Avertir le modérateur

21/04/2008

«Je suis venu discuter avec des gens qui sont représentatifs car ils sont élus.»

Je suis venu discuter avec des gens qui ont des choses à dire et pas avec des porteurs de banderoles, a déclaré le ministre de l'éducation nationale, Monsieur X. Darcos, à l’issue de la rencontre qu'il a eue avec les membres du CAVL à Molsheim. Ils sont les plus représentatifs des lycéens car ils sont élus.

Il faut dire que le personnage sait de quoi il parle quand il aborde la représentativité des élus, lui qui n'est pas parvenu à conserver la mairie de Périgueux, aussi difficile à garder dans le giron de la "majorité" que l'était le 7ème arrondissement de Paris, "donné" à Madame R. Dati, en gage des services qu'elle a rendus au maître des cérémonies.
Si
le ministre de l'éducation nationale, Monsieur X. Darcos, veut avoir quelque crédibilité, il peut sauver les meubles en cessant les attaques, les provocations, les insinuations, les sophismes à l'encontre de ceux qui sont, volens nolens, ses interlocuteurs. Qu'il en finisse en particulier avec une phraséologie inspirée des heures les plus réactionnaires du gaullisme renaissant, quand il n'y avait pas un discours sans que l'on s'en prît à ces meneurs, à ces syndicalistes, à ces vociférateurs, à ces porteurs de pancartes, à ces grévistes professionnels, à ces ministres de la paresse, et pour reculer un peu dans l'histoire contemporaine, à ces mensonges qu'il était bon de haïr parce qu'ils nous avaient fait tant de mal [un abonnement à vie à Pumpernickel à quiconque, sauf Régis Hulot, trouve de qui c'est).
Le comportement du ministre de l'éducation nationale est d'autant plus surprenant qu'il se voudrait l'enfant de la culture classique, grand connaisseur des textes qui fondent les grands principes de l'humanisme. Cette référence intervient alors comme un élément accablant dans l'attitude d'un homme qui parvient à cloisonner intégralement ce qu'il pense de ce qu'il a étudié, ou fait étudier. On connaît dans l'histoire de ces personnages, adeptes du grand écart, qui manifestent qu'ils considèrent les pensées et les réflexions des autres de manière désincarnée, sous l'angle d'un académisme totalement éloigné de la réalité, attitude qu'ils voudraient faire passer pour de la distance. Le concernant, et compte tenu de son parcours politique et professionnel, on peut constater qu'il a su faire faire preuve de la plus extrême des souplesses quand il devait affronter ceux qui étaient forts, et de la plus remarquable des fermetés quand il se sentait en position de force.

ça fait un an …

… Et on n'en voit pas le bout !

 
Piqué parmi les commentaires à un article de 20 minutes sur l'or changé en plomb par celui qu'il faut appeler le président de la république.

Un commentaire dans le journal allemand Die Zeit en parlant du président de la république : "une petite frappe réactionnaire à la sauce petite-bourgeoise devenue président " ! Eloquent ! Le Publico de Lisbonne "au bal des traîtres il mène la danse".... El Pais en Espagne "le président français se vautre dans l'exhibitionnisme et rabaisse la république au rang de Monaco"... pour the Guardian "Napoléon , bien sûr , mais le neveu".
Nous sommes ridiculisés dans le monde entier d'avoir élu un tel président qui pratique '' la politique de l'érection permanente '' selon le Magazine argentin Terra. Alors cela explique que les français qui ne sont quand même pas plus des "pauv' cons" que les autres le classent à la dernière place des présidents au bout d'un an, 1 point derrière le Chirac du premier mandat et 11 points derrière le Mitterrand du second mandat. Et qu'apprend-on de surcroit ? C'est que Mitterrand en 1981 et Chirac en 1995 avaient, contrairement aux idées reçues, mis en place plus de réformes que l'actuel président de la république…

Qui en effet aurait parié qu'a force de gesticuler dans tous les sens, celui qui a été l'un des mieux élus des présidents de la cinquième république parvienne en si peu de temps à tout claquer, et même, à faire perdre Périgueux à la droite. Parce que là, c'est presque une performance.

De mon point de vue, il sait, ils savent qu'ils ne vont pas aller au bout de la mandature, et que le temps presse. C'est la raison de leur précipitation à tout casser, tout dynamiter, tout déréglementer pour, dans les termes du deal qui selon moi a été signé avec le CNPF ramener la situation sociale de la France à celle qu'elle connaissait à la fin du XIXème siècle.

19/04/2008

Décroissance.

Quelques réflexions devant mon clavier... qui pourraient bien alimenter les discussions ou les interventions de tout un chacun vis-à-vis des autorités locales.

Décroissance.

Si le terme paraît relativement nouveau, il n'est pourtant pas tombé de la dernière pluie (acide). Souvenons-nous des écrits de ce qui s'appelait le Club de Rome dans les années 60 et 70, qui annonçaient la pénurie alimentaire mondiale, l'épuisement des ressources, la démographie galopante et insupportable, et préconisaient une politique qu'on pourrait appeler malthusienne, si ce terme n'était pas tellement marqué par l'idéologie anti-pauvres et le conservatisme de son auteur.

Aujourd'hui, il semble que la décroissance, sur fond de bouleversements climatiques et de mondialisation, s'apparente davantage à l'idée que l'écologie active est par définition frugale, et que cette frugalité va dans le sens opposé au comportement actuel des systèmes en place qui proposent toujours plus de consommation, et encore plus de gaspillage. Évidemment, pour masquer le fait que l'idéologie dominante n'a pas renoncé à ce « toujours plus », les conservateurs libéralistes se cachent derrière la grande idée du recyclage etdu développement qualifié de durable. Mais les discours fallacieux de ces chantres du progrès ne résistent pas à l'analyse, et chacun peut constater que les mêmes pratiques qui mettent à mal le présent comme l'avenir n'ont pas changé.


Du futur aéroport international de Nantes que gauche et droite ont bien l'intention d'imposer contre toute logique à la destruction des terres arables pour les transformer en banlieues états-uniennes, des multiples obstacles à la construction de logements à la fois bon marché, confortables et économes en énergie aux projets de motorisation générale des populations des pays qu'on appelle émergents, de la transformation des forêts primaires en usines à hamburgers à la destruction des stocks de poisson de l'antarctique au pôle nord, tout est mis en oeuvre pour battre en brèche l'idée que le développement des individus ou de la société passe par autre chose que l'augmentation du PIB.


Parler de décroissance, ce n'est pas retourner à la chandelle en refusant la multiplication des chaudières nucléaires, c'est exiger que les produits dont le progrès technique nous permet de disposer soient conçus, fabriqués, distribués et utilisés dans la longue durée, qu'ils soient autre chose que des produits jetables – comme sont jetables les ouvriers qui les fabriquent. Un exemple : le lecteur de DVD acheté il y a un an et demi et qui est tombé en panne m'a été rendu par le réparateur. Il n'y a pas de pièces de rechange, ou la trouver et la monter coûterait plus cher qu'un appareil neuf. Mais ma vieille chaine hi-fi achetée il y a plus de vingt ans fonctionne encore... et à cette époque il n'était pas encore question de « développement durable ». Cherchez l'erreur.

Régis Hulot.

 

Et voici le commentaire de Knirps visible sur le blog de pumpernickel ( www.pumpernickel.fr )

il suffit d'écouter tout ce qui se dit en ce moment sur la crise financière (qui devait être terminée il y a 6 mois, selon les pronostics du larbin du patronat qui officie sur la chaîne publique tous les matins, on parle de "monsieur le professeur" j.-m. sylvestre) pour être persuadé que de coups de bourse en coups de bourse, le système se trouve à bout de course. vous avez entendu "l'austère qui s'marre" nous dire hier soir que trois mille milliards (3 000 000 000 000 $ !) s'étaient "évaporés" ces derniers mois (en fait "on" les a pris dans les poches des épargnants qui sont maintenant jetés à la rue par les usuriers).

rappelons-nous simplement ce printemps 1974, quand rené dumond était candidat à la présidence de la république : il tirait la poignée du système de freinage (tout abus sera sanctionné, comme on lit dans les trains) mais personne ne l'écoutait. on entendait ricaner tous ces victor krankenstein qui assistent actuellement à la faillite d'une construction qui leur échappe complètement, et qui tentent maladroitement de rassurer le bon peuple (qu'ils méprisent) en minimisant les conséquences de leur impéritie.

rappelons-nous encore, plus proche de wissembourg, le rictus méprisant déguisé en sourire figé de ceux qui "considéraient" avec toute la condescendance qui sied aux suffisants ceux qui s'alarmaient du changement climatique ou du dépérissement forestier il y a 25 ans. et voyons ce qu'ils ont fait, proposé ou mis en route : rien, ou que du marginal.

dans ce contexte, il apparaît que seule une reprise en main collective, à petite échelle, par les individus, autour de projets locaux, économes en énergie, en matières premeières et en espace, est en mesure d'apporter la seule réponse valable au délire de ceux qui ne voient que dans la poursuite d'un processus générateur de crise une manière de résoudre la crise que ce processus a créé. des données comme l'argent (pour une fois, on en parlait intelligemment ce matin sur france inter), la richesse, la pauvreté, le bonheur, la créativité ne peuvent plus se résumer à quelques pourcentages de croissance, même si "on" veut aller les chercher "avec les dents", comme le dit si poétiquement celui qui est le président de notre république, mais plutôt dans une remise à plat de ce qui fonde les rapports humains, l'échange des connaissances, l'écoute de l'autre. là-dedans, rien de mercantile, pas de profit financier, mais un regard posé par l'être humain sur ses semblables, au-delà de toute course à ce toujours plus n'importe quoi.

vous pouvez faire comme moi, c'est-à-dire acheter tous les deux mois chez votre vendeur de journaux préféré "la décroissance", journal des casseurs de pub, qui aide à faire le point sur les balivernes des adorateurs du cac 40 et promeut celles et ceux d'entre nous qui font le choix de la vie.

 

10/04/2008

avis

Le blog est actuellement en vancance, comme le rédacteur en chef de Pumpernickel qui a pris le large pour une petite semaine encore. Les clefs de la maison ont été confiées à un ami qui fait très bien les choses, alimentant quasi-quotidiennement le blog jumeau que vous pouvez retrouver en cliquant sur lelien ci-dessous. Merci de votre compréhension, et à bientôt pour la suite des actualités wissembourgeoises qui réservent plus de (bonnes) surprises en 5 semaines qu'elles n'en ont offert en 19 ans.

www.pumpernickel.fr

03/04/2008

conseil municipal de ce jeudi 3 avril 2008

Ambiance feutrée, presque confidentielle, une dizaine de personnes sur les bancs du public, une table pour que l'un des fils du maire puisse dessiner pendant la réunion, et que le reporter de Pumpernickel [arrivé alors que les débats avaient commencé sur le point 1, adopté à l'unanimité] soit un peu plus à l'aise, deux absents (un de l'opposition, un de la majorité), et un ensemble qui ressemblait à ce que l'on connaît déjà.


Tous les mêmes ? À voir, car ce soir au conseil municipal, quelques décisions, même marginales, montrent que ce n'est plus l'esprit de bétonnage qui est aux manettes. Et ne prennez pas ça comme une allégeance, car il y a lieu de rester inflexible sur les indemnités et sur toute décision qui autorise le maire à se comporter comme un autocrate. Mais la composition très ouverte des commissions par exemple, une certaine souplesse dans l'animation des débats (quand il y en a), le mutisme de l'opposition qui semble encore sous le choc (tous les mecs avaient mis une cravate ce soir, alors que du côté de la majorité, c'était plus détendu), des points abordés lors de conversations à bâtons rompus avec des membres de la municipalité qui ont été repris comme le compte-rendu des conseils municipaux dont la forme sera remaniée, un point divers qui permet à tout un chacun de s'exprimer sur un sujet sans que cela soit encadré par une inscription à l'ordre du jour, des engagements sur les commissions qui sont ouvertes aux citoyens (on pense à la demande, légitime, d'amélioration de la circulation des handicapés, par exemple ou à celle des cyclistes boucs émissaires du maire d’alors qui vont peut-être être enfin écoutés et suivis dans leurs revendications plus que légitimes), du nouveau pour le musée (une réunion publique se tiendra la semaine suivant le pentecôte a assuré l’adjoint qui s’en charge),  d'autre projets qui avancent mais plus discrètement, un groupe de travail PLU qui se remet au travail, l'abandon de la soirée Ballermann pour la pentecôte au profit d'un concert pop, l’entrée gratuite en ville pour tout le monde (on pourra acheter des programmes à 1 euro pour compenser) le jour de la Pentecôte, un petit mot (trop discret, proche du service minimum) pour Ingrid Betancourt dont j'aimerais qu'elle soit enfin faite citoyenne d'honneur de Wissembourg, il y a là des indices qui permettent de ne pas tout mettre de côté d'un air dédaigneux. C’est comme la réactivité face à l’annonce de la suppression d’une classe à l’école Wentzel (ce qui, soit dit en passant, renforce la crédibilité des arguments de "ensemble autrement" durant la campagne électorale, et explique la discrétion d’une opposition incroyablement silencieuse qui vote, en renforçant l’unanimité, les délégations et les candidatures aux diverses commissions, j’avoue avoir été un peu surpris et impressionné par le déroulement, selon un rite non écrit, de ce détricotage d’un pouvoir municipal qui devait durer … longtemps !)

C’est vrai aussi, que l'ancienne majorité est épargnée. On n'a pas la cruauté de lui rappeler ce qu'ont coûté et vont coûter ces "projets" délirants qui ont plombé les comptes de la commune, façon sans doute de la cantonner dans un rôle de figuration qui était celui des conseillers municipaux qui la composaient durant les anciennes mandatures. Cela dit, l'équipe nouvelle s'exprime peu et laisse, selon un rituel que l'on connaît trop (monologue du maire, épaulé par sa première-adjointe pour se reposer la voix, entrecoupé de furtives demandes de renseignements à l'inamovible secrétaire de mairie, sorte de monsieur "je sais tout car je les sers tous", homme toutes mains, premier serviteur) le public un peu au fait un peu sur sa faim de renouveau. Par exemple, il n'a pas été demandé au maire d'encore comment il choisissait ses féaux de la "commission facultative". Pas de commentaire (c'est comme sur le blog de Pumpernickel depuis que le petit dictateur, Antoine Michon, qui se prend pour qui celui-là, a décidé de couper la chique aux courageux anonymes qui nous brouillaient l'écoute en secouant les nouilles ! D’ailleurs, le spécialiste en rumeurs adepte des "commentaires" était peut-être là, et c’est là son point faible, car il parvient à décrédibiliser ceux qui s’expriment comme lui, avec les mêmes mots, les mêmes réflexes, la même "rhétorique"), pas d'avis, pas de discussion, pas de débat, pas d'échange, rien que du lisse en fait assez peu conforme à la réalité de la vie quotidienne. Par exemple, on n'évoque même pas la situation des ouvriers licenciés de Wimétal lorsqu'il est fait allusion à la convention entre la commune et cette entreprise pour la mise à disposition de locaux pour la cellule de reclassement. Là, on se dit qu'il manque quelque chose. Mais peut-être qu'en lisant tout ça, ça leur donnera des idées.

Bien sûr, il y a le ton volontiers doctoral et un peu décalé du maire d'alors qui tient à préciser tel ou tel point, ou cette demande du maire d'encore qui veut aller au conseil d'administration du relais culturel, … et prend la place d'un conseiller majoritaire ! Je peux me tromper, mais je ne me rappelle pas avoir vécu une telle situation sous les précédentes majorités. Il faut dire que le nombre impressionne, tout comme la disposition des élus : la "droite", 6 + 4, est à gauche (du maire, entouré de ses 8 adjoints) et la "gauche" (19) est à droite. C’est comme les pages 2 & 3 du numéro 52 de Pumpernickel ! L'ont-ils fait exprès ?

Bilan ? Il est évidemment trop tôt pour le faire. Après tout, ça ne fait pas encore un mois que le changement est à l’œuvre à Wissembourg. Attendons les premières réunions des commissions nouvelles (à propos, en 7 ans, la commission "culture", présidée par une adjointe qui repartait pour un nouveau tour cette fois-ci, ne s’est pas réunie une seule fois ! Alors le "changement" a un boulevard devant lui, puisqu’il lui suffira de réunir la commission une fois pour multiplier par l’infini !), les interventions dans la presse de révérence (qui a tenu à saluer Pumpernickel ce soir, signe que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, et qui s’en plaindrait ?), et surtout ces modifications qui vont intervenir dans notre quotidien, et que nous attendons tous impatiemment, pour nous rappeler que nous n’avons plus à supporter l’arrogance et la provocation. Et ça, ça va nous changer !

01/04/2008

éthique, transparence, engagement, disponibilité, service, et toutes ces sortes de choses.

Comme on comence à entrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire la gestion municipale quotidienne, il est temps de rafraîchir les mémoires. En particulier en rappelant les grands principes qui sont à l'origine du congé qui a été signifié à l'équipage précédent qui a fini par lasser tout un chacun, et toute une chacune, à Wissembourg.Ça coûterait quoi de s'engager solennellement sur des principes qui sont le plus souvent ceux qui gouvernent notre vie personnelle ? Et comme on est dans le domaine public, dans celui où l'on dépense l'argent public, quand il s'agit du service public, tout le serait gagnant, et tout deviendrait si simple !

Alors, on vous ressert les deux chartes, celle de François Simon, et celle de Christophe Grébert. Et pourquoi ne pas interpeller directement vos élus pour leur demander de se situer, autrement qu'en adeptes de la langue de bois, par rapport à ces deux documents ?

––––––––––––––––––––––––––

« Pour une nouvelle gouvernance », une charte pour les élus, proposée par François Simon.

Partage du pouvoir et transparence des élus.

Avec les minorités du Conseil Municipal. Le Bureau Municipal (le groupe restreint qui en réalité définit dans la discrétion les orientations majeures de la politique municipale) sera constitué d’un représentant au moins des groupes minoritaires. Il n’est plus acceptable que près de la moitié (parfois plus de la moitié) de la population soit évincée de l’essentiel des orientations municipales par l’exclusion de ses élus du centre de décision principal.

Avec la population. Lorsque mille habitants majeurs de Wissembourg auront apporté leur signature à un texte ou à un projet, celui-ci sera soumis au conseil municipal au plus tard dans les deux mois.

Désintéressement des Conseillers Municipaux.

Tout conseiller municipal s’interdit pour lui et sa famille de faire des affaires avec la ville, même en respectant les procédures officielles. Il s’interdit parallèlement tout népotisme, direct ou indirect.

Engagement des Conseillers Municipaux.

Chaque conseiller municipal, y compris ceux qui ne sont pas issus du groupe majoritaire, en fonction de son intérêt et des nécessités, se verra officiellement confier une responsabilité en contact de la population. Ce peut être une tâche durable (par exemple, référent d’un quartier) ou une succession de missions ponctuelles (analyse d’un problème particulier). Il n’est plus concevable que certains conseillers municipaux puissent se contenter de faire acte de présence une fois par mois.

Les séances du Conseil Municipal : au centre de la vie politique locale.

A l’issue de chaque conseil municipal, après les points divers, un tiers des conseillers fait publiquement le point sur l’avancement de son travail. Ainsi tous les trois mois chacun est amené à s’exprimer sur sa contribution à la collectivité. Gageons que les citoyens auront enfin des raisons d’assister au déroulement des Conseils.

Exemplarité environnementale.

Chaque année, le Conseil Municipal procédera à l’établissement et à la publication de son bilan carbone. Ce sera le cumul du bilan carbone de chaque Conseiller Municipal et de sa famille.

L’ensemble de la population sera ainsi en mesure de suivre les progrès de ses élus dans leur volonté de réduire leur empreinte écologique par la diminution des gaz à effet de serre produits. Il est espéré que la moitié des CM rende nul leur bilan carbone personnel par des mesures compensatoires.

Formation collective des élus.

Une fois l’an, l’ensemble du Conseil Municipal se retrouvera hors de Sélestat, un week-end durant, pour participer à une session de formation (type Team building) destinée à améliorer la qualité du travail en équipe et l’efficacité du Conseil Municipal.

––––––––––––––––––––––––––

Charte Éthique des Conseillers « Puteaux Ensemble »

Nous avons été élus conseillers municipaux de Puteaux sur une liste d’ouverture et de rassemblement. Venus d’horizons politiques différents, nous partageons des valeurs communes : l’ouverture aux autres, le respect de la dignité humaine, la solidarité, le désir de transparence et la démocratie. Le projet local que nous soumettrons aux électeurs est conçu de manière participative. Conscients des enjeux et de la responsabilité qui nous attendent, désireux de changer la façon dont on fait de la politique à Puteaux, avec une vraie volonté de partage et d’évaluation de nos décisions, chacun d’entre nous s’engage solennellement en signant cette « Charte éthique ».

ENGAGEMENT DE PRESENCE

Conseiller municipal, je choisis de donner de mon temps au bon fonctionnement de ma commune. Je me forme à la fonction. Je prends part activement aux réunions du Conseil municipal, des conseils de quartier et des organisations dans lesquelles je représente la ville. Je m’implique dans la vie locale. Je reçois et vais au devant de mes concitoyens à chaque occasion.

ENGAGEMENT D’ECOUTE

Conseiller municipal, je suis à l’écoute de tous les citoyens dans leur diversité. Je favorise la consultation et la concertation à chaque étape du processus municipal de décision. Cet engagement d’écoute vaut autant en direction des citoyens que des employés municipaux, des représentants associatifs, des entreprises locales et tous acteurs présents dans la ville.

ENGAGEMENT DE TRANSPARENCE

Conseiller municipal, je m’engage à rendre compte de mon travail mené aussi bien collectivement qu’individuellement dans mes délégations. J’en organise l’évaluation permanente selon des modalités arrêtées de concert avec les autres membres du conseil municipal, après débat et vote. Je présente à mes concitoyens des informations utiles, complètes et énoncées dans un langage compréhensible par chacun.

ENGAGEMENT DE RESPECT

Conseiller municipal, en tant que représentant de la ville et de ses habitants, je défends la dignité de l’être humain et lutte contre toutes les formes de discrimination. Je fais preuve de probité et défends l’équité dans l’accès à tous les services de la ville, en rejetant catégoriquement toute forme de clientélisme.

Spéculation et crises : ça suffit !

Une pétition est lancée dans un ensemble de médias européens appelant à une réaction politique contre la finance libéralisée dont nous ne pouvons constater que les dégâts. Cette pétition réclame l'abrogation de l'article 56 du traité européen qui interdit toute restriction à la liberté de mouvements des capitaux. L'abrogation de cet article est le préalable à toute reconstruction des structures de la finance.

Cette pétition est lancée à l'initiative d'un collectif d'économistes européens. Elle est relayée par : L'Humanité, Le Monde Diplomatique, Politis, Là bas si j'y suis, Flamman (Suède), Trybuna Robotnicza (Pologne), Publico (Espagne), Il Manifesto (Italie), Die Tageszeitung (Allemagne).Cette pétition se trouve sur le site web : HTTP://www.stop-finance.org. Il faut maintenant la faire connaître -et signer - du plus grand nombre de citoyens européens possible.


Spéculation et crises : ça suffit !

La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises :

  • 1987, krach boursier,
  • 1990, crise immobilière aux Etats- Unis, en Europe et au Japon,
  • 1994, krach obligataire américain,
  • 1997 et 1998, crise financière internationale,
  • 2000-2002, krach internet,
  • 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’"innovation " financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer ni les dangers qu’elle fait courir à tous. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la "transparence" et à la "moralisation" pourraient-ils y changer quoi que ce soit – et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du "jeu", c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont crue bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également que soit restreinte la "liberté d’établissement" (art. 48) qui laisse opportunément au capital la possibilité de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par "liberté" il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

Invitation, 6 avril 2008

dimanche 6 avril 2008
marathon en marchant,
rythme normal soutenu,
départ 8 h parking du Tribunal de WISSEMBOURG,
avec le Club vosgien de Wissembourg
ambiance sympa - pique-nique tiré du sac.

Compte-rendu préalable du conseil municipal de jeudi 3 avril 2008

En premier lieu, remarquons que la note de synthèse est prête depuis au moins vendredi après-midi, et que ceux des anciens conseillers municipaux à l’époque dans l’opposition au "maire d’alors" et qui avaient plus ou moins pris l’habitude d’en mettre un exemplaire dans la boîte à lettres de Pumpernickel ont "un peu" tardé à en envoyer une copie, que je n’ai eue que lundi lors de l’entrevue avec le maire. Mettons cela sur le compte de la mise en jambe [après tout, ils ne sont élus que depuis moins de quatre semaines], et souhaitons que d’autres habitudes se prennent le plus rapidement possible.

Deuxième remarque sur la forme : une note de synthèse "ensemble autrement" ressemble comme une jumelle à une note de synthèse "maire d’alors", ce qui est somme toute assez normal puisque ce sont les mêmes administratifs qui les rédigent. Cela doit s’appeler la continuité de l’état.

Pour le reste, n’ayant pas assisté à la séance du 14 mars 2008, je ne connais pas encore les pratiques publiques en vigueur au sein de la nouvelle majorité. Sera-t-elle comme la précédente un assemblage de "hocheur du bonnet", ou nous donnera-t-elle une idée des débats qui ne doivent manquer au sein d’un groupe "pluriel et soudé" comme le qualifie Monsieur C. Gliech. Après tout, les citoyens, le Peuple, a droit à l’exposé des points de vue, sans que cela soit interprété comme des divergences majeures propres à mettre en péril la cohésion de l’exécutif.

Mais pour en savoir plus, rendez-vous à 17h30 ou 18h00 pour en avoir le cœur net. Et plus nous serons nombreux, mieux ce sera. Et cette fois, on peut imaginer que le bras bleu marine chargé du "maintien de l’ordre municipal" ne sera pas là, ce qui serait le mieux pour chacun d’entre nous.

Point numéro 0 : adoption du procès-verbal du précédent conseil municipal.

Rien ne change, comme au temps du "maire d’alors", car ce point ne figure toujours pas à l’ordre du jour. Mais on l’ajoutera sans doute, à la suite de la lecture de ce blog.

Par ailleurs, pourra-t-on aussi espérer que Wissembourg se donne la peine d’éditer de vrais comptes-rendus de conseil municipal, que l’on aimerait en ligne sur le site de la municipalité.

De même, le secrétariat de séance ne devrait-il pas tourner, et pourquoi pas être confié à des citoyens volontaires, tout comme ces questions qui devraient pouvoir être posées au conseil municipal par le public lors d'interruptions de séance.

Adopté !

Point numéro 1 : suppression du tribunal d’instance.

Là, c’est du nouveau, et carrément en "rupture" avec le temps du "maire d’alors". Il s’agit d’engager la commune dans un recours [décidément, c’est une manie, quand ce n’est pas l’un, c’est l’autre !] contre la suppression du tribunal d’instance. On n’en attendait pas moins de la part de ceux qui se sont fait élire sur l’attentisme du "maire d’alors" dans le détricotage des services publics organisé par les amis politiques des perdants des dernières élections municipales. Ce point nous permet de faire la connaissance du nouveau conseil de la ville, Maître Rosensthiel, à qui nous souhaitons la bienvenue. Adopté probablement à l’unanimité !

Point numéro 2 : délégués de la commune dans les structures intercommunales.

Elles sont au nombre de 7 : [SIVOM (2+1), production d’eau potable (2), communauté des communes (10+10), groupement d’eau transfrontalier (3), SIVU foresttier (2+1), eau et assainissement (3), parce des Vosges du nord (1)].

Il n’est pas inintéressant de rappeler ces structures qui mobilisent les élus dans une multitude de réunions auxquelles nous devons exiger qu’ils assistent avec assiduité.

La désignation de ces délégués sera un bon indicateur de la volonté de travailler  "ensemble autrement". Allons-nous reconduire les pratiques du temps du "maire d’alors" qui bétonnait tout, et distribuait les délégations selon des règles particulières ou assisterons-nous au bouleversement pour lequel se sont prononcés 50,69% des électeurs wissembourgeois il y a un peu moins de quatre semaines ? Autant dire que tout le monde a compris de quel côté penchent les préférences de Pumpernickel.

Point numéro 3 : représentants de la commune.

On est à peu près dans le même contexte avec celles et ceux qui représenteront la commune aux CA du CCAS (6), du Relais (6), de l’Hôpital (4), du collège (2+2), du lycée (2+2), SEMICAL (1),au conseil d’établissement de la maison de retraite (1), à l’UAW (6) et à l’office de tourisme (6).

La dernière délibération concernera le "conseil consultatif d’Altenstadt" dont vous avez pu lire dans le numéro 52 de Pumpernickel qu'il s'agit d’une "sorte d'assemblée d'en-bas, sur le modèle de ces chambres que les régimes autocratiques constituent à leur dévotion, à la seule condition qu'elles s'abstiennent de toute velléité d'indépendance d'esprit." Le "maire d’encore" [désigne le maire-délégué de la commune croupion] "puise dans le vivier de ce qu'il est convenu d'appeler "les forces vives" de ce qui reste du village, récompensant l'un, gratifiant l'autre, sanctionnant le troisième." "L'une des activités centrales de cette création est d'aller en voyage ici ou là une fois par an, puis de poser sur les photos dont le journal municipal de Wissembourg est parsemé sans que l'on perçoive bien l'utilité de tout ce déballage. En 1989, une autre liste voulait faire élire cette commission consultative pour lui donner une légitimité démocratique. Cette proposition a bien entendu été brocardée par notre homme qui y voyait une remise en cause de son (petit) pouvoir."

La désignation de ces délégués sera un bon indicateur de la volonté de travailler  "ensemble autrement". Allons-nous reconduire les pratiques du temps du "maire d’alors" qui bétonnait tout, et distribuait les délégations selon des règles particulières ou assisterons-nous au bouleversement pour lequel se sont prononcés 50,69% des électeurs wissembourgeois il y a un peu moins de quatre semaines ? Autant dire que tout le monde a compris de quel côté penchent les préférences de Pumpernickel.

Ce point verra aussi la désignation, ou l’élection des membres des commissions obligatoires [technique paritaire (5+5) et appel d’offres (5+5)] où la proportionnelle est de règle et des commissions communales [administration & finance (6), culture & écoles (7), urbanisme & travaux (6), patrimoine logement et animation (6), écologie & déplacement urbain (7), affaires sociales (6), projet de ville et transfrontaliarité (8), sport & jeunesse (7), et cadre de vie (7).

La note précise que ces 9 commissions sont susceptibles d’accueillir des membres extérieurs au conseil municipal, "dans la limite des places disponibles" ( ! ?).

En outre, un groupe de travail POS-PLU est créé. Il faut dire que le temps presse, puisque nous savons depuis quelques jours en ayant lu la "presse" du "président de la communauté de communes d’alors" que le travail est en sommeil depuis … décembre 2005 ! On croit rêver !

Point numéro 4 : délégations du maire.

On connaît la musque, puisque c’est un "copié-collé" de ce qui existait jusque-là. On s’attardera tout de même sur ces marchés d’un montant inférieur à 206 000 euros qui peuvent être signés et qui ne font l’objet que d’une information a posteriori. Critiquée avant le tournant du 9 mars, cette procédure, pour légale qu’elle soit, n’en demeure pas moins choquante et reste faussement simplificatrice, en ce qu’elle prive l’assemblée élue du pouvoir d’ordonnancement des dépenses et de leur contrôle permanent. On continuera dons à en critiquer l’usage qui en est fait, fût-ce par des amis. Et ce n’est pas la formule de langue de bois rituelle selon laquelle "il sera rendu compte régulièrement des décisions prises dans le cadre de la délégation attribuée" qui changera quoi que ce soit. On verra tout à l’heure, au point 13 qu’il ne s’agit pas de rien puisque le "maire d’alors" a signé pour près de 75 000 euros entre le 25 janvier 2008 et le 27 février 2008. Mais vous en aurez le détail.

Point numéro 5 : avenant au marché d’exploitation des installations thermiques.

Je n’ai rien compris à ce point, et j’attends les explications publiques dont j’espère, comme chacun d’entre nous la plus grande clarté. Il semblerait qu’il s’agisse de supprimer le marché d’entretien de la chaudière de la maison de l’enfance (parce qu’elle est confiée à la communauté des communes ?) ainsi que celui des toilettes publiques (là, on s’inquiète !). Adopté ! Forcément adopté

Point numéro 6 : avenant à la convention de désignation de maîtrise d’ouvrage pour l’aménagement de l’ex-allée des ex-peupliers.

C’est un jeu d’écriture pour récupérer la TVA. Compte tenu de la réussite de cet ultime avatar de la gestion du "maire d’alors", sommes-nous fondés à espérer que les débats s’animent un peu et que l’on nous dise ce que l’on veut faire de ce machin en cours d’achèvement de finition. Et accessoirement s’il est prévu de demander des comptes au "maire d’alors" sur cette "gestion" décidément très particulière des deniers publics. Adopté ! Forcément adopté !

Point numéro 7 : entretien des espaces verts.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 8 : indemnisation de l’archiviste municipal.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 9 : indemnisation du maire, du maire-délégué d’Altenstadt et des adjoints.

C’est le point névralgique, et en l’occurrence, le mauvais point. Parce que l’on aurait pu imaginer que "autrement et ensemble" c’était vraiment autrement. Or, là, c’est pareil, et donc pire. Voici ce que l’on pouvait lire dans Pumpernickel de juin 2001 :

"Conséquence inattendue des élections municipales, le nombre des adjoints au maire, rebaptisés "maires adjoints" a été inexplicablement revu à la hausse. Cette remarque est générale, au moins au nord de Haguenau… Un peu comme si, compte tenu de l'immensité de la tâche, ce qui se faisait (à peu près) bien par un petit nombre d'élus ne pouvait plus l'être que par le plus grand nombre. Après avoir été le pays des présidents, la France serait-elle en train de devenir celui des adjoints ?

Wissembourg n'échappe pas à la règle. Elle est aussi frappée par ce syndrome dit de "l'armée mexicaine". Depuis le mois de mars dernier, c'est l'inflation, à tel point que l'on se demande à quoi vont bien s'occuper tous ces gens. Mais il fallait bien remercier pour les services rendus, les voix apportées, le silence complice, le branle du chef de rigueur, etc. Parenthèse : il est  amusant d'observer la promotion des uns et l'éviction des autres pour se persuader que la vie au sein de "l'équipe efficace et dynamique" n'est pas un long fleuve tranquille.

A ce jour, tous ces adjoints ont des affectations souvent "honorifiques", et devront se contenter d'émarger au budget, à raison de près de 610 euros (env. 4 000 francs) par mois [soit une augmentation du poste "indemnités" de 60% !]. Espérons qu'à ce prix-là ils seront touchés par la grâce de l'imagination et qu'ils vont nous concocter quelque projet mirifique en mesure de nous épater…

Autre question en suspens, celle qui vient à l'esprit de ceux qui ont entendu dire qu'il fallait s'autoriser le maximum prévu par la loi parce que les nouveaux élus ne seraient pas en mesure de s'acquitter de leur tâche du fait de leurs charges professionnelles personnelles. Si l'on comprend bien, ces gens sont si occupés par ailleurs qu'il ne leur reste plus de temps pour assumer la charge pour laquelle ils ont été élus. Et pour cela, il serait urgent de réduire leur charge de travail, sans pour autant toucher à leur "rémunération". Ce doit être la conception locale de la diminution du (temps de) travail sans diminution de traitement…

Autre point, celui de la représentation de l'opposition qui pourrait logiquement, en vertu de la proportionnelle, prétendre à intégrer la "municipalité". Mais cela lui a été refusé, de même qu'elle aura toutes les peines du monde à disposer du minimum de moyens (bureau, téléphone, photocopieur) qui lui permettrait de compenser sa faiblesse numérique.

A ce petit jeu un peu dérisoire, il convient d'ajouter l'administration parallèle mise en place dans le cadre dit intercommunal. "Monsieur le président J. R." [au fait, est-il toujours bénévole ?] y dispose, en plus de secrétaire(s) et de chargé(s) de mission(s), d'une cohorte de vice-présidents et d'assesseurs aux affectations mystérieuses. Ces personnages passent l'essentiel de leur temps à défendre le bout de gras de leur commune (cf dernier document touristique) lors de séances de travail dont la publicité reste confidentielle, à l'abri d'un suffrage universel très indirect. Tout cet empilement de "compétences" et d'indemnités n'est à l'évidence pas synonyme d'efficacité, mais permet d'alimenter toutes les ambitions, surtout les plus futiles.

C'était notre rubrique "Ils ne font rien qu'à se dévouer corps et âme au service de l'intérêt général".

Puisque c’est comme ça, Pumpernickel a eu l’idée suivante : indemniser tous les conseillers municipaux à hauteur de 120 euros, ce qui n’est pas tout, mais qui n’est pas rien non plus, et revoir à la baisse les indemnités du maire (2 400 euros/mois) et des adjoints (800 euros/mois) pour rester dans le même volume de dépense globale, soit 143 750 euros par an. Il resterait à régler le cas du "maire d’encore" qui est indemnisé comme s’il gérait une commune de plus de 1 000 habitants, alors que tout le monde sait que sa charge de travail n’a rien à voir avec celle du maire de Schleithal, par exemple. Bref, il devrait demander à ne percevoir, au plus, qu’une indemnité d’adjoint.

Par ailleurs, et compte tenu de sa représentation importante, l’opposition, quels que soient les griefs [et ils sont monumentaux] que l’on ait à faire sur ses bien tristes manières lorsqu’elle était aux manettes, ne doit pas être réduite au rôle de figuration qu’elle réservait à ceux qui sont maintenant majoritaires. C’est ça "autrement et ensemble". Un siège d'adjoint associé pris sur le contingent des 8 aurait une bonne façon de tourner définitivement la page des trop longues années que nous avons connues.

Point numéro 10 : création d’un poste d’adjoint technique.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 11 : indemnité de conseil au trésorier.

C’est toujours marrant de voir un fonctionnaire indemnisé parce qu’il fait son travail. Mais bon, c’est comme ça.
Pas plus de commentaire. Adopté !

Point numéro 12 : subvention au FCW.

Il en a bien besoin, en particulier pour motiver entraîneur, président, joueurs et commanditaires. D’autant qu’il s’agit là des jeunes qu’il faut soutenir.
Adopté !

Point numéro 13 : décisions prises en vertu des délégations (voir point 4).

C’est l’héritage du "maire d’alors" qui en a signé pour 75 000 euros auprès de Berest [une vieille connaissance, 36 885 euros, pour des prestations entre autres intellectuelles ( !)], ou IMOTIS conseil pour, on cite, "une mission d’assistance à l’optimisation des dépenses téléphoniques fixes et mobiles" pour un montant de 2 500 euros, hors taxe, ou encore 3 980 euros pour "un marché de prestations intellectuelles pour la réalisation d’une notice d’incidences de défrichement ZAE est" ! Qui prétendra encore qu’il est difficile d’exploiter toutes les finesses, les subtilités et les nuances de la langue française ?

Point 13 où l’on apprend encore que WIMETAL paie 7 847 euros de location (période du 01/01/07 au 30/06/08) pour les locaux qu’elle occupe pour la cellule de reclassement ou que le loyer de l’ANPE s’élève à 450 euros pour des bureaux dans l’immeuble de l’ancien lycée Stanislas.

Pas de "Adopté !" puisqu’il s’agit juste d’une information, et c’est bien ça le problème. Mais peut-on compter sur l’opposition / les oppositions pour demander comptes et éclaircissements ?

Point numéro 14 : divers

Je n’en sais pas plus que ça, on verra jeudi soir.


Et malgré tout, et pour ne pas oublier d’où nous venons, ce qu’ont dû subir les quatre malheureux conseillers municipaux d’opposition durant la précédente mandature, je ne résiste pas à l’envie de reproduire ce qui ponctuait mon dernier compte rendu préalable :

Courage au public qui assistera à cet adieu de l’équipe "Bertrand", courage aux conseillers de l’opposition qui devront encore subir réflexions et allusions, il n’y en plus pour longtemps.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu