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25/03/2007

Tous au conseil municipal du 27 mars 2007 à 18h00, à la maison commune (qui nous appartient !).

Tous au conseil municipal du 27 mars 2007 à 18h00, à la maison commune (qui nous appartient !).

 

Séance marathon en perspective aves pas moins de 23 points au programme, dont l’examen du budget primitif qui est l’acte majeur d’une démocratie. Que chacun fasse donc le maximum pour honorer le conseil de sa présence, ce sera une bonne façon de montrer à ceux qui sont censés prendre des décisions en notre nom, pour notre bien et dans l’intérêt général que nous ne les oublions pas (en particulier dans un an lorsqu’il s’agira de congédier l’équipe actuelle pour la remplacer celles et ceux qui vont faire souffler sur Wissembourg l’air du renouveau et de la modernité…).

 

Notons que l’approbation du compte rendu du précédent conseil n’est pas prévue, cela devient une fâcheuse habitude qui mériterait d’être relevée par l’opposition.

 

Point 1 : la note de synthèse annonce la venue de Madame Mallet, architecte urbaniste, qui développera ce point lors de la séance. Ça devient une habitude que d’inviter des extérieurs pour faire mousser les "projets" de qui nous supportons. Serait-ce qu’il aurait du mal à le faire lui-même ? On ne se lasse pourtant pas de ses interminables prises de parole sur le thème invariable de "une phrase, une heure", car pendant qu’il monopolise le temps, il empêche les autres de s’exprimer, et finit par complètement les anéantir. Moi-même, … On va sûrement en apprendre de belles durant ce moment historique à grand renfort de "Power Point" et de fortes réflexions que je vous promets de noter. Mais le mieux serait tout de même que vous veniez vous-même, le spectacle est gratuit, entrée dans la limites des places disponibles, et pas besoin de réserver.

 

Point 2 : le budget primitif, une petite vingtaine de millions d’euros pour une petite ville de 8170 habitants (page 2 du document remis aux conseillers municipaux) répartis également entre fonctionnement et investissement.

Le survol rapide de ce document fait apparaître quelques indices qui traduisent quelques habitudes qu’il faudrait expliquer.

 

Chapitre 617 : les "études et recherches" bondissent de 41 000 à 55 000 euros, soit 34% d’augmentation. Il faudrait qu’ils nous disent ce qu’ils étudient pour ce prix-là et surtout ce qu’ils envisagent de trouver.

 

Chapitre 6226 : même chose pour les "honoraires" qui passent de 143 000 à 185 000 euros (près de 30% d’augmentation).

 

Chapitre 6232 : + 6,5% pour "fêtes et cérémonies". S’agit-il de préparer dignement le réélection attendue de l’équipe qui ne saurait perdre ?

 

Chapitre 6236 : on récidive avec + 11% pour "catalogues et imprimés". Mais au fait, qu’est-ce qui se cache derrière cet intitulé ?

 

Chapitre 6247 : + 16% pour "voyages et déplacements" dont on se demande qui ils concernent.

 

Chapitre 6531 : c’est le préféré de Pumpernickel car il concerne les indemnités des élus qui s’arrogent une petite augmentation de 2,3%, soit plus que l’inflation qu’ils prétendent avoir prise pour base (1,6%), mais on est habitué. Ce seront tout de même 133 000 euros qui seront généreusement distribués aux 10 fortunés bénéficiaires de la manne municipale, soit 13 300 par tête, mais on sait qu’ils ne sont pas logés à la même enseigne.

 

Chapitre 6533 : + 77% ( !, oui, vous avez bien lu, + 77%) pour "cotisations retraite élus", passant de 13 000 à 23 000 euros. Comme tout le monde peut le constater, les sacrifices s’appliquent à tout le monde, y compris aux régimes spéciaux dont les amis politiques du maire de Wissembourg réclament le démantèlement ! Remarquez, pour eux, pas de problème, puisque c’est le budget collectif qui paie. Il serait intéressant de constater qu’ils soient interpellés sur cette question, ainsi que sur les contradictions qui semblent dicter leur ligne de conduite, y compris collective.

 

Chapitre 6534 : en revanche, les "cotisations sociales part patronale élus" n’augmentent que ( !) de  17%, une misère en quelque sorte. Quand on vous dit que l’on est écrasé par les charges, on ne peut que le constater.

 

Chapitre 657362 : il concerne le CCAS. C’est là que l’on mesure la dimension sociale de l’équipe municipale puisqu’il règle les cas difficiles de ceux qui sont confrontés aux affres de la vie, perte d’emploi, familles disloquées, insertion sociale. Ceux-là se contenteront de moins de 4% d’augmentation. Ce qui revient à dire que l’on dépense moitié moins pour aider les recalés du bonheur néolibéral de M’sieur l’Maire que l’on verse à 10 personnes forcément extraordinaires qui se dévouent au quotidien et sans compter pour l’intérêt général. Ce serait grotesque si ce n’était tragique.

 

Chapitre 656 : il donne la possibilité aux groupes représentés au conseil municipal de disposer d’un budget de fonctionnement. Mais à Wissembourg, "Sa Très Gracieuse Personne" a décidé de faire des économies, il est donc à zéro. C’est le signe que l’on donne à la démocratie tous les moyens de s’exprimer. Encore bravo.

 

Les recettes sont aussi intéressantes à regarder de près en ce qu’elles remettent certaines assertions à leur vraie place.

 

Ainsi, au chapitre 7311, "contribution directes", on passe de 4 791 000 euros à 5 032 000 euros, soit une augmentation de d’un peu plus de 5%. Ces 5 032 000 euros sont tirés directement de la poche des contribuables qui peuvent alors constater que l’augmentation n’est pas de 1,10% comme on l’indique imprudemment au point 4 de l’ordre du jour (fixation des taux et des contributions directes), mais bien de 5%. En effet, comme Pumpernickel l’a déjà écrit, les bases d’imposition sont "revalorisées" par les services du Trésor qui appliquent une augmentation correspondant à l’inflation. En décidant de passer de 13,88% à 14,03 de la taxe d’habitation, les services de la municipalité ne font qu’appliquer une augmentation à une augmentation, en se réfugiant derrière un maladroit "sachant que l’inflation pour 2006 est de l’ordre de 1,6%", en gras sur la note de synthèse. Comme Pumpernickel n’est pas cruel, il ne rappellera pas que selon les assemblées dans lesquelles il siège, le taux d’inflation varie selon le maire de 1,6 à 2,6%. Voilà qui lui donne toutes les références pour postuler sans tarder au prix Nobel d’économie.

 

Ceux qui n’auraient pas été convaincus sont invités à se rendre au chapitre 7411, celui de la "dotation forfaitaire" qui passe de 1 880 000 euros à 1 904 000 euros, soit 1,3% d’augmentation, signe que l’Etat sait, lui, ce que c’est que de s’en tenir à l’inflation.

 

Chapitre 745 : la "dotation spéciale instituteurs" passe elle de 2 500 euros à zéro. Il n’y a pas de petite économie.

 

Dans les dépenses dites d’investissement, on pioche au hasard qui fait bien les choses car il n’existe pas. 35 000 euros pour une "étude" cent fois remise sur la traversée d’Altenstadt. C’est tellement énorme que l’on croit à un gag. Et encore 300 000 euros pour remplacer le train-train touristique qui donne tout de même une image dynamique de la ville : tout le monde assis à se balader dans une ville où les distances se mesurent en minutes. Mais qui le sait, sûrement pas ceux qui sont en permanence assis dans leur voiture à encombrer les rues et empuantir l’air respiré par leurs concitoyens.

Et encore 300 000 euros pour les parcours historiques de Maître Rizotti dont on se demande encore sur quelles bases ils ont été établis. Sans commentaire !

On vend le patrimoine dans le chapitre des cessions d’actifs : un peu plus d’un millions d’euros pour le Palais Stanislas et l’ancienne douane et quelques divers. Et quand on aura tout vendu, il restera quoi pour les suivants ?

Bonne nouvelle, 100 000 euros en provenance d’Alsabail et du fameux prêt gratuit consenti aux entreprises Bruker Eurofullfill. Enfin, gratuit, peut-être pas pour tout le monde puisque la municipalité avait emprunté pour avancer cet argent et qu’elle paie 16 500 euros au Crédit Agricole à 4,45% (voir tableau annexe, éléments du bilan et de la dette, page 18 du document remis aux conseillers municipaux). Et qui paie ?

 

On va s’arrêter là parce que la barque est près de chavirer, et on attend avec gourmandise les "explications" de mardi soir, en espérant que des voix se feront entendre pour porter une vraie contradiction, pointant les contradictions et les choix antisociaux d’un curieux équipage. Et peut-on rappeler que 15 000 euros vont encore être  "utilisés" pour faire une "étude" sur les parcours cyclables sur le territoire de la commune ? Que va-t-on encore inventer à ce sujet ? Qui va-t-on consulter pour résoudre cette si difficile question ? Les commentaires sont maintenant superflus.

 

Point 3 : des autorisations de programme et de crédits de paiement vont être mis en place pour les fameux travaux à l’école Wentzel, au Relais culturel, l’allée des ex-Peupliers (et là, on n’est pas près d’en voir le bout puisque c’est la moitié de la seconde phase qui est programmée !) et les accès au Collège. Sur ce dernier point, et suite probablement aux mises au point parues dans Pumpernickel ces dernières années, le maire précise tout de même en conseil municipal que l’origine des travaux, à savoir la reconstruction du collège, ne vient pas de la commune mais du Conseil général. Il y a un progrès indéniable.

 

Point 4 : la fixation des taux d’imposition reprend les mêmes antiennes que les années passées,  c'est-à-dire que leur augmentation ne dépasse pas les variations de l’inflation. C’est partiellement vrai puisque les bases ont déjà été majorées, mais comme ce point a déjà été abordé, point n’est besoin d’y revenir. On paiera plus, et puis c’est tout, le reste n’étant que piètre littérature.

 

Point 5 : l’intercommunalité commence à coûter un peu cher. Environ 700 000 euros seront consacrés à abonder les comptes des diverses structures censées nous simplifier la vie, alors qu’elles sont, au moins pour la communauté des communes (président, nombreux vice-présidents, personnel administratif, siège somptuaire pour fournir des bureaux à des gens qui en ont déjà), des doublons voire des "triplons" dont la prolifération a été dénoncée par la Cour des Comptes, présidée par l’ancien chef de file du RPR, dont peu suspect de sympathie à l’égard de Pumpernickel. Mais il paraît que l’efficacité est à ce prix.

 

Points 6 & 7 : les demandes de subventions ainsi que leur attribution relèvent de la justice et de la cohésion sociales. Cela n’appelle aucun commentaire particulier.

 

Point 8 : le budget primitif "eau" ramène une fois de plus à la tarification qui est peu incitative au principe de sobriété qui devrait commander toutes les décisions prises par une collectivité agissant de manière responsable. Rien n’est envisagé pour diminuer la consommation globale qui fait baisser de manière dramatique le niveau de la nappe phréatique, occasionnant des dommages dont des bâtiments multiséculaires font les frais. Tout cela n’a pas l’air de beaucoup émouvoir ces "responsables" qui ne semblent préoccupés que par la satisfaction d’une demande toujours croissante qu’ils encouragent sans montrer qu’ils s’interrogent sur les conséquences de leurs décisions. Passons.

 

Point 9 : mêmes remarques.

 

Point 10 : le moins que l’on puisse remarquer, c’est le caractère succinct de la note que l’on vous livre brute de décoffrage.

Recettes et dépenses totales de fonctionnement :          980 000,00 €

Recettes et dépenses totales d’investissement :             591 924,08 €

On ne saurait être plus clair.

 

Point 11, 12 & 13 : relèvent de la gestion administrative ordinaire.

 

Point 14 : affaires scolaires, évolution. On a échappé à "questions scolaires" mais la façon dont les choses sont présentées a de quoi interroger quiconque a pu converser avec des parents d’élèves.

Tout est dans le "en accord avec les enseignants et les parents d’élèves" qui revient de façon lancinante dans la note remise aux conseillers municipaux (page 10). Ces décisions de transfert d’élèves d’une école à l’autre ont été prises de manière individuelle par la mairie qui en a fait part lors des conseils d’école. Il n’a pas été question de discuter de décisions déjà prises qui vont mettre la ville sens dessus dessous du fait d’une politique des transports complètement dépassée, attirant des flux de circulation dans des cul-de-sac et rejetant les enfants les plus jeunes à l’extérieur de la ville mais on a l’habitude on a déjà vu avec l’énorme bévue de l’implantation du nouveau lycée qui génère en période scolaire des embouteillages que plus personne n’ose contester et qui avaient été annoncés dès 1989. Comme on ne change surtout pas une équipe qui perd, on prend les mêmes et on recommence. Reprenons donc à notre compte cette supplique de Guillaume d’Orange : "Mon Dieu, ayez pitié de mon pauvre peuple ! ". j’avoue avoir eu du mal à comprendre ce qui est écrit sur la note (page 10) et j’attends avec l’impatience que vous devinez "l’explication" qui va être donnée par le titulaire de la légion d’honneur au titre des services rendus à l’éducation nationale, spécialiste de l’utilisation du subjonctif.

Notons que 28 élèves par classe, ça n’a pas l’air d’émouvoir grand monde, sauf peut-être les enseignants qui savent, eux, ce que c’est que de s’occuper d’enfants auxquels il faut faire comprendre l’intérêt et la supériorité de règles organisées de vie en société humaine, de préférence à celles à celles qui sont issues du modèle économique de mise en concurrence des individus préconisées par les amis politiques de l’encore municipalité wissembourgeoise.

 

Point 15 : 5% de dépassement de facture sur le lot peinture du chantier de la commanderie rue de l’ordre teutonique, c’est pas mal, plus de 17% de dépassement de facture sur le toit de la même commanderie, c’est encore mieux en ce que cela témoigne de l’esprit de prévision qui souffle sur ceux qui gèrent l’entretien et la réfection des encore bâtiments publics.

 

Point 16 : cette fois, c’est près de 9% de dépassement pour les aires de jeu. Mais que fait l’adjoint chargé du dossier ?

 

Point 17 & 18 : les élus doivent être assurés lors des importantes et irremplaçables missions qu’ils accomplissent dans l’intérêt général et au service de la collectivité, que dis-je, de la communauté wissembourgeoise. Il revient par conséquent à leurs administrés de payer les primes qui leur permettront d’aller et de venir sans qu’il en coûte quoi que ce soit si pour notre malheur, et leur, un accident survenait. Bonne nouvelle, non contents de cracher au bassinet pour leur financer une retraite (voir budget), nous allons payer un peu plus pour leur éviter de régler la franchise pour une aile froissée ou rétroviseur écorné. Bon.

 

Point 19 : relève de la gestion administrative ordinaire.

 

Point 20 : il est toujours amusant de lire que la commune va mettre du personnel à la disposition de la communauté des communes. Cela fait de l’argent qui circule, allant d’une poche à l’autre sans que rien ne change puisque les mêmes gens accompliront les mêmes tâches. Mais les apparences sont sauves, et ceux qui font profession, à Paris ou lors de réunions électorales, de dénigrer tous ces fonctionnaires qui forcément des sangsues qui épuisent les forces de la nation, ont la satisfaction d’avoir fait écrire une note de service qui sera visée par quelque directeur général qui y apposera son paraphe avant de la transmettre à son subalterne, et ainsi de suite tout le long de la chaîne hiérarchique avant que cela n’arrive dans l’autre collectivité territoriale où la missive d’importance suivra le chemin inverse jusqu’au firmament d’un pouvoir dérisoire. Comme tout cela est intéressant ! Pendant ce temps-là, les 34 licenciés de l’Imprimerie de Wissembourg se débattent fac à une adversité qui leur est imposée, dans un black-out médiatique total. Bravo les confrères !

 

Point 21 : relève de la gestion administrative ordinaire.

 

Point 22 : on se régale à l’avance des monumentales saillies du président de séance.

13/03/2007

13 mars à 10h20

Bonne surprise ce mardi 13 mars à 10h20, rue nationale. Qui respecte les (non-) sens uniques, et traverse la ville dans le sens est - ouest, aura peut-être la (bonne) surprise de rencontrer un cycliste d'un âge respectable remontant le sens interdit, venant de la mairie, une enveloppe à la main, pour s'engouffrer vivement rue des Charpentiers et rejoindre au plus vite les services techniques municipaux. L'homme en question, dont il faut taire le nom car on n'est pas comme eux et que la délation ne fait qu'envenimer le climat, se reconnaîtra et il sera sans doute prudent lors de l'une de ces prochaines interventions.

Sur le fond, ça dérange qui que des vélos roulent à contre-sens dans une rue calibrée pour deux sens de circulation ? Et si notre homme est pressé, il a bien raison de couper au plus vite, apportant sa caution à l'argumentation développée depuis des dizaines d'années pour que la place des vélos soit enfin reconnue et protégée à Wissembourg.

En tout cas, s'il voulait être discret et passer inaperçu, c'est raté, et c'est tant mieux !

10/03/2007

scène de la vie quotidienne wissembourgeoise, la suite

Ce commentaire a été posté par SRG le 10 mars 2007 à 19h40. J’ai pris l’initiative, avec l’accord de son auteur, de le mettre en "droit de suite", c’était la moindre des choses. Antoine. 

 

 

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Cher ami Pumpernickel, amis lecteurs,  

 

Alors pour une coïncidence, quelle coïncidence !!!  

 

Ce matin-là fut le matin des "4 x 4 luxueux sans macarons explicites de handicap". Au parking du tribunal à Wissembourg en trônait un beau de 4 x 4, un nippon et rutilant, sur une place réservée aux personnes handicapées. Là non plus, pas de macarons …, guère plus de douleurs aux genoux ..., encore moins de police. D'échafaudage au clocher, par contre...  

 

Ces places réservées aux personnes handicapées, il faut le reconnaître, conviennent parfaitement aux véhicules de nos Nemrod des villes car, renseignement pris, un 4 x 4 d'1 m 88 de largeur d'épaules a bien besoin d'une place adaptée pour manœuvrer la direction et ouvrir la portière. 

 

CQFD  

 

Remarque Pumpernickel, le 4 x 4 garé sur la place réservée aux personnes handicapées au parking du tribunal à Wissembourg, face aux toilettes publiques, est peut-être le même que celui qui t'a valu le "dérapage verbal" du "Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure". A une autre heure. Simplement.  

 

Mais tu vois, ami, ça commence à "me courir" de voir nos "pandores" discutailler à quatre au même moment rue principale, les bras dans le dos et les pattes écartées virilement, et de savoir que la dimension d'un véhicule tout-terrain donne certains passe-droits de parking.  

 

C'est pas tout : je pense qu'il faut faire savoir très officiellement à " Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure " qu'il a des devoirs. C'est bien pour ça qu'il est là.  

 

De plus illustres en parlaient déjà avant en ces termes :  

 

"ASSEMBLEE NATIONALE REPUBLIQUE FRANCAISE LIBERTE EGALITE FRATERNITE François LOOS, Député du Bas-Rhin, Conseiller Régional, N. RÉf. FL/SH  

 

Wissembourg, le 27 Mai 1999  

 

QUESTION ECRITE  

 

François LOOS, député du Bas-Rhin, attire l'attention du ministre de l'intérieur sur l'absence de civisme de certains automobilistes qui ne respectent pas les places de stationnement réservées aux personnes handicapées, grands invalides civils ou invalides de guerre. Il semble, en effet, que la sanction liée à ce non-respect - une amende de 2ème classe - ne soit pas suffisamment dissuasive. Il aimerait donc connaître les mesures qu'il compte prendre, d'une part, dans le domaine législatif ou réglementaire pour aggraver les sanctions encourues et, d'autre part, les instructions qu'il compte donner aux services de police pour sanctionner plus systématiquement les abus."  

 

J'imagine Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure en train de découvrir ces quelques lignes qui furent imprimées sur du papier. Un peu comme le "torche-c..." qui semble l'agacer. 

 

Bon !  

 

Reprenons, Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, où en est l'application des lois à Wissembourg ?  

 

Je vous enjoins vivement, Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, à lire les décrets, lois et circulaires à disposition de tout un chacun. Dans d'obscurs autres "torche-c…" pensez-vous ? Non, dans la rubrique "Voirie - Accessibilité aux personnes handicapées.  

 

Si ce n’est pas possible sur papier, connectez-vous sur un site en "gouv.fr". Problème : on ne peut pas s'essuyer avec le web.

 

Avec mes félicitations.

 

Désolé pour la longueur et le côté scato mais, ça, c'est l'autre qui a commencé. 

Nicolas S., le copieur.

Nicolas S., le copieur.

 

Seuls les ignorants ou les hypocrites peuvent se laisser abuser par la proposition du candidat de la droite extrême-dure de créer ce qu’il appelle un "ministère de l’immigration et de l’identité nationale".

 

 

Rien que dans l’intitulé, il s’agit du copié-collé du "ministère de l’intégration et de l’immigration" dont la tristement célèbre Maria Cornelia Frederika Verdonk, dite Rita, membre du VVD (parti populaire pour la liberté et la démocratie) de droite extrême-dure, a été la titulaire du 28 mai 2003 au 22 février 2007. Durant ces 45 mois, cette femme, ancienne directrice de prison et ancienne cheffe des services secrets s’est distinguée à sa (mauvaise) manière en multipliant obstacles et vexations aux allées et venues des étrangers indésirables aux Pays-Bas, parvenant à inverser les flux migratoires. Son heure de gloire négative est intervenue lors de l’incendie d’un centre de rétention administrative à côté de l’aéroport de Schiphol causant la mort d’une douzaine d’internés. A l’époque, cela n’avait appelé aucun commentaire de sa part que le ton de morgue méprisante qu’elle affectionne quand elle parle à quelqu’un. Si on fait le bilan provisoire de sa vie politique, elle est parvenue à dresser une partie de la population contre l’autre, générant des conflits, attisés il est vrai par l’aile la plus réactionnaire et la plus minoritaire de groupuscules fondamentalistes, dans une société où la tolérance était la règle, jusqu’à son arrivée aussi discrète que celle d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

 

Le fait de mentionner son appartenance au VVD n’est pas fortuite puisqu’elle y a semé un certain désordre, amenant ce parti à devoir quitter la coalition au pouvoir du fait des luttes d’ambition qu’elle y a menées. Madame Verdonk a maintenant un fils qu’il faut qualifier de "spirituel" bien que, compte tenu du personnage ce qualificatif soit un peu usurpé. Il s’agit de Geert Wilders, chef de file actuel du Partij voor de Vrijheid (PvdV), parti de la liberté, après avoir passé de longues années au VVD, où il servait entre autres de porte-plume à, je vous le donne en mille, … bingo, Frits Bolkestein ! Wilders se distingue maintenant à la Seconde Chambre par ses attaques xénophobes, surfant sur la résonnance des thèses nationalistes portées par Verdonk.

 

Il n’est pas inutile d’analyser les "propositions" de Monsieur N. Sarkozy à la lumière de ce qui se fait ailleurs. S’il a lancé ce Scud un peu maladroit quelques jours après avoir souhaité que le candidat de l’extrême-droite ait les parrainages pour se présenter n’est absolument pas innocent et procède du dévoilement d’une psychologie rigide, répressive et autoritaire. Et ce n’est pas la présence à ses côtés de Madame S. Veil que l’on a connue mieux inspirée qui peut espérer donner le change et "rassurer" sur ces prétentions humanistes. D’autant que s’il était le candidat de la vérité et de la transparence comme il ne cesse de nous le répéter jusqu’à la nausée, il n’aurait pas manqué de préciser d’où il tenait ses fameuses idées. Après tout, il n’y a pas de mal à fréquenter des gens qui vous ressemblent et qui propagent les "idées" des think tanks qui vont chercher leur inspiration dans les courants les plus réactionnaires de la société. Ce qui est moins intéressant, c’est quand on veut faire semblant d’avoir la bonne idée tout seul, comme un grand.

 

Pour le reste, on se contentera de rappeler que ce n’est pas en se mettant au niveau du grossier, du vulgaire, du violent, de la brute ou du barbare que l’on parvient à convaincre de l’indéniable supériorité de l’humanisme, quelle que soit son inspiration, sur la sauvagerie quelle que soit sa forme. Partisan de la répression comme ses amis du VVD et du PvdV néerlandais, et maintenant allié objectif du candidat d’une extrême-droite française dont on ne dira jamais assez qu’elle ne rêve que d’une chose, c’est d’abolir les élections qui lui auront permis d’accéder au pouvoir, Monsieur N. Sarkozy montre qu’il n’a en fait pas confiance dans les idéaux républicains qui ont permis, après tout pourquoi ne pas le dire, à sa famille de trouver dans notre pays des conditions de vie qui lui permis de s’épanouir, même si c’est pour me nuire par la suite. Autrement dit, il a eu bien de la chance qu’il y a une cinquantaine d’années la plupart des gens ne lui ressemblaient pas, cela lui a permis d’être réellement accueilli dans la communauté nationale.

09/03/2007

Elections provinciales aux Pays-Bas

Elections provinciales aux Pays-Bas

 

Complètement occultées par les media français, elles méritent d’être observées en ce qu’elles apportent quelques éclairages que pourraient méditer les "politologues" en culottes courtes qui nous abreuvent de leurs commentaires sur la situation "en Europe", histoire de nous la jouer "tendance".

 

En ne s’en tenant qu’aux résultats, sur 564 sièges à pourvoir dans les 12 provinces [équivalent français de nos régions], les partis de la coalition de centre-gauche obtiennent 303 sièges qui leur permettent d’envoyer 41 sénateurs, soit un de plus que la majorité requise, uniquement grâce au score  du plus petit partenaire de cette coalition étrange, les deux autres partenaires ayant perdu 55 sièges ! Pour que les choses soient claires, rappelons que les mêmes partis avaient obtenu 342 sièges aux dernières élections de 2002. Voilà qui aurait permis aux commentateurs formatés de la galaxie audimateuse de nous déclarer, au cas où cette péripétie démocratique les aurait inspirés,  que les partis au pouvoir maintiennent leurs positions. Avec plus de 10 % de perte, ce qui n’est pas mal pour des partis qui ont passé près de trois mois à peaufiner un accord gouvernemental.

 

Mais alors qui a gagné ? Il ya en gros deux vainqueurs, l’un à la marge représenté par le "parti pour les animaux", avatar batave du courant porté en France par une has been du cinéma dont il vaut mieux taire le nom. Ce courant de "pensée" rencontre sur les rives de l’IJ un écho assez surprenant qui mêle des sentiments écolos primaires à de fumeuses considérations morales [il s’agit ici d’une opinion personnelle qui s’appuie sur les déclarations de Marianne Thieme qui semble plus préoccupée de la situation des animaux de compagnie que de ceux qui ont pris la responsabilité de ces animaux de compagnie]. Mais on connaît ça en France et on en a eu l’autre jour une illustration grandeur nature avec la prestation de l’invité de France Inter le 5 mars dans le "sept – neuf-trente". Cette personne, dont il est préférable comme pour l’autre de taire le nom, s’est engagée dans ce que l’on appelle "un tunnel" en radio quand elle est partie dans la défense des animaux de compagnie, qu’ils étaient le soutien psychologique indispensable de millions de Français, que c’en était grotesque. Sans le savoir elle donnait raison au regretté Pierre Desproges qui disait qu’il y avait plus d’humanité dans l’œil d’un chien quand il remue la queue que dans la queue de cette personne quand elle remue un œil.

 

Mais revenons aux élections régionales néerlandaises. L’autre gagnant, c’est comme d’habitude. Depuis le NON au referendum dont il a été l’un des grands artisans et donc l’un des grands vainqueurs, ce parti ne cesse de conforter sa place d’autre terme de l’alternative. Il a transformé l’essai aux élections municipales, puis aux élections législatives de l’an dernier en quasi-triplant le nombre de ses représentants au Parlement, passant de 9 à 25 sièges (sur les 150 à pourvoir). Cette fois, il disposait de 29 sièges, et en obtient … 83, soit un gain de 186 %. Cette performance lui permet d’envoyer 12 sénateurs à la première chambre.

 

Mais quel est donc ce parti ? Emmené par un leader charismatique, Jan Marijnissen, issu de l’extrême-gauche maoïste, organisé à la base et implanté d’abord dans le sud-est du pays, Nimègue en particulier, le SP (socialistische partij / parti socialiste, qui n’a rien à voir avec le PvdA, Partij van de Arbeid / parti du travail, ou travailliste et affilié à l’internationale socialiste comme le PS français) commence son travail de terrain en 1972. Les années qui suivent sont faites de hauts et de bas, sans que rien ne semble contrarier le jeu bien rodé des grands mouvements dominants issus d’un système social très structuré. Les choses commencent à changer il ya une bonne dizaine d’années avec les effets de l’inéluctable mondialisation qui fractionne la société, fracture les solidarités, morcelle le mouvement social et attise les égoïsmes. C’est sur ce terreau que le SP développe sa stratégie de conquête du pouvoir local, facilitée par un système unique, quelle que soit l’élection, de représentation proportionnelle intégrale. Il fait élire des conseillers municipaux, puis des conseillers provinciaux, des sénateurs et des députés qui se distinguent par leur rigueur, leur honnêteté, leur disponibilité, leur travail et leur compétence. Pour prendre un exemple, ceux qui siègent à Strasbourg à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe voyagent seuls, en train, prennent les transports en commun, sont présents du début à la fin de la session, ne s’enrichissent manifestement pas. Cela mérite d’être noté.

Tout cela finit par payer électoralement, et depuis une petite dizaine d’années, le SP engrange succès sur succès en restant sur des positions qui n’ont rien à voir avec la collaboration de classe : défense des services publics, défense du système de santé et des retraites, retour du pouvoir au citoyen, riposte à la hausse des loyers, opposition à la privatisation, défense des sans-abris, etc.

A la suite des élections de novembre dernier qui ont vu le SP, fort de ses plus de 50 000 adhérents, accéder à la 4ème place politique nationale et invité au tour de table préparatoire à la mise en place d’un nouveau gouvernement, il préfère rester dans l’opposition et ne pas apporter sa caution à un "Balkenende 4" qui montre déjà ses limites. Car marier la gauche et la droite, ça ne fonctionne ni très souvent ni très longtemps.

Scène de la vie quotidienne wissembourgeoise

Scène de la vie quotidienne

Tout avait pourtant bien commencé ce jeudi 8 mars 2007 pour notre ami, avec deux ou trois rencontres intéressantes, des conversations à bâtons rompus, un contact avec d’autres lecteurs de Pumpernickel, et ce soleil printanier qui doit mettre tout le monde de bonne humeur. Puis, crochet par le marchand de journaux pour acheter Politis de cette semaine, mais c’est là que le ciel s’est assombri, de bleu marine.

Devant le dépôt de presse une place de stationnement a été installée pour les personnes handicapées, où stationnait un 4x4 sans macaron. Notre ami gare son vélo devant ce véhicule, histoire de manifester à son propriétaire que ce ne sont pas des manières, singulièrement à quelques dizaines de mètres du poste de police municipale, intraitable sur ce point, du moins l’espère-t-il. Puis, il aperçoit Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, se tourne vers lui pour lui demander s’il a vu quelque chose. Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure répond alors qu’il a vu les échafaudages qui entourent le clocher roman de l’abbatiale Saints-Pierre-et-Paul, ce qui paraît pour le moins décalé. Lui faisant remarquer qu’une voiture encombre une place réservée aux handicapés et que sa mission ne se cantonne pas à verbaliser les vélos qui ont roulé 1,50 m sur la place de la République comme il l’a lu dans Pumpernickel, il s’attire la réflexion suivante :

-         Vous devriez entrer dans la police, vous, le donneur de leçon !

Ayant autre chose à faire que d’engager une conversation avec Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, notre ami va acheter son journal, observant que suite à sa remarque, Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, qui n’avait rien vu jusque-là, fait le tour de la voiture et sort son carnet à souche. Juste à temps, le propriétaire de la voiture sort du dépôt de presse et échappe au PV en allant garer sa voiture un peu plus loin. Là-dessus, Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure entre dans le magasin et lance à la cantonade « Cette personne a de gros problèmes de genoux », ce qui devrait signifier qu’elle a bien le droit se stationner là où elle était. Ce qui n’a rien à voir puisque rien ne l’empêche de solliciter la délivrance d’un macaron qui lui donnera l’autorisation de parquer à cette place.

Reprenant son vélo, la « conversation » reprend entre notre ami et Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, qui en remet une couche, le traite de frustré et entre deux ou trois amabilités qualifie Pumpernickel de « torche-cul », ce qui ira droit au cœur de ces lecteurs, anciens et éminents Wissembourgeois, qui viennent de lui écrire « … Et bravo car, au fil des années, Pumpernickel est de plus en plus beau. »

Puis c’est le florilège habituel des « Dégagez ! Circulez ! » sur un ton qui a de quoi réconcilier n’importe qui avec la police de proximité.

 Ce matin-là, France Inter donnait la parole à Bénédicte Desforges, lieutenant de police à Paris et en région parisienne (en disponibilité) qui a réuni 80 chroniques dans lesquelles elle témoigne du quotidien des "flics de base" ainsi qu’à Gaëlle James lieutenant de police, membre du syndicat d'officiers "Synergie". Soumises aux questions des auditeurs, elles ont l’une et l’autre regretté que l’on n’utilise plus le terme « Gardien de la Paix  » pour parler des policiers. Je partage intégralement leur avis.

Ce 8 mars, c’était la journée des Femmes, de toutes le Femmes, celles qui se battent pour leur intégrité, pour leur liberté, pour des droits qu’on leur mesure avec parcimonie, pour que cessent des comportements qui donnent une image négative et défavorable de la société quand la vocifération veut l’emporter sur l’explication. Après tout, même si on est chef de poste de la police municipale, classe supérieure, on a le droit de faire une erreur, on peut aussi la reconnaître, c’est même souvent le prix à payer pour conquérir le plus important, la reconnaissance de l’autorité.

05/03/2007

rappel au règlement

De la part de Christophe Grébert, le Putéolien qui a décidé de l'ouvrir, envers et contre tout, en particulier malgré les entraves que la famille Ceccaldi-Raynaud lui met dans les roues, y compris en l'attaquant, en vain  devant les tribunaux.

Pumpernickel vous invite à aller faire un tour sur le site de Christophe Grébert, vous n'en reviendrez pas tant la similitude entre les situations est frappante (http://www.monputeaux.com).

 

 

L'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales prévoit un espace d'expression des conseillers qui n'appartiennent pas à la majorité municipale dans le bulletin d'information générale diffusé, sous quelque forme que ce soit, par les communes comptant 3.500 habitants et plus. L'information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal peut être assurée par différents supports qui ne sont pas exclusifs les uns des autres. Ainsi, si le site internet de la ville offre une diffusion régulière d'informations « sur les réalisations et la gestion du conseil municipal », en vertu du droit que leur reconnaît la loi, les conseillers minoritaires doivent y avoir une tribune d'expression. L'exercice de ce droit est organisé par le règlement intérieur du conseil municipal, un espace pouvant être réservé soit aux conseillers à titre individuel, soit aux groupes d'élus. Dans ce dernier cas, un conseiller minoritaire qui ne serait rattaché à un aucun groupe ne pourrait se voir refuser un espace d'expression, l'article L. 2121-27-1 susvisé ne subordonnant pas le droit d'expression des élus d'opposition à leur appartenance à un groupe déterminé.

Selon que vous serez candidat ou fonctionnaire, …

Selon que vous serez candidat ou fonctionnaire, …

 

La presse nous apprend ce jour que les dépenses de campagne autorisées pour le premier tour de la présidentielle s’élèvent à 16,166 millions d’euros, contre 14,796 millions en 2002, selon le ministère de l’Intérieur. Cette augmentation de 1,37 million d’euros représente un bond de 9,26% en 5 ans. Normal direz-vous, puisqu’il s’agit de rattraper l’inflation, vous savez ce mal absolu qui ronge les économies et dont l’éradication permet toutes les audaces. Un bref passage sur la calculette donne à peu près raison aux services du sinistre de l’Intérieur, l’augmentation se situant un peu au-delà de la valeur de l’inflation (le calcul donne 15,955 millions, mais on ne va chipoter pour 200 000 euros tout de même).

 

Là où ça devient intéressant, c’est quand vous regardez votre fiche de paie et que vous êtes un serviteur de l’Etat, que dis-je de la République française (j’écris cela pour ne pas être obligé d’écrire l’Etat français, qui est un concept connoté et insupportable).

En 2002, la valeur du point d’indice [qui sert à calculer le montant des salaires des fonctions publiques] était de 4,35 euros.

En 2007, elle est de 4,50 euros, soit une augmentation de 15 centimes, soit encore 3,45%.

 

Si l’augmentation de la valeur du point avait suivi la même courbe que celle des dépenses autorisées, et donc susceptibles d’être remboursées par l’Etat, on serait maintenant à 4,75 euros, ce qui mettrait pas mal de beurre dans les épinards des 80% de fonctionnaires qui gagnent 1,5 fois le SMIC.

 

C’est étrange comme au hasard d’une lecture aussi peu intéressante que celle d’un journal dit gratuit on tombe malencontreusement sur une information qui ne sera jamais commentée et qui donne raison à ceux qui demandent simplement que justice leur soit rendue. En adoptant une telle attitude à l’égard, on serait tenté d’écrire à l’encontre, de ceux qui le servent, le plus souvent en conscience, on ne peut pas vraiment dire que l’Etat-patron donne le meilleur exemple. Pas étonnant alors que s’installe durablement un climat détestable de confrontation dont la responsabilité revient intégralement à celui qui s’obstine à tordre la réalité pour imposer à ses employés un traitement qu’il ne sait pas réserver à ceux qui sont susceptibles d’accéder aux plus hautes charges. Drôle de logique.

04/03/2007

Jolie livraison de l’AWPLR ce dimanche 4 mars 2007

Jolie livraison de l’AWPLR (avatar wissembourgeois de la presse locale de révérence) ce dimanche 4 mars 2007 qui nous narre par le menu les prochains développements de ces mirifiques zones industrielles créatrices d’emploi qui germent aux marches de nos villes.

Dans une interminable interview du président de la communauté des communes du pays de Wissembourg, rebaptisée "comcom", le porte-plume du "plus grand quotidien d’Alsace" détaille les développements de ce qui sera inévitablement l’un des fleurons d’une reprise économique qu’il se hasarde tout de même dans son ultime phrase à appeler de ses vœux. Passons sur les incontournables retards à l’allumage d’une tranche que l’on appellera sud-est qui sera opérationnelle (ce terme colle tout de même mieux que "prête") à la fin de l’été prochain. Monsieur le président ne prend pas trop de risques en annonçant ça.

Tout au long de "l’article" (le terme est tout à fait approprié puisque l’on se demande si ce n’est pas un commercial qui nous fait l’article), ce ne sont que communiqués de victoires remportées sur le chômage (avec 320 emplois créés ici, et combien détruits ailleurs ?, mais cette question n’effleure pas notre "journaliste" forcément impartial puisqu’il est allé interroger un élu, donc une "source sûre") et de projets plus moins étonnants avec l’établissement d’une plate-forme logistique du conseil général, sorte de dédommagement au transfert des services de la DDE à Soufflenheim. Et là, on est prié de suivre la logique de l’équipe de professionnels du déménagement et des chaises musicales à l’œuvre dans la commune. Libérant son siège, les camions de la DDE iraient s’établir dans la future zone industrielle, ce qui permettra aux services techniques municipaux d’émigrer dans les ex-locaux de la DDE avec dépôt de matériel de la communauté des communes au même endroit. Tout cela est évidemment repris avec les précautions d’usage de l’article de l’AWPLR, puisque nous avons appris localement à attendre le contrordre pour savoir de qui il retourne. Un exemple ? Tout simplement ce qui s’est passé à l’ONF qui avait préparé ses cartons pour emménager dans les locaux de l’ancien lycée Stanislas, dits de l’ancienne commanderie. Tout était prêt, le déménageur commandé, le nom sur la sonnette apposé, et puis est arrivé le contrordre, ce qui en dit long sur la vision prospective de ces gens qui prétendent clouer le bec à leurs opposants en leur administrant on ne sait quelle leçon de droit public ou de bonne éducation.

Pour en revenir à notre zone industrielle qui n’en finit pas de se terminer, reprenons avec tout le sens de l’humour qui le caractérise le bon mot du président de la communauté des communes du pays de Wissembourg, rebaptisée "comcom", qui nous dit que le ferroutage sera intégré à la zone. Sans doute voulait-il parler de raccordement à une ligne de chemin de fer, mais venait-il de se rappeler que tout le monde aurait compris de quoi il voulait parler. Alors, pour faire "tendance branchouille" a-t-il préféré utiliser un terme complètement décalé mais qui lui donne l’air du technicien qui sait de quoi il parle et qui est au courant des dossiers importants qu’il traite dans l’intérêt général, histoire de se situer dans l’air du temps. Ce qui est fâcheux là-dedans, c’est que le porte-plume du "plus grand quotidien d’Alsace" n’ait pas saisi l’occasion pour lui demander ce qu’il entendait par là. Heureusement sans dote, car il aurait été capable de nous faire l’impérissable réponse du regretté Francis Blanche : "Oh, par là, j’entends pas grand-chose !" Ce qui est encore plus désolant, c’est que le porte-plume du "plus grand quotidien d’Alsace" n’ait pas fait un vrai travail d’investigation en sollicitant les avis éventuellement contradictoire qui ont le droit de s’exprimer sur cette question. Quand on prétend parler de développement forcément "durable" comme ne le manque jamais le président de la communauté des communes du pays de Wissembourg, pourquoi ne pas lui demander quel est le cahier des charges en matière de préservation de l’environnement de cette zone qu’il a fait installer en lieu et place de la ceinture de vergers qui donnait à Wissembourg un charme inégalable ? ça, ça aurait été peut-être le signe que quelque chose changeait et que d’autres préoccupations que la mise en valeur exclusive d’un seul homme et de l’assemblée d’élus de conseils de conseils municipaux des communes des alentours étaient à l’ordre du jour. Sans doute est-ce trop demander ?

C'est sans doute pour faire bonne mesure qu'un article nous était ensuite proposé consacré à ce que l'on pourrait appeler, sans connotation péjorative, à l'écologie contemplative, l'un des thèmes favoris avec les bonnes œuvres, des pages locales de l’AWPLR. Evidemment qu’il faut passer du temps à étudier, observer, compter, vérifier ce qui se passe dans les biotopes sensibles. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est impératif de contester les modes de développement proposés par ceux qui sont aux manettes et dont on ne dira jamais assez que leurs recettes ont fait leurs preuves, et qu’elles les accablent définitivement.

Plus sérieusement, on s’étonne encore, mais pour combien de temps, de la complaisance dont sait faire preuve une "presse" qui s’étonne de perdre des lecteurs, d’autant que la semaine s’était bien terminée avec une pleine page ce vendredi sur le travail d’Hélène Faust que les lecteurs de Pumpernickel connaissent bien puisque plusieurs articles lui ont déjà été consacrés alors qu’elle mettait son projet en œuvre. On se rappelle les photos de Verveine et Verfeuil, nos héros préférés C’est ce qui lui a valu d’être remarquée comme exemplaire dans les colonnes de "Politis", hebdomadaire qui n’a rien à voir avec le groupe médiatico-financier du "plus grand quotidien d’Alsace" et qui s’est fait l’écho de son travail il y a presqu’un mois. Une page donc pour détailler l’engagement réciproque des consommateurs et de la productrice, les uns n’hésitant à payer à l’avance des produits dont ils savent qu’ils sont issus d’un mode de culture et d’élevage exempts de procédés que la morale réprouve (univers concentrationnaire, transport d’animaux dans des conditions indignes, apport d’intrants nuisant gravement à la santé publique), on est loin des ritournelles de qui nous savons sur la "nécessaire et progressive évolution des mentalités", antienne qu’il nous serine depuis 1985, année de son entrée dans le métier politique. Observons qu’il n’a fait au mieux qu’accompagner un mouvement initié par les autres, prenant garde à chaque fois qu’il prenait le risque d’une prise de position de préciser qu’il fallait oublier de concilier écologie et économie, ce qui veut tout et rien dire à la fois. Cela fait penser à cette saillie de Coluche qui disait "n’être ni pour ni contre bien au contraire".

Et n’oublions pas que s’il est inexact de prétendre que nous avons les élus que nous méritons, nous ne lisons que les journaux que nous voulons, "gratuits" ou payants.

 
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