Angleterre. La Luftwaffe bombarde les villes anglaises. La Royal Air Force réussit à contrer l’aviation allemande grâce au radar. En septembre, Hitler doit renoncer ; c’est son premier échec.
27 septembre
Alliance tripartite (Dreimächtepakt) entre l’Allemagne, l’Italie et le Japon. D’autres pays y adhéreront jusqu’en 1942 : la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie, le Danemark, la Finlande, la Bulgarie et la Croatie.
octobre
L’armée allemande envahit la Hongrie.
18 décembre
Dans une ordonnance (Weisung 21), Hitler fait part à l’état-major de son intention d’attaquer l’URSS ("Opération Barbarossa").

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1941
mars
Occupation de la Bulgarie.
avril
Occupation de la Yougoslavie et de la Grèce.
21 / 22 juin
Début de l’Opération Barbarossa contre l’URSS, sans déclaration de guerre. En Russie, extermination des juifs par des commandos SS : pogroms, arrestations, exécutions ; la Solution finale se met en place.
12 juillet
L’URSS s’allie aux anglo-américains.
juillet / août
L’évêque de Münster Clemens August Graf von Galen dénonce lors de ses sermons l’élimination par les nazis des handicapés mentaux. Mais cette protestation n'a produit qu'un changement de tactique des nazis. Le programme d'euthanasie "Action T4" (Tiergartenstraße 4) fut certes stoppé en 1941, mais continua sous d'autres formes plus insidieuses : les nazis administrèrent des médicaments aux malades ou les laissèrent mourir de faim dans les institutions.
3 septembre
Premiers gazages expérimentaux à Auschwitz.
19 septembre
Le port de l’étoile jaune est obligatoire pour les juifs.
octobre
3,5 millions de travailleurs étrangers en Allemagne, dont 1 368 000 prisonniers de guerre.
16 octobre
Début de la déportation systématique des juifs.
23 octobre
L’émigration juive est interdite.
7 décembre
Décret de Hitler dit Nuit et Brouillard (Nacht und Nebel) sur la déportation ou l’exécution des opposants au régime des territoires occupés.
11 décembre
L’Allemagne et l’Italie déclarent la guerre aux États-Unis.
16 décembre
Hitler ordonne la "résistance fanatique" à l’offensive russe et prend le commandement des opérations. Les troupes allemandes sont épuisées et souffrent de l’hiver russe mais le repli leur est interdit par Hitler.

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1942
20 janvier
Conférence des SS à Wannsee sur la Solution finale de la question juive en Europe ; décision de construire des camps d’extermination. Les rafles commencent dans toute l’Europe. La plupart des pays occupés ou alliés collaborent en instituant des lois antisémites. Six millions de juifs vont mourir d’épuisement ou gazés jusqu’à la fin de la guerre dans les camps d’extermination d’Auschwitz, Chelmno, Belzec, Sobibor et Treblinka.
24 janvier
Interdiction aux juifs d’utiliser les transports publics.
printemps
Première réunion du mouvement de résistance dit "Cercle de Kreisau".
avril
Renforcement de la dictature hitlérienne : "État-SS". Un décret donne au Führer droit de vie et de mort sur la population. La désobéissance au régime est considérée comme une trahison vis-à-vis de la nation en guerre, et la Gestapo persécute les Allemands soupçonnés de ne pas adhérer totalement au nazisme et à la guerre. La Gestapo exécute, torture, emprisonne et déporte les opposants. Les pays occupés doivent collaborer avec l’Allemagne.
mai
De mai 1942 à mai 1943, réquisition de plus de deux millions de travailleurs étrangers. Leur nombre dépasse les six millions.
été
Distribution de tracts à Munich par les étudiants du mouvement de résistance La Rose blanche, créé par Hans et Sophie Scholl.
septembre / octobre
Arrestation de la plupart des membres du mouvement de résistance L’Orchestre rouge (Rote Kapelle).
octobre
Défaite des troupes de Rommel à El-Alamein.
8 novembre
Débarquement allié en Afrique du Nord.
novembre / décembre
Contre-offensive russe ; les troupes allemandes sont encerclées à Stalingrad. Hitler leur interdit de se rendre.

