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30/09/2008

les vrais enjeux - 2 : on discute enfin !

Laissé par : gnarf aujourd'hui à 14h54

* IP : 90.6.192.43

Ah! Pumper'! Mais pourquoi diantre ne vous êtes-vous pas présenté? Pourquoi fichtre ne pas suggérer ces projets au dernier conseil municipal? Peut-être parce que, justement, avant de vouloir réaliser de tels projets convient-il déjà de mettre certains locaux publics aux normes électriques, sanitaires et, pourquoi pas, avec une isolation correcte... et lorsqu'on ne fait pas ce "minimum légal", on ne peut prétendre à un "minimum responsable"…

Il semble que cette contribution sur ce que j’appelle de vrais enjeux alimente le débat, et bien au-delà de la polémique stérile. Et croyez bien que je m’en réjouis !

En fait, l’idée m’en en venu à la lecture de cet article sur Güssing, qui m’a rappelé l’autre sur Beckerich. Hier, j’ai passé pas mal de temps à regarder ce que les uns et les autres disaient sur ces petites communes, qui n’hésitent pas à revendiquer leur appellation de village, qui se défoncent pour changer réellement le quotidien de ceux qui ne sont des administrés. J’ai même fini par écrire un mot [que j’ai eu la maladresse de ne pas enregistrer] au bourgmestre de Beckerich, Monsieur C. Gira, dont je vous livre la réponse qu’il a eu la gentillesse de m’adresser [Bonjour Monsieur Michon! Merci pour votre réaction suite à l'article dans "le monde" sur Beckerich. Peut-être une visite chez nous pourrait inspirer le conseil communal de votre commune. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez voir sous www.dmillen.lu sous la rubrique "visites". Sincères salutations! Camille Gira, Maire de Beckerich]. Je vous invite d’ailleurs à aller sur le site en question qui donne une idée de l’ambiance générale de cette petite commune.

Pour le reste, comme j’ai l’habitude de l’écrire, en effet, je ne me suis pas présenté aux élections municipales. A cela, une bonne raison, que ne démentiront pas ceux qui me connaissent : je perds les élections ! A quoi bon alors entraîner toute une liste de copains dans le risque d’un échec qui n’aurait que prolonger le coma végétatif dans le lequel l’ancien "équipage" avait plongé la commune ? Je n’ai pas oublié l’erreur stratégique que j’ai commise en 1989 en n’examinant même pas l’éventualité d’une alliance des "contre-Bertrand" qui aurait pu éviter à la ville le drame qu’elle a vécu durant 19 trop longues années. Car, si l’affrontement a paru à plus d’un être celui de deux personnes, il n’était en fait que celui d’un citoyen qui refusait qu’un despote, fût-il issu de urnes, "administre" le bien commun et de quelle mauvaise manière ! Voilà pour ma non-candidature. D’ailleurs, cher "gnarf", aurais-tu voté pour moi si je m’étais présenté ? Comme j’imagine que non, ta question est hélas décalée, d’autant qu’il ne m’est pas possible de prolonger avec toi une réflexion qui serait de mon point de vue intéressante.

Pour en revenir aux vrais enjeux, et pour te répondre, cher "gnarf", il faudrait, de mon point de vue, avoir déjà engagé une négociation avec l’ADEME pour la signature d’un partenariat qui viserait à engager, avec le soutien de cette agence gouvernementale qui cherche des interlocuteurs [et de ce point de vue, Wissembourg a beaucoup d’atouts], une action de longue haleine en vue de réduire significativement la consommation globale d’énergie en ville. Les exemples abondent de la réussite de ce type de démarche. Citons Dijon qui est parvenue en très court terme à dépasser les objectifs qu’elle s’était fixé à long terme. Plus prosaïquement, est-il acceptable par exemple que 18 000 litres de mazout soient mis dans une chaudière qui chauffe, entre autres [parce que c’est surtout l’atmosphère qui est chauffée, dans le cas présent], deux logements de fonction municipaux ?

Mais pour démarrer ça, il faut d’abord un peu d’humilité, pas mal de simplicité et beaucoup de modestie.

Laissé par Hulot, en réponse à gnarf

Puisque j'ai la clef, j'en profite pour mettre mon grain de sel, après avoir rédigé mon propre commentaire.
Pumpernickel ne s'est pas présenté aux élections, et d'aucuns de le regretter.
Réfléchissons. Se présenter, c'est aussi essayer d'être élu. Quand la liste victorieuse en mars dernier gagne avec 30 voix d'avance, on peut légitimement se demander si une liste Pumpernickel t pas arrivée avec 30 ou 300 voix de retard, poursuivi qu'était son leader par la haine de l'ancien maire. De plus, on pouvait se demander si les électeurs étaient mûrs pour un changement radical (RADICAL) de politique municipale. Imaginez un peu le plan de circulation qu'aurait proposé Pumpernickel réactions du quidam wissembourgeois.
Se présenter, c'est aussi assumer le pouvoir. Or, il y a des gens qui se sentent faits pour cela, qui en ont l'ambition, qui se voient très bien en patron. Connaissant le maître des lieux comme je le connais, je crois pouvoir affirmer que ce n'est pas son genre, et qu'il se sent beaucoup plus l'esclave qui tenait la couronne au dessus de la tête de l'imperator ("Souviens-toi, homme, que tu es mortel" lui répétait-il sur le parcours du triomphe) qu’imperator, général victorieux et acclamé par tout un peuple.
Chacun voit les choses à sa façon. Mais ce qu'on aurait pu penser, ou espérer, c'est que le maire de Wissembourg appelle autour de lui des gens venant de divers horizons, compétents dans des domaines variés, bref, qu'il crée vraiment des commissions de travail, de projet, de réalisation pour aller de l'avant.
Mais là, il semble bien qu'on ait manqué le coche. Vous voyez bien que le pouvoir n'est pas tout.

Si Hulot veut répondre à ma place, il en a bien le droit, ce qui me laisse encore le loisir de dire ce que je pense vraiment.

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