Avertir le modérateur

31/08/2008

Potins, rumeurs, cancans, bavardages, commérages et autres racontars

Conversation l’autre soir entre amis.

"– Enfin, le nouveau maire, celui qui prétend décider de tout, qui donne même l’impression de s’en prendre au ciné-club, il n’a même pas organisé de conseil municipal depuis la mi-avril, non ?"
"– Euh…, pardon ?"
"– Oui, enfin, à ce qu’on m’a dit, il n’y a pas eu pas de conseil municipal ces derniers mois ?"

A ce moment-là, il faut expliquer que si le nouveau maire n’a pas que des qualités, il n’a pas pour autant le défaut de ne pas réunir le conseil municipal, ce qui s’est fait, sauf erreur, fin-avril, fin-mai et fin-juin. Mais les colporteurs de ragots n’en ont cure. Fâchés de ne plus être sur l’orbite directe du pouvoir, ou croyant naïvement "en avoir été" à un moment ou à un autre, contrariés de constater qu’une autre ambiance se met (trop) doucement en place en ville, affligés de voir que l’opposition n’est plus traitée comme l’était celle d’avant mars 2008, soucieux de ne rien laisser voir de la collusion qui s’installe entre les adversaires d’hier devenus bons amis [il suffit d’aller assister au conseil municipal pour observer que les 4 élus d’Altenstadt, dans leurs votes, ont rejoint la majorité comme l’avait annoncé Pumpernickel dans son numéro 52], "on" se répand en allégations et sous-entendus qui donnent une idée de ceux qui à un jeu à l’issue duquel ils ont toutes les chances de laisser des plumes.
Car viendra vite le moment où l’on s’interrogera sur le mode de désignation de la "commission consultative" d’Altenstadt, sur sa représentativité, sur son mode de fonctionnement, et sur les comptes rendus qu’elle est ou non capable de produire pour donner une idée du travail qu’elle fournit. Rappelons en toute cruauté qu’elle est présidée par un "maire-délégué" dont les indemnités sont calquées sur celles que perçoit un maire, un vrai, lui, d’une commune, une vraie, elle, d’un peu plus de mille habitants. Chacun sait que les responsabilités d’un "maire-délégué" et les moyens de les exercer sont invraisemblablement plus étriquées que ne le sont celles d’un vrai maire, qui doit veiller au grain en toute disponibilité. Il serait par conséquent bien venu que tout notre petit monde s’interroge un peu sur la teneur des propos qu’il tient ou fait tenir par ces drôles d’oiseaux qui étaient si peu diserts et si peu loquaces quand il s’agissait de contester alors qu’il y avait des coups, parfois très rudes, à prendre.

On ne saurait donc trop leur conseiller de se tenir au courant de ce qui se passe dans la commune, de prendre sur leur temps pour aller assister aux séances du conseil municipal [ils y constateront l’inanité d’une opposition à la ramasse, déstructurée, en miettes], et pourquoi pas de lire plus attentivement le blog de Pumpernickel qui tâche, depuis toutes ces années, de rendre compte, à sa manière, et en toute subjectivité, des réunions du dit conseil municipal.

A bon entendeur, …

cordiale invitation

Nous allons nous retrouver, nombreux je l'espère, pour le 13ème anniversaire de Pumpernickel. Quand on pense qu'en juillet 1995, "on" prévoyait que Pumpernickel ne passerait pas l'année, et qu'il s'évanouirait dans l'éther des causes perdues d'avance, et qu'en 2004 sa survie était en jeu [et n'a été assurée que par la mobilisation et grâce à la solidarité de ses amis) , il est plus que temps de réserver

le dimanche 7 septembre prochain
1 rue Saint-Jean
à partir de 14h30

pour la cinquième édition de ce qui sera un moment d'échange et de re-création collective sur le thème de "la bonne franquette", déclinée sur les modes musicaux, culinaires, et amicaux. Cette année, nous aurons probablement le plaisir de compter parmi nous quelques membres éminents de la municipalité nouvelle, issue des urnes et d'un travail de longue haleine mené au quotidien, et tous les trimestres, ces treize dernières années. Ce sera l'occasion de rappeler que nous voulons une commune dont personne n'est exclu, respectueuse de la diversité et à l'écoute de ses habitants. L'étape la plus importante a été franchie en mars dernier et nous avons, tous, maintenant, la possibilité de poser sur l'avenir un regard constructif.

Cette année, ce sera comme d'habitude avec musiques tout au long de l'après-midi. Il devrait y en avoir pour tous les goûts, trad', bluegrass et créations par les amis fidèles.
"La Chamaille"  [ lachamaille.free.fr ] donnera un concert à 18h.

Autour de 17h30, ceux qui le souhaiteront pourront faire quelques pas pour aller assister au concert de clôture du festival de musique organisé par Hubert Wendel dans l'église Saint-Jean voisine. Pendant ce temps, vous aurez la possibilité de vous sustenter sur place (tarte flambée à 5 euros l'unité).

Nous nous retrouverons par la suite et il est prévu, comme pour les éditions précédentes de sonner l'extinction des feux vers 22h00, histoire de ne pas causer de gêne au voisinage.

Les uns et les autres peuvent amener des petites choses à grignoter (qui seront gratuites). Les boissons seront à 50 centimes comme d'habitude.
Un pot sera également mis de côté pour dédommager partiellement les musiciens qui nous font l'honneur et le plaisir de se déplacer pour nous / vous.

numéro 54 page 1

 

 

 

13 ans !

Voilà un anniversaire qui va faire plaisir. Quand on pense qu'en juillet 1995, "on" prévoyait que Pumpernickel ne passerait pas l'année, et qu'il s'évanouirait dans l'éther des causes perdues d'avance !

Il est toujours agréable de démentir les cassandre de chef-lieu de canton en leur mettant sous le museau le verdict démocratique qui infirme leurs pronostics de paresseux. Tout le mérite du succès vous revient, car vous n'avez ménagé ni les encouragements ni la solidarité. Et ne faut-il pas mettre à la raison ceux qui aimeraient que l'un des artisans du changement politique n'ait maintenant plus rien à dire sur la nouvelle équipe ?

Pumpernickel

L'homme de la scoumoune

Eté pourri pour celui qui prétendait encore, il y a un an, nous en mettre plein la vue, nous époustoufler avec sa "rupture sociale". Sans jeu sur les mots, la réalité est sans doute allée au-delà de nos désespérances les plus folles, et, entre grossièreté et fautes de français sur fond de vulgarité ordinaire, ceux qui avaient cru qu'il serait l'homme de la situation en auront eu pour leur argent, à condition qu'il leur en reste.

Que peuvent bien penser les Français en voyant évoluer celui qu'ils doivent considérer comme le président de leur République ? Probablement la même chose que les étrangers qui suivent incrédules les réflexions de café du Commerce qu'il se croit obligé de nous servir à chaque fois qu'il a eu une émotion. L'épisode tragique de l'Afghanistan est une énième illustration qu'il n'est pas à la bonne place. Après avoir traité les militaires (à la suite de l'incident de Carcassonne) de non-professionnels, il va faire semblant d'essuyer une larme devant les cercueils de ceux qu'il a envoyés à la mort, en répétant qu'il le referait, "pas la patrouille" affecte-t-il de plaisanter (c'est vraiment le moment !), mais l'envoi de militaires. C'est du n'importe quoi !

Cette bévue intervient après les tergiversations quant à sa présence à la cérémonie d'ouverture des jeux de Beijing, en présence du Chancelier chinois, sur fond de mise en scène bidouillée, indigne, indécente et honteuse. Abandonnant sa diva, l'homme aux multiples cerveaux sur-irrigués va faire un numéro qui s'il se contentait de ne déshonorer que lui, ne serait que dérisoire. Mais, non, il prétend parler au nom de la France et du peuple français : c'est carrément de l'abus de pouvoir.

Que dire maintenant de la façon dont celui qui s'étranglait le soir de son élection en déclarant que les droits de l'Homme seraient au centre de ses préoccupations a fait recevoir le Dalaï Lama ? Manifestement, en envoyant "Ma Femme" escortée d'un ministre des Affaires étrangères complètement hors du coup, il mélange les genres et nous ferait le sauvetage des infirmières bulgares par "Ma Femme" d'alors.

Le seul coup réussi aura été celui de la soi-disant réforme constitutionnelle où, aidé par un ancien ministre de l'éducation nationale [qui partage avec l'actuel l'honneur d'avoir perdu la ville dont il était maire] qui se languit d'être tricard des palais nationaux. On a les ambitions qu'on peut.

Que se referme cet intermède qui est celui des arrestations d'enfants dans les écoles, de la casse sociale institutionnelle et de l'arbitraire sur fond de mépris de la démocratie !

numéro 54 page 2

la chronique    de Dominique Walter

La "valeur travail" est l'un de ces concepts que les faiseurs d'opinion nous imposent à intervalles réguliers pour nous persuader de notre ignorance et asseoir leur pouvoir.
Popularisée par les deux protagonistes de la dernière élection présidentielle, cette pseudo-valeur méritait bien que l'on s'arrêtât quelques instants sur sa réalité.


Il va de soi que le travail est une activité valeureuse, aristocratique, et source de joies inépuisables. Plus on travaille, mieux on se trouve. Et pour ceux qui chicaneraient, qu’ils aillent inspecter les visages épanouis et les panses pleines des ouvriers qui s’en retournent, par le tramway du matin, des faubourgs industriels de Strasbourg ; c’est simple, ces vaillants travailleurs ne parlent plus, ils chantonnent ; ils font mieux que vivre, ils jouissent, ils exultent, ils triomphent, ils connaissent la perpétuelle extase de visser des plaques, de trier des ordures, de convoyer par péniches saucisses, bières maltées, ou boutons de chemise, toutes ces richesses merveilleuses qui font la grandeur de notre civilisation, et qui tiennent en haleine tant de gens par le vaste monde. 
Mais une injustice terrible sévit parmi les travailleurs ; ils sont des milliers chaque année à finir dans les prisons. A l’heure où l’on veut réhabiliter le travail, ceux-là restent méprisables. Curieuse aventure !

Chacun ses talents !


Adam Smith, un des fondateurs de l’économie libérale, définit le travail par la transformation avantageuse de la matière. Que dire alors du voleur, quand il transforme un fil de fer en excellent crochet pour débloquer une serrure ? N’est-ce pas un prodige aussi admirable que de faire des bûches avec un arbre, ou une station touristique de montagne avec un air pur qu’on vante et qui pourtant n’appartient pas à ceux qui le vendent ?  
Puis tout criminel a ses talents, ses spécialités, son métier de prédilection : qu’est-ce qui différencie dans l’activité elle-même le déménageur du cambrioleur, et le crocheteur du serrurier ? Ce sont les mêmes pratiques ; et dans les deux cas on essaye de donner le meilleur de soi-même pour faire le plus de profit avec le moins d’effort possible. Voyez ces deux compères qui s’en reviennent de votre maison, avec un téléviseur qui a dû vous amuser autrefois : au prix de quelles ruses, de quelles manigances, de quelles véloces et adroites manœuvres, n’ont-ils pas gagné en quelques instants, ce que vous avez péniblement arraché au bout d’un an à la rapacité du marchand, du banquier, et de votre employeur ?      
Enfin il y a une répartition du travail dans la pègre, une division des tâches dans des ateliers clandestins, et l’on va au marché noir pour écouler ses produits ; nos délinquants sont de parfaits libéraux. Chacun peut fonder sa petite entreprise sans avoir à remplir de paperasse administrative ; la concurrence est impitoyable et les gains peuvent être immenses tant que l’appareil d’Etat ne s’en mêle pas ; un économiste libéral ne peut vraiment rien reprocher à ces gens-là sans maudire ses propres dogmes.

