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27/03/2008

Les copains de puteaux

Le conseil municipal de Puteaux est à nouveau convoqué ce soir. Les élus seront notamment appelés à fixer le montant des indemnités du maire.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui perçoit pourtant déjà d'importantes indemnités de députée, demande à recevoir le maximum permis par la loi.
En revanche, la maire prévoit de limiter les indemnités de ses 11 adjoints et n'en accorde aucune aux simples conseillers.
Le code général des collectivités territoriales, dans son article L. 2123-24-1, autorise pourtant le versement d'indemnités de fonction pour les simples conseillers municipaux dans les communes de moins de 100.000 habitants (Dans les communes de 100.000 habitants et plus, cette indemnité est obligatoire).
Les élus, même sans délégation, doivent en effet faire face à des dépenses, s'ils accomplissent réellement leur mission : déplacements, communications téléphoniques, courriers, etc...
Une municipalité, dans une démocratie moderne, se doit de prendre en compte cela. Dans la circonstance, il s'agit d'une simple question de volonté de la part du maire.
Nous verrons ce soir ce qu'il en est pour Puteaux.

Les conseillers municipaux de Puteaux, ville la plus riche de France, seront-ils contraints par la maire à être des "bénévoles de la République" durant 6 ans, alors que par ailleurs la commune dépense sans compter en frais de bouche et que la maire elle-même s'accorde toutes les majorations de revenu possibles ? Voilà un premier exemple concret de ce que sera l'esprit de cette nouvelle mandature.
Christophe Grébert

En s'interrogeant sur les indemnités, Christophe Grébert pose la bonne question qui peut tout changer au sein d'un conseil municipal. Peut-on accepter qu'un groupe surminoritaire du fait d'un système de désignation qui n'existe qu'en France et dans les pays autoritaires soit privé de tout moyen de fonctinnement parce que réduit au bénévolat, quand les autres se partagent des indemnités qu'ils se votent. On peut facilement envisager au contraire que si le maire et la première adjointe peuvent bénéficier d'un surplus du fait du surcroît de travail et de présence que cela demande, pourquoi ne pas redistribuer ce que touchent les adjoints entre eux et les conseillers municipaux, tous les conseillers municipaux. Il suffirait de conditionner ces indemnités à la présence tant aux séances qu'au travail dans les commissions. On aurait alors une autre ambiance autour de la table commune, chacun voyant son travail reconnu et ne devant plus s'en remettre à la bonne volonté des copains pour parvenir à fonctionner.

Et pourquoi ne pas aller plus loin en confiant, une fois par an, la rédaction en chef du bulletin municipal à l'opposition ? Là, on aurait certainement de réelles surprises, et la faculté de juger, en les comparant, des capacités des uns et des autres de se situer sur la scène locale. Et ce serait vraiment "ensemble, autrement", non?

voir "Le blog de Christophe Grébert, un Putéolien qui a décidé de l'ouvrir" : www.monputeaux.com

26/03/2008

Stéphane Lhomme a été remis en liberté

Communiqué de presse du mercredi 26 mars 2008

Suite de l’affaire du document confidentiel défense sur l’EPR

Stéphane Lhomme a été remis en liberté

Le porte parole du Réseau Sortir du nucléaire a été libéré le mardi 25 mars vers 23 h, après 10 heures de garde à vue et d’interrogatoires serrés par les services de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST).

Selon ces derniers, le délit de “compromission du secret de la défense nationale” pourrait être retenu à l’encontre du militant qui pourtant n’a fait que son devoir de citoyen en avertissant du risque pris délibérément par EDF. Il est donc possible que Stéphane Lhomme passe en procès d’ici quelques temps.

Le porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire" est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende suite à la publication par le Réseau “Sortir du nucléaire” d’un document classé "Confidentiel défense", qui contrairement à ce qui est affirmé par les autorités françaises, reconnaît que le réacteur EPR n’est pas conçu pour résister au crash suicide ou à la chute accidentelle d'un avion de ligne.

Au cours de son interrogatoire, Stéphane Lhomme n’a donné aucune information qui permette de remonter jusqu’à la personne d’EDF qui a pris le risque et la responsabilité de transmettre ce document.

