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27/02/2008

Charte pour les élus de Sélestat (mais aussi de Wissembourg !)

« Pour une nouvelle gouvernance »

 Une charte pour les élus de Sélestat (mais aussi de Wissembourg !), proposée par François Simon.

Il va de soi que Pumpernickel, relayant l’initiative de François Simon, souscrit intégralement à ce qui suit qui lui paraît le minimum. Les candidats des deux listes en présence à Wissembourg sont des lecteurs assidus et intéressés de ce blog. Ils seront donc bien inspirés de se déterminer vis-à-vis de cette charte.

A l’avance merci.

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26 février 2008, 14h00 : ça fait presque 24 heures que ce texte a été pis sur le blog, il a dû être vu par 100 à 200 visiteurs, 2 commentaires, mais toujours pas d'engagement de candidat. Dommage!

 

 27 février 2008, 18h00 : la charte est maintenant sur la plupart des blogs des éditions locales des dernières nouvelles d'Alsace. A Sélestat, un lecteur l'a commentée de façon très élogieuse, se félicitant de la démarche de François Simon. Gageons que cela va alimenter le débat sur un mode positif.

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Partage du pouvoir et transparence des élus.

·      Avec les minorités du Conseil Municipal. Le Bureau Municipal (le groupe restreint qui en réalité définit dans la discrétion les orientations majeures de la politique municipale) sera constitué d’un représentant au moins des groupes minoritaires. Il n’est plus acceptable que près de la moitié (parfois plus de la moitié) de la population soit évincée de l’essentiel des orientations municipales par l’exclusion de ses élus du centre de décision principal.

·      Avec la population. Lorsque deux mille habitants majeurs de Sélestat auront apporté leur signature à un texte ou à un projet, celui-ci sera soumis au Conseil Municipal au plus tard dans les deux mois.

Désintéressement des Conseillers Municipaux.

·      Tout conseiller municipal s’interdit pour lui et sa famille de faire des affaires avec la ville, même en respectant les procédures officielles. C’est à dire que si, par exemple, un élu est  restaurateur il s’abstient d’être fournisseur de la ville.

Le népotisme détourne les citoyens de la vie politique. Il demande des mesures radicales sans quoi la suspicion s’incruste. Chacun se souviendra combien cela a pu se vérifier.

Engagement des Conseillers Municipaux.

·      Chaque CM, y compris ceux qui ne sont pas issus du groupe majoritaire, en fonction de son intérêt et des nécessités, se verra officiellement confier une responsabilité en contact de la population. Ce peut être une tâche durable (par exemple, référant d’un quartier…) ou une succession de missions ponctuelles (par exemple, analyse d’un problème particulier…). Car il n’est plus concevable que certains Conseillers municipaux puissent se contenter de faire acte de présence une fois par mois.

Les séances du Conseil Municipal : au centre de la vie politique locale.

·      A l’issue de chaque CM, après les points divers, un tiers des Conseillers fait publiquement le point sur l’avancement de son travail. Ainsi tous les trois mois chacun est amené à s’exprimer sur sa contribution à la collectivité. Gageons que les citoyens auront enfin des raisons d’assister au déroulement des Conseils.

Exemplarité environnementale.

·      Chaque année, le Conseil Municipal procédera à l’établissement et à la publication de son bilan carbone. Ce sera le cumul du bilan carbone de chaque Conseiller Municipal et de sa famille.

L’ensemble de la population sera ainsi en mesure de suivre les progrès de ses élus dans leur volonté de réduire leur empreinte écologique par la diminution des gaz à effet de serre produits. Il est espéré que la moitié des CM rende nul leur bilan carbone personnel par des mesures compensatoires.

Formation collective des élus.

·      Une fois l’an, l’ensemble du Conseil Municipal se retrouvera hors de Sélestat, un week-end durant, pour participer à une session de formation (type Team building) destinée à améliorer la qualité du travail en équipe et l’efficacité du Conseil Municipal.


A faire signer par les 25 candidats de chaque liste (nom, prénom, signature)

 

Incorrigible édition wissembourgeoise des dernières nouvelles d’Alsace !

Incorrigible édition wissembourgeoise des dernières nouvelles d’Alsace !

Complètement à la ramasse, l’ALP2R, OPPA (avatar local de la presse régionale de révérence, organe du parti de la presse et de l’argent) s’essaie au commentaire de ce qu’il a superbement ignoré depuis près de deux mois, le nombre d’habitants de Wissembourg, dont Pumpernickel parle depuis le début de janvier ! Sautant sur une campagne électorale qu’il a lui-même contribué à complètement anesthésier, l’ALP2R, OPPA en appelle aux candidats pour masquer son absence de réactivité à une information qu’il aurait dû être le premier à proposer à la discussion. Sans doute fallait-il attendre un feu vert ? Et là, c’est du travail d’apprentie cousette qui ne maîtrise pas encore le point d’Alençon qui nous est proposé. Passons sur le chapeau, et la baisse qualifiée de légère récession pour aller fouiner dans l’article.

D’abord, le déminage : soyons prudents, attendons la fin de l’année, etc. Au passage, pourquoi ne pas reprendre l’un des arguments de la mairie sur les étudiants qui nr sont comptabilisés que dans leur ville d’étude [y a-t-il des milliers d’étudiants wissembourgeois qui manqueraient alors à l’appel dans leur ex-ville de résidence ?]

Et hâtons-nous de donner la parole à celui qui compte, au propre comme au figuré. C’est bien lui qui parle avec ce concept nouveau de "péréquation démographique" dont on entend parler pour la première fois. Et l’homme de toutes les situations de nous rassurer puisqu’il n’y a pas lieu de s’affoler. Ah, qu’aurait-on lu si la ville avait gagné des habitants, y compris dans les colonnes de l’ALP2R, OPPA, on en frémit d’effroi ! Passons sur cet odieux et insupportable anglicisme mis à toutes les sauces de ces "opportunités" qui ne sont que des occasions favorables ! C’est la novlangue des boîtes de com’ et des stages de prise de parole que nous payons avec nos impôts au titre de la formation des élus.

Comme on est chez des pros qui ont appris le journalisme sur le terrain, passons la parole à l’autre. Mais l’objectivité a ses limites et si l’un était rassurant, l’autre fulmine quand son contradicteur lui répondra que tout ira mieux. Dans la dernière partie de l’article, l’autre affirmera. Comme on le voit, et en s’en tenant au vocabulaire, c’est la neutralité la plus extrême qui prévaut au terme d’un article qui recèle pas mal d’inexactitudes :

·      la baisse de 195 habitants sur 8173 il y a 8 ans, ça fait 2,39%, soit 0,30% par an (s’ils le veulent, Pumpernickel donne le mode opératoire) et non 3% par an ;

·      "Si nous avions tenu à tout prix à gonfler notre démographie, il nous suffisait de laisser faire quelques promoteurs. Or, notre objectif, c’est plus la qualité de vie des habitants que leur nombre. " dit sans rire l’encore maire de Wissembourg. Rappelons que les promoteurs immobiliers qui ont réalisé quelques opérations (anciens lycées par exemple) se plaignent de la politique hypersociale de l’encore maire qui ne fait rien qu’à faciliter la vie de ceux qui n’ont pas d’argent pour payer les surloyers du privé ;

·      A moins qu’il ne sache pas bien compter, si Monsieur C. Gliech a parlé d’une croissance de la population de 5% par l’an, on arrive à 11 500 habitants à Wissembourg, soit une augmentation de plus de 3320 habitants. Ou bien Monsieur C. Gliech dit n’importe quoi, et l’ALP2R, OPPA qui l’écrit sans sourciller ne prend pas bien la mesure de la situation, ou Monsieur C. Gliech n’a pas dit ça, et l’ALP2R, OPPA décrédibilise son article en transcrivant inexactement les propos tenus ;

·      En abordant imprudemment le chapitre de la haute qualité environnementale, la friche de l’imprimerie Muller et la rénovation des HLM de la Breitwiese, l’encore maire s’avance en terrain miné. Pourquoi le journalistissime ne lui fait-il pas remarquer que les logements HLM de la Breitwiese devraient déjà être en chantier, mais que l’on traîne plus sur les logements sociaux que sur les rues, même si on s’aperçoit qu’elles sont trop étoites.

Chacun le sait, la réalité c’est que la croissance n’a pas marqué une pause, mais plutôt que l’on a fait l’impasse sur la recherche active d’entreprises qui pouvaient prendre le relais de celles dont on savait depuis de nombreuses années qu’elles connaîtraient des difficultés. C’est en particulier ce qui s’est passé chez Wimétal, et il est maintenant évident que tant la mairie que les représentants administratifs de l’Etat connaissaient la situation de cette entreprise. Pourquoi n’a-t-on pas pris l’initiative de démarcher des fabricants de matériel dans le domaine de la récupération de l’énergie par exemple, secteur où il aurait été possible de réembaucher les Wimétal ? On se prend à se désespérer de ces gens qui n’ont plus aucune idée à nous proposer, que des incantations du genre "La croissance démographique a marqué une pause. Elle va reprendre" pour masquer leur incapacité à anticiper et la pauvreté de leur imagination.

Madame A. Lauvergeon, France Inter, Monsieur le président de la République, et le nucléaire

La petite voyageuse-représentante-placière (c’est la signification de VRP) du tout-nucléaire, ex-collaboratrice de feu le président F. Mitterrand, a encore fait son numéro d’illusionnisme, à grand renfort de néologismes objectivisation par exemple) et d’anglicismes (croissance profitable par exemple) en occupant effrontément les ondes financées par la redevance publique. Mélangeant volontairement les concepts, prétendant répondre à Stéphane Lhomme, animateur principal du réseau "Sortir du nucléaire" qui lui rappelait à juste titre que l’électricité représente 2,5% de la consommation d’énergie dans le monde ou que les énergies renouvelables apportent beaucoup que les centrales mortifères de Madame A. Lauvergeon, elle reprend sur la part du nucléaire dans la production globale d’électricité et nie les évidences sur les renouvelables. Elle ne craint pas d’affirmer sans criante d’être démentie que les déchets nucléaires, du haut de son petit savoir, elle en fait son affaire et porte l’estocade en reprochant aux anti-nucléaires de refuser tout dialogue. Comme ça ne suffisait pas, elle poursuit en niant qu’il y ait une quelconque passerelle entre nucléaire civil et nucléaire militaire (si on la suit, les centrales que la France a vendues au shah d’Iran n’ont pas permis aux enturbannés d’acquérir le savoir-faire qui leur permet maintenant d’enquiquiner toute la planète avec leurs projets !). Et c’est ce type de personnage qu’il faut supporter sur les ondes publiques. Heureusement, c’était un peu plus intéressant sur France Culture où Monsieur R. Badinter réglait son compte à celui qui est hélas le président de la République, qui représente la France, et qui par son agitation désordonnée, brouillonne, incontrôlée a fait de mon pays, de notre pays, la risée du monde. Mais ça, Madame A. Lauvergeon s’en moque puisqu’elle va accompagner le personnage dans son voyage africain durant lequel on se prend à espérer qu’il ne dérape pas trop comme l’autre fois à Dakar.

25/02/2008

1 mois ferme, 4 mois avec sursis, … perpète ?

Allez donc faire un tour sur le site en cliquant sur  le lien. Vous verrez ce qu'il en coûte de parler à Monsieur le président de la République dans les termes qu'il utlise à l'encontre de ceux qui refusent sa poignée de main.

http://sarkostique.over-blog.com/article-730456.html

Cela dit, en se mettant au niveau de l'insulte, dre la vulgarité et de la grossièreté, on ne peut pas dire qu'il ait rendu beaucoup de services à l'apaisement de la vie en collectivité.

24/02/2008

Modèle wissembourgeois : vélo prioritaire ?

Transmis à l'encore Monsieur le maire de Wissembourg (à mon avis, il a le moral dans les chaussettes, surtout depuis les épisodes du week-end dernier). Il exsite des pays où l'on met des vélos, synonymes d'universalité, si l'on comprend bien le message, sur les timbres-postes. L'Europe, soi-disant si chère à l'encore Monsieur le maire de Wisembourg (il a voté quoi au referendum sur le traité de Maastricht ?), est même appelée à la rescousse.

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En contreparite, il existe des villes où l'on fait une vie impossible aux vélos s'ils ne sont pas de loisir ou s'ils n'ont pas la bonne couleur. On peut estimer sans beaucoup se tromper que ceux qui font ça aux vélos et aux cyclistes écrivent généralement leur avenir à l'imparfait.

23/02/2008

Comme on aurait aimé que la mairie de Wissembourg …

« C'est un jour difficile pour nous, mais j'ai de l'espoir », a dit la fille de l'otage, Mélanie Delloye, devant la photo géante de sa mère, citoyenne d'honneur de Paris, ornant la façade de l'Hôtel de Ville.

Voici ce que l’on peut lire sur les dépêches d’agence relatant la manifestation qui s’est déroulée cet après-midi à Paris pour marquer le 6ème anniversaire de la captivité d’Ingrid Bétancourt. Depuis de longs mois, le compte des jours de captivité d’Ingrid est tenu tant sur le blog de Pumpernickel que sur le panneau d’affichage, rue Saint-Jean.

Comme on aurait aimé que la mairie de Wissembourg relaie cette initiative,
en faisant Ingrid citoyenne d’honneur de Wissembourg, en tenant le compte des jours de sa captivité,
en sollicitant les autres municipalités (communauté de communes, canton, arrondissement) pour qu’elles fassent de même,
en prévenant les autorités nationales françaises et colombiennes de ces initiatives,
en rejoignant les mouvements citoyens qui essaiment en Europe pour maintenir le contact avec les otages (ce sont de vrais otages, car leur vie est en danger),
en donnant de Wissembourg l’image d’une collectivité où ceux qui ont des responsabilités savent regarder au-delà de leur petit intérêt trop local.

Ça, c’est vrai, on aurait aimé.

Parce que voilà ce qu'on lit dans la presse (Le Soir.be) :

« Nous (savions) que c’est en France qu’on avait un allié pour la défense de notre liberté », a raconté Consuelo Gonzalez de Perdomo, l’ancienne sénatrice colombienne, qui, au cours de six ans et quatre mois de captivité, a été détenue durant six mois aux côtés d’Ingrid Betancourt. « Je suis optimiste. Je suis sûre et certaine qu’il y aura d’autres libérations, et Ingrid fera partie des prochaines libérations. »

« Tant que vous parlez d’un otage, d’un prisonnier politique, vous le protégez. En pleine lumière, on ne tue pas. Ce que nous devons continuer à faire, c’est maintenir les projecteurs sur le visage d’Ingrid. » a déclaré vendredi l’écrivain Marek Halter lors d’une conférence de presse à Paris en présence de Consuelo Gonzalez, libérée par les FARC le 10 janvier avec Clara Rojas, l’ancienne directrice de campagne de la Franco-colombienne.

Le clou de ces manifestations a eu lieu ce samedi 23 février après-midi, jour anniversaire de l’enlèvement, avec le déploiement d’une grande chaîne humaine, partie du portrait d’Ingrid Betancourt dressé sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris et qui s’est étendue jusqu’à la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence notamment de ses deux enfants, Mélanie et Lorenzo, de son ex-mari Fabrice Delloye, du maire de la capitale Bertrand Delanoë et du chanteur Renaud.

Plusieurs chaînes de télévision (France-2, France-3, M6, BFM TV et i-Télé) ont placé en incrustation sur leur écran le logo des six ans de prise d’otage à l’occasion de leurs journaux. Les grandes radios (RTL, France Inter, France Info, RFI, réseau France Bleu et Europe-1) ont diffusé des messages de soutien enregistrés par l’écrivain Marek Halter et le chanteur Renaud.