Des bienfaits de la délinquance


Mais ce n’est rien encore à côté du principal bienfait de la délinquance. Citons l’épouvantable barbu, Karl Marx, qui a le toupet de signaler dans les Bénéfices secondaires du crime : «le criminel produit tout l’appareil policier ainsi que l’administration de la justice, détectives, juges, jurys, etc., et toutes ces professions différentes, qui constituent autant de catégories dans la division sociale du travail, développent des habiletés diverses au sujet de l’esprit humain, créent de nouveaux besoins et de nouveaux moyens de les satisfaire. La torture elle-même a permis l’invention de techniques fort ingénieuses, employant une foule d’honnêtes travailleurs dans la production de ces instruments.»
Ainsi rien ne distingue le travail du crime, et, considérée en elle-même, l’activité du criminel est non seulement tout à fait identique à celle de l’honnête homme, mais encore elle peut l’engendrer ou s’y rapporter ; de cette combinaison la société retire un profit considérable.
Si l’on voulait être tout à fait juste, il faudrait même remarquer qu’il suffit d’un ou deux assassins pour que le crime profite au plus grand nombre, tandis que le paysan qui cultive à peine de quoi nourrir sa famille ne fait guère parler de lui, ne divertit personne, et n’oblige pas un seul bougre à se rendre utile, sinon la boulangère du village à laquelle il demande parfois un peu de pain en échange de ses pauvres sous ; moyennant quoi la valeur d’un crime excède largement la valeur d’un champ cultivé.
Mais les valeurs morales, les lois, les victimes ? Il est vrai que les principes les plus chrétiens, l’amour le plus sincère de la loi, et le souci du bien-être de ses concitoyens règne constamment dans toutes les entreprises admises par l’Etat. Cependant, de fil en aiguille, pour un homme tué par un boucher devenu fou, il y en a des centaines que nos gouvernements expulsent vers des pays en guerre, des millions que l’économie officielle affame ; et faut-il le rappeler, cet homme tué par un boucher fait vivre d’innombrables citoyens, fournit des thèmes aux journalistes, des débats aux parlementaires, des réformes aux présidents, et enfin des intrigues à tous les poètes chargés de composer la quotidienne série policière de la télévision. Il n’est pas possible d’allumer son poste de radio sans apprendre des crimes abominables, jusqu’au plus petit détail atroce ; il suffit d’ouvrir une gazette, de parcourir un programme de télévision, pour voir partout des inspecteurs, des avocats, des disparitions louches, des cadavres mystérieux retrouvés dans des villages évidemment tranquilles, et des populations « sous le choc » , pleines de « stupéfaction », de « peur » et même « criant vengeance ». Si notre monde est bien ainsi, ce n’est peut-être pas seulement à cause des lubies, de la débilité, ou de la monstruosité de quelques-uns.

Méfions-nous de l'eau qui dort


Quand on voit tous ces champs cultivés, toutes ces forêts coupées au cordeau, ces usines fumantes, ces magasins garnis, ces télévisions allumées, ces routes et ces chemins de fer, ces vignobles, ces maisons presque identiques s’alignant par vastes rangées dans la vallée du Rhin ou ailleurs, il n’est pas impossible de songer que ces richesses cachent des marécages de sang et de douleur, et que l’impuissance des gouvernements à détruire les crimes provient de leur impuissance à transformer une société qui s’en nourrit sans cesse, de manière complice, à la manière du fumier engraissant la terre.

numéro 54 page 3


 

Actualité wissembourgeoise

Même si le changement n'est pas aussi perceptible que beaucoup de Wissembourgeois l'espéraient, des éléments positifs s'accumulent pour donner tort à ceux qui pronostiquent imperturbablement que tout sera toujours comme avant.
Début juillet, au même titre que l'organe du parti de la presse et de l'argent, Pumpernickel a pu rencontrer le maire et le nouveau chef de cabinet pour faire le point après 3 mois de mandat. Long entretien qui a permis d'éclairer certaines zones d'ombre, tout en ne mettant pas un point final à certaines interrogations.
Compte rendu partiel.

Présence, dialogue et concertation, voici le tryptique qui a présidé aux décisions de la municipalité ces trois derniers mois. Telle est l'entrée en matière de celui qui se dit en CDD de 6 ans, qui se donne à fond, et a une bonne trentaine de rendez-vous par semaine. Pour être objectif [une fois n'est pas coutume !], c'est vrai que l'atmosphère s'est singulièrement éclaircie, en particulier dans les conseils d'école, où la page autoritaire semble bel et bien tournée.
Pour le reste, c'est un état des lieux qui a été fait, d'autant plus facilement que ceux d'hier [on parle des fonctionnaires d'autorité] n'ont pas changé, et que la mairie nouvelle semble s'en accommoder.
Que l'on se rassure, il n'y aura pas d'augmentation des taux d'imposition, et il n'est pas question d'emprunt non plus, les 1 350 euros par habitant étant un seuil admissible.

Travailler autrement (!?)


Ce qui va changer, c'est la façon de travailler, en dé-cloi-son-nant ! La ventilation du presque million versé à la culture sous toutes ses formes fera l'objet d'une réflexion. Chaque projet financé le sera en cohérence avec celui de ville [il était temps, pourrait-on ajouter ! ndlr], en liaison avec des associations pour lesquelles un siège, sur le modèle de ce qui existe à Strasbourg, est envisagé à moyen terme. Cela vaut aussi pour "l'espace jeunes" qui doit disposer d'un lieu fixe [sans être soumis aux aléas des démolitions successives comme cela a été le cas ces 13 dernières années, ndlr].  
De la culture, transportons-nous vers les écoles et aux opérations en cours. Courant 2009, les enfants de l'école Wentzel retrouveront leur établissement dont la restructuration a été décidée par l'ancienne équipe. Ce retard relatif est dû aux améliorations apportées au projet à la suite de la prise en compte des remarques des futurs usagers.
Quant à la suppression d'une classe, "proposée" par l'Inspection académique, la municipalité a proposé de surseoir un an à l'exécution de cette mesure.
Dans le registre de la contestation des mesures gouvernementales, la municipalité constate qu'elle n'est pas seule à ne pas accepter la suppression du tribunal d'instance, et que le nombre des recours administratifs fera sûrement bouger les choses.

Développement


Il est forcément envisagé comme durable [reste à savoir ce qu'on met derrière l'adjectif mis à toutes les sauces par tout le monde, ndlr]. On envisage la remise en cause du système de tarification de la collecte des ordures ménagères (abandon du forfait au profit d'un paiement "à la levée"), ainsi qu'une régie (inter)communale de production d'énergie. Parallèlement, le logement, qui reste un problème majeur, en particulier pour les jeunes ménages,  fera l'objet d'une attention soutenue. Signalons que les logements sociaux qui devaient  remplacer depuis plus de 2 ans l'immeuble (à démolir) de la rue du Faisan ne sont pas pour demain : c'est la DDAF qui s'est mise sur le coup et qui invoque la loi sur l'eau pour contester le permis de construire. Encore un "cadeau" des "professionnels" du passé !

Question


Quelles sont les mesures dont le maire pense qu'elles manifestent concrètement le changement voulu par les électeurs ? Il voit l'engagement des élus, la réunion de toutes les commissions municipales, l'engagement en faveur  d'Ingrid Bétancourt, la mise en place du contresens cycliste rue Nationale, ou une lettre à l'ambassade de Chine (dite populaire, ndlr).
Sur le rôle que doit jouer l'opposition, il déclare qu'il ne fera rien pour l'empêcher de fonctionner [Mais qu'est-ce qu'elle attend pour exister ? ndlr].
Enfin, interrogé sur la forme du journal municipal, et la proposition des "Périphériques" d'en laisser 1/3 à la majorité, 1/3 à la minorité et 1/3 aux électeurs, il répond en tautologue averti que le journal municipal est le journal de l'actualité municipale. Mais qui pourrait bien dire le contraire ?