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1943
3 janvier
Hitler proclame une "guerre totale".
13 janvier
Mobilisation de tous les hommes et femmes capables de travailler.
Le rationnement s’accentue et la pénurie s’installe.
2 février
L’armée allemande, encerclée à Stalingrad, doit capituler sur le front de l’Est. C’est un désastre pour le Reich : 300 000 hommes tués, blessés ou prisonniers. Débâcle allemande et retournement militaire : les Soviétiques lancent une contre-offensive.
18 février
Arrestation des résistants de La Rose blanche.
13 mars
Échec du plan de Tresckow pour assassiner Hitler.
19 avril / 10 mai
Insurrection du ghetto de Varsovie, créé en octobre 1940. Sur 403 hectares étaient enfermés 550 000 juifs. 100 000 sont morts de faim ou d’épidémie, 300 000 ont été déportés. Le 19 avril, les Allemands attaquent le ghetto ; les 40 000 survivants s’insurgent mais la révolte est écrasée.
lien externe
mai
Capitulation des troupes allemandes et italiennes en Afrique.
27 juillet / 3 août
Hambourg est en flammes après des attaques aériennes.
septembre
Ouverture du front d’Italie pour l’armée allemande, après le débarquement allié en Sicile de juillet.

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1944
janvier
Arrestation du résistant Helmuth James Graf von Moltke, du Cercle de Kreisau.
mars
Bombardements de Berlin. Les Alliés maîtrisent l’espace aérien allemand ; leur objectif est de détruire les usines d’armement, les voies de communication, et de démoraliser la population civile.
printemps
Le nombre de travailleurs étrangers en Allemagne est d’environ sept millions, ce qui représente 20 % de la main-d’œuvre du Reich.
6 juin
Débarquement allié en Normandie. L’armée allemande est contrainte au repli.
Accentuation de la terreur nazie en Allemagne.
20 juillet
L’attentat à la bombe organisé par le comte Claus Schenk von Stauffenberg dans le quartier général d’Hitler échoue. La tentative de coup d’État organisée à Berlin et Paris est brisée, et les résistants sont arrêtés. Environ 5 000 personnes sont exécutées, dont 180 à 200 résistants ayant pris part à l’attentat du 20 juillet.
août
Action orage : arrestation de 5 000  anciens ministres, maires, parlementaires et hauts fonctionnaires de la République de Weimar (dont Adenauer et Schumacher).
15 août
Débarquement allié en Provence.
novembre
Hitler se réfugie dans un bunker à Berlin.

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1945
13 / 14 février
Bombardements de Dresde : 100 000 morts.
printemps
Dans le Reich qui s’effondre, les vieillards et les adolescents sont enrôlés de force, doivent défendre les villes et mettre en pratique la stratégie de la "terre brûlée".
22 avril
Les Américains et Soviétiques atteignent l’Elbe.
25 avril
Les Soviétiques encerclent Berlin.
avril
Goebbels devient chancelier. Il se suicide le 29 avril dans le bunker de Hitler, avec sa femme et ses six enfants.
30 avril / 1er mai
Hitler se suicide dans son bunker de Berlin.
2 mai
Capitulation de Berlin sans conditions.
L’amiral Doenitz devient Président du Reich.
7-8 mai
Capitulation sans conditions de l’Allemagne.
23 mai
La commission de contrôle alliée prend le contrôle de l’Allemagne. Doenitz et les membres du gouvernement du Reich sont arrêtés. Dissolution du gouvernement et du parti nazi. L’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation. C’est "l’année zéro" pour l’Allemagne : le pays est un champ de ruines et la population est traumatisée. Les Alliés procèdent à la dénazification de l’Allemagne.

blues à la sous-préfecture

Après le tribunal, la sous-préfecture ? " affecte de s’interroger le porte-plume de la P2R dans son article de samedi dernier. Et de donner la parole à ces élus qui ne sont pas surpris (ça, c’est le député, qui n’est jamais surpris, on l’aura remarqué, quel que soit le sujet, il était au courant, il le savait déjà, on ne lui apprend rien, et d'ailleurs il a déjà pris des mesures, sauf quand il s'agit d'anticiper des fermetures d'usines, mais là, il n'y peut rien, il fait ce qu'il peut, c'est-à-dire pas grand-chose) ou qui épousent la posture du pragmatisme de bon aloi en nous serinant " le développement des territoires ou le rôle d’animateur " qui serait dévolu au représentant du gouvernement (car on oublie un peu que le préfet, ou le sous-préfet, nommé en conseil des ministres, est la voix, les yeux et les oreilles de ceux qui l’ont mis là, qui n’ont pas toujours à voir avec l’Etat et l’idée que nous sommes nombreux à nous en faire, quelles que soient nos étiquettes partisanes). Il est d’ailleurs surprenant de constater le compagnonnage de fait entre une droite qui exhibe sa " décomplexation " et une " gauche locale ", encore à l’état de chrysalide politique, qui hésite à reprendre mot pour mot les " argumentations " de ceux qu’elle a déboulonnés. Que de dossiers va-t-elle faire avancer en provoquant la synergie des forces vives !

[ En passant, on fera remarquer qu’en soi 115 sous-préfectures, ça ne veut rien dire. Certes, dans son édition du vendredi 12 septembre 2008, l’organe du PPA parle de " 245 sous-préfectures de seconde catégorie ". Plus simplement, il faut comprendre qu’il y a en France 245 sous-préfectures, ce qui veut dire que le gouvernement veut en fermer pas moins qu’une sur deux. Cela ressemble au non-remplacement des fonctionnaires partant en retraite et qui ne sont remplacés qu’à raison d’un sur deux. ]

Que d’approximations dans les propos des uns et des autres repris complaisamment par un " journaliste " d’une grande rigueur.

Ainsi n’est-il pas curieux de lire que tout ce petit monde croit encore que les sous-préfets ont un pouvoir de contrôle sur les décisions de ces " zélus de terrain " qui n’ont de cesse de dynamiser les " territoires " qu’ils administrent. On est désolé tant pour le député que pour le président du conseil général, tant pour les maires de Soultz-sous-Forêts et de Wissembourg que pour le localier-chef du PPA. S’ils avaient pris les uns et les autres la peine de demander à Monsieur B. Landri, secrétaire général de FO-Préfecture, ils auraient su que ce contrôle de conformité n’est plus fait par les sous-préfets mais par les préfets directement, et ce plus particulièrement, puisqu’il faut tout leur dire, depuis le décret 2005-324, signé par Monsieur D. de Villepin, alors ministre de l’Intérieur. Comme l’ajoute Monsieur B. Landri, les sous-préfectures ont vocation à devenir des coquilles vides, ce qui justifie amplement une fermeture prélude à leur disparition. D’ailleurs, la mise en place des " maisons du département " procède de la même logique, les unes remplaçant les autres [voir le quotidien vespéral des marchés, dit " Le Monde " dans son article du 13 septembre 2008].

Mais comme il faut se recentrer sur son métier, les sous-préfets, du moins ceux qui resteront en place, seront chargés de la gestion des crises (avec les risques que cela comporte pour un fonctionnaire, même chevronné, même en fin de carrière si l’on touche aux cheveux de l’un des amis du président de la République) et du maintien de l’ordre. En fait, sous-préfet reviendrait à devenir 1er flic de l’arrondissement (remodelé puisque l’on s’achemine vers des fusions, en particulier dans les 3 départements d’Alsace-Moselle où l’organisation administrative héritée de l’empire allemand a multiplié les arrondissements), quelle promotion !

Tout cela doit être mis en perspective avec la " réforme " de l'organisation de l'administration départementale de l'Etat, façon premier-ministre " décomplexé ". Tout se passe selon un plan qui vise à renforcer le rôle du préfet de région, véritable 1er ministre local entouré de missi dominici qui rendent compte autour d’un censeur financier, le trésorier-payeur général qui endosse le déguisement du ministre des finances [voir le quotidien vespéral des marchés, dit " Le Monde " dans son article du 13 septembre 2008]. On est alors dans un tout autre schéma d’organisation étatique avec la mise en place d’une autre sorte de seigneur local, non-élu celui-là, en plus des hobereaux, présidents de région et de conseils généraux, qui se sont taillé des fiefs à la faveur des lois dites de décentralisation.