Le Réseau “Sortir du nucléaire” (Fédération de 810 associations) remercie les nombreux citoyens qui ont manifesté leur soutien en se rassemblant à Levallois-Perret (devant le siège de la DST), à Bordeaux et à Toulouse, ainsi que les milliers de personnes qui ont téléphoné à la DST pour demander la libération du militant.

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire”, cette affaire démontre une nouvelle fois que le nucléaire est incompatible avec la démocratie et le droit d’informer. Il est essentiel qu’un contre-pouvoir citoyen puisse continuer à informer sans entraves le grand public sur les risques du nucléaire.

Ce constat sera exprimé le samedi 12 juillet à Paris (à 14 h - Place de la République) lors d’une manifestation européenne contre la politique pro-nucléaire de N. Sarkozy : ce dernier qui présidera alors l’Union européenne, recevra de nombreux chefs d’Etat les 13 et 14 juillet à Paris et tentera une nouvelle fois de faire la promotion de l’industrie nucléaire et de l’EPR.

Toutes les associations et mouvements citoyens sont invités dès à présent à soutenir ce rassemblement “Pour un monde sans nucléaire” organisé par le Réseau “Sortir du nucléaire”.

Contact presse (Stéphane Lhomme) : 06 64 100 333
Mail : contact@sortirdunuclaire.fr

25/03/2008

Le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" en garde à vue

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 810 associations
 
http://www.sortirdunucleaire.fr

Communiqué de presse du mardi 25 mars 2008
 
Le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" en garde à vue


Stéphane Lhomme a été mis en garde à vue depuis ce mardi 25 mars à 14h dans les locaux de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) au 84 rue de Villiers à Levallois-Perret. Cette affaire concerne la publication par le Réseau "Sortir du nucléaire" d’un document classé "Confidentiel défense" révélant la vulnérabilité du réacteur EPR en cas de crash suicide d'un avion de ligne. Pour la seule détention de ce document, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
 
Pour que toute la transparence soit faite sur ce dossier, le Réseau "Sortir du nucléaire" publie à nouveau sur son site internet ce document classé "Confidentiel défense" : http://www.sortirdunucleaire.fr
 
En mai 2006, en soutien à la démarche du Réseau "Sortir du nucléaire", une centaine d’associations et de parlementaires avaient publié une copie du document en question sur leurs sites webs respectifs.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle tous les citoyens à protester contre cette garde à vue en appelant la DST au 01 77 92 37 16 pour demander la libération de Stéphane Lhomme dans les meilleurs délais.
 
Il est parfaitement injustifié que Stéphane Lhomme et le Réseau "Sortir du nucléaire" soient inquiétés alors qu’ils essayent courageusement d’exercer leur mission d’information citoyenne.

Contact presse d'un porte parole national du Réseau "Sortir du nucléaire" (Xavier Renou) : 06 64 18 34 21

Contact de Stéphane Lhomme (lorsqu'il ne sera plus en garde à vue !) : 06 64 100 333

les municipales, c'est aussi à Hatten

Incident à Hatten

Samedi après-midi 15 mars 2008, la société Balthazar Films à Hatten, dans l’Outre-Forêt, spécialisée dans l’audiovisuel, a eu la mauvaise surprise de voir débarquer la Gendarmerie de Soultz-sous-Forêts. Raison : un dépôt de plainte en diffamation contre X de la part du maire sortant, François Fenninger. La plainte visait en fait le réalisateur de films Georges Drion, mais la Gendarmerie s’est également rendue à une autre adresse.

Georges Drion qui est connu en Alsace notamment pour ses films documentaires avec France 3, a été élu conseiller municipal le dimanche 9 mars, au premier tour, sur la liste d’opposition de Mme Geneviève Dentinger dont 7 membres ont été élus contre 8 à la liste présentée par le maire sortant, lui-même battu à l’issue du premier tour.

La Gendarmerie a peut-être voulu faire un exemple en voulant confisquer les ordinateurs de l’entreprise, sous le prétexte qu’elles pouvaient contenir des tracts diffamatoires envers le maire de Hatten. Les gendarmes sont finalement repartis avec un ordinateur contenant la comptabilité de l’entreprise.

