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26/09/2008

l'école de musique : quelle affaire !

On se demande ce qui a pris la municipalité avec l'affaire de l'école de musique ! Voilà une structure qui fonctionnait semble-t-il à la satisfaction de l'ensemble de ses utilisateurs et usagers, qui produisait une fois par an un spectacle qui donnait la mesure du travail fourni par les enfants et celle des efforts des professeurs qui sont, dans l'immense majorité des cas, parvenus à communiquer l'intérêt de l'expression artistique plaisante et gratuite. Évidemment, l'organisation administrative de ce qui avait été mis en place était probablement perfectible, et méritait-il que l'on y jette un œil. Était-il pour autant nécessaire de tout bousculer comme cela a été fait, en passant en force, mettant de côté les règles élémentaires de la concertation et de l'information ?
Car tout a changé avec l'arrivée de la nouvelle équipe qui a  décidé de remettre de l'ordre là où elle pensait que régnait le chaos. Mais n'est pas deus ex machina qui veut. Et si l'on s'en tient aux résultats, ils sont particulièrement intéressants, selon le point de vue que l'on choisit. Tout s'est décidé, selon les témoignages recoupés qui ont été recueillis, dans une sorte de halo selon des méthodes qui rappellent celles qui étaient en vigueur avant le 9 mars 2008 : "réunions" au cours desquels de longs monologues sont tenus par ceux qui prennent bien garde de ne donner que le minimum d'éléments à leur auditoire, chacun sachant que le pouvoir est proportionnel à l'ignorance dans laquelle on maintient ses interlocuteurs, citations décontextualisées accréditant les thèses dominantes, extrapolations hasardeuses de situation extérieures, et pour conclure décisions péremptoires forcément définitives. Retrouve-t-on là les bonnes raisons qui nous ont amenés à faire confiance à celles et ceux qui ne promettaient que de faire "autrement" ce qu'ils allaient faire ensemble - et avec nous ?
Pour l'heure, 40 enfants ont d'ores et déjà quitté l'école de musique, les survivants s'apprêtent à affronter des cours de solfège d'une heure et demie, tout le monde sera privé du concert annuel, les professeurs qui n'ont pas été poussés vers la sortie voient des méthodes surprenantes se mettre en place, les tarifs ne sont pas harmonisés, et comme l'a dit si gentiment Monsieur le Maire, " il est possible à ceux qui ne veulent pas se plier à la nouvelle réglementation d'aller dans les cours privés ", ce qui est évidemment une solution, mais marque néanmoins une rupture radicale avec ce qui a été mis patiemment en place depuis une petite vingtaine d'années.

Remarquons sur le ton de la polémique qu'il semble plus facile de faire sa fête à l'école de musique que de demander réellement des comptes à l'ancienne municipalité sur la façon dont elle a utilisé l'argent public en "aménageant" une allée qui n'a plus des Peupliers que le nom, ou en organisant la décrépitude du musée Westercamp avec la complicité au moins passive du parc (dit) naturel (et peut-être) régional des Vosges du Nord.

Puisque tout à l'heure on parlait des résultats, on peut dire que sur ce coup, ils sont proprement désastreux.


Commentaires :

Commentaire n° : 1 posté par : Régis Hulot (site web) le: 26/09/2008 13:30:50

Etrange affaire, en effet... Et on se demande vraiment ce qui se passe, d'où on est parti (le diagnostic), où on va (l'objectif) et par quels moyens (la démarche thérapeutique).

Poussé par la curiosité, je suis allé faire un tour du côté du site officiel de la ville de Wissembourg. Comme il n'y a pas de rubrique de recherche par mots-clé, il n'est pas facile de trouver directement ce qu'on cherche. Et même avec une telle aide, je crois que je serais rentré bredouille de ma visite: rien, rien du tout sur cette école de musique qui doit pourtant être municipale. Et j'ai été tout autant frustré après ma visite sur un moteur de recherches dont le nom commence par un G et contient un double O.

Mais je voudrais faire un commentaire supplémentaire sur ce que présente ce site qui semble ne pas être souvent mis à jour par ses propriétaires. Comme si rien ne s'était passé depuis un an et demi, comme si l'actualité locale n'était qu'une longue continuation d'un histoire sans accroc. Voilà qui est bien dommage, puisque ce site (qui ne présente pas les compte-rendus du Conseil municipal) pourrait être un moyen d'information, voire de discussion.
Dans ce domaine, la présente (elle n'est plus nouvelle) équipe a vraiment manqué le coche.


commentaire n° : 2 posté par : ExHarmonieWissembourg le: 26/09/2008 17:22:36

La nouvelle équipe met également le chaos à l'Harmonie de Wissembourg
Le musicien Wissembourgeois doit désormais signer une charte (je m'engage à ceci, je m'engage à cela), s'acquitter d'une cotisation, (et j'en passe) sous peine d'être radié !!
Où est encore le plaisir dans cette  activité ?
Bref, les musiciens de Wissembourg n'ont pas d'autre choix que d'aller jouer ailleurs avec leur instrument. TOUT cela n'existe qu'à Wissembourg: les ensembles instrumentaux situées autour de Wissembourg ne sont pas aussi rigides, voire strictes
Où va t-on?
Les membres de l'Harmonie de Wissembourg (ceux qui ont 20 ans d'anciennetés) vont aller voir ailleurs... Pour casser une Harmonie, il n'y a pas mieux !
Merci l'équipe dirigeante !

réponse de : pumpernickel (site web) le: 26/09/2008 23:00:09
Et moi, je sors du conseil municipal : on m'y a expliqué que si les choses ont été organisées autrement, c'est pour que les enfants des milieux défavorisés puissent bénéficier d'un enseignement musical, ce qui était ipossible jusque-là, puisque, comme l'a dit Monsieur le maire, "on subventionnait des cours privés". Il a par ailleurs annoncé que 20 enfants de plus que l'an dernier étaient inscrits, signe que otu allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il a aussi aprlé de la concertation qui avait été conduite dans une phase préparatoire, ce que mes interlocuteurs ont tous contesté. Ce sera donc parole contre parole.
Pour avoir vu comment fonctionnait l'école de musique, pour avoir côtoyé des années durant les enfants qui s'y rendaient (le mercredi matin par exemple), je n'avais pas perçu que l'on y pratiquait la ségrégation sociale. Madame la 1ère-adjointe m'a donné rendez-vous à la fin du 1er trimestre pour faire le point.

Je vois poindre un désastre dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'était pas utile. Et ce ne sont pas les vaniteuses réflexions des représentants d'une opposition déconsidérée par son propre comportement qui pourrait me rassurer. L'ancien adjoint a été encore pire que je ne le pronostiquais : interrompant à tort et à travers, mélangeant tout avec le reste, pressé de justifier l'immobilisme qu'il a cautionné pendant toutes ces années où il a perçu une demi-indemnité d'adjoint, a-t-il eu la maladresse et l'insignifiance de préciser, la totale ! Quant à son mentor d'hier, il s'est cru inspiré en s'emportant sur le dossier d'un relais culturel qu'il connaît si peu, pour ne l'avaoir fréquenté que lors des période de bramée électorale. Tout cela s'est retourné contre lui, et le discrédite [on ne saurait dire définitivement car la prédiction est un exercice difficile, surtout quand il s'agit de l'avenir], lui et ses gens.

Compte tenu de la situation, économique, sociale, culturelle, nous avons plus et mieux à faire que d'entendre ces joutes dérisoires entre de tristes bonimenteurs qui prétendent nous endormir de mauvaises raisons et de bons prétextes.
réponse de : pumpernickel (site web) le: 26/09/2008 23:00:09

Les commentaires sont fermés.

 
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