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25/09/2007

Ce mardi 25 septembre 2007 : 5ème jour d’occupation chez Wimétal.

Ce mardi 25 septembre 2007 : 5ème jour d’occupation chez Wimétal.

 

Grande animation autour du siège de Wimétal ce mardi soir. On y est plus déterminé que jamais, ayant expérimenté que le rapport de force est nécessaire pour d’abord se faire entendre, ensuite se faire respecter et enfin pouvoir discuter. Car les choses sont en train de changer, et l’un des indices est incontestablement le changement de ton des commentaires délivrés par le "plus grand quotidien d’Alsace". Il n’est plus question de ne laisser la parole qu’à ceux qui ont pris la décision, il y a longtemps semble-t-il de fermer le site de Wissembourg, mais également de la donner à ceux grâce à qui les richesses sont produites, les ouvriers. Après tout, le drame qui frappe les 181 personnes de l’entreprise aura au moins appris que pour faire du bon journalisme, il faut aller chercher l’information et accepter que tout le monde s’exprime, tout le monde sans exclusive.

 

Sur place, délégués du personnel et secrétaire général métallurgie CGT Bas-Rhin assurent l’accueil. L’ambiance est à la fois sérieuse et décontractée. On se prépare à passer une nouvelle nuit sur place où les équipes d’occupation se relaient en 8 x 3.

La question de la représentativité n’est pas à l’ordre du jour puisque l’assemblée générale de ce matin a réuni une bonne centaine de personnes et qu’elle a voté la reconduction du mouvement à la quasi-unanimité. Cela n’empêche pas quelques membres du personnel, de la maîtrise surtout, d’être là. Ils rejoignent à pied leur véhicule qu’ils ont eu la prudence de laisser à l’extérieur : ainsi, il ne leur arrivera pas la mésaventure pas tout-à-fait imméritée du directeur dont la voiture, de location, est bloquée à l’intérieur, avec le matériel.

 

Les ouvriers ont eu de la visite ces derniers jours, en plus de la presse audiovisuelle et écrite. Ainsi, le député, qui n’était au courant de rien, mais qui est tout de même nouveau président de l’association de développement économique de l’Alsace du nord, et qui était à Paris (normal pour un député, surtout quand on est maire de Niederbronn), a-t-il fait le déplacement. C’est gentil de sa part, mais on peut peut-être pour la prochaine fois lui suggérer de préparer son intervention et d’arriver avec autre chose que la redite des fortes sentences de Monsieur L. Jospin devant les ouvriers de Michelin, du temps où il était premier ministre. Bref, je vous soutiens, et je vous aiderai. Ça ne mange pas de pain, en plus que ça en dit long sur ses connaissances de la réalité socio-économique de la circonscription qui lui a renouvelé sa confiance (mais savait-elle ce qu’elle faisait ?) il n’y a pas si longtemps. Merci pour les électeurs !

Visite également des ex-renseignements généraux qui viennent aux nouvelles. On pourrait leur suggérer de publier leur rapport dans la presse, ça nous ferait de l’information.

Plus intéressante est la démarche de la direction qui demande des négociations rapides. Elle y a tout intérêt, car le blocage de la production, dont la responsabilité lui incombe du fait du caractère calamiteux de sa politique d’information : a-t-on le droit d’annoncer du haut d’une passerelle, en quelques minutes, à des ouvriers que l’usine pour laquelle on leur a demandé des sacrifices, va fermer dans les prochaines semaines, et de ponctuer son intervention d’un "Ne me posez pas de question, je n’y répondrai pas." ? Que chacun réponde.

Mais il n’y a pas que les visiteurs, il y a aussi le courrier, dont cette lettre, applaudie selon la P 2R, du maire de Wissembourg qui se déclare solidaire : « En mon nom personnel, au nom du conseil municipal et de tous les salariés de la Ville , j'exprime à l'ensemble des salariés l'expression de notre solidarité... La Ville sera à vos côtés pour apporter toute l'aide et le soutien nécessaires notamment afin que vos droits sociaux soient scrupuleusement respectés. » C’est ce que vous avez pu lire dans le journal, mais ce qui vous manque, c’est de savoir que le mercredi 5 septembre 2007, le chef de file de l’opposition était invité à suivre dans son bureau le maire qui avait des choses importantes à lui communiquer. Il s’agissait de lui dire, sous le sceau du secret, que Wimétal, c’était fini, pour la fin de l’année. Cela veut dire que cette personne le savait dès le 5 septembre, et qu’elle s’est abstenue à l’époque d’exprimer « à l'ensemble des salariés l'expression de notre solidarité... La Ville sera à vos côtés pour apporter toute l'aide et le soutien nécessaires notamment afin que vos droits sociaux soient scrupuleusement respectés. » C’est pour le moins un peu dommage. Sans compter qu’exprimer une expression, c’est un peu rude.

Et puis cela signifie que cette personne qui en savait vraisemblablement beaucoup plus long depuis beaucoup plus longtemps, n’a rien fait pour anticiper et préparer intelligemment la structure d’accueil industriel qui aurait amorti le choc de l’annonce de la semaine dernière.

Pour en revenir à l’occupation de l’usine, ce sont une bonne vingtaine d’employés qui se relaient, partageant les différentes charges que cela entraîne. L’organisation de la solidarité est sérieuse et réfléchie, les personnes étrangères à l’usine ne passent pas la barrière, la surveillance est rigoureuse. Et, ce qui ne gâche rien, l’ambiance est bonne, entretenant le moral, soutenant ceux pour qui la pression est trop forte. Quelques-uns des employés ont ainsi besoin d’être soutenus par leurs camarades pour ne pas basculer dans la dépression. Car on oublie cela dans les comptes-rendus des conseils d’administrations : les ouvriers, les employés, les collaborateurs sont des femmes et des hommes qui ont des sentiments, qui peuvent être fragilisés par les circonstances familiales en plus du contexte social exécrable. Mais ici, on n’est pas chez des hors-la-loi, on est dans une situation d’autodéfense sociale, et de reconnaissance de la dignité de ceux qui travaillent.

Sur le plan matériel, la solidarité est bien organisée aussi, chacun rapportant ce qu’il peut pour les copains, tous sachant qu’ils sont dans une galère dont ils ne sortiront que s’ils savent rester soudés. Bon point plutôt sympathique, le signal de FO de Rhom and Haas qui s’est manifestée, en plus des autres sections d’entreprise de la CGT , mais là il s’agit de quelque chose de plus classique.

En y regardant bien, c’est il y a trois ans que les ennuis ont véritablement commencé avec la volonté de la direction d’envoyer des pièces à Laval, puis l’arrivée du marché Jaguar dont le site de Edenkoben ne voulait pas parce qu’il ne parvenait pas à honorer la commande. Puis ce sera Ford, et à chaque fois, Wissembourg s’en sort mieux que les autres en fournissant du travail dont la qualité est reconnue. Dans le même temps, les départs se sont multipliés dans une certaine discrétion, plus ou moins volontaires, négociés.

En juin 2006, on faisait de la place dans l’atelier pour les "nouveaux business" qui devaient sauver sa mise au site. Puis les bruits se sont amplifiés de cette industrie automobile qui se déplace inexorablement vers les nouveaux marchés de l’est, là où les grands groupes français investissent massivement pour faire construire les voitures qu’ils nous vendent. Mais tout cela en restait au stade des bruits de bruits, des conversations de conversations. Car en réunion de comité d’entreprise, on n’a jamais rien entendu de tel, comme si ce qui arrive maintenant avait maintenu secret depuis si longtemps pour n’être dévoilé qu’au moment où tout est joué, coupant court à toute forme de réplique organisée. Selon les interlocuteurs, "on a tout perdu d’un seul coup !" Mais contrairement à ce que pense / pensait [rayer la mention inutile] la direction, le personnel en lutte n’est pas en position de faiblesse, car il est moralement bien soudé. Et en plus, ajoute-t-on, "on a un gros poisson à l’hameçon !"

 

Pour l’heure, les délégués CGT exigent au nom du personnel en grève :

·      Le maintien de l’activité et des emplois chez Wimétal à Wissembourg

·      La présentation et l’analyse de la situation financière de l’entreprise et du groupe

·      Des éclaircissements précis sur les raisons du projet de fermeture du site

·      Des éclaircissements précis sur la part de responsabilité de la direction

·      Au cas où la fermeture interviendrait, quels sont les moyens financiers d’accompagnement que le groupe Tenneco mettra en œuvre

·      Le maintien du salaire durant le conflit.

 

P.S. : rendez-vous vendredi 28 septembre 2007 à partir de 11h00 devant les portes de l'usine en lutte pour une manifestation de soutien aux ouvriers.

23/09/2007

3ème jour d'occupation de Wimétal

Après être passé au bureau local des "Dernières Nouvelles d'Alsace", Pumpernickel est allé pour vous sur le site du "plus grand quotidien d'Alsace" pour voir ce qu'il avait à dire de l'occupation de l'usine Wimétal par ses salariés. La dernière page de l'édition papier contient, en bas à gauche sur le chapeau "PROJECTEUR" un mot aussi discret que possible sur ce qui est en train de se jouer route de Lauterbourg. Pour l'édition électronique accessible en consultation libre, c'est encore pire, puisqu'il faut aller tout en bas de la page pour enfin trouver quelque chose sur le sujet.
Mais les journalistes ont des circonstances atténuantes, car il y a tant et tant de sujets imprtants à traiter, en particulier la reconduction de la politique erratique de collecte des ordures ménagères qui méritait bien que l'on en parlât en premier. Idem pour le contrat de canton à Seltz dont tout le monde à peu près se contrefiche sauf peut-être ceux qui voient là une nouvelle possibilité de solliciter ces subventions sans l'obtention desquelles il n'est pas de destin municipal.
Nos porte-plume montrent également qu'ils savent faire preuve d'à-propos puisqu'ils ne craignent pas de faire voisiner l'humour d'une soirée de présentation de la saison culturelle au relais en chantier avec une actualité sociale qui peine toutefois à nous faire rire.
Comme savait le chanter le regretté Jacques Brel, c'est à l'épaisseur des épluchures que l'on mesure la grandeur des nations.

Ci-dessous, copie de la page internet des DNA, éditions locales wissembourg

WISSEMBOURG



Wintzenbach / C'est parti pour vingt ans

Premier constat des élus dont certains découvraient l'endroit : le site est impressionnant ! MM. Martini et Dameron, le directeur et son adjoint, avaient pris soin d'amener les visiteurs en haut de la colline de déversement des ordures. La "cuvette" du déversoir n'en est que plus spectaculaire ! Auparavant,...



Bischwiller / Inauguration du parc des Couturiers

En hommage à Jean-Luc Hirtler

Le parc d'activités économiques les Couturiers a été inauguré hier matin. En présence de nombreux élus, le ruban tricolore a été coupé et une plaque commémorative dévoilée. Elle rend hommage à l'initiateur du projet, Jean-Luc Hirtler, le défunt maire de Bischwiller et président de la communauté de communes....



Soufflenheim

Sortie de route

Samedi matin vers 7 h, les pompiers de Soufflenheim sont intervenus pour un accident de la circulation entre Soufflenheim et Schirrhoffen, sur la départementale 37.Découvert par un automobiliste de passage, un véhicule, seul en cause, avait fait une sortie de route. Le conducteur âgé de 37 ans était piégé dans sa voiture....



L'agenda

HAGUENAU-LEMBACH Club vosgien Dimanche 7 octobre. Le Club vosgien Haguenau-Lembach participe à la sortie régionale de clôture du District 1 organisé par la section de Diemeringen. Rendez-vous à 8 h 15, parking rue du Moulin-Neuf à Haguenau. Départ de la randonnée de 11 km au centre culturel de Diemeringen à 9 h 15....



Seltz / Avec le Département

Un contrat pour le canton

Ce contrat est un premier aboutissement concret de la démarche Hommes et Territoires engagée par le conseil général voilà quelques années. Cette opération visait, par une concertation approfondie entre les élus locaux et les services du département, à dégager un certain nombre de priorités pour des ...



Wissembourg / Saison du Relais culturel

De l'humour en entrée

C'est l'humoriste Fabien Kachev qui a eu le privilège d'animer, vendredi soir, la présentation de la saison 2007 du Relais ...



Seltz / Exposition à l'Office de tourisme

Une dizaine d'artistes

C'est véritablement une exposition à multiples facettes, bien plus riche qu'une exposition personnelle. Avec moins d'une dizaine d'œuvres par artiste,...



Drachenbronn-Birlenbach / Animation

Succès d'inter-villages

Il y a 9 ans, à l'occasion des 700 ans de Drachenbronn et de Birlenbach, une journée inter-villages avait été organise et avait remporté un grand succès...



Betschdorf / Pêche

Un concours réussi

Ce sont 31 équipes de cinq pêcheurs qui ont mesuré leur savoir-faire en cinq manches.Tous les ingrédients d'une journée réussie étaient réunis :...



ESCHBACH

Les tartes de la chorale

L'autre samedi, la chorale Sainte-Cécile d'Eschbach a organisé une soirée tartes flambées originale. Plutôt que d'inviter ...



Durrenbach / Croisière

La classe 42

Des membres de la classe 42 de Durrenbach ont fêté leur 65e anniversaire. Ils ont ainsi effectué une croisière de 7 jours sur 4 fleuves,...



Eschbach / Retrouvailles

La classe 1932

Récemment, les membres de la classe 1932 d'Eschbach se sont réunis autour d'une bonne table. Pour faire revivre les souvenirs d'antan,...



L'agenda

WISSEMBOURG Nouvel orgue Le 26 septembre. Une réunion pour la création de l'association pour la construction du nouvel orgue de la paroisse St-Jean,...



Lauterbourg / MJC de la Lauter

Reprise de la saison

Les activités de la MJC reprennent à partir de septembre. Les inscriptions se font directement lors des premières séances d'activités....



L'état civil

WISSEMBOURG Voici les naissances et décès enregistrés au mois d'août.Naissances1 : Célestine, fille de Pierre Barthel et de Christelle Pla, Wissembourg-Altenstadt....



Vallée de la Sauer / Communauté de communes

Vers la fusion Sauer-Pechelbronn

Pour le premier point à l'ordre du jour, il s'agissait de valider l'arrêté préfectoral approuvant la répartition des sièges ...



Lembach

Oradour : sur la voie de la réconciliationIl y a 63 ans 642 hommes, femmes et enfants trouvaient une mort atroce à Oradour-sur-Glane,...



Aujourd'hui

MORSBRONN-LES-BAINS : marché aux puces à partir de 6 h, autour du terrain de foot ; messti, et bal de 15 h à 20 h.Preuschdorf : marché aux puces à partir de 6 h....



L'agenda

RIEDSELTZ Avec les arboriculteurs Dimanche 30 septembre. A l'occasion de l'exposition annuelle de fruits qui se déroulera ...



LAUTERBOURG

Aujourd'hui : fête du sport à la base de voile

La Maison des jeunes et de la culture de la Lauter organise la fête du sport ce dimanche 23 septembre de 10 à 18 h à la base nautique de Lauterbourg....



Wimetal occupée

Ils étaient une quinzaine hier, dans la fraîcheur du matin, à faire cercle autour d'un (utile) brasero à l'entrée de Wimetal....

22/09/2007

Fermeture de Wimetal : nouveau tir groupé de la P2R

L’information est sortie jeudi soir au conseil municipal, mais "la rumeur circulait depuis quelque temps" nous écrit un journaliste localier qui laisse la parole pour les deux tiers de son "article" à la direction de l’entreprise, les employés se voyant représentés par "Richard", 54 ans, arrivé il ya 20 ans de sa Pologne natale, et qui est "prêt à repartir" comme le stipule éloquemment l’intertitre.

Manque de chance pour notre chasseur d’information, et donneur de leçons de déontologie journalistique, ce pauvre Richard, infortunée victime du jeu de Monopoly géant qui se joue sur le dos des pauvres gens réduits à la misère (voir la crise de l’immobilier aux Etats-Unis qui frappe les plus pauvres des pauvres) en enrichissant les propriétaires de yacht dégoulinant de mauvais goût, hôtes des ghettos de parvenus de la côte Est nord-américaine, ce pauvre Richard ne représentait que lui-même, puisque l’encre étant à peine sèche de l’exemplaire de la P 2R du 21 septembre que les ouvriers décidaient de se mettre en grève et d’occuper les locaux de l’entreprise pour empêcher que ne se reproduise l’une de ces histoires de patrons voyous, comme Monsieur J. Chirac, ancien président de la République les a appelés, qui vient faire déménager les machines en utilisant quelques gros bras aux mœurs étranges.

Ce numéro du 21 septembre est d’ailleurs exemplaire d’objectivité et de pluralisme d’opinion puisque la première page "Région" est elle-même consacrée au drame qui frappe Wimétal, sous le titre "Wimétal baisse le rideau" comme s’il s’agissait d’un magasin, sauf que là, ce sont près de 200 personnes qui sont touchées. Et là, pas de détail, seul le directeur de l’entreprise aura la parole. Le journaliste sans doute pressé par le temps n’a pas jugé utile de décrocher son téléphone pour constater une centrale syndicale par exemple, la CGT étant majoritaire dans l’usine

Mais l’exercice ne s’arrête pas là puisque, revenu en pages locales, le lecteur est convié à s’intéresser à un nouveau quartier qui se développera …derrière le nouveau cimetière (vous vous rappelez, c’est ce cimetière que l’adjointe chargée de la question avait présenté comme nécessaire au cas où Wissembourg serait victime d’une épidémie, si, si, même la P 2R avait rapporté cette surprenante saillie !), décidément, on ne sort pas des bonnes nouvelles ! D’ailleurs, un nouveau quartier, pour loger qui et à quel prix ? Les licenciés des prochaines charrettes de sacrifiés sur l’autel de la mondialisation (dont les amis politiques du maire, et hélas même les autres, nous disent qu’elle est inéluctable, inévitable, incontournable, etc.) ? Ce nouveau quartier sonnera le glas d’un nouveau pan de nature à Wissembourg, à porter au bilan d’un maire obnubilé par les 10 000 habitants.

D’ailleurs, à propos du maire, il a pu ressortir de sa poche le petit mot qui lui sert à chaque fois qu’une usine ferme et qu’il veut se donner l’air de celui qui n’y peut rien (on dirait Monsieur  L. Jospin devant les ouvriers de Michelin) mais qui a un cœur. N’en aurait-il pas le monopole ? Le maire donc a "une pensée pour les 181 employés qui devront changer d’emploi." Merci pour eux et ça leur fait une belle jambe. Et il ajoute que "nous aurons eu une année 2007 particulièrement difficile, économiquement et surtout humainement avec les fermetures de l’Imprimerie de Wissembourg et de Wimétal. " [entre guillemets et en italique : citations de la P 2R, DNA du vendredi 21 septembre 2007]. Notre homme a oublié de rappeler qu’il a aussi assisté à la déconfiture de Bois de France, ce qui fait pas mal de licenciements sous son règne. Il n’en est bien entendu pas directement responsable, la gestion des entreprises étant du domaine privé. Cela étant, Monsieur P. Bertrand se gargarise des excellents contacts qu’il entretient avec tout le personnel patronal, et des bonnes conditions qu’il entend réserver à "nos entreprises" pour qu’elles puissent se développer harmonieusement dans un climat serein, en bonne coopération avec le pouvoir politique. Alors, à quoi ça sert tous ces discours creux et vides de sens, enfilage de lieux communs sur des phrases interminables, si, dès que se présente une difficulté dont "la rumeur [de l’existence] circulait depuis quelque temps", on met à la porte ceux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes des années durant, en travaillant, en travaillant, en travaillant, vous entendez Monsieur le maire [on a le droit de vous parler comme vous le faisiez lors d’un conseil municipal en apostrophant Monsieur S. Bordier], en faisant des heures supplémentaires, en acceptant l’augmentation des cadences ou en se serrant la ceinture sur les salaires.

Que faut-il penser également de celui qui ne convoque le représentant de l’opposition dans son bureau que pour lui glisser à l’oreille que la situation est très difficile chez Wimétal, et que cela aura des répercussions importantes sur les finances de la ville, alors que cette question est dans l’air depuis de trop longs mois  et que l’évoquer peut coûter son emploi à l’imprudent bavard. Le reste du temps, l’opposition est cantonnée à un rôle de figuration tel que tous ceux qui s’y sont collé n’ont qu’une envie, ne pas y retourner tant on y est déconsidéré, humilié, brocardé, moqué, ridiculisé. Et là, quand ça va mal, histoire de désamorcer l’affaire, on se la met dans la poche pour la faire taire. La manœuvre n’est pas vraiment grandiose.

Et puis, pour terminer, qu’est-ce qu’il a fait pendant tout ce temps ? Au lieu de nous bassiner avec son agenda publié dans son journal écrit par Monsieur D. Alexandre, il aurait mieux fait de s’inquiéter et de faire venir à Wissembourg les industries innovantes et porteuses d’avenir qui auraient offert des perspectives aux licenciés de l’Imprimerie et de Wimétal. Il est quand même là à occuper le terrain depuis 1989. On aurait pu penser qu’avec le temps, il aurait intégré que gouverner c’est prévoir. C’est ce que l’on apprenait déjà à la petite école.

 

Bilan de tout ça, des familles confrontées à des lendemains qui n’ont rien à voir avec les incantations d’un président de la République qui veut aller "chercher le point de croissance avec les dents" (très classieux !) ou d’une présidente de l’association des 200 familles [c’est comme ça qu’il s’appelaient avant de devenir le CNPF à la Libération , puis la medef depuis quelques années], son alter ego qui veut, comme tous les égoïstes (c’est le vrai mot pour désigner ceux qui se font appeler néo-libéraux] privatiser les bénéfices et socialiser les déficits.

13/09/2007

Il n’aura pas fallu attendre trop longtemps pour que ce qui nous sert de gouvernement …

Il n’aura pas fallu attendre trop longtemps pour que ce qui nous sert de gouvernement montre quels sont ses réels projets, et quelles distances il compte prendre avec les règles élémentaires de l’exercice démocratique.

D’abord, et que cela soit enfin clair pour chacun et chacune d’entre nous, l’onction du suffrage universel ne donne pas le droit de tout faire, même si une certaine paresse intellectuelle, comme dirait Attali, le rallié, en particulier de la Représentation nationale autorise le pouvoir exécutif à s’asseoir sur celui qui devrait le contrôler. Qui a pensé que mettre dans l’urne un bulletin pour Monsieur N. Sarkozy équivalait à faire des cadeaux fiscaux à quelques dizaines de milliers de personnes, cadeaux qui seraient ensuite payés par quelques dizaines de millions d’autres ? Qui pensait que l’une des premières initiatives du pouvoir serait d’aller se pavaner avec quelque milliardaire sur un bateau du plus mauvais goût pour en mettre plein la vue à un Peuple que l’on ne paraît pas trop respecter ? Qui aurait pensé que l’on tolèrerait qu’un secrétaire d’état se permette d’employer un vocabulaire que les parents responsables déconseillent à leurs enfants ? On sait par ailleurs que dans n’importe lequel des pays de cette Union européenne dont on nous rebat les oreilles, un ministre de la Justice , qui se serait permis le dixième de ce qu’a osé Madame R. Dati à propos de ce qu’elle prend pour son rôle sur la magistrature, aurait dû démissionner dans les 24 heures. Et on pourrait continuer ainsi interminablement, hélas, tant bévues, approximations et usurpations sont nombreuses.

Ce charivari institutionnel se joue devant un public médusé, manipulé par une presse aux ordres, à l’affût de tout ce qui pourrait faire monter la sauce. Un jour ce sont les poignées d’amour du président, le lendemain les états d’âme de son épouse, une autre fois c’est le premier ministre qui se répand ou affecte de le faire sur la place que l’on ne lui ménage pas, puis le président qui le traite de collaborateur (en fait il pensait sans doute domestique, mais les esprits ne sont pas encore mûrs pour ce type d’expression).

On n’hésite pas à lancer des sortes de ballons sondes qui ressemblent à s’y méprendre à ceux qu’affectionne l’extrême-droite selon un rituel immuable en trois temps : d’abord une énormité, ensuite machine arrière tout en disant qu’il ne faut rien considérer comme tabou (c’est d’ailleurs la technique de l’ex-nouvelle droite, qui utilise fréquemment ce substantif en invoquant la "nécessité" de "discuter" de tout, sauf de la réalité mortifère du régime nazi.), enfin, on passe une mesure qui est à mi-chemin entre la situation précédente et celle décrite dans l’énormité, puis on attend pour recommencer sur un autre sujet. C’est à cet exercice que joue notre duo, le "dur" étant l’hôte de Matignon qui pleure sur le sort que lui réserve le "doux", celui de l’Elysée. Qui n’a pas envisagé cela sous cet angle ne peut vraiment saisir où ils nous emmènent, en excipant imperturbablement les 53% de voix obtenus par Badinguet-le-Petit au mois de mai 2007.

Observons maintenant l’un des thèmes de cette rentrée, celui de ces gens que l’on appelle les "illégaux", comme si un être humain pouvait être illégal. Monsieur B. Hortefeux, vice-ministre de la police, dont le parcours politique est intéressant à découvrir (il recoupe celui de quelques autres "amis" politiques de Monsieur N. Sarkozy) estime qu’aucun sujet ne saurait être tabou (ce n’est tout de même pas ma faute s’il utilise les mêmes mots et dans le même sens que ceux qui fréquentent les cercles ultra-réactionnaires), qu’il faut faire des tests ADN sur les candidats au regroupement familial et que les préfets doivent respecter des quotas de reconduites à la frontière. On fait du chiffre sur des êtres humains, ça c’est de la morale !

Rien n’empêche un citoyen d’aller chercher dans l’Histoire une période ou un régime qui aurait imposé des quotas d’interpellations ou de rétention administrative (cette disposition a la particularité d’interner des gens sans que les services judiciaires soient au courant, et cela ressemble à de l’autoritarisme dur). Malheureusement pour Monsieur B. Hortefeux, c’est dans le stalinisme finissant que l’on trouve une trace écrite de ces quotas d’arrestations, avec mise en demeure pour les exécutants d’atteindre les objectifs du plan. Et quand notre homme en remet une couche en disant que les préfets qui font un peu de zèle verront leur traitement augmenté de 12%, cela nous emmène dans des zones historiques détestables qui sont, pour ceux qui les ont vécues, synonymes de privations, de vexations, de déportations, de torture, de discrimination, de délation rémunérée, bref de tout ce que voulons épargner à ceux que nous aimons. Cette France a une drôle de tête, celle des mauvais jours de la contre-réforme, celle de la revanche d’une minorité, les possédants, contre la majorité, tous les autres. Et quelle crédibilité a-t-on quand on envoie sa police arrêter des enfants dans une école, en menottant des parents comme on s’abstient de le faire avec un ancien premier ministre pourtant inculpé ou un ancien président de la république pourtant confondu par un nombre incalculable de "collaborateurs" ? Parler maintenant de rafles n’est plus un excès de langage, et ce n’est pas à l’honneur de notre pays, de mon pays, de l’idée que nous nous faisons de la nécessité de vivre ensemble en bonne intelligence en respectant les différences. Il faut reconnaître que les signaux envoyés par ces trois premiers mois de "gouvernement" du président ne sont même plus inquiétants puisqu’ils font maintenant froid dans le dos.

 

La question que l’on a maintenant le droit et le devoir de se poser est celle de se demander à qui on va s’attaquer quand on en aura fini avec ceux que l’on nomme "illégaux". Quand on "responsabilise" les malades mentaux, que le président veut traduire devant les tribunaux au prétexte que cela fait partie du processus du deuil (!) et que l’on envisage de dédouaner les criminels financiers, on est typiquement dans un système d’inversion des valeurs et de criminalisation des pauvres, s’inspirant de cet aphorisme qui nous dit qu’un pauvre qui est stupide, c’est un stupide, et qu’un riche qui est stupide, c’est un riche.

11/09/2007

le Ravi de septembre est sorti !



le Ravi de septembre est sorti ! voir la une

Le rugby est le champion de la rentrée. Mais y aura-t-il aussi une mêlée sociale dans la rue ? Lisez le mensuel régional qui marque tous les essais ! Un numéro ravissant avec toujours autant d’infos, de dessins, de satire.
Liste des points de vente en Paca du mensuel régional et bulletin d’abonnement sur le www.leravi.org.


Au sommaire du Ravi n°44, septembre 2007

Travail : une valeur surcotée
Sarkozy a fait, avec succès, de la valeur « travail » un thème majeur de sa campagne et le fil conducteur de ses premières réformes : service minimum, heures supplémentaires, travail le dimanche… Au point de faire perdre son latin – et les élections ! - au PS. Trois pages d’enquêtes sur le travail, ceux qui en souffrent, qui en ont trop, qui en manquent, qui le refusent...

Enquête : « ma Tante » fait crédit
Dans la France des gagnants, les « perdants » s’accumulent. Et comme les banques ne prêtent qu’aux riches, nombreux sont ceux qui se précipitent dans les quatre « Crédits municipaux » de la région, descendants du Mont-de-Piété…

Commerce : les « antiquités nazies »
Le commerce des « antiquités militaires » se porte bien à Toulon. Les nostalgiques de la France pétainiste, de la guerre d’Algérie mais aussi du 3ème Reich, y trouvent matière à assouvir leur curieuse passion. En toute illégalité…

Reportage : ils ont débarqué
Une centaine d’Ufologues ont commémoré à Marseille, début septembre, le 60ème anniversaire du crash de Roswell. Entrez avec notre reporter et notre dessinateur dans la 4ème dimension.

Portrait : la vie en cirrhose
Patrick Ricard, PDG du groupe Pernod-Ricard, gère l’héritage depuis 30 ans. Ça s’arrose. Portrait satirique.

Pêche : le ton monte, les thons se font rares
Entre les recommandations scientifiques sur les ressources de thons, les cris d’alertes des écologistes, et les décisions prises à Bruxelles, les pêcheurs méditerranéens tentent de faire entendre leur voix. A la criée…

Gros sous : Jackpot pour le Pasino
Le conflit entre la mairie d’Aix-en-Provence et le Pasino est enterré. La mairie valide l’exploitation de 120 nouvelles machines à sous. Pourquoi une aussi belle et soudaine entente ?

Marseille : le conseil municipal au banc d’essai
Un grand reporter du Ravi « teste » incognito un conseil municipal dans une ville ou un village de notre belle région : ce mois-ci, Marseille, le 16 juillet 2007

L’actu en dessins : le rugby
Charmag, Fathy, Red, Tone & CDM et Yacine, les dessinateurs du Ravi, ont carte blanche sur le thème du mondial de rugby.

Reportage dessiné : le mondial à pétanque
Une BD édifiante pour tout savoir sur les coulisses de la 46ème édition mondial « la Marseillaise » à pétanque. Ames sensibles s’abstenir.

Mais aussi :


- Marseille : FO inaugure le tramway
- Tchatche 1 : le crime de la peine de mort
- Tchatche 2 : le degré zéro sur l’échelle du « Nicolas Hulot »

Et toujours, aux côtés de nombreux autres articles et dessins, nos rendez-vous « Rtt » notre envoyé spécial Jean-Claude Dingo à Toulon (83) en visite sur le Charles-de-Gaulle…; la chronique « la culture expliquée aux mals-comprenants » de Guy Robert, le navet du mois : « Rintintin » par Brock Olly; « Marseille, quart Nord », de Benito Pelegrin, la recette « cuisiner c’est déjà résister » : confiture « mi-figue/mi-raisin » au sourire de lavande…

Et aussi : les « rencards » associatifs, le grand quizz « qui a dit ? », le canular, les
« mots ravis »…

Le Ravi de plâtre du « mensuel régional qui ne se croise pas les bras » est décerné ce mois de septembre à Alexandre Medvedowsky, conseiller général PS (13), et Jean-François Picheral, sénateur PS (13), qui se détestent et le font savoir !

Le Ravi, le « mensuel régional qui a les bras longs », en vente dès le premier vendredi du mois dans les principaux kiosques de la région Paca : Aix en Provence, Arles, Avignon, Brignoles, Cannes, Draguignan, Marseille, Menton, Nice, Toulon et bien ailleurs…

10/09/2007

Et pour finir, une photo pour énerver qui vous savez

Et pour finir, une photo pour énerver qui vous savez, prise fin août à Amsterdam lors de l'ouverture de la saison culturelle. Là-bas, ce sont les entreprises qui fabriquent ce type de vélo ou de triporteur (si quelqu'un de la mairie lit cet article, il peut aller jeter un œil sur les sites suivants : www.defietsfabriek.nl et www.bakfiets.nl, ça lui donnera des idées.) qui commanditent les événements culturels et festifs. Et tout le monde trouve ça bien, et il est tout-à-fait normal de croiser le maire d'Amsterdam sur une piste de cyclable. Ce serait le contraire qui serait anormal. Quant au maire, il ne se voit pas, sauf cas de force majeure, faire quelques centaines de mètres en prenant une voiture dont il sait qu'elle est la plaie de la ville, et que sa couleur, noire, ou que sa masse, deux tonnes, n'impressionnent personne. Et que l'on se rassure, il dispose d'une voiture de fonction dont l'emploi est réglementé et contrôlé.

C'était hier le 9 septembre, l'anniversaire de Pumpernickel,

C'était hier le 9 septembre, l'anniversaire de Pumpernickel, et une bonne soixantaine d'amis s'est déplacée pour profiter du beau temps et du plaisir d'être ensemble. Soyons justes, les organisateurs pensaient qu'il y aurait plus de monde, tablant sur les succès des années précédentes (autour de la centaine, plus ou moins dix). Mais comme le faisait remarquer l'une de ceux qui ne pouvaient pas venir et qui présentait ses excuses, quelle autre association wissembourgoise peut réunir autant de gens sur des thèmes sociaux, politiques et culturels ? Car venir 1 rue Saint-Jean et braver la surveillance plus ou moins (in)discrète et excessivement maladroite de tel ou tel qui ira ensuite bavarder pour raconter ce qu'il a vu n'est peut-être pas à la portée de tout le monde. Et encore cette année avons-nous échappé au coup d'œil circulaire et intéressé du maire qui, tout à fait par hasard l'an dernier, découvrait les délices de la promenade des remparts pour aller au centre-ville et en profitait pour voir combien ils étaient chez celui qu'il déteste.

 

Au menu, de la musique Bluegrass avec notre trio habituel (Serge Rieger à la guitare, Pascal Spitz au banjo et Virgile à la contrebasse) et quelques amis et supporters, le conte de Jean-Loup Baly, qui nous racontait cette fois une histoire de loup, puis Pïerre Kern et Domminique Haffner, tous deux guitaristes qui nous joué quelques-unes de leurs interprétations (on les représentera bientôt dans Pumpernickel à l'occasion de la sortie de leur prochain album).

 

Pendant ce temps, les conversations sont allées bon train, chacun en profitant pour rencontrer qui Etienne Schmitt, qui ne baisse pas les bras devant l'adversité, qui Dominique Walter, le correspondant strasbourgeois de Pumpernickel. Somme toute, et de l'avis de l'un d'entre nous qui y avait assisté, c'était un peu moins coincé que l'inauguration de l'étrange mausolée de Weiler / Sankt Germanshof dont on reparlera bientôt.

 

Et maintenant quelques photos :

 

 

et rendez-vous le 7 septembre 2008 pour le treizième anniversaire de Pumpernickel.

Parlons tennis !

Comme vous allez le constater, la municipalité est passée maître dans l'art de l'intégration au paysage. C'est d'ailleurs pour cela que l'on paie si cher un architecte agréé monuments historiques, Monsieur Rizotti, dont l'entregent doit permettre à chaque Wissembourgeois de s'attirer les bonnes grâces de l'achitecte des bâtiments de France, sorte de potentat intouchable, qui décide de ce qui se fait en fonction … de ses goûts personnels. Cet abf n'hésite pas à exciper certaines exigences pour le côté nord d'une rue alors que la maison qui fait face, côté sud, sera exemptée des dites-exigences (s'il lit ce blog, Pummpernickel tient à sa disposition quelques exemples locaux qui sont particulièrement édifiants et qui ne manquent pas de plonger dauns la plus extrême perplexité quiconque pense encore que les réglements s'appliquent à tous, sans exception.).

Mais, déjà écrasé de travail par l'architecture et la mise sous cloche de quartiers entiers,  l'abf n'est pas compétent pour la nature, et là, ce sont d'autres qui s'en chargent, avec des résultats qui sont à la hauteur du prestigieux personnage, ministre d'état, qui va constater les effets du réchauffement climatique en utilisant un airbus A300, comme si les innombrables photos prises par les spécialistes ne lui suffisaient pas.

Oui, à Wissembourg, on ne recule devant rien et le pire est toujours certain. En tout cas, en face du lycée, ça l'fait un maximum, avec une énôôôôôrme tente blanche (qui ne le restera pas trop longtemps, les corneilles logenat dans les peupliers voisins se chregant de la consteller de "décorations" du plus heureux effet) qui s'intègre merveilleusement à l'ensemble du voisinage, apportant probablement cette touche de ce que la municipalité prend pour de la modernité et qui n'est en fait que du mauvais goût. Et on ne vous dit rien des problèmes techniques posés par l'instabilité du sol et qui sont probablement l'une des origines de l'extrême nervosité des ouvriers du chantier qui prétendent interdire l'arrêt des photographes le long de la piste cyclable, avec les noms d'oiseaux qui s'imposent évidemment.

Mais, trèfle de plaisanterie et de commentaires, les photos se suffisent à elles-mêmes, et Pumpernickel est au regret de vous les imposer. Encore un truc complètement raté par une municipalité intégralement insensible au regard des autres, le nez dans le guidon, arcboutée à des certitudes d'un autre âge, imperméable aux grands défis qui nous assaillent. Et aux dernières nouvelles, comme il n'y a toujours personne qui veuille sortir du bois pour les bouter hors de la maison commune qu'ils ont annexée, il faut se résigner à les voir rempiler pour un quatrième mandat, durant lequel il parachèveront le grand œuvre de démolition qu'ils ont commencé à la pentecôte 1992 quand ils ont cassé l'une des bâtiments des casernes Able-Douay. Vous êtes prévenus, s'ils sont réélus l'anprochain, attendez-vous à l'inimaginable !

La nature selon Saints Pierre-et-Joseph :

 

 

03/09/2007

Recevoir son avis d’imposition "taxes foncières" est toujours un grand moment.

Recevoir son avis d’imposition "taxes foncières" est toujours un grand moment.

D’abord parce que cela veut dire que l’on a précédé les désirs d’un président de la République que l’on aimerait un peu plus actif (aurait-il une baisse de régime ?) qui ambitionne une France de propriétaires (et de rentiers ?), reprenant sans le vouloir peut-être ces saillies de Guizot qui conseillait aux Français de faire "des épargnes plutôt que des enfants" en même temps que son célèbre et trop souvent tronqué "Enrichissez-vous par le travail et par l’épargne et vous deviendrez électeurs" à moins que ce ne soit "Eclairez-vous, enrichissez-vous, améliorez la condition morale et matérielle de notre France".

Ensuite parce que c’est l’occasion de se remémorer que si l’on est un électeur quel que soit le montant de son impôt, c’est bien l’impôt levé de façon juste et équitablement qui permet à la collectivité de corriger les injustices et de permettre à tous d’accéder au bien-être auquel a droit chaque membre de la communauté humaine.

Enfin parce que c’est à ce moment que l’on mesure la distance qui sépare ces discours vides de sens servis par un pouvoir municipal à bout de souffle et d’imagination et la réalité à laquelle chacun de nous est confronté.

Comme d’habitude, il sera question de ces fameux taux avec lesquels la municipalité aime bien jouer sans bien en maîtriser toutes les ficelles.

On commence par la base d’imposition, c’est-à-dire ce qui sert à calculer à partir des différents taux. C’est la loi de finance qui détermine son niveau ainsi que sa réactualisation. Selon la notice, elle aurait été relevée de 1,8%. En fait, c’est plutôt 1,48% qu’il faut constater, du moins si l’on s’en tient au document dont Pumpernickel a été destinataire. Cela veut dire que mécaniquement, et pour tenir compte de l’inflation, sans rien changer aux taux locaux, les finances locales engrangeraient une augmentation de l’ordre de l’inflation.

Heureusement, roi-Pierre et prince-Joseph vont remettre un peu d’ordre là-dedans en appliquant des augmentations que vous connaissiez déjà puisque vous êtes des lecteurs attentifs de Pumpernickel qui dans son numéro 49 vous mettait en garde contre les assertions municipales selon lesquelles les impôts n’augmentent que de 1,10%. Non, et non, ce n’est pas la réalité, puisqu’après être passé à la moulinette fiscale locale, la cotisation passe de 101 euros à 104 euros, soit une augmentation de 2,97%, Messieurs les bourgmestre et échevins.

Comme cela ne suffisait pas, prince-Joseph et roi-Pierre remettent le couvert avec l’intercommunalité, dont il est intéressant de rappeler que si elle a été mise en place, c’était pour faire des économies. Pour l’instant, on constate essentiellement des augmentations de cotisation. Chez prince-Joseph, c’est 2,36% d’augmentation qu’il faut constater (quand on passe de 1,27%, taux 2006, à 1,30%, taux 2007). Pour notre contribuable, cela devrait faire 9,83 euros, mais on arrondit à 10 euros (au lieu de 9 euros l’an dernier), soit une augmentation de … 11,11%. Merci qui ?

Le département où roi-Pierre occupe un rôle éminent fait également fort de son côté avec 3,5% d’augmentation des taux et finalement une cotisation qui passe de 53 euros à 56 euros, soit + 5,66%.

Quant à la région, pas question qu’elle se gêne : + 3,07% pour le taux, et 8,33% pour la cotisation. Pas plus d’ailleurs que l’état qui prélève au passage encore 8% sur toutes ces augmentations et qui arrondit à l’euro supérieur.

Toutes ces "collectivités" sont à droite, et bien à droite. Quand elles s’expriment des marches du perron de l’Élysée ou de celles de Matignon, là où l’on a consigné le petit personnel, c’est pour nous dire que les impôts sont trop élevés et qu’il faut les baisser au plus vite et dans des proportions forcément importantes. Et dès qu’on a le dos tourné, on fait exactement l’inverse de ce qui vous sort de la bouche. Et si encore c’était pour autre chose que la réfection de la rue principale du village, rebaptisée "entrée de ville", histoire de masquer la médiocrité de la réflexion !

Encore un truc : Dans notre cas, d’arrondissements en simplifications, la cotisation passe de 196,69 euros (ce qui est effectivement dû et provient de la multiplication de la basse par chacun des coefficients) à 198 euros, soit 1,30 euro gagné en loucedé, sans que personne ne s‘en aperçoive ou ne s’en émeuve.

Comme cela a déjà été dit et répété, les impôts, c’est sacré, et il n’y a pas lieu de s’en exonérer. La seule question qui vaille est celle de l’utilisation qui est faite de la collecte de cet argent qui doit être mis au service de la collectivité, sans exclusive, pour l’amélioration de la vie du plus grand nombre. Paut-on dire que localement l’essentiel reste à faire ?

 
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