A l’origine, c’est une série de tracts distribués dans ce village de 1 800 habitants qui a mis les nerfs du maire à rude épreuve. Mis en cause dans des termes injurieux qui accumulaient les sous-entendus scabreux, il a préféré adopter la technique présidentielle : se mettre au niveau de celui qui injurie en utilisant le sempiternel argument de l’atteinte à honneur. Plainte est alors déposée, la gendarmerie se déplace et convoque ensuite le dimanche 16 mars ceux qui sont désignés comme des diffamateurs, c’est-à-dire les membres de la liste d’opposition, même les forces spirituelles pensent qu’il est de leur devoir d’intervenir sur le mode sémantique, et le miracle se produit : le maire sortant qui ne parvenait pas à dépasser le seuil du premier tour parvient à figurer, en dernière position de plus mal élu, parmi les 19 conseillers municipaux, sa liste parvenant à réunir 12 élus. Il a depuis montré tout son savoir-faire en interdisant de quelque responsabilité que ce soit les membres de la liste d’opposition et en pratiquant à son endroit un ostracisme qui le disqualifie définitivement.

On se contentera d’effleurer la façon dont s’est déroulée l’audition à la gendarmerie, qui voulait un nom, un nom, un nom, pour reconnaître un peu plus tard que les tracts de l’opposition n’avaient rien de diffamatoire. De même sur la méthode qui consiste à vouloir saisir les ordinateurs de films au prétexte qu’ils pourraient contenir des pièces à conviction.

Les lendemains sont évidemment difficiles pour des élus, minoritaires à la suite de manœuvres qui discréditent leurs auteurs, et qui bénéficient pourtant du soutien d’une large partie de leurs concitoyens. Un recours (qui a plus de chances d’aboutir que la démarche surprenante du ci-devant maire de Wissembourg) a été introduit auprès du Tribunal administratif, et d’autres initiatives sont envisagées par celles et ceux qui ne sont pas disposés à se laisser intimider.

Un pommadier d’or d’honneur est évidemment décerné à la P2R (presse régionale de révérence), l’organe du PPA (parti de la presse et de l’argent), appelée "Déhennes" pour la façon dont elle su conjuguer objectivité et information. En effet, sentant que les choses semblaient ne pas tourner comme prévu, le maire sortant, et reconduit, a procédé à pas moins de 3 inaugurations durant les semaines qui ont précédé les élections : au musée de l’Abri, à l’hôtel d’entreprises et au clubhouse du tennis. A ces trois occasions, il s’est trouvé un "journalistissime inspiré" pour relater ces événements de portée planétaire dont l’évocation n’est absolument pas de nature à donner du maire sortant l’image avantageuse qui sied à l’élu incrusté depuis près de 20 ans et qui veut à tout prix rempiler. A la connaissance de Pumpernickel, les lecteurs de la P2R, l’organe du PPA, ne savent rien de ce qui précède, ce qui motive, tout le monde l’aura compris, l’attribution, en urgence, avec les félicitations du jury à l’heureux récipiendaire, de ce hochet tant convoité.

24/03/2008

les municipales, c'est aussi à Hatten

Demain, un article sur la situation de ce gos bourg de 1700 habitants,
où l'atmosphère démocratique sent si bon.

22/03/2008

de la part de christophe grébert, le putéolien qui a décidé de l'ouvrir

Comme on peut le constater, il n'y a pas qu'à Sélestat que l'on s'inquiète de la façon dont la démocratie est gérée par ceux qui mettent souvent moins de temps qu'il n'en faut pour le dire pour ressembler à ceux qu'ils ont remplacés. A Puteaux, les élus de « Puteaux Ensemble », 1/4 des voix, 5 élus, signent cette charte que nous pourrions suggérer à tous les élus wissembourgeois pour qu'ils la signent à leur tour. Là, on pourrait dire qu'il souffle un vent nouveau sur la ville.


Charte Éthique des Conseillers « Puteaux Ensemble »

Nous avons été élus conseillers municipaux de Puteaux sur une liste d’ouverture et de rassemblement. Venus d’horizons politiques différents, nous partageons des valeurs communes : l’ouverture aux autres, le respect de la dignité humaine, la solidarité, le désir de transparence et la démocratie. Le projet local que nous soumettrons aux électeurs est conçu de manière participative.
Conscients des enjeux et de la responsabilité qui nous attendent, désireux de changer la façon dont on fait de la politique à Puteaux, avec une vraie volonté de partage et d’évaluation de nos décisions, chacun d’entre nous s’engage solennellement en signant cette « Charte éthique ».


• ENGAGEMENT DE PRESENCE
Conseiller municipal, je choisis de donner de mon temps au bon fonctionnement de ma commune. Je me forme à la fonction. Je prends part activement aux réunions du Conseil municipal, des conseils de quartier et des organisations dans lesquelles je représente la ville. Je m’implique dans la vie locale. Je reçois et vais au devant de mes concitoyens à chaque occasion.


• ENGAGEMENT D’ECOUTE
Conseiller municipal, je suis à l’écoute de tous les citoyens dans leur diversité. Je favorise la consultation et la concertation à chaque étape du processus municipal de décision. Cet engagement d’écoute vaut autant en direction des citoyens que des employés municipaux, des représentants associatifs, des entreprises locales et tous acteurs présents dans la ville.


• ENGAGEMENT DE TRANSPARENCE
Conseiller municipal, je m’engage à rendre compte de mon travail mené aussi bien collectivement qu’individuellement dans mes délégations. J’en organise l’évaluation permanente selon des modalités arrêtées de concert avec les autres membres du conseil municipal, après débat et vote. Je présente à mes concitoyens des informations utiles, complètes et énoncées dans un langage compréhensible par chacun.


• ENGAGEMENT DE RESPECT
Conseiller municipal, en tant que représentant de la ville et de ses habitants, je défends la dignité de l’être humain et lutte contre toutes les formes de discrimination. Je fais preuve de probité et défends l’équité dans l’accès à tous les services de la ville, en rejetant catégoriquement toute forme de clientélisme.

21/03/2008

En marge d’une élection du président du conseil général

Amusante présentation dont les "déhennes" ont le secret que cet article en forme d’hagiographie du nouveau président du conseil général du Bas-Rhin parue ce vendredi saint sous la plume de Monsieur C. Keiflin, particulièrement bien inspiré et décidé à en faire un maximum. Dès le second paragraphe, nous savons que "Guy-Do" que l’on n’appelle semble-t-il que par son surnom est un bosseur méticuleux qu’il sera difficile de manipuler (il s’en passerait  donc de belles au conseil général, où les uns manipuleraient les autres, mais au bénéfice de qui ?). Au troisième paragraphe, séquence enfance plutôt méritante de cet élève puis étudiant qui saute du professorat de lettres classiques au "pionnicat" au lycée de Wissembourg pour devenir, à 24 ans, en 1976, proviseur-adjoint chargé du CFA de Haguenau. Seul problème pour le journaliste, à cette époque, on ne connaissait que les "censeurs de lycée", appellation qui restera en vigueur jusqu’en 2001, si l’on s’en tient aux textes disponibles. Par conséquent, notre nouveau président de conseil général aura été 10 ans durant responsable du CFA, ce qui se suffit à lui-même, pas besoin d’en rajouter. D’autant que terminer quatrième sur mille au concours des inspecteurs primaires est en soi une jolie performance qui se suffit à elle-même, pas besoin d’en rajouter.

Au passage, Monsieur C. Keiflin ne manque pas de rappeler que c’est un homme qu’il convient de compter parmi ceux que l’on sert, plutôt que de lui disputer une place qu’il sait ravir aux autres : mairie de Preuschdorf, et maintenant, après avoir attendu impatiemment son tour, présidence du conseil général.

Ah, ce conseil général, il est le lieu où se soldent les héritages, où l’on sait ce qu’il faut penser des plats qui se mangent froids. Témoin ce rappel de la carrière de  "Guy-Do" qui a décollée en faisant la nique à l’un des fils spirituels de feu le député de la circonscription, Monsieur B. Rabot, élégant et dynamique, qui devait, tout comme le ci-devant maire de Wissembourg, perpétuer les méthodes de mise en coupe réglée de toute une population. Si l’on s’en tient aux résultats, il ne reste maintenant plus rien de celui qui n’hésitait à déclarer à ses visiteurs, en se retournant vers la carte de la circonscription de Wissembourg : "Et tout ça, c’est à moi !"

