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31/01/2008

les copains : contrinfo

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L’équipe chargée de la gestion des risques à la Société Générale retourne au travail

Vous trouverez la suite de l'histoire allant sur le site de contrinfo :

http://contreinfo.info/

ça change un peu du petit sylvestre du matin, 7h20, sur la radio de service public.

30/01/2008

à tintin

Tintin est un lecteur assidu et averti du blog de Pumpernickel. Il préfère l'autre édition, celle de www.pumpernickel.fr sur over-blog. C'est là qu'il laisse ses commentaires. Le dernier en date, reproduit in extenso ci-dessous, concernait le compte-rendu préalable du prochain conseil municipal de ce mercredi 30 janvier 2008. Vous trouverez le petit mot que je lui adresse en réponse à sa question sur le nom de la méthode.

 

Salut,

Cher Pumpernickel, peux-tu me dire le nom de la méthode utilisée pour envoyer une telle conclusion :

"Courage au public qui assistera à cet adieu de l’équipe "Bertrand", courage aux conseillers de l’opposition qui devront encore subir réflexions et allusions, il n’y en plus pour longtemps."

Est-ce sûr ? Est-ce de l'espoir ? Un message subliminal ? L'ancienne équipe ne pourrait-elle pas donner naissance à quelque chose de plus difforme encore ?

J'avoue, j'ai un peu de mal à me faire une opinion entre tant de millions d'euros dilapidés par l'équipe actuelle - en fin de vie - et une nouvelle liste (la liste de monsieur Gliech) qui va tout balayer sur son passage - et sortir Wissembourg de l'impasse - , à t'en croire…

Ciao
Tintin

 
––––––––––––––––––––––––––––
 
Cher tintin,
Tes commentaires sont toujours les bienvenus. Ils témoignent d'une grande fidélité au blog de Pumpernickel, en même temps qu'ils parviennent à stimuler son principal rédacteur qui doit toujours plus coller à l'actualité locale, dont tu es un observateur attentif.
Je ne sais pas qui tu es, car tu avances masqué derrière ton pseudonyme, c'est principalement cela qui nous sépare, et c'est un peu dommage. Mais, c'est la règle du genre, et tant que tu restes à l'intérieur du cadre que s'est fixé ce blog, en particulier le recours à une langue épurée signe de respect du lecteur, je n'ai ni le droit ni l'envie de t'interdire le commentaire.
Tu t'interroges dans ta dernière intervention sur cette conclusion "Courage au public qui assistera à cet adieu de l’équipe "Bertrand", courage aux conseillers de l’opposition qui devront encore subir réflexions et allusions, il n’y en plus pour longtemps." en te demandant de te dire le nom de la méthode utilisée. Tu veux sûrement parler de celle du Docteur Coué, selon qui avait fait de cette devise "tous les jours, et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux" l'axe de sa vie. Après tout, c'est sans doute aussi intéressant que de se dire qu'il n'y a rien à espérer, que tout est joué, et qu'il est vain de tenter quelque'aventure que ce soit.
En m'en prenant il y a une bonne douzaine d'années à un pouvoir qui prétend tout régenter et réduire au silence quiconque voudrait lui contester le droit à l'expression, je me suis dit qu'il fallait inverser les termes du rapport de force, et surtout changer de point de vue, c'est-à-dire éclairer le même objet en utilisant une autre lumière et surtout de changer la place du projecteur. Ainsi suis-je arrivé à la conclusion que tout ce qui nous est présenté par l'équipe "Bertrand" relève, dans la plus favorable des hypothèses, de la supercherie et de l'esbrouffe. C'est comme ça que la réflexion selon laquelle "il n'y a personne en face" m'est devenue parfaitement insupportable. En face de quoi, en face de qui ? Ces intrigants qui n'ont rien à dire, qui fuient tout débat, qui rigolent de ceux qui croient encore à la République ou qui disent de la parité que c'est une sottise (ils ne parlent pas comme ça, mais Pumpernickel ne veut pas se mettre à leur niveau de langage, tous ces gens sont-ils autre chose que du vent, du gonflement d'importance ou de la culture de jeu radiophonique ? Dans ces conditions, envisager qu'une initiative forcément perfectible (mais ne le sommes-nous pas nous-mêmes ?) redonnera un peu de vie à une petite ville anesthésiée par des décennies de pouvoir sans partage est-il illusoire. Et surtout quand cela intervient à l'issue de trois mandats qui ont abouti à dégoûter de la chose publique tous ceux qui voulaient se décarcasser pour une petite ville qu'ils aiment, eux !
Toutes ces considérations s'appuient sur des faits objectifs dont l'énumération suffit à montrer l'inanité de la démarche de l'équipe "Bertrand" : effritement de la base électorale, et donc de la légitimité démocratique, confiscation des moyens d'expression, blocage de l'information, tentative de mise à la ruine de ceux qui osent se dresser face à l'autoritarisme, mépris affiché à l'égard de tous les opposants, bilan pitoyable de la gestion financière et économique de la commune, absence de politique sociale déclinée sous forme de paternalisme du XIXème siècle, incapacité de se projeter dans l'avenir, vision de l'avenir envisagée à l'aune des recettes des années '50, j'en passe et des meilleures.

Voilà, mon cher tintin, autant d'léléments qui me mettent dans la situation de celui qui a raison de penser et d'écrire que cette séance du conseil municipal ressemblera à un adieu. Et il ne faudra pas tant de Wisembourgeois que ça pour concrétiser ce que tout le monde sent.
 
Entre temps, il a remis le couvert avec un autre commentaire que je vous livre :
 
Ami,j'ai envie de dire "ami".

Merci.
Tu prends le temps de répondre, d'argumenter ; j'apprécie ton travail et le sérieux que tu y mets. Je n'ai pas (présentement) tout le temps à dispo pour lire ta réponse mais ce soir sûrement.

D'espoir, je n'en ai guère plus.
De l'équipe actuelle qui laisse partir ses énergies (ouvriers, employés) vers Strasbourg ou ailleurs à l'équipe opposante qui (a priori) a déjà implanté une entreprise dans la capitale alsacienne, je suis en train de me résoudre à sanctionner le vote par un "nihilisme" électoral.

Brièvement : voter contre la liste mourante en votant pour une nouvelle liste (que je connais un peu pour avoir échangé quelque conversation au sujet des fermetures d'entreprises et donc sa façon de voir les choses) ne me satisfait pas. Mais alors pas du tout.
Tu sais, le balancier de Schopenhauer...

Je ne cacherai pas mon orientation, jamais. Mais je dépioterai tous les tracts et communications diverses qui me passeront sur la table. De toutes listes confondues. Et d'ores et déjà, ami, je crois que seul toi saura répondre et se donnera la peine de le faire.
Pumpernickel n'est pas une fabrique d'information comme la P2R ou le la Gazette de Wissembourg, d'Altenstadt et de Weiler.

Ah tiens, et pour donner de l'air au vent du changement, la police municipale dit à nouveau "bonjour" à quelques-unes de ses "cibles". Est-ce effectivement un signe ?

ciao
tintin
 

Et voici son tout nouveau commentaire, sacré Tintin !

 

C'est comme si, avec l'arrivée d'une liste opposante, les problèmes wissembourgeois d'obscurantisme, de cherté de la vie (taxes, impôts...), d'interdiction par les lois d'intervenir pour le maintien des entreprises et de l'emploi locaux... s'effaceraient.

Comme si, encore, les bicyclettes pouvaient n'en faire qu'à leur tête, après.

Je n'ai pas de culture politique encore moins de connaissances en droit ; l'instruction civique que j'ai suivie quant à elle ne m'a pas intéressé plus que ça.

Pourtant, je pense que la gestion de la vie d'une commune, quelle qu'elle soit, c'est trop sérieux pour le faire en dilettante. Le faire vu de haut, à la hussarde (comme les princes leur progéniture), je ne suis pas partisan. Métaphore choisie au hasard, émise originellement par Picasso, je crois.

Donc mon avis est de ne pas s'enthousiasmer, pour aucune liste, aucun discours, aucune promesse.

Il faudra observer, écouter, analyser et nos voix devront se mériter.

Un tract dégoulinant de couleurs (je reprends ce thème qui illustrait une campagne électorale à Wissembourg où certains de nos champions, et non des moindres, eurent maille à partir à cause du papier imprimé en couleurs ou en noir et blanc) d'où qu'il vienne, est le résultat de quelques millions d'années de végétation. C'est tout et c'est assez malheureux comme constat.

Tu sais, un jour, une employée municipale me glissait à l'oreille "c'est bien une opposition, et c'est nécessaire" au sujet de Pumpernickel.

Opposition, certes, si tant est qu'elle est accompagnée de création et dans le cas de ta publication nous y sommes.

Tu sais, ami, "création" au sens du Zakharov de Kopelev.

Et bien c'est ce qui m'inquiète pour les municipales. Y aura-t-il de la création, et de quel genre ?

Au-delà (pour reprendre l'expression du tract) des terrains libres disponibles pour des implantations d'entreprises, il reste encore :

- des emplois à perdre à Wissembourg,

- des cyclistes à verbaliser,

- des collégiens à mal orienter,

- des cas sociaux, des fins de droits, des gens du voyage à rassembler "dans des parcs humains"...

J'ai rencontré des anciens ouvriers et anciens employés des exemples cités par la liste de Monsieur Gliech. Des chômeurs que tu connais aussi, d'ailleurs. Une seule question était importante à leurs yeux :

"Le maire, actuel ou nouveau, va-t-il me donner rapidement du travail à Wissembourg et m'en garantir la pérennité ?"

Ça, Pumpernickel, tu vois, c'est le seul engagement qui me ferait bouger le dimanche des urnes. Un maire et ses colistiers qui mettent les mains dans le cambouis. Et encore...

J'attends.

Mais il est bien court le temps des cerises.

Tintin

PS : après la victoire, que feras-tu Pumpernickel ?

 

29/01/2008

n'oubliez pas de signer la pétition contre le fichage / flicage de nos enfants

BASE ELEVES 

Bientôt, tous les enfants en âge d’être scolarisés qui résident en France seront fichés dans le système Base élèves 1er degré. Elaboré en l’absence de tout débat démocratique sur sa finalité, son fonctionnement, ses possibilités de croisement avec d’autres fichiers (police, justice,…), il est en voie de généralisation sur tout le territoire, après une simple déclaration à la Cnil le 24 décembre 2004. Sa mise en place rencontre de fortes oppositions de la part de parents d’élèves – mais nombre d’entre eux ignorent jusqu’à son existence –, d’enseignants, d’associations et d’élus. Des conseils municipaux se sont prononcés contre ce fichage, des parents le refusent, des directeurs d’école sont opposés ou réticents (ils sont alors soumis à de fortes pressions de leur hiérarchie)… mais rien ne semble pouvoir arrêter une administration qui minimise les dangers du système. 

Des informations sur les enfants et leurs familles qui, jusqu’à présent, ne sortaient pas de l’école, deviennent partiellement accessibles aux maires, et remontent jusqu’à l’échelon académique, et même au niveau national avec un identifiant. Ces données transitent via Internet. Personne n’a oublié le scandale de juin 2007 qui a mis en évidence l’absence de sécurisation – tout un chacun pouvant avoir accès aux données personnelles des enfants et de leurs familles. 

La plupart des données individuelles nominatives seront conservées quinze ans. La finalité affichée du traitement est d’« apporter une aide à la gestion locale des élèves, assurer un suivi statistique des effectifs d’élèves et permettre un pilotage pédagogique et un suivi des parcours scolaires ». 