A la limite, la disparition de la sous-préfecture wissembourgeoise paraît alors relativement anecdotique. Elle doit cependant être mise en rapport avec les décennies d’immobilisme dont la sous-région ne finit pas de se remettre. Avec le dépit qui doit inspirer tous ceux qui, des années durant, se sont dit qu’il valait mieux courber l’échine et acquiescer à chaque décision du pouvoir central, histoire de ne pas se faire mal voir.

Pourquoi ne pas recourir comme cela a été le cas avec l’affaire du tribunal à la protestation juridique ?

Pourquoi ces " zélus de terrain " qui ne sont jamais surpris ne prennent-ils pas l’initiative d’un mouvement populaire qui dirait, sans s’encombrer de formules alambiquées, à un pouvoir central à la ramasse que ses initiatives sont ridicules avant d’être néfastes ?

Pourquoi ne pas changer de braquet en faisant fonctionner, au grand jour, publiquement, cette fameuse conjonction des énergies entre " zélus de terrain " et sous-préfecture pour manifester qu’au-delà des déclarations d’intention cet échelon administratif a une réelle raison d’être ?

Oui, pourquoi, et pourquoi pas ?

10/09/2008

9 mars 2008 – 9 septembre 2008 : 6 mois !

Rappelons-nous ce lundi 10 mars 2008 et le réveil de Wissembourg, toute étonnée d’elle-même de s’être autorisé pareille impertinence ! Alors que les manifestations de contestation du pouvoir en place sont plus que rares en Transylvanie (les derniers soubresauts pourraient remonter à 1848 voire au 10 novembre 1918 avec la création éphémère des "comités soldats ouvriers", aux historiens locaux de confirmer ces conjectures), les électeurs, à une très courte majorité (de 31 voix), décidaient d’envoyer une majorité "centre-gauche-écologiste" au conseil municipal.

Rappelons-nous les premières semaines de l’exercice de ce pouvoir nouveau par une équipe qui a dû prendre en charge ces fameux et fumeux "dossiers" laissés en plan par des "professionnels" dont on s’aperçoit aujourd’hui que l’image qu’ils parvenaient à donner d’eux-mêmes étaient largement surdimensionnée par rapport une réalité bien têtue.

Rappelons-nous que des décisions ont tout de même été prises, visant à associer le plus grand nombre, et au-delà des opinions partisanes (et non politiciennes comme aime bien le dire la droite), au travail des commissions municipales dont le maire disait, à juste titre, qu’elles ont été plus réunies en 6 mois qu’elles ne l’avaient été ces 7 dernières années !

Rappelons-nous aussi que quelques décisions d’ordre symbolique ont été prises [Ingrid Bétancourt citoyenne d’honneur de Wissembourg par exemple] qui tournaient enfin le dos à l’égocentrisme de l’ancien équipage et donnent une représentation plus intéressante et plus généreuse tant de la commune au sens large du terme que de ses habitants.

Rappelons-nous que tout cela n’est pas de l’ordre de la génération spontanée mais s’est inscrit dans une démarche longue, patiente et opiniâtre, appelant chacun à prendre ses responsabilités, remettant en cause des stratégies d’enfermement nombriliste pour privilégier un large rassemblement décidé à prendre sa part légitime de l’exercice du pouvoir.

Rappelons-nous le formidable [aux sens archaïque et contemporain du terme] espoir dont les résultats historiques de cette élection ont été porteurs. C’est au quotidien que tous les Wissembourgeois, électeurs ou non, ont le droit de mesurer que le vote de la majorité change leur vie.