Armée mexicaine – 1
Une partie de cet entretien a tourné autour de la question du directeur de cabinet, Monsieur M. Alinca, et des prétextes invoqués, ou des raisons convoquées,  pour justifier sa nomination. Certes, une loi des années 1980 donne au maire le loisir de recruter, à sa discrétion, un directeur de cabinet.  Certes, la situation qui prévalait auparavant avec un chargé d'com', appointé par la commune, et aux contours mal définis, était insupportable. Certes, en agissant en pleine lumière, la municipalité nouvelle montre qu'elle veut en finir avec des pratiques insupportables.

Mais, le fond, c'est quoi ?

· Une commune de 8 000 habitants, un village pour la plupart de nos voisins européens, doit-elle prioritairement se doter d'une énième personne qui vient s'ajouter aux huit adjoints [qui ne sont pas là pour faire de la figuration] qui entourent un maire, largement épaulé par un ensemble technico-juridico-administratif bien étoffé ?

· Quand bien même toutes les lois justifieraient toutes les errances, est-il nécessaire d'en exploiter toutes les dispositions, même les plus marginales ?

· Quand l'heure est aux économies, qu'il faut réduire la dette d'un pays en faillite aux caisses sont vides, et que les électeurs ont administré un rappel à la modestie et à la sobriété, créer un nouveau poste budgétaire aux contours plutôt flous est pour le moins déconcertant.

· Ces questions ont quand même interrogé l'avatar local de la P2R, qui sans se contenter de reprendre ce qui lui a été dit, finit par donner la parole, comme l'a fait Pumpernickel sur son blog, à ceux [Serge Bordier en particulier] qui contestent une décision somme toute choquante.

Pendant ce temps-là, en France, entre 4 et 8 millions de personnes se débattent dans la pauvreté, s'en remettant à la bonne volonté des bénévoles, non élus ceux-là !

numéro 54 page 4

 

L'affaire Westercamp

Changement de pied après les élections, on reparle de l'avenir du musée Westercamp, fermé pour des raisons obscures par l'ancienne municipalité depuis le 1er novembre 2002, soit 2131 jours !
Le vernissage de l'exposition temporaire et partielle des collections dite "envie de Westercamp" a donné lieu à quelques interventions qu'il est intéressant de livrer à la réflexion des Wissembourgeois, dont on ne dira jamais assez, au terme du legs, qu'ils sont les véritables propriétaires d'un ensemble dont ils sont injustement privés.
Salle Jean-Monnet pleine à craquer ce vendredi 4 juillet pour LE vernissage attendu par les Wissembourgeois, privés de LEUR musée depuis 5 ans et demi. Cette exposition offre un petit échantillon de ce qui était visible in situ mais qui a été déménagé dans un hall de stockage il y a juste un an. Cette fin d'après-midi donc, nous entendons les différents discours de présentation de ceux qui ont pris l'initiative.
Peu de choses à  dire quant à l'intervention du maire, dans le rôle classique de celui qui rend hommage à ceux qui ont travaillé pour que l'événement ait lieu.
En revanche, le caractère exotique du discours de l'adjoint, par ailleurs chargé du "projet de ville" et délégué représentant la commune au Parc régional des Vosges du Nord n'a pas manqué d'interroger l'assistance. Pourquoi aborder le centenaire du Musée Westercamp et ne pas s'interroger publiquement sur l'impéritie de l'ancienne municipalité ? Comment oser prétendre que les 5 dernières décennies ont été des années de paix, alors que la guerre de Bosnie, il y a 15 ans, a fait 200 000 morts ? Quel lien entre la "construction européenne" chère aux démocrates de pacotille (qui ne respectent la volonté des électeurs que lorsqu'elle leur est favorable) et la fermeture autoritaire d'un musée dont la réouverture paraît programmée pour … 2015 au mieux ? Oublierait-il que la "guerre froide" a stérilisé le continent pendant 45 ans ? Et ceteri, et cetera, et patati, et patata. Tout semblait fait pour que rien ne soit dit qui pourrait faire de la peine aux ci-devants présents, dont l'ancienne adjointe "à la culture" qui peut s'enorgueillir de n'avoir pas réuni une fois la commission dont elle avait la charge ces 7 dernières années. Mais le mieux était à venir avec l'interview "au débotté" de Madame la conservatrice du musée Westercamp.

Dialogues


–    Bonjour Madame, je suis Monsieur Pumpernickel, c'est moi qui compte les jours de fermeture du musée, j'ai une question précise à vous poser, j'attends de vous une réponse précise.
Elle tourne les talons, je la rattrape, reformule ma demande et voici sa "réponse", qu'elle voudrait ironique :
–    Alors, vous êtes content, elle a été libérée ! [c'est en effet du meilleur goût que de faire de l'humour sur la captivité d'Ingrid Bétancourt, fraîchement libérée, mais en répondant cela, cette personne dévoile l'irritation que provoque ce décompte des jours de "travail" au musée Westercamp. ndlr].
Je lui demande alors ce qu'elle a fait réellement durant ces 250 journées, soit 1 250 heures qu'elle dit avoir passées au musée. Je n'en ai obtenu qu'un tissu de généralités évasives sur fond de vocabulaire ésotérique qui se voudrait technique du genre : …actions transversales, …programmation pluriannuelle de conservation préventive, …opération de numérisation, et autres fadaises toutes autant invérifiables les unes que les autres puisque tenues dans le plus grand secret, mais aux frais du contribuable.
Poussée dans ses derniers et fragiles retranchements, elle m'aiguille alors vers un "vice-président" du parc présenté comme son supérieur, qui prend les choses de haut, lui.
Même question à cet important personnage qui démarre alors l'une de ces compositions verbeuses qui ont fait les délices de tous les chansonniers. Lui faisant remarquer que l'on n'est pas à la télé, et qu'il n'est pas obligé de prendre une pose qui ne m'impressionne guère, notre homme se met alors à ânonner pratiquement mot pour mot la leçon péniblement récitée par ma précédente interlocutrice.

Et maintenant ?


à entendre   les uns et les autres, le musée serait un taudis où tout serait à refaire [et à quel prix (on parle de millions d'euros, évidemment)]. En tout cas, le 31 octobre 2002, ce n'était pas le cas, ceux qui l'ont fait vister à cette date pouvant être convoqués à la barre lors du procès. Quant aux prétextes fluctuants invoqués maladroitement ces 5 dernières années toutes sommités confondues (inventaire, mise aux normes, mise en sécurité, etc.), ils achèvent de déconsidérer ceux qui s'en sont servi pour justifier leur indolence.
On n'en est maintenant à se demander si ce premier pas qu'aura été une expo réussie ne doit pas être considéré comme le dernier, tant que les projets resteront confidentiels et que des comptes n'auront pas été demandés responsables du désordre actuel.