Mais dans la mesure où il va ficher tous les enfants – y compris ceux qui sont scolarisés dans leur famille – l’une des utilisations vraisemblables de ce système se trouve dans la Loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007. Cette loi place le maire « au centre de la politique de prévention » avec de nouveaux pouvoirs, en le faisant notamment bénéficier de la notion de « secret partagé » avec différents acteurs sociaux. Les enseignants sont associés à ce dispositif de contrôle social : l’article 12 de la loi modifie le Code de l’Education en précisant que les établissements scolaires « participent à la prévention de la délinquance ». Base élèves se situe donc dans la droite ligne du rapport Benisti qui, pour prévenir « les comportements déviants », préconise la détection précoce des troubles comportementaux infantiles dès la crèche… 

Sous la pression d’un mouvement de protestation de parents d’élèves, d’enseignants et d’organisations de défense des droits de l’Homme, le ministère a annoncé le 5 octobre 2007 la suppression des champs relatifs à la nationalité tout en maintenant le lieu de naissance. 

Pour l’enfant, individu en devenir, toute information sortie de son contexte peut être source de discrimination. Confier autant de données personnelles à une administration qui pourra les faire circuler par Internet et les utiliser à des fins qui ne sont pas précisées, nous semble dépasser ce qui peut légitimement être exigé des familles. L’école doit rester un lieu protégé, un lieu où l’enfant doit pouvoir se développer sans être enfermé dans son passé. 

 
Convaincus que les libertés individuelles sont trop importantes pour être abandonnées au bon vouloir des gouvernements et des administrations, nous demandons la suppression définitive du système Base élèves et des données déjà collectées.

http://petition.bigbrotherawards.eu.org/Signez-la-petition-pour-le-retrait-de-Base-eleves

Post scriptum : Emel, courageusement anonyme, a laissé un commentaire. Il présume d'une méconnaissance de ma part d'un système mis en place. Que justice me soit rendue, et qu'il me soit permis d'avouer, qu'à 53 ans, je suis d'abord inexpérimenté, je n'ai vu aucun système de mise en fiche à l'encontre de qui que ce soit, et surtout, paranoïaque, je vois le mal partout. Pas comme lui, qui sait de quoi il parle, sans toutefois se démasquer, de crainte peut-être d'être fiché par les services de renseignement de Pumpernickel. Pauvre Emel, qui invoque la CNIL, dont le président lui-même tirait la sonnette d'alarme, déclarant que nous étions en route vers un système de contrôle dont il ignorait lui-même où il nous emmenait. Mais comme cela dérange Emel (M. L. ?), il préfère tout mélanger, torchons et serviettes, contrôleurs et contrôlés. Il prétend enfoncer le clou avec ce système qui permettra de gérer plus efficacement les effectifs. Cette "réflexion" a autant de sens que de dire que le recensement de la population permet de prévoir les équipements à mettre en place dans les zones d'habitation. Pauvre Emel, qui tient néanmoins à prudemment terminer par un "être attentif et attentif"qui ne veut strictement rien dire, et surtout n'engage à rien. Cela dit, comme tout le monde a le droit de s'exprimer, même pour dire des choses étonnantes,  je ne vais évidemment pas faire disparaître ce commentaire, en regrettant de ne pas pouvoir répondre directement à notre nouvel ami.

compte-rendu du conseil municipal de demain mercredi 30 janvier 2008

Belle séance du conseil municipal ce mercredi 30 janvier 2008 ! Pour sa probable dernière prestation en tant que maître de cérémonie, Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent" a décidé d’en faire un maximum en n’imposant pas moins de 32 points à l’ordre du jour qui vient d’être reçu par les membres de l’opposition.

Le spectacle commence dès 17h30, avec, en vedettes américaines, d’une part Edmond Grandgeorge qui fera le bilan de rencontres du cinéma d’animation et d’autre part une présentation (PowerPoint ?) de l’éclairage public par la société ECOTRAL. Y a-t-il un lien entre les deux ? Est-ce parce que l’on parle de lanterne magique ?

Nous entrerons dans le vif du sujet à partir de 18h00, et là, accrochez vos ceintures, car ça promet d’être long et ennuyeux.

Point numéro 0 : adoption du procès-verbal du précédent conseil municipal.

Tranquillisez-vous, il ne figure pas à l’ordre du jour. Mais on l’ajoutera sans doute, à la suite de la lecture de ce blog. A ce propos, je viens d’apprendre que Wissembourg n’est pas la seule commune à ne pas donner de vrais comptes-rendus de conseil. A Strasbourg, ils en sont à signer les P.-V. de l’année 2005 ! Et la plupart des conseillers les signent, même ceux de l’opposition ! Adopté !

Point numéro 1 : budget primitif.

Près de dix millions d’euros de fonctionnement, et près de huit millions d’euros d’investissement. On vous en passe les détails, laissant aux conseillers municipaux, en particulier ceux de l’encore majorité, le soin d’en décortiquer les chapitres. Ils se feront sans doute un plaisir de nous expliquer pourquoi la dotation du CCAS passe de 90 000 à 88 000 sur le dossier, pour aboutir à 85 000 euros  page 4 de la note de synthèse, alors que la paupérisation de la population va bon train, dans l’indifférence générale. Pour le reste, ce budget a été établi sur la base d’une population supérieure à 8 000 habitants, et nous savons que ce n’est pas conforme à la réalité. Nul doute que Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent" se fera un devoir de rectifier le tir dès les premières minutes de cette dernière séance. Adopté !

Point numéro 2 : autorisations de programme.

Petit tableau détaillant ce que vont nous coûter l’école Wentzel (1 500 000 cette année, à laquelle la région participe, ce qui veut sans doute dire qu’à terme, les enfants déménageront et les bâtiments de l’école deviendront une annexe du relais. Mais pourquoi ne pas le dire clairement ?), le Relais culturel (plus de trois millions en 2008, et plus de deux millions en 2009), l’allée des ex-peupliers (150 000 en 2008, mais on se rattrape en 2009 et 2010  avec un million à chaque fois), les accès au collège (750 000 à venir), la restauration du clocher de la mairie (900 000 en 2009 et 2010, mais on peut encore attendre, cela fait si longtemps qu’ils usent le soleil avec leurs réflexions de miroir) et le clocher de Saints-Pierre-et-Paul, dont on peut dire que dans son genre, c’est une réussite absolument incontestable, pour qui aime l’anachronisme bariolé. Adopté !

Point numéro 3 : les taux.

Ce sera encore et encore l’occasion pour Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent" de ne faire faire des vessies pour des lanternes en l’entendant claironner que les taux n’augmentent. La réalité, là encore, qu’impose la lecture des documents distribués aux conseillers municipaux, c’est qu’ils augmentent de 1,6% et que cette augmentation viendra en plus de celle décidée dans le cadre de la loi de finance. Mais, comme on vous écrit tous les ans la même chose, et que l’on n’est jamais démenti puisque c’est Pumpernickel qui a raison, il est probable que signifierez son congé à un type qui vraiment des choses curieuses.

Quand il est arrivé aux manettes, les taux étaient autour de 10%, et maintenant, ils avoisinent les 15%. Point final ! Quant à la remarque notée en gras "sachant que le taux d’inflation de novembre à novembre pour 2007 est de l’ordre de 2,4%", elle tombe un peu mal, puisque l’inflation pour 2007 est chiffrée à 1,7% par les services du ministère de l’économie et des finances cornaqués par l’amie politique de Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent". Mais on a déjà remarqué que Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent" a une conception très particulière de l’exploitation des statistiques, y compris nationales. Adopté !

Point numéro 4 : les charges intercommunales.

Ce sont 700 000 euros qui partent ici et là, dont on aimerait bien qu’un bilan soit fait de l’utilisation de ces fonds. Rêvons un peu… Adopté !

Point numéro 5 : subventions.

Quatre associations demandent un peu d’argent pour fonctionner et proposer des animations actives aux Wissembourgeois, petits et grands. Souhaitons qu’on ne leur mégotte pas trop ce si peu qu’ils demandent.

Point numéro 6 : subventions au budget primitif.

C’est là qu’on fait le choix de donner plus ou moins selon que l’on aime ou que l’on préfère. Près d’un million est ainsi distribué à 34 destinataires, de 300 euros (académie d’Alsace) à 287 000 euros (relais culturel). Adopté !

Point numéro 7 : tarif de l’eau.

Qui va tout de même augmenter de près de 6%, ce qui n’est pas si mal, même pour une inflation de soi-disant 2,7%. Adopté !

Points numéro 8 & 9 : budgets primitifs eau & assainissement.

Près de deux millions d’euros de fonctionnement et un peu moins d’un million d’euros d’investissement. On vous en passe les détails, laissant aux conseillers municipaux, en particulier ceux de l’encore majorité, le soin d’en décortiquer les chapitres. Adopté !

Points numéro 10 & 11 : budgets primitifs lotissement artisanal tranches 1 & 2.

Alors là, on se perd en conjectures. Comment un truc qui n’a fait que coûter et sur lequel rien pour l’instant n’est implanté peut-il générer des recettes ? Heureusement, vous pouvez aller consulter, sur simple demande, le détail complet de l’affaire chez le secrétaire de Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent" qui dispose d’un exemplaire. Adopté !

Point numéro 12 : redevance d’occupation du domaine public par les ouvrages des réseaux publics de distribution de gaz.

Conséquence inattendue de la folie dogmatique de casse du service public (Edf et GdF par exemple), les entreprises publiques qui servaient des usagers sont maintenant des "distributeurs d’énergie" qui traitent avec des clients. "On" leur fait donc payer ce qui relevait naguère du service que les uns et les autres rendaient ou se rendaient. Une taxe sera perçue, qui sera répercutée sur les factures des infortunés clients, rendant payant et cher ce qui était ou gratuit ou bon marché. Merci la Commission européenne, le traité simplifié, un gouvernement français qui pratique le larbinat, et des assemblées communales qui ne peuvent faire autrement que de suivre le mouvement imposé. Belle époque ! Adopté évidemment !

Point numéro 13 : lancement des travaux au relais culturel.

Décidés il y a un an, il semble qu’ils soient sur le point d’être en voie de début de commencement. Et ce sans que l’on sache vraiment ce qu’il en est de la deuxième tranche sur la date de laquelle pèse une incertitude ! Décidément, cette bâtisse, c’est la scoumoune personnifiée ! A moins que ce ne soit le syndrome du musée Westercamp dont il se dit qu’il n’est pas sur le point de rouvrir, à tel point que même les gens du Parc régional des Vosges du Nord trouvent le temps long. Bref, avec un avenant majoré de 5,68%, les travaux vont (peut-être ?) pouvoir commencer avant le 9 mars, on ne sait jamais. C’est comme l’école Wentzel qui a pris pas mal de retard, non ? Adopté évidemment !

Point numéro 14 : travaux à l’école Wentzel.

Comme seuls 14 lots sur 16 avaient été attribués ( ?), les deux derniers, plâtrerie et ascenseur, viennent de l’être, portant l’opération à 1 328 821,74 euros H.T. Adopté évidemment !

Point numéro 15 : eau rue des Carmes et rue des Maréchaux.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 16 : tennis.

Là aussi, c’est un dossier difficile que Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent" a dû gérer, un peu aux instruments, par manque de visibilité. Plus 3% sur le terrassement, puis un tour de passe-passe genre rue étroite pour le sol. Pour résumer, on ajoute près de 7 000 euros parce qu’on fait un sol bicolore, mais on rogne sur le chauffage (suppression des appareils) et on obtient une diminution du montant global du marché. Après tout, les sportifs, ça n’a pas froid ! Adopté !

Point numéro 17 : orgues des paroisses.

Comme l’une refait ses orgues, on propose à l’autre de remettre les siennes en ordre. Ça ne fera jamais qu’un petit million d’euros. Nos oreilles ont des exigences ! Adopté !

Point numéro 18 : ville moyenne.

C’est d’abord pour avoir droit à un peu de subventions supplémentaires. C’est assez drôle, parce que d’une part, ça ne permet pas à Wissembourg de se développer (on le constate avec une population qui diminue) et que d’autre part avec moins de 8 000 habitants, nous devons être le plus gros village de France à se faire appeler ville moyenne. Ça flatte l’ego, ça fait venir l’argent, mais ça ne rend pas plus heureux pour autant. Adopté évidemment!

Point numéro 19 : approche environnementale.

Le gag à l’état pur ! On habille une opération immobilière avec les oripeaux de l’écume du charivari médiatico-politique appelé "Grenelle de l’environnement" que tout le monde a oublié et que l’on nous ressort de temps en temps pour faire bonne mesure.

Rien que les thématiques retenues sonnent faux comme un jeton de contrefaçon : choix énergétiques (voir le collège !), gestion des déplacements (quid de l’étude commandée pour 15 000 euros il y a un an qui devait définir une politique du déplacement à vélo à Wissembourg ?), environnement sonore ( ?), gestion des déchets et de l’eau (alors que Monsieur "Moins-Zéro-Virgule-Trois-Pour-cent" rame au SMICTOM et doit constater que c’est sous sa présidence que le volume des déchets par habitant a presque doublé !), diversité biologique (alors que l’on casse un paysage que tout le monde nous envie). Mais tout ça va encore coûter beaucoup d’argent, gage de sérieux sans doute, et ce seront près de 200 000 euros qui vont encore s’évaporer ici, là et encore ailleurs. Adopté évidemment!

Point numéro 20 : restauration au collège des élèves des classes d’adaptation.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 21 : forêts.

Enfin une délibération pour gagner de l’argent, histoire de renflouer un peu des caisses qui auront été bien vidées par une municipalité qui aura vécu au-dessus de nos moyens ! Un demi-million va ainsi rentrer dans le coffre municipal, mais pas pour très longtemps, on s’ne doute. Adopté !

Point numéro 22 : défrichement du site de la nouvelle station d’épuration.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 23 : inscription des chemins au plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 24 : délocalisation de Bürstner.

Comme il faut faire de la place pour construire en ville, l’usine en question irait bien vers l’est. Mais il y a le problème de la sensibilité du site qui fait l’objet d’un arrêté de protection de biotope (APPB) et qui est soumis à la directive Natura 2000. On sait qu’il est possible de s’asseoir sur les APPB, on l’a déjà vu lors de la construction du clubhouse du football club d’Altenstadt, où l’on a fait disparaître l’une des dernières stations de saule herbacé encore visible en Alsace. Mais qui le sait ? Et qu’importe ! Adopté !

Point numéro 25 : échange département commune.

Petite annonce : échange belle demeure historique, plein centre ville, bon état, quelques travaux, contre bâtisse improbable au style pseudo-modernisant aux marches d’une commune.

Bingo, c’est la partie qui se joue entre les "échangistes" (c’est comme ça qu’ils sont appelés dans la note de synthèse, page 15, dans les conditions financières). L’un donne le palais Stanislas, évalué à 500 000 euros (Oui, vous avez bien lu, 500 000 euros !!) et reçoit de l’autre l’ancienne DDE rue des Quatre-Vents. Pour faire bonne mesure, il est précisé que la ville n’a pas donné d’affectation au palais Stanislas et que ce dernier se dégrade progressivement du fait de son inoccupation. Ce qui est l’exact reflet de la réalité et lui correspond intégralement. Là, on sent que la moyenne d’âge de l’équipe encore en place a dangereusement augmenté et qu’ils ont été incapables de négocier convenablement. Anticipons le point 29 pour donner à titre d’information que les maisons vendues par l’OPUS et situées rue Marie-Louise sont vendues 100 000 euros à leurs occupants. Cela voudrait dire que 5 maisons rue Marie-Louise valent le palais Stanislas, ce qui est d’abord grotesque. Nous voilà revenus à l’époque de la vente des bâtiments de l’ancien lycée à un promoteur privé. C’est le premier adjoint qui signera l’acte, l’un de ses derniers instants de pouvoir. Adopté !

Point numéro 26 : achat de parcelle.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 27 : cession e terrain à l’AAPEI.

On va installer un foyer d’hébergement pour 24 personnes handicapées… sur le lotissement artisanal ! Il faut se pincer pour y croire. Que ceux qui croyaient qu’un lotissement artisanal c’était pour installer des artisans révisent leur vocabulaire et se disent qu’ils n’ont rien compris au film. Les Wissembourgeois non plus, qui sont maintenant nombreux à s’être décidés à mettre un terme à ce carnaval de mauvais goût. Adopté tout de même !

Point numéro 28 : affaires foncières.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 29 : vente de logement OPUS.

N’appelle aucun commentaire, sauf que ou bien c’est trop cher, ou bien ce ne l’est pas assez (voir point numéro 25) ! Adopté !

Point numéro 30 : dénomination de rue.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 31 : mise à disposition de pesonnel.

N’appelle aucun commentaire. Adopté !

Point numéro 32 : divers.

Evidemment, alors que tout le monde sera épuisé par une séance marathon, c’est à son terme que l’on aborde ce qui dérange en l’accommodant de tant de précautions que l’on est maintenant dans la caricature. A les lire, comme il y avait 8 173 habitants à Wissembourg en 1999, et qu’il en reste 7 978, on en a perdu 24 ! Or, si on pose l’opération,

8 ôtés de 13 il reste 5 et je retiens 1,

7 et 1 font 8 ôtés de 17 il reste 9 et je retiens 1,

9 et 1 font 10 ôtés de 11 il reste 1 et je retiens 1,

8 ôtés de 8 il reste zéro.

Résultat : il manque 195 habitants à l’appel, et tout le reste, c’est du bavardage.

Courage au public qui assistera à cet adieu de l’équipe "Bertrand", courage aux conseillers de l’opposition qui devront encore subir réflexions et allusions, il n’y en plus pour longtemps.

28/01/2008

Dernières Nouvelles d'Alsace, canal wissembourgeois

Notre journalistissime local a encore frappé ce dimanche 27 janvier, dans le petit encadré de la page wissembourgeoise. Tournant résolument le dos à toute cette objectivité dont il prétend faire profession, il rapporte l'arrivée d'une liste qu'il prend la liberté d'intituler "Gliech", sachant qu'il n'a que très rarement parlé de liste "Bertrand". Et notre ami de continuer sur le même ton mi-badin mi-persifleur, avec cette pointe de mépris qui sied tant aux homme de qualité.

Non, braves lecteurs, poursuit-il, il ne s'agit pas de l'autre, du père, mais, dit notre rédacteur décidément en forme, et paraphrasant, mais le sait-il, Sacha Guitry, fils de Lucien, du fils qui "entend bien se faire un prénom".

Et maintenant, faisons les présentations !

Ce candidat qui se "dit sans étiquette annonce une liste comprenant des gens d'horizons variés". Et s'il tient à préciser que ce n'est pas une liste PS, notre journalistissime est évidemment autorisé à préciser que l'on y trouve des gens de gauche. S'il avait un peu réfléchi à ce qu'il écrivait, au lieu de vouloir savonner la planche de celui auquel il affecte de donner quelques lignes de "son journal", il se serait aperçu que pour qu'il y ait des gens d'horizons divers, il faut bien qu'il y en ait aussi de gauche. À moins que pour notre chef d'agence locale des Dernières Nouvelles d'Alsace, horizons divers ne s'arrête à la droite du MoDem. Et comme pour se rattraper, on trouve en fin d'entrefilet un énigmatique "Il y a aussi probablement des gens de droite" qui paraît un peu décalé puisqu'entre guillemets, Cela revient à dire que la tête de liste qui va mettre l'actuel maire de Wissembourg en difficulté ne connaîtrait pas la composition de sa liste !

 

Alors puisque c'est comme ça, amusons-nous ! Et réécrivons ce texte en inversant les rôles.

Réécriture

 

Wissembourg commence à entrer dans la campagne des municipales. Si l'autre terme de l'alternative politique sollicite le mandat des électeurs, une autre liste s'est officiellement déclarée. Elle est conduite par un Bertrand. Pas le père, présent sur l'arrière-scène politique dans les années 60 & 70, aux côtés du député Grussenmeyer, mais, Pierre, le fils, qui entend bien asseoir son prénom en sollicitant un nouveau mandat.

Âgé de plus de 60 ans, cet "élu professionnel", comme il s'autoqualifie, se dit "sans étiquette politique." Il annonce "une liste comprenant des gens venant d'horizons variés et de sensibilités diverses, qui s'engagent sur un certain nombre de valeurs avec une vision globale pour la ville." Ce n'est "pas une liste UMP-RPR", tient-il à préciser. On y trouve toutefois des gens de droite dans les toutes premières places. Mais soutient-il, "il y a probablement aussi des gens de gauche."

 

Intéressant, non ?

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25/01/2008

Dans le panneau !

Comme tout le monde le pense, la mairie lit assidûment le blog de Pumpernickel. C'est ainsi qu'elle pris l'ampleur des dégâts occasionnés par la publication de la photo qui signe son ridicule, en l'occurrence ce panneau annonçant la mise en place du futur mini-golf de Wissembourg.
Il n'a pas résisté plus de quelques jours. Ce vendredi, il avait été démonté en même temps que commençaient les travaux de construction du premier local "industriel" de "la grande zone qu'elle est belle" côté est de la route de Haguenau.
En même temps, les premiers travaux de fouille étaient lancés, toujours plus vers le sud pour agrandir ce grand terrain immensément et désespérément vide.
Pendant ce temps-là, Monsieur l'élu professionnel continue à réfléchir, et surtout à se taire.
Moins on en dit, plus on se fabrique l'image d'un pseudo-sage, au-dessus de tous ceux que l'on considère à leur juste valeur.

22/01/2008

Sacrées Dernières Nouvelles ! Si elles n’existaient pas, il faudrait les inventer !

Dans leur livraison locale du vendredi 18 janvier, elles poursuivent un exercice imposé qui consiste en une rapide recension des maires qui (ne) se représentent (pas) dans les divers cantons de l’arrondissement. Ce jour-là, c’est la plume du talentueux Marcel Neiss qui brossait le tableau de celui de Wissembourg.

Passons sur les poncifs habituels autant qu’éculés dont l’originalité n’en finit pas surprendre ["La chose publique me passionne ! ", "Place aux jeunes" et autres "J’ai toujours l’envie de faire" pour l’un tandis que pour l’autre "l’envie n’y est plus." Sans compter qu’il faut "trois mandats pour concrétiser certains projets", etc. Mais où vont-ils chercher tout ça ?] et intéressons-nous à celui qui est présenté comme un "élu professionnel" (Ah bon ?) parce qu’il a renoncé à son job (sic) [dans la ZUP ?] quand il s’est assis sur le trône de maire de Wissembourg. Malheureusement pour lui, le journaliste dérape un peu dans sa présentation qu’il fait du chef-lieu d’arrondissement quand il commence par un péremptoire et un peu prétentieux "un peu plus de 8 000 habitants". C’est un peu curieux de la part de quelqu’un qui dit vérifier ses sources, lui, car s’il avait consulté tant le journal de la mairie de Wissembourg que le blog de Pumpernickel, il aurait su, en même temps que tout le monde [et sans doute n’aurait-il alors pas manqué d'en faire part à ses lecteurs] que la population de Wissembourg est passée au-dessous des 8 000 habitants, Altenstadt compris, soit une paerte de près de 100 habitants par an ces 8 dernières années. Sans doute faut-il mettre cela au compte, colonne "passif", de l’"élu professionnel" qui est devenu tout et presque le reste [c’est du moins ce qu’il cherche à faire croire à ses malheureux administrés, car ceux qui le côtoient au conseil général ont le plus grand mal à identifier le son de sa voix, et sont bien en peine de citer une initiative du conseil général dont le premier vice-président serait l’instigateur] en gravissant les échelons de la hiérarchie de la révérence départementale. D’ailleurs, en poursuivant cette intéressante présentation de celui qui dit "vouloir continuer à œuvrer pour le développement des zones économiques, et partant, de l’emploi à Wissembourg" [toutes considérations générales qui ne manquent pas d’un certain humour de très mauvais goût alors que des centaines de familles se trouvent confrontées à l’incertitude provoquée par la politique économique des amis politiques de l’"élu professionnel"], on se demande ce qui doit être mis à la colonne "actif" du personnage quand il est aux manettes de la municipalité. Nous n’en saurons d’ailleurs pas plus, puisqu’il faut laisser un peu de place au sous-verge de la commune-croupion qui n’hésite pas à entrer directement dans le vague en parlant sans risque de "un certain nombre de projets dont la traversée et le PLU" qu’il dit vouloir "mener à terme", sans doute voulait-il dire qu’il voulait les mener à leur terme. Mais on n’est plus à ça près, et ce depuis si longtemps qu’il est maintenant loisible d’observer ces gens aux mœurs étranges faire la roue en public ou se répandre dans les colonnes de cette presse de révérence que l’une des amis de Pumpernickel appelle "les phalanges du silence"

20/01/2008

Bel après-midi ce vendredi 18 janvier 2008 …

… au cours duquel il aura été possible de rencontrer des représentants de la presse audiovisuelle régionale. Destinataires réguliers de Pumpernickel, ils y trouvent des commentaires qui tranchent légèrement avec ceux ordinairement offerts par la P2R.

Double interview impromptue autant qu’inattendue au cours de laquelle ils ont demandé où en était Wissembourg, comment les choses se présentaient, à deux mois d’une échéance somme toute majeure pour chacun de nous.

Quelles réponses à leurs questions ?

Essayons d’abord de ne pas être exagérément optimistes en pronostiquant une déroute de ceux qui ont fossilisé le débat politique. Bien entendu, ces gens conservent toutes leurs chances de l’emporter, puisqu’ils disposent de puissants leviers pour faire accréditer la thèse de leur compétence présumée : le pouvoir municipal avec en particulier la mainmise sur l’information, qu’elle soit "officielle" ou "professionnelle", autant bonnet blanc et blanc bonnet. Les habitudes qu’ils ont imprimées dans les esprits leur permettent d’affirmer péremptoirement qu’ils sont forcément les meilleurs, et que comme il n’y a rien en face, l’alternative politique ne se présente que sous la forme "c’est nous ou c’est nous".

Face à ces "vérités" qui n’ont de réalité que parce qu’elles sont répétées jusqu’à la nausée par de petits prétentieux qui se déguisent en commentateurs politiques, il serait plus intéressant et plus pertinent d’examiner la réalité de la situation afin de vérifier sur quelles bases s’appuient ce qui s’apparentent plus à une croyance qu’à un fait.

Après tout, on a bien le droit de demander des comptes des 19 ans passés à la tête de la municipalité. Et s’il y a les comptes politiques, c'est-à-dire les choix dans les priorités [plutôt une route ridicule que 32 logements sociaux de belle facture, plutôt du tape-à-l’œil que du durable, plutôt du gaspillage d’énergie que du recours aux renouvelables], il existe aussi les comptes financiers [un endettement croissant pour financer ce qui n’est pas des investissements, des dépenses pharaoniques à l’utilité sociale discutable, une mainmise des "spécialistes" incontrôlables (on pense en particulier à la "politique" de "komunikassion" mise en place par le mystérieux D. Alexandre, ou à l’omniprésent Rizotti, promu architecte général du fief)] ou les multiplications d’études plus ou moins fumeuses qui débouchent sur pas grand-chose. Qui n’a pas constaté que, malgré toutes les proclamations annuelles ["les impôts n’augmentent pas", on y a encore eu droit cette année] un peu risibles, non seulement les impôts augmentent, mais en prime, la situation est loin de s’améliorer, sauf pour les indemnités et le régime de retraite de ces pauvres élus qui sont tellement à plaindre qu’ils se gardent bien de nous en donner les détails. Tous ces éléments mis bout à bout commencent à ne plus passer inaperçus. Tout le monde constate que si l’on se précipite ici, c’est pour faire traîner en longueur là, le tout dans la plus profonde opacité, sur fond de discours dont le vide sidéral alterne avec l’insondable néant.

Autre élément, la situation économique. Notre triste équipage est l’équipe des licenciements. Cette année 2007 aura été celle des tragédies pour les salariés, mais pas forcément pour leurs employeurs. Quoi qu’ils en disent, ils devaient savoir ce qui se tramait chez Wimétal ou à l’Imprimerie de Wissembourg, et le reste n’est même pas littérature. Comme Pumpernickel l’a déjà écrit, ils n’ont rien anticipé, laissant faire ce à quoi ils croient, les lois de l’argent et du profit, se désintéressant du sort des familles contraintes de revoir radicalement leur avenir. Et ça, ils doivent s’en expliquer. Puisqu’ils fuient la discussion, puisqu’ils biaisent et qu’ils "aménagent" le débat public, ils n’ont plus leur place à arborer ces écharpes républicaines qui nous renvoient à la devise de la République de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Et cela n’est-il pas un élément objectif qui signerait leur échec dans deux mois ?

Enfin, il y a la situation démographique qui découle de ce qui précède. Comme vous ne lisez pas, en 8 ans, Wissembourg a perdu entre 50 et 100 habitants par an, selon les modes de comptage, entre les deux recensements de 1999 et de 2007. Ceux qui sont des démocrates, qui n’ont rien à cacher, qui sont si transparents qu’ils en ont perdu toute substance se gardent bien d’en faire état, empêtrés qu’ils sont dans leurs contradictions et leurs faux-semblants. Les Wissembourgeois, qui sont doués de raison, eux, le voient, le constatent, et ne peuvent s’empêcher de comparer leur situation personnelle et collective à celle de ceux qui prétendent prendre des décisions en leur nom, et évidemment, comme ils le disent jusqu’à provoquer une irrépressible lassitude, "dans le sens de l’intérêt général".

 

Voilà en gros ce qui a été dit  à ces représentants de la presse audiovisuelle régionale pour leur démontrer qu’il était tout à fait envisageable que la liste d’union des intelligences qui se présente le 9 mars prochain puisse faire connaître quelques difficultés à ceux qui ont déjà mis le champagne au frais pour arroser leur succès trop annoncé.

A la manière … des dernières nouvelles d’Alsace !

A la manière … des dernières nouvelles d’Alsace !

Bel article paru dans l’édition du samedi 19 janvier 2008. On y reproduit un article sur un déplacement "dans les territoires" comme on dit maintenant de Monsieur le ministre de l'Ecologie. Voici ce que l’on pourrait lire si l’on n’était pas soumis au diktat d’une pseudo-équipe cornaquée par des gens sans ambition ni imagination.

Note au lecteur : ce qui suit est une adaptation de l’article original.


Energie renouvelable: l'"exemple" wissembourgeois

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, a signé hier une convention-cadre avec Wissembourg et la communauté des communes du pays de Wissembourg pour en faire "un exemple" de production d'énergie renouvelable, couvrant plus que sa consommation énergétique.

Cette "convention Grenelle 2015" a pour but premier de produire sur le territoire de Wissembourg et de la communauté des communes du pays de Wissembourg une énergie 100% renouvelable, supérieure à la consommation de l'agglomération, en utilisant plusieurs sources d'énergie (solaire, éolien, récupération de chaleur).

 Le bouquet énergétique de Wissembourg et de la communauté des communes du pays de Wissembourg repose notamment sur 10 éoliennes, 1 centrale solaire au sol et une généralisation des toitures solaires sur les bâtiments publics. Il prévoit également la mise en place de 5 000 m² de toitures photovoltaïques sur les toits  des toutes les entreprises installées sur les différentes zones industrielles pour un investissement de 4 millions d'euros.

Comportements quotidiens

 "C'est l’une des plus grandes opérations photovoltaïques intégrées réalisée dans une ville moyenne de si petite taille", a déclaré Monsieur le ministre de l'Ecologie, en se félicitant d'"une parfaite application du Grenelle de l'environnement". "Wissembourg et la communauté des communes du pays de Wissembourg sont l’une des premières collectivités en Europe à se lancer dans un programme énergétique renouvelable de cette ampleur", a-t-il ajouté.

 Le plan prévoit une production renouvelable de l'ordre de 28 000 MWh/an pour une consommation résidentielle de 29 000 MWh pour l'ensemble de l'agglomération. Il faut y ajouter 20 000 MWh de consommation industrielle, dont le maire UMP extrême dur de Wissembourg, Monsieur P. Bertrand et le président extrême dur UMP de la communauté des communes du pays de Wissembourg, Monsieur J. Richter, ont également envisagé la "couverture" à terme. Le but est d'aller vers "une ville à énergie positive 100% renouvelable", qui produit plus qu'elle ne consomme, ont indiqué les élus.

 La convention comprend également des objectifs de maintien de coulées vertes entre les villes de l'agglomération, de préservation des ressources et espaces naturels et sensibles, des objectifs de maintien de l'agriculture et d'organisation de circuits courts pour la consommation de fruits et légumes. Les buts environnementaux sont également définis pour la circulation, les transports et les comportements quotidiens (tri-sélectif et récupération).

En matinée, le ministre avait visité le chantier de mise en place de toitures solaires à Atensadr, et les travaux de plate-forme logistique multimodale (rail-route) en construction entre la ligne TER Wissembourg-Strasbourg et la ligne régionale allemande entre Wissembourg et Karlsruhe.

N.B. : il s'agit en fait d'un article sur une réalisation en cours à Perpignan dont les études ont commencé bien avant ce que l'on appelle le "grenelle de l'environnement". Cela concerne une agglomération de 250 000 habitants, soit 15 fois l'importance de Wissembourg. Les données chiffrées initiales ont simplement été divisées par 15 pour les adaptéer à la réalité wissembourgeoise.

mini-golf de Wissembourg ?

Au début, ça a été comme chacun d’entre vous, l’incrédulité, la perplexité, le doute, et le questionnement. Que fiche donc ici ce drôle de panneau qui annonce quelque chose d’incongru à cet emplacement ?

Bon, c’est un gag, et il est si bien réussi que personne jusqu’à présent n’a eu l’idée de décrocher le panneau qui ridiculise les promoteurs de cette zone industrielle qui a été primée comme la plus belle zone industrielle de toute l’Alsace du Nord par un jury forcément impartial composé des mêmes promoteurs.

Toujours est-il que Pumpernickel est heureux de vous faire profiter et du panneau et du paysage désespérément désert de cette zone d’activité qui devait tout changer sur le marché de l’emploi à Wissembourg.

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Approchons-nous un peu.

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Et encore bravo à l'artiste qui a écrit tout ça !


Tout cela [et on n’est plus dans l’humour puisqu’il s’agit du destin de femmes et de d’hommes, jouets des manières obscènes  de "managers" qui les rayent de la carte sociale au nom de logiques soi-disant comptables] sur fond de marasme et de dépression comme en témoigne la manifestation d’hier samedi à Lauterbourg. Et comme on aurait aimé qu’il se taise, celui dont il se dit qu’il est le député de la circonscription de Wissembourg, quand il s’exhibait devant les caméras de France3 Alsace, à nous ânonner qu’il n’y pouvait rien, qu’il n’y peut, et qu’il n’y pourra rien. Il était bien entouré d’une triste brochette, de ceux qui n’y pouvaient rien, qui n’y peuvent, et qui n’y pourront rien. J’ai eu beau avoir l’œil, je n’ai vu ni Monsieur le maire de Wissembourg, pourtant 1er vice-président du conseil général, ni Monsieur le président de la communauté des communes du pays de Wissembourg, pourtant concernés par le drame qui touche les entreprises industrielles de la sous-région. Sans doute avaient-ils l’un et l’autre bien d’autres choses à faire, ou bien se sont-ils pour une fois rendu compte que leur place n’était pas au milieu des victimes de la politique économique dont ils se font, par ignorance et irresponsabilité, les chantres.

 
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