Rappelons-nous que si les uns ont été battus, c’est aussi à eux-mêmes qu’ils le doivent, et à l’aveuglement dont ils ont fait preuve, des dizaines d’années durant (puisque l’ancienne "équipe", en fait un groupe très restreint de 3 ou 4 personnages politico-administratifs, n’est que l’héritière de l’équipe précédente, elle-même… etc.). On pense en particulier à ces cohortes d’obligés, de courtisans et autres flagorneurs en tous genres qui ont passé leur temps à leur cirer les pompes. Autrement dit, rappelons-nous qu’il est primordial que nous ne nous comportions pas de la même façon avec les autres, ceux qui ont gagné, qui, pour qu’ils restent nos amis, doivent accepter d’entendre et de comprendre les reproches et les récriminations que nous formulons.

09/09/2008

au courrier de Pumpernickel, de la part de Fatiha

Pumpernickel a été destinataire du courrier suivant en réponse aux élucubrations de "Manuella" qui semble avoir pris sur ce blog le rôle tenu par Tchen sur  l'autre blog de Pumernickel [ http://pumpernickel.over-blog.com ]

 

Chère Manuella,

Laissez-moi m'étonner du rôle de porte-parole que vous semblez vouloir jouer en me prêtant des propos que je n'ai pas tenus. Quand vous ai-je dit que, je vous cite, "les barbus de [ma] cité incluent [Pumpernickel] dans leurs prières [là, j'ai corrigé les fautes] pour [qu'il] empêche Edvige de venir contrôler leurs petits trafics dans les mosquées et dans les halls d’immeuble" ? Et si les femmes ne se promènent plus tête nue dans ma cité, et que les intégrismes de tous poils y ont acquis une place excessive, c'est plus au chômage, au désœuvrement et à la stigmatisation organisés par les amis politiques et économiques de Monsieur le président de la République qu'on le doit qu'à l'action courageuse, quotidienne et bénévole du président de la ligue des droits de l'Homme.

Puis-je vous faire remarquer, chère Manuella, qu'il est plutôt malencontreux de commencer par traiter ceux que je ne connais pas, et vous connaissez encore moins, car vous n’habitez pas dans ma cité, de morveux, auraient-ils 12 ans. Quant à "exterminer les voitures, les poubelles et les boîtes aux lettres", je me vois dans l'obligation de vous rappeler que ce verbe s'applique plus aux êtres vivants qu'aux choses, et qu'il signifie "faire périr jusqu'au dernier". Vous y allez un peu fort, mais sans est-ce là la marque d'une "école de pensée" qui ne s'embarrasse pas trop de nuances. En tout cas, ce n'est pas ma façon de voir mes semblables, dont je n'oublie pas qu'ils appartiennent, comme vous, à la communauté humaine. Eh oui, Manuella, vous êtes l'égale de ceux que vous honnissez ! Etonnant, non ?

Vous semblez très intéressée par la connaissance de l’orientation sexuelle des adultes au contact des enfants. Puis-je vous faire remarquer que l’on a toujours fait des enquêtes de moralité quand il s’agissait de recruter les agents de l’état chargés de faire la classe, et que l’on n’a attendu ni l’actuel président de la République ni les fantasmes de ses amis d’extrême-droite qui conseillent les ministres, quand ils ne sont pas ministres eux-mêmes.

Mais si je prends la parole, chère Manuella, c’est parce que je ne vous connais pas. Vous n’êtes jamais venue me voir, vous n’avez jamais proposé d’aider mes enfants à faire leurs devoirs pour qu’ils réussissent à l’école d’une République que j’aime bien, moi ! Alors que je peux vous dire que je connais bien les amis de Pumpernickel. Là où j’habite, ce sont les seuls qui viennent nous voir, dans la cité. Peu de gens comme eux donnent leur temps pour nous apprenions mieux à tous nous connaître et à nous apprécier. D’ailleurs, nous avons l’habitude de nous recevoir, ou de nous de nous visiter. Alors que vous et les vôtres…

En fait Manuella, le mieux serait que vous vous absteniez dorénavant de vous exprimer sur le blog de Pumpernickel. Si vous avez quelque chose à dire, pourquoi ne pas ouvrir vous-même un blog, sur lequel vous pourriez dire tout le mal que vous pensez de ceux qui ne vous ressemblent pas, et faire semblant de défendre des gens que vous ne connaissez pas.

Malgré tout ce que vous écrivez, je vous prie d’agréer mes salutations distinguées d’une femme

Fatiha

 
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