Le coup d’envoi de ces deux jours de manifestations a été donné vendredi matin du Rond-point des Champs-Elysées où un bus à impériale, affrété par le Collectif 100 artistes et écrivains pour Ingrid, a remonté la célèbre avenue avant de se lancer dans une traversée de Paris en deux jours et 15 étapes. Autant de haltes d’information pour sensibiliser le public au sort d’Ingrid Betancourt, mais aussi de tous les autres otages aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le bus portait à l’avant et à l’arrière des photos d’Ingrid Betancourt dans la jungle et le slogan : « Sauvons Ingrid Betancourt et les otages en Colombie. Vite ! »

numéro 52

 

Cher blogueur,

Il est prêt, et il est en ligne depuis le 22 février sur l'autre blog, www.pumpernickel.fr.


Il faut continuer à faire vivre ce blog, à discuter autour de soi pour convaincre, convaincre et convaincre encore les uns et les autres, les amis, les connaissances, les collègues, jeunes et vieux, de la nécessité d'une part d'aller voter, et d'autre part de ne pas se laisser aller à on ne sait quel formalisme ou suivisme en mettant un bulletin "liste Bertrand" dans l'urne.
La liste Gliech n'est pas parfaite, il y a pour toi, pour moi, mille et un prétextes pour dire que comme ce n'est pas parfaitement pur, c'est probablement vicié. Mais en face, regarde de quoi ça a l'air ! Parce que cette fois, quand on dit qu'il n'y a personne en face, c'est des sortants que l'on parle.

Que chacun prenne ses responsabilités, en conscience, en recherchant les raisons objectives qui pourraient l'amener à reconduire ceux qui, selon l'expression consacrée, ont fait leurs preuves, et d'ailleurs elles les accablent ! Engagé depuis 12 ans dans le combat éditorial, il n'est pas question que je laisse passer cette occasion qui se présente fort opportunément.

Ohé, c'est dans deux semaines !

Ohé, c’est dans deux semaines !

Et ça se voit, parce que ce matin, au marché, il était difficile de les éviter. Il s’agit, vous les aurez reconnus, des candidats aux élections municipales qui ont décidé d’apparaître et de distribuer leur tract aux chalands, ceux qui passent et qui n’en demandent parfois pas tant, et surtout pas en si peu de temps !

Pour ce qui est de la France qui se lève tôt pour gagner plus, c’est LA LISTE qui gagne. Sur le pont dès 9h00 du matin, ses membres nous abordaient, soucieux de prolonger le succès incontestable de la réunion d’hier sur laquelle on reviendra [mais éreintons d’abord les sortants si vous le voulez bien]. Paquet de tracts à la main, ils allaient de l’un à l’autre pour le ou la convaincre du bien-fondé du changement d’équipe, de méthode, de projet et d’ambiance. L’accueil semble avoir été bon puisque tout le monde arborait le sourire de la satisfaction de ceux qui sentent que le vent souffle dans leur sens. Malgré les éléments convergents qui confirment que la situation est instable pour les sortants, peut-être faut-il savoir raison garder et ménager les manifestations d’enthousiasme que voudrait se réserver Pumpernickel.

La liste des RADICUS [renouvelés, actifs, dynamiques, intègres, compétents, unis, et solidaires] n’était là que plus tardivement, arrivant au compte-goutte, encore sous le choc de ce communiqué paru dans la P2R [le sobriquet inventé par Pumpernickel commence à s’imposer !] rapportant l’irritation d’une ancienne adjointe remerciée comme un vulgaire membre de l’opposition. Cet épisode fâcheux pour l’image de marque du sortant dont le nœud de cravate était ce matin irréprochable [c’est ce que j’en ai vu quand il a ostensiblement traversé la rue pour venir faire semblant de nous saluer alors que nous étions en train de parler entre amis ; quand même, à plus de 60 ans, jouer à ça, c’est presque inquiétant, vous ne trouvez pas ?] a dû pas mal plomber l’ambiance chez les RADICUS qui longeaient les murs, le moral en berne, l'espoir en bandoulière. Ne récolteraient-ils pas ce qu’ils ont semé ?

Une chose est maintenant acquise, on n’est plus dans les configurations que l’on a connues les fois précédentes. En 1995, cela ne faisait que 6 ans qu’il était là, et il n’avait pas encore réussi à envoyer balader suffisamment de gens pour que ça se ressente. A l’époque, les victimes se taisaient, ou étaient privées d’expression. En 2001, l’opposition ne s’est mobilisée que tardivement, réussissant néanmoins à rassembler près d’un tiers des suffrages sur sa liste, et menant durant cette mandature un combat courageux, opiniâtre et admirable dans des conditions inimaginables qui sont à porter au passif de ceux qui les leur ont infligées. Cette fois, c’est l’usure, et pour reprendre le commentaire de l’un des supporters de l’encore maire lors de son élection au conseil général en 1985, l’annonce probable du vote-sanction à l’encontre de celui qui ne sait même pas reconnaître le travail de celles et ceux qui le servent.

Mais revenons sur la réunion d’hier soir. Alors là, pour une surprise, c’en était une ! Car les pronostics étaient divers sur le nombre éventuel de participants. Ils ont été comptés et recomptés, la salle étant pleine l’opération a été plus longue que prévue, mais c’était bien une bonne centaine de personnes qui s’étaient dérangées pour venir écouter la présentation de "Ensemble, Autrement !". Ce qui veut dire qu’il y a de l’attente, et qu’il ne faudra pas la décevoir. Pour les promesses, on repassera, même quand on demande qu’ils mettent plus de 6 ans (une mandature) pour ressembler à ceux qu’ils vont remplacer. Là, on est en droit d’en savoir davantage, mais ça viendra.

Pour le reste, passées les présentations d’usage (pour ceux qui aiment, c’était vraiment genre "Hello, I’m Johnny Cash", la guitare en moins, dommage pour ceux qui aiment la musique), on est entré dans le sujet avec le rappel développé de ce que l’on avait déjà entendu à la radio sur le déclin de Wissembourg, et les réponses aux assertions du chef de file des RADICUS sur les lotissements (il affecte de confondre zone artisanale et lotissement résidentiel quand il cause dans le poste). Oui, Wissembourg décline, et il est temps de se remuer pour enrayer la chute qui prend des proportions inquiétantes. Pour ça, LA LISTE va poursuivre les contacts qu’elle a déjà pris avec des industriels porteurs de projets pour créer de l’emploi ici et au plus tôt. L’équipe des techniciens municipaux sera étoffée pour qu’ils soient en mesure d’une part de répondre aux questions qui se posent et d’autre part d’être des agents actifs et créatifs pour les projets qui verront le jour. A ce titre, la formation de ces agents sera privilégiée.

Bonne question de la future 1ère adjointe qui nous demande si l’encore maire a vraiment envie de quelque chose de nouveau pour la ville. C’est peut-être ça la vraie question qu’il convient de (se) poser. En tout cas, elle, elle en veut et déclare qu’elle ne s’est pas engagée à la légère, consultant d’abord autour d’elle avant de donner son accord.

Puis on est revenu sur le logement et les prix qui sont pratiqués à Wissembourg qui bouchent toute perspective aux jeunes en particulier.

Deux questions sur ce que tout ça va coûter compte tenu de l’endettement de Wissembourg, 11 millions d’euros, soit la moitié de son budget. Pour l’un des intervenants à la tribune, s’endetter n’est pas un drame si c’est pour construire quelque chose pour l’avenir, et que de toutes façons, l’administration préfectorale veille [A titre personnel, ce sujet aurait sûrement mérité d’être mieux développé, en donnant des axes de priorités au lieu d’en rester aux généralités.].

Puis vient le classique des classiques avec le désenclavement. Pour ceux qui sont à Wissembourg depuis quelques dizaines d’années, cette question revient comme une antienne sans que l’on trouve réellement de réponse pour le long terme. Cette fois, c’est du prolongement du Tramway de Karlsruhe et de la modernisation de la ligne de chemin de fer vers Strasbourg dont il est question. On pourrait gagner une dizaine de minutes en refaisant cette dernière. Que n’y a-t-on pensé avant ?

Et la jeunesse, vous demandez-vous ? Comme elle s’ennuie (au même titre que la France de janvier 1968 ?), il convient de développer l’existant, avec eux qui sont impliqués en mettant en place une semaine du sport, des rendez-vous festifs, etc. Quoi qu’il en soit, nous devons retrouver le sens de la fête, et donner du sens à nos fêtes, en privilégiant, et c’est celui qui est de toutes les organisations actuelles et qui n’a jamais ménagé son temps pour qu’elles réussissent qui s’exprime, les manifestations de quartier sur le modèle de ce qui s’était passé au Bruch il y a presque deux décennies. Car si la fête se tient à Wissembourg, c’est quand même d’abord pour les Wissembourgeois qui accueilleront d’autant plus volontiers les autres qu’ils prennent du plaisir à ce qu’ils organisent.

De la fête à la culture la transition était toute trouvée avec la reconnaissance appuyée au ciné-club de Wissembourg. Sans doute la présence de son président dans la salle n’y est-elle pas étrangère. Il y aura encore eu le rappel de l’absence cruelle de terrain de camping à Wissembourg (c’est comme la Sainte-Vierge, pour qu’on y croit, il faut qu’il apparaisse de temps en temps…) et une série de remarques générales sur l’accueil innommable des Gens du Voyage (terrain le long de la route de Lauterbourg avec toilettes "spartiates & en plein air"), l’abandon des projets de logement social entre la rue d’Erstein et la rue des Quatre-Vents, le statu quo du projet de lotissement résidentiel sur les futurs ex-terrains Bürstner, l’absence de politique de l’encore municipalité en matière de soutien scolaire et le souhait que des engagements concrets de changement soient pris. Puis une question sur l’éventualité d’un débat public (l’affaire a l’air mal engagée du fait du refus de l’encore maire), et il était 22h00.

Petite remarque avant de conclure : si la réunion s’est tenue au foyer avicole, c’est que la mairie a refusé de mettre une salle municipale à disposition pour LA LISTE qui a dû se rabattre rue des Abattoirs.

Nous étions enfin conviés à boire un verre et à prolonger une soirée qui a été, de l’avis de ceux qui y ont participé, une grande réussite. Cela nous ramène à ce matin et à la mine réjouie de ses organisateurs.

Comme on le voit, la campagne électorale dont nous étions privés se met en route. On entre dans la période dite de brame électoral, quand nous devrions succomber à la roue de l’un ou à la mélopée de l’autre. L’important là-dedans, c’est de ne pas choisir le joueur de flûte de Hameln !

22/02/2008

vers un pétrole à € 100 le baril !

Yves COCHET

Député de Paris

Ancien ministre

Paris, le 21 février 2008

Communiqué de presse

Vers les 100 euros le baril

Pour la première fois, le cours du baril de pétrole à New York a clôturé au-dessus des 100 dollars. Cela fait plus de cinq ans que les prix montent. Aveugles à ce signal clair, les dirigeants économiques et politiques du monde continuent de gouverner sans souci de la catastrophe énergétique imminente : prix croissants, pénuries, inflation, troubles sociaux, famines…

Nous entrons dans une nouvelle époque où la question de l’approvisionnement en énergie dominera toutes les autres. Malgré nos alertes, les beaux parleurs ont continué de rassurer nos concitoyens en niant tout problème d’approvisionnement et en laissant entendre que les prix du pétrole baisseraient. Plus d’investissement, plus d’exploration, plus de technologie devaient résoudre le problème par la production de plus de pétrole. Mais non, les compagnies pétrolières ont beau forer plus de puits, injecter plus d’eau ou de gaz pour maintenir la pression dans les champs pétroliers, explorer de nouvelles régions, la production mondiale stagne depuis plusieurs années et s’apprête à décliner irréversiblement. La mer du Nord, l’Alaska, le Mexique sont en décroissance. L’OPEP elle-même, qui se réunira le 5 mars prochain, a-t-elle les capacités d’accroître sa production ? Nous en doutons.

Néanmoins, la demande mondiale de pétrole est plus forte que jamais. Insatisfaite, elle poussera les prix vers le haut, au détriment des pays et des personnes les plus défavorisés. Les pénuries locales de pétrole et les coupures d’électricité vont se multiplier, comme cela est déjà le cas en Birmanie, en Afrique du Sud, au Pakistan. La hausse continue des prix de l’énergie se propage déjà aux transports, aux denrées alimentaires et au secteur financier en affectant le budget des ménages incapables de rembourser leurs emprunts.

Il n’y a pas de bonnes alternatives au pétrole. Dans la situation actuelle, la seule politique de paix, de solidarité et de démocratie est la réduction drastique de la consommation des pays et des personnes riches.

Yves Cochet

Assemblée nationale - 126 rue de l’Université – 75 355 Paris Cedex 09 SP

Téléphone : 01 40 63 01 10. ycochet@assemblée-nationale.fr

Etrangetés ce matin à Wissembourg, et c’est la P2R …

Plusieurs étrangetés ce matin à Wissembourg, et c’est la P2R qui nous les sert, ce qui mérite d’être salué.

 

D’abord, c’est une ancienne adjointe de l’équipe des sortants qui tient à préciser qu’elle a été sortie, à l’insu de son plein gré en quelque sorte. Invitée par le maire sortant à réfléchir sur la suite qu’elle entendrait donner à une prolongation de mandat, elle déclare que le maire sortant a réfléchi pour elle, et qu’il ne l’a pas retenue pour faire partie de la liste. C’est étrange ces procédés, qui touchent maintenant ceux qui appartenaient jusque-là à cette sorte de garde rapprochée qui assure le service après-vente du maire. Dans un précédent article, je faisais allusion à tous ceux qui s’étaient fait envoyer sur les roses tout au long de ces 228 mois de présence du maire sortant à l’Hôtel de ville. Il aura fallu que jusqu’au dernier moment le maire sortant mette toute son énergie à donner raison à Pumpernickel. Qu'il soit également permis de signaler que ce qui choque peut-être le plus notre ex-adjointe, c'est, maintenant qu'elle est en disgrâce, d'être traitée comme une vulgaire membre de l'opposition.

 

Ensuite, c’est que cette nouvelle qui marque une réelle nouveauté apparaisse deux semaines avant des élections qui s’annoncent beaucoup plus inattendues qu’elles ne l’ont jamais été. D’ordinaire, c’était plutôt après les élections que les langues se déliaient, que chacun tentait de se démarquer d’un choix collectif qu’il ou elle avait du mal à assumer, même s’il ou elle avait participé directement à ce choix collectif. Il a en effet toujours été difficile d’entendre le lendemain de l’élection ou de la réélection du maire sortant quelqu’un se vanter d’avoir voté pour lui, comme si cette responsabilité était lourde à porter.

 

Enfin, et ce n’est pas la moindre des surprises, c’est la P2R qui publie cette mise au point. Et là, la cruche et le verre en tombent respectivement de la main droite et de la main gauche de Pumpernickel.
Les choses seraient-elles réellement en train de se modifier ? Il est de bon ton de rapporter que les électeurs grogneraient jusqu’à la porte du bureau de vote, mais qu’ils se réfugieraient dans le conformisme une fois dans l’isoloir. Cette fois, sans doute parce que le temps a fait son œuvre, on n’est plus dans le même schéma. C’est l’épuisement qui prend le dessus, et qui donne aux uns et aux autres l’audace de l’expression publique.

 

En forme de postscriptum : le numéro 52 de Pumpernickel est à l’imprimerie. Il sera mis en ligne dans la journée, opération qui prend une petite heure. Pour information, viendra ensuite la distribution dans les boîtes à lettres [environ 4 heures], puis la mise sous pli [environ 2 heures] qui comprend l’ajout d’un petit mot manuscrit à un abonné sur deux, soit une bonne cinquantaine de cartes. 

Et demain, la suite des chroniques « Ohé, c’est dans ………… semaines »

 
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