La fin de l’article nous amène à la perplexité avec cette prédilection affichée pour les safaris, dont on espère qu’ils ne sont que photographiques, et le désert qui nous renvoie à quelques traversées demeurées célèbres dans les parcours politiques. Mais à déclarer que "le président de la République n’est pas le meilleur en matière de comportement " et qu’il veut "lutter,  par la preuve, contre le sentiment répandu que tous les élus sont pourris ", Monsieur G.-D. Kennel n’entre peut-être pas de la meilleure façon dans la fonction qu’il voudrait habiter.

On remarquera tout de même que le nouveau président a obtenu 39 voix dit le site du conseil général qui indique qu’il y a 44 conseillers généraux. Ce même site précise qu’il y a eu 9 bulletins blancs. Si on fait le compte, ça donne 48 suffrages exprimés pour 44 conseillers généraux ( !), ce qui ne peut manquer d’inquiéter celles et ceux d’entre nous qui savent compter, même sur leurs doigts. Signalons que dans le même temps, les  "déhennes" annoncent que Monsieur G.-D. Kennel  a obtenu 31 voix ! On se perd en conjectures. Et le doute s’épaissit quand on entend le nouveau président jongler avec l’inflation au micro de France 3 Alsace pour nous dire que les impôts en fait n’augmenteront pas (tant que ça, a-t-il probablement voulu préciser).

On aurait également pu imaginer que l’une des 7 présidences de commissions soit confiée à l’opposition qui représente un septième des effectifs. Mais partager le pouvoir ne semble pas être dans la culture des airs du "rondouillard jovial et bon camarade".

Concernant l’ex-premier vice-président, on se réjouira de le retrouver président tout de même, mais devant se contenter de la prestigieuse commission de coopération transfrontalière et décentralisée dont nous attendons tous qu’elle révolutionne notre existence.

16/03/2008

Communiqué :

Le blog est mis entre parenthèses pour quelques jours.

Rendez-vous mardi prochain probablement pour la suite des aventures.

Bien à vous, Antoine.

10/03/2008

Blog, débat et information

Grand jour ce 10 mars : je suis allé acheter le journal, en deux exemplaires, l’un chez mon marchand habituel (chez qui je prends "Politis " et "La décroissance " et chez qui vous pouvez trouver Pumpernickel si vous ne vous contentez pas de le lire sur l’Internet) et l’autre à l’agence locale de P2R (je le destine aux archives familiales). Aux "Déennes", petite conversation à bâtons rompus avec l’équipe au grand complet sur ce qui s’est passé hier, qui les a tous pris de court (ce qui est un peu étonnant de la part de professionnels de l’information et du docte commentaire puisque, à la suite des recoupements maintenant concordants, l’attitude des RADICUS durant la dernière semaine s’expliquerait par l’idée qu’ils avaient que ce serait plutôt du 51 / 49 que du 70 / 30 comme ils en avaient l’habitude ; en forçant sur une "présence" ostentatoire, ils ont obtenu le résultat inverse, lassant leurs derniers supporters et radicalisant ceux qui avaient déjà fait leur choix, mais c’est une autre histoire.). "Vous avez été le seul à pronostiquer le résultat " m’a-t-on fait remarquer, dans une sorte d’éloge du vice à la vertu d’un genre rafraichissant.

Mais peu importe que l’un ait eu raison contre la somme de tous les autres, car c’est plutôt sur les conditions dans lesquelles la campagne s’est déroulée que nous avons conversé.

Faisant part de mon ressenti durant ces 10 dernières semaines, je n’ai pu que regretter qu’aucun débat contradictoire n’ait été organisé. "Mais nous ne somme pas organisateurs de débats " m’a-t-on répondu. Ce qui est à la fois entièrement vrai et partiellement faux, la presse étant selon moi le lieu virtuel où s’échangent les idées, les arguments, les projets.

De même ai-je regretté que l’agence locale n’ait pas, à l’instar de 11 autres en Alsace, mis en place un blog de campagne sur lequel les citoyens auraient pu faire part des impressions qu’ils tiraient du déroulement de ce qui aurait dû être un échange entre les candidats, projet contre projet, et non allusion contre rumeur, ou contre-vérité contre vrai-faux mensonge. C’est ainsi que j’ai pu faire part de la fréquentation du blog de Pumpernickel dont je vous donne les nombres de la dernière semaine : du 2 au 8 mars, environ 275 connexions par jour, et le 9 mars, plus de 600, avec des dizaines de commentaires qui viennent s’ajouter aux courriels. Il y a fort à parier qu’une initiative du même ordre de la part du "plus grand quotidien d’Alsace " aurait eu un effet positif sur la circulation de l’information.

succès & débandade

Succès

Peut-on revenir sur la soirée his-to-ri-que  que nous avons vécue hier à Wissembourg, sur ces minutes qui n’étaient même pas interminables durant lesquelles les résultats arrivaient petit à petit sur les téléphones portables des uns et des autres, sur cette panne de vidéoprojecteur au moment où il fallait tout de même annoncer la victoire de LA LISTE, sur la joie de ceux qui emportaient la mise, certes de peu, mais dans quelles conditions, sur les conversations que nous pouvions avoir nous remémorant d’autres expériences, oui, peut-on reparler de tout cela ? Et aussi de l’air nouveau qui soufflait dans les rues de Wissembourg où les sourires en disaient long sur les sentiments de ceux que l’on y croisait ? Peut-on dire que même ceux qui ont voté RADICUS étaient soulagés pour une partie d’entre eux de pouvoir enfin parler sans redouter que cela soit utilisé ultérieurement ? Et cette soirée improvisée durant laquelle le nouveau maire, 36 ans, a pris sa guitare électrique pour "faire le bœuf" avec ses copains, ça avait tout de même un peu d’allure. Ce qui était le plus sympa, c’est que les conversations portaient plus sur les conditions du succès que sur les fautes réelles ou présumées de l’adversaire qui connaissait ce soir l’infortune de la défaite. Comme si personne, ce 9 mars, n’avait envie d’infliger aux autres ce qu’il avait vécu durant de trop nombreuses années. Comme le confiait un ex-adjoint, pas trop pressé de se retrouver au conseil municipal qu’il devrait intégrer dans pas trop longtemps par le jeu des démissions dont on parle déjà parmi les RADICUS, "c’est vrai, on ne s’est pas toujours bien conduit avec vous, pas toujours poliment, mais, de votre côté, vous ne nous avez pas épargnés ! " Ce qui est sans doute vrai, mais n’est-ce pas le jeu de l’opposition ?

Avant de continuer, j’aimerais dédier cette victoire plus inouïe qu’inespérée, que Pumpernickel a été le seul à pronostiquer depuis des mois sans jamais changer d’avis, à tous ces copains qui ont été usés, meurtris, vidés par des séances de conseil municipal durant lesquelles rien ne leur aura été épargné. Qu’ils soient ici salués fraternellement, d’où qu’ils ou elles nous regardent, et qu’ils sachent que nous sommes quelques-uns à ne pas les oublier quand ils faisaient le travail qui rend la démocratie vivante et différente de la dictature, quand ils étaient l’opposition.

Et débandade

Tiens, à propos d’opposition, où en est la nouvelle ? Comme le faisait remarquer l’un des participants à la fête au Relais, du fait d’un ordonnancement curieux, la plupart des anciens adjoints des restes de l’ancien équipage est au-delà de la limite des 6 élus qu’une loi injuste octroie à ceux qui sont minoritaires (peu importe qu’ils aient obtenu pratiquement le même nombre de suffrages que les gagnants). Cela veut dire que les gens issus de l’ancien exécutif municipal n’auront pas droit à la parole qui devra être portée par ceux qui sont moins au fait des dossiers. LA LISTE sera en position quasi-hégémonique, surtout s’il se confirme, ce qu’il se murmure avec de plus en plus d’insistance, que Monsieur l’Ex envisagerait de démissionner au plus vite. La démocratie locale s’en trouverait amputée, les citoyens étant privés de l’échange qu’ils réclament depuis si longtemps.

Si tout cela se révélait réel, on serait conduit à se demander qui sont ces uns et ces autres qui avaient le verbe haut et l’attitude altière quand rien ne semblait pouvoir les atteindre, et qui semblent maintenant un peu perdus pour affronter une situation qu’ils ont eux-mêmes mise en place.

 
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