Armée mexicaine – 2

Nouveauté qui donne une certaine idée du caractère continu du changement, cette mise à disposition d'une mobylette pour que nos pandores municipaux puissent arpenter plus vite encore les rues petites et grandes de la bourgade. Reconnaissons que cet acquisition était de la première urgence, d'autant que ce 2-roues motorisé polluant et bruyant vient s'ajouter à une nouvelle auto. Ainsi équipée, la police nouvelle au service de la municipalité nouvelle ne manquera pas de traquer un peu plus les contrevenants de tous poils, on pense en particulier aux dealers qui exercent leur coupable négoce aux abords même des symboles de l'autorité policière.

Pumpernickel veut apprécier cette dotation à sa juste mesure et s'autorise à la considérer comme la récompense du travail fourni ces quinze dernières années, alors que le nombre de policiers municipaux a été doublé. Que d'énergie dépensée à débusquer le cycliste qui s'aventurait à circuler à contresens dans des ruelles où il ne dérange personne, puis à lourdement le verbaliser pour un oui, pour un non et parfois pour un peut-être ! Mais, à défaut de respecter l'autorité, il faut que l'administré sente que le pouvoir a un prix, et autant assujettir le plus inoffensif aux amendes les plus fortes, histoire de lui faire entrer dans la tête qu'il n'est que toléré sur la voie publique.
La remarque vaut évidemment pour cette collection de galons [qui se portent à l'épaulette, allez Paulette, allez Paulette !] qui ornent les uniformes bleu marine censés nous faire leçon et réprimande : fini les agents de ville, et vive les brigadiers !

numéro 54 page 5

 

Exemplaire
C’est le quotidien vespéral des marchés qui nous le raconte dans son numéro du 24 juin dernier : il existe des villages [de 2700 habitants] où la volonté d'un maire permet de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre. En recourant à la biométhanisation pour alimenter le réseau de chauffage urbain, en couvrant les toits des bâtiments communaux de panneaux solaires [qui appartiennent aux habitants par le biais d'un système de copropriété], en encourageant leur installation sur les toits des privés [10% des habitants sont maintenant équipés], en promouvant la sobriété énergétique [la consommation d'électricité a diminué de 7% en 12 ans alors qu'elle a augmenté de 3% dans le reste du Grand-Duché] et les économies [rénovation des maisons et du matériel électroménager], la commune envisage maintenant l'autarcie énergétique pour 2020.

Tout cela laisse songeur quand on doit constater au mieux le surplace que l'on est capable de faire ici. En même temps que cela pourrait de (bonnes) idées à la municipalité nouvelle.

Publicité gratuite
Pumpernickel a la chance de recevoir "élan", revue éditée par le FEC depuis 1957, l'un des derniers témoins du christianisme social alsacien. C'est toujours un plaisir de lire des gens qui s'interrogent et qui disputent, au sens médiéval du terme, loin des ambitions de ces médiocres qui prétendent nous régenter.
La dernière livraison nous permet de retrouver cette grande figure de l'humanisme alsacien qu'est Claude Vigée [que l'on peut écouter de temps en temps sur France Culture le dimanche matin à 9h10 chez Victor Malka] dans le récit d'un entretien insolite avec Charles Walker. Un petit tour en dernière page pour retrouver les réflexions de Jean-Paul Sorg, puis on feuillette pour lire un hommage subtil au Grand Aimé Césaire et vous voilà prêt pour affronter le dossier consacré à la matinée du FEC du 26 janvier 2008 consacrée au tryptique désindustrialisation–restrucutration–financiarisation en Alsace.

ça nous change
C’est le lundi en fin d'après midi que vous avez le plus de chance de les rencontrer. Comme dans la chanson, ils se réunissent, avec des amis, non pour faire des snobismes-parties mais pour faire le point sur l'avancement des travaux et des différents projets engagés depuis le changement de couleur politique municipale (je vous précise que l'on est passé du "plutôt très à droite" au "presqu'à gauche" au cas où vous ne l'auriez pas remarqué).
Qui sont ces "ils" (et "elles"). L'opposition ? Que nenni, on ne sait même pas qui va la représenter au prochain conseil municipal. Non, ce sont les adjoints, croisés place de la République cette mi-août, au complet, dossier sous le bras comme il sied aux personnages d'importance.
Objectivement, nous n'étions pas habitués à voir les prédécesseurs si souvent dans la rue, sauf lors des périodes de bramée électoral bien entendu.
Pour l'heure, il leur reste à répondre à cette question lancinante qui revient sur les projets à venir. Ce qui change, c'est que les travaux pharaoniques (relais culturel et prolongation de l'allée des ex-Peupliers) sont mis entre parenthèses, l'investissement public communal étant redéployé sur d'autres postes. Ce qui devrait vraiment changer, c'est une vraie politique d'information (et non de communication) qui tienne les citoyens réellement au courant de ce qui se prépare.

c'est pareil
Rappelez-vous, c'était fin 2001, la P2R titrait, à propos du prêt sans intérêt ou avance ou subvention, on ne sait trop, consenti par  le conseil municipal à l'entreprise Bruker : Encore un esclandre ! Cette fois, tout s'est passé calmement, mais sur le fond, c'est pareil : la collectivité, communauté de communes en l'occurrence, va avancer quelques centaines de milliers d'euros à la même entreprise selon le même montage financier.
à l'époque, la commune empruntait 437 500 euros  sur le marché pour les reverser à l'entreprise [qui n'a pas encore fini de les rembourser (les intérêts de l'emprunt étant à la charge de la commune), puisque les 5 annuités courent jusqu'en 2010]. 
Début juillet, il n'y aura pas eu d'esclandre. Dans le silence feutré d'un consensus de bon aloi, hors la présence de ceux qui auraient pu rappeler quelques insupportables souvenirs, Monsieur le président de la communauté des communes a fait avaliser le même type de montage financier.
Sur le principe, il n'y a aucun mal à subventionner une entreprise. On peut tout de même s'interroger sur les conditions de cette "avance sur prêt subventionné" (c'est une question, pas une affirmation !) alors que la zone dite d'activité de la dite communauté de communes semble plutôt oisive, et que près de 200 personnes ont été licenciées chez Wimétal l'an dernier.
Subvention pour subvention,
· Pourquoi ne pas installer à Wissembourg l'usine de capteurs solaires thermiques dont la région a besoin ?
· Pourquoi ne pas faire figurer dans le cahier des charges de la zone dite d'activité une clause selon laquelle 1/5 de l'énergie consommée proviendra du renouvelable ?
Oui, pourquoi ?

on en rigole, ou presque
Qui se rappelle l'épisode "Xavière Tibéri" au conseil général de l'Essonne ? En 1944, elle s'est fait payer 200 000 francs de l'époque (30 000 euros) un rapport portant sa signature truffé de fautes d'orthographe et de banalités dont la publication a provoqué l'hilarité générale.
Sur quoi portait ce "rapport" ? Sur la "coopération décentralisée" !
Et pour en rester au sujet qui nous préoccupe, de quelle commission le conseiller général du canton de Wissembourg, ex-1er vice-président, est-il le président ?
Bingo, de la commission "coopération transfrontalière et décentralisée" dont on espère qu'elle est réunie plus souvent que ne le furent les diverses commissions municipales quand Monsieur de Naguère était aux manettes. Quant à savoir à quoi sert ce machin, on en reste aux conjectures puisqu'aucune explication ne figure sur le site du conseil général.
Par ailleurs, le compte rendu de la commission permanente ne donne là non plus aucun éclaircissement sur les subventions dont divers organismes sont destinataires, ni qui les a proposées (normalement, ce devrait être les commissions). Si quelqu'un a des informations sur le sujet, qu'il n'hésite à les mettre sur le blog.
Pour l'heure, celui qui aurait redécouvert la vraie vie doit faire avec les défections à répétition de celles et ceux qu'il avait recrutés et qui donnent du respect des électeurs une image que l'on aimerait plus flatteuse.

numéro 54 page 6

 

Et si on parlait d'autre chose… Aujourd'hui, la marche à pied !

La rencontre a eu lieu un matin, de bonne heure. L'un partait, à vélo, vers Woerth quand l'autre arrivait à Wissembourg, à pied. Deux modes de transport complètement décalés par rapport au flot de voitures de toutes tailles qui convergeaient à ce moment-là aux alentours de Wissembourg. Pour le cycliste, la montée vers le col du Pigeonnier s'est faite en croisant des véhicules invariablement occupés par un-e seul-e conducteur-trice, venant tous du même endroit, Climbach en l'occurrence. Ces gens arrivent tous à la même heure, et aucun d'entre eux n'a l'idée de se regrouper pour "covoiturer" comme on dit. Là-dessus, la hausse prévisible du pétrole est arrivée, mettant à mal notre porte-monnaie et rendant hors de prix la drogue que nous mettons dans nos réservoirs [à ce propos, la baisse actuelle est une sorte de leurre envoyé aux consommateurs pour qu'ils encaissent sans trop s'en émouvoir les prochaines hausses, dévastatrices, celles-là ]. D'où l'idée de demander à celle qui décline la mobilité selon la marche à pied ce qui l'a amenée à ce mode de déplacement.

L'utile et l'agréable


Quel plaisir, quelle liberté quand on s’engage dans cette voie ! Ce ne sont que moment de calme, de beauté et de méditation. La régularité dans les mouvements favorise l’introspection. Comment se lasser d’admirer la nature, d’écouter les oiseaux, de rencontrer des animaux ? On s’imagine au paradis.
La pluie, le froid, des obstacles ? En fait, non, car il ne s'agit que d'un moment passager, considéré comme potentiellement désagréable qu'un équipement adéquat permet de remettre à sa place.
Cette heure et demie passée sur les chemins est une sorte de debriefing après une journée de travail. On arrive en pleine forme à la maison, l’esprit aéré au vrai sens du terme, énergie reconstituée.
J’ai l’occasion d’échanger quelques mots avec les gens que je rencontre, ce que ne me permettrait pas l’utilisation de la voiture. Au début, ils étaient un peu étonnés de me voir faire l’aller retour Bremmelbach-Wissembourg, en hiver, avec lampe frontale et lumière sur mon sac à dos.
Les seules fois où l’ambiance me paraissait lugubre était quand j'ai entendu, par 2 fois, japper un renard, que j’imaginais pris dans un piège, un jappement d’appel, de douleur qui m’a glacé la peau et rendue très triste.
Un jour, quelqu'un est descendu de son tracteur pour me demander, presque sur le ton du reproche, si je n’avais pas peur de marcher ainsi seule dans la forêt. J’ai crâné en disant que non et que je saurais me défendre s’il le fallait, mais cet épisode m’a laissé un goût un peu amer, et la conscience d’interpeller les autres ou d’éveiller la suspicion. Je ne sais pas comment l’exprimer. Il m’arrive de prendre mon portable pour faire semblant d’être "en contact" lorsqu’une voiture me dépasse si je suis seule dans la forêt. Je dois autant rassurer les gens autour de moi qui me préviennent du danger parce que je suis  une femme qu'éviter soigneusement de lire dans les journaux le compte rendu des faits divers... Mais voilà, mon pas est déterminé, énergique, je me sens bien dans ce que je fais, tout cela devrait avoir une influence positive sur d’éventuelles pensées négatives.

Changement de repère


En me mettant en marche, je retrouve une réelle liberté, la vraie, celle qui me rend indépendante, non pas de ma condition humaine, mais de mes choix en conscience. Mon esprit est libre de vagabonder à son gré. Il m’arrive de refaire le monde, de chanter, de réviser mon texte pour l’atelier théâtre, des idées émergent.
Je ne prends rien à la terre, je n'ajoute pas de pollution, j'ai le plaisir du lever de soleil et du ciel étoilé en hiver, la pluie devient une amie (quand je n’ai pas oublié mon coupe-vent).
Je suis contente de vivre à une époque qui m’offre tout le confort d’habits qui me permettent de jouir pleinement de la nature en bravant le froid qui n'est alors plus hostile.
Paradoxalement, alors que la marche est un mode de déplacement lent, je trouve le temps de parler avec des gens rencontrés dans les villages, ainsi une dame âgée qui chantait, assise devant la porte d’entrée ouverte, ou de caresser des animaux dans leur enclos, de saluer les poules qui traversent la rue du village, de voir les enfants grandir au fil des années, de suivre l’évolution d’une construction, de m'attarder sur les plantes dans les jardins, ou de remarquer des détails dans l’architecture d’une maison.
Je ramène ces images fugitives à côté desquelles on passe si on va trop vite : ce panier de bois régulièrement posé devant la porte d’entrée d'une dame âgée [on pense donc à elle et à son confort, qu’elle puisse se chauffer sans avoir à s’éreinter à transporter le bois], ou encore ne plus être effrayée par cet homme sans abri qui dormait sous une tente plantée à proximité de Wissembourg, ou bien remettre le scarabée sur ses pattes alors qu’il se débat vainement, couché sur le dos de sa carapace, éviter à un vers de terre de se dessécher au soleil, tant la traversée du chemin caillouteux et sablonneux est longue pour lui et faire un bouquet de coquelicots pour embellir les locaux austères du Tribunal !.

Bilan et perspectives


Je suis consciente qu’à la base, les motivations ne peuvent être qu’en rapport avec notre petite personne, pour peu à peu englober d’autres considérations plus vastes.
On est d'abord interpellé, exhorté à faire des efforts qu’on n’a pas envie de fournir de prime abord ; il est tellement facile et humain de préférer "se la couler douce".
Puis, avec une certaine habitude, on s'aperçoit qu'on vit sûrement autant dans la douceur, sinon davantage, qu’en utilisant sa voiture, en étant stressé sur la route, harassé de devoir travailler toujours plus pour se payer les moyens d’une vie dite confortable.
En plus, s’occuper de son corps, se lancer un défi même modeste, réduire le coût des transports, et remarquer que le plaisir s’installe, gratuit et sans condition, n'est pas vraiment désagréable.
On entre dans une certaine vacuité qui permet de se laisser envahir par des sensations oubliées, odeurs, bruits au loin, goût de l’effort, aller au-delà de soi. Souvent dans ces moments je ressens la grâce d’être en parfait accord avec le monde environnant et intérieur. Je n’ai plus besoin de rien, tout est donné, dans l’instant
Il y a évidemment des écueils à éviter comme :
·    vouloir imposer sa façon de voir les choses,
·    critiquer ceux qui ne font pas cet effort,
·    tomber dans le prosélytisme, tout en allant vers le partage de cette expérience tellement enrichissante à tous niveaux,
·    se laisser impressionner par les éventuelles critiques,
·    être rigide : il y a des jours où marcher n’est pas possible pour diverses raisons (fatigue, manque de temps, météo.)
·    savoir aussi décider de prendre la voiture à bon escient sans tomber dans la mauvaise conscience.

Merci à Edithe Bresch de ce partage d'expérience en toute modestie.

numéro 54 page 7


 

Une Histoire de l'autre presse
Tout a commencé il y a quelques années, quand il fallait se débattre avec des attaques en règle venant de la mairie de naguère. Cherchant appuis et soutiens, et surtout désireux de d’enrayer le mécanisme de pompe à vide enclenché localement, il a fallu aller au-devant de tous ceux qui écoutaient, incrédules, le récit des extravagances municipales. Mais, comme à quelque chose malheur est bon, cette épreuve aura permis de tisser un réseau de relations auprès de celles et ceux qui suivent de près «cette contre-presse, presse parallèle d’expression locale, presse idéaliste régionale, presse de contre-information, presse libre» selon les termes de la présentation que la médiathèque de La Riche (Indre-et-Loire).

Diversité et indépendance


Protéiforme par nature, fonctionnant en marge des grands circuits financiers et de pouvoir, rétive à toute forme d’organisation centrale (d’où l’échec relatif des tentatives de mutualisations des moyens et des informations), sa diversité qui confine à l’éparpillement est d’abord sa force. Attaquer l’une de ses publications n’empêche pas les autres de fonctionner. à l’inverse de la presse classique qui s’est vendue à ses annonceurs, l’autre presse peut tout à loisir aborder les thèmes qui sont désertés à quelques exceptions près (Le Canard enchaîné est de ce point de vue La référence des petits journaux), et ce en-dehors de toute censure. Les sujets abordés sont liés à l'actualité, offrant un point de vue différent de celui des faiseurs d'opinion que sont les grandes plumes autoproclamées des gazettes nationales. Dans un style moins coincé que celui convenu d'une presse qui a abdiqué toute velléité d'indépendance à l'égard des pouvoirs politiques ou financiers, ces publications abordent les sujets sur un mode souvent ironique dans le but d'engager avec leur lectorat un réel dialogue qui alimente l'esprit critique de la société toute entière. Localement, après l'aventure du "Klapperstei68", des initiatives sont prises pour redonner du corps à l'expression libre. Citons ainsi le blog klapp68.over-blog.com qui reprend le flambeau à côté de "La Brosse" de Véesse [veesse@wanadoo.fr], ou, dans un autre genre, Tonic Magazine qui investit plus le sensationnel.

Arrêt à la médiathèque


L a Riche est une ville de 10 000 habitants à l’ouest de Tours. Elle dispose entre autres d’une médiathèque moderne (mediatheque.ville-lariche.fr) qui contient un fonds de ces journaux que les titulaires de la carte de presse aiment bien observer, goguenards et méprisants [localement, on le constate hélas fréquemment], dit "Fonds Mureau" du nom de celui qui en a fait don, Dominique Mureau. Imprimeur tourangeau à "La Communication écrite" (1981- 1997), il a été auparavant directeur de publication du P’tit rouge de Touraine. C’est durant cette période qu’ont été rassemblés quelque 200 titres de presse alternative dans le cadre d’échanges d’abonnements.
Déposés à la médiathèque en janvier 2000, ces journaux ont été classés afin de constituer un fonds spécifique, et original, sur la presse alternative. Parmi les archives de l’imprimerie, se trouvaient des ouvrages ou articles généraux sur la presse alternative et des documents (courrier, compte-rendu de réunions, budgets...) relatifs aux journaux publiés par Dominique Mureau. Ces archives ont été classées et sont conservées à la médiathèque afin de constituer une documentation complémentaire à la collection.

Richesse patrimoniale


Si la plupart de ces journaux ne paraissent plus aujourd’hui, leur intérêt patrimonial et historique est loin d’être négligeable. Ils sont souvent le reflet d’une époque. Il faut ajouter que la plupart de ces journaux, ne suivant pas toujours les normes de publication, n’ont pas tous effectué un dépôt légal et n’ont donc pas pu être répertoriés à la Bibliothèque nationale.
Etant donné le volume (8 mètres linéaires) et la fragilité de la collection, celle-ci est à consulter sur place, dans les magasins de la médiathèque. Cela permet de la protéger la collection, mais restreint le public visé (amateurs, sociologues, historiens, étudiants). Aussi, afin de développer d’autres moyens d’accès, il est possible d'en avoir une première approche en allant sur le site de la médiathèque.
La collection reste ouverte, c’est-à-dire que la médiathèque souhaite la compléter. Depuis l’annonce du dépôt, des donateurs ont fait parvenir des revues [dont Pumpernickel, ndlr].

Cet article reprend dans ses grandes lignes la présentation qui est faite de la presse dite alternative sur le site de la médiathèque de la ville de La Riche.
Merci à Geneviève Gandy, directrice, pour sa disponibilité.

Festival
Comme à l'accoutumée, les rencontres des amis de Pumpernickel se tiendront en même temps que la quatrième édition du  festival international de musique (www.wissembourg-festival.com). Grâce à l'enthousiasme d'Hubert Wendel, les habitants de la petite ville auront le privilège d'accueillir une brochette de virtuoses de premier plan et d'envergure internationale sur le talent desquels il convient de s'incliner, pour ensuite les remercier de nous gratifier de leur présence. Pas moins de 16 concerts sont ainsi proposés à un public averti et fidèle [2 000 personnes font le déplacement chaque année]. Il suffit de se remémorer la première édition et le pari presque insensé qu'a tenté, et réussi, son initiateur pour saluer comme il convient son travail de bénédictin !

Cette édition rend hommage à un musicien, Willem Mengelberg. Selon la biographie disponible sur la plaquette, il a dirigé l'orchestre du Consertgebouw d'Amsterdam jusqu'en 1945, et s'est engagé avec passion pour Gustav Mahler. En fait, Mahler étant juif, il a cessé de l'interpréter dès qu'il en a reçu l'ordre de ses amis. Mengelberg a été chassé des Pays-Bas au lendemain de la guerre pour collaboration. Il a fini ses jours en Suisse déchu de tous ses titres, feignant de ne pas comprendre la disgrâce qui le frappait.
Honoré par la Deutsch-Niederlandische Gesellschaft qui le reçut en 1938, il a poursuivi le contact avec ses amis après qu'ils eurent envahi son pays, expliquant au Gauleiter Seyß-Inquart, responsable entre autres de l'assassinat de 100 000 juifs néerlandais, les secrets de ses interprétations, comme en témoignent les photos disponibles sur le site de l'institut néerlandais de documentation sur la guerre [
www.beeldbankwo2.nl]. Mengelberg ne pouvait tout empêcher, il sauva même quelques musiciens juifs de "son" orchestre, mais pas le frère d'Etty Hillesum qui fut assassiné dès son arrivée à Auschwitz [voir le livre de Sylvie Germain]. Il assista sans broncher à la répression qui, lors de la grève de février 1941 (événement unique par son ampleur), s'abattit sur le monde ouvrier s'insurgeant contre les rafles de juifs à Amsterdam.

Sans remettre en cause la qualité artistique des uns et des autres, mais comme il n'y a pas d'ombre sans lumière, il paraissait nécessaire de rétablir, sans polémiquer, des faits historiques incontestables.

numéro 54 page 8

Question vélo
Ça ne faisait que 12 ans que, trimestres après trimestres, Pumpernickel demandait cette mesure de bon sens qui va simplifier la vie de tous les Wissembourgeois. On a l'impression d'entrer, même avec un peu de retard, dans le XXIème siècle !

Comme Pumpernickel est content, il vous offre la photo de l'avant, quand c'était le dogmatisme dur qui imposait "ma loi". C'était quand même assez nul comme perspective, vous ne trouvez pas ?

Et maintenant, vous avez droit à l'après, quand on se rend compte qu'il est inutile de ramer à contre-courant du sens de la société qui sait bien que les villes ne sont pas faites pour s'adapter aux voitures.

ça a quand même une autre allure ! Et le tout n'aurait coûté que 2 500 euros, une misère comparé à tout ce qui a été dépensé en "études", "communication" et "prestations intellectuelles" en tous genres.

Le plus drôle, c'est de lire dans la P2R du 9 juillet que c'est l'inamovible directeur général des services qui ose présenter cette réalisation qu'il n'a eu de cesse de ne pas promouvoir ces 13 dernières années. Décidément, cet homme est impayable !

Lors de la séance qui entérina cette décision, Monsieur J.-C. Huck, représentant Altenstadt, s'était inquiété de la façon dont les cyclistes allaient occuper une chaussée qui leur était partiellement réservée. N'allaient-ils pas rouler à gauche, mettant en jeu la sécurité des autres usagers ? Qu'il soit rassuré, les cyclistes vont beaucoup mieux, et s'il veut s'en prendre à quelqu'un, il lui reste les automobilistes dont on constate qu'ils ont un peu de mal à s'adapter à la situation nouvelle. Sur la photo, la voiture ne commet que deux infractions (stationnement sur un trottoir et chevauchement d'une voie cyclable). Pas de quoi fouetter un chat, ni dresser un procès-verbal de préférence de 90 euros pour quelqu'un qui n'avait qu'une rapide course à faire.

Comme il faut faire bonne mesure, un accommodement raisonnable a été trouvé pour les squatters de l'avenue de la Paix, qui occupaient le trottoir, depuis des années : 5 places de stationnement en bonne et due forme leur ont été peintes, alors qu'il y a de la place côté monument aux Morts. Mais si la paix sociale est à ce prix, ce n'est pas trop cher.

Il ne reste plus qu'à mettre la rue des écoles à une voie avec double-sens cycliste, etc., et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes municipaux.

07/09/08 : 5èmes rencontres de Pumpernickel


L es rencontres de Pumpernickel sont devenues le rendez-vous de la rentrée.
Vous êtes par conséquent cordialement invités

le dimanche 7 septembre 2008 à partir de 14h30


pour la cinquième édition de ce qui sera un moment d'échange et de re-création collective. Cette année, nous aurons probablement le plaisir de compter parmi nous quelques membres éminents de la municipalité nouvelle, issue des urnes et d'un travail de longue haleine mené au quotidien, et tous les trimestres, ces treize dernières années. Ce sera l'occasion de rappeler que nous voulons une commune dont personne n'est exclu, respectueuse de la diversité et à l'écoute de ses habitants. L'étape la plus importante a été franchie en mars dernier et nous avons, tous, maintenant, la possibilité de poser sur l'avenir un regard constructif.

Cette année, ce sera comme d'habitude avec musiques tout au long de l'après-midi. Il devrait y en avoir pour tous les goûts, trad', bluegrass et créations par les amis fidèles.

Autour de 17h30, ceux qui le souhaiteront pourront faire quelques pas pour aller assister au concert de clôture du festival de musique organisé par Hubert Wendel dans l'église Saint-Jean voisine. Pendant ce temps, vous aurez la possibilité de vous sustenter sur place (tarte flambée à 5 euros l'unité).

Nous nous retrouverons par la suite et il est prévu, comme pour les éditions précédentes de sonner l'extinction des feux vers 22h00, histoire de ne pas causer de gêne au voisinage.

Les uns et les autres peuvent amener des petites choses à grignoter (qui seront gratuites). Les boissons seront à 50 centimes comme d'habitude.
Un pot sera également mis de côté pour dédommager partiellement les musiciens qui nous font l'honneur et le plaisir de se déplacer pour nous / vous.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu