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17/02/2007

in memoriam

à la mémoire des 1582 juifs bordelais, dont 223 enfants (d'au moins 7 mois puisque c'était les "critères" de l'occupant allemand !) déportés par papon criminel contre l'humanité, mort à 96 ans aujourd'hui. combien de ces 223 enfants auraient aimé regarder leurs enfants au moment de leur dernier soupir ? combien de ces vieillards poussés, bousculés, piétinés, déchus, auraient aimé bénéficier des largesses de la république pour êre libérés du tourment démoniaque dans lequel papon criminel contre l'humanité les a précipités ? combien de ces mères et de ces pères ont été privés du respect que l'on doit aux morts, ou de la reconnaissance que la nation leur doit quand un "gouvernement" les a trahis ?

à la mémoire des algériens de la région de constantine torturés dans les camps où papon criminel contre l'humanité les faisait interner (114 000 personnes concernées) et où régnait l'arbitraire et la sous-alimentation.

à la mémoire des algériens, précipités des ponts de la seine par une police que papon criminel contre l'humanité avait montée contre des manifestants qui étaient venus les mains nues et ont été embarqués, raflés, concentrés, battus, humilés cette soirée de la hinte d'octobre 1961 (j'avais 7 ans, et je le savais, on me l'avait dit à la maison, et ceux qui disent qu'ils ne le savaient pas sont les mêmes qui pensaient qu'il n'arriverait rien de mal aux juifs que l'on pourchassait dans la france de papon criminel contre l'humanité).

à la mémoire des 9 manifestants étouffés, piétinés, bombardés à coups de grilles de fonte lors de la manifestation au métro charonne. le 8 février 1962.

pour suivre la carrière de papon criminel contre l'humanité, il suffit de remonter la file des victimes. Maurice Papon n'a jamais exprimé de regrets. Il a organisé son insolvabilité pour ne pas avoir à payer des dommages aux parties civiles. Il s'est fait également condamné en 2004 pour avoir porté illégalement la légion d'honneur.

07/02/2007

Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

 

 

Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.

 

L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.

 

 

 

Cet appel, lancé à l'initiative du mensuel Alternatives Economiques a déjà reçu le soutien de :

 

Jean-Marie Albertini, économiste, Fadela Amara, Max Armanet, journaliste, Philippe Askenazy, économiste, François Baraduc, chef d’entreprise et vice-président du Conseil général du Rhône, Pierre Besançon, Vice président du Conseil économique et social régional de Franche Comté, Christophe Bigot, avocat, Vincent Boggio, médecin, Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT , Noël Bouttier, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, Robert Boyer, économiste, Anton Brender, économiste, Bernard Carrère, animateur d’association, Luc Champagne, cadre supérieur, Louis Chauvel, sociologue, Christian Chavagneux, rédacteur en chef de l’Economie politique, Jean Clément, créateur et chef d’entreprise, Denis Clerc, fondateur d’Alternatives économiques, Jean-Baptiste De Foucauld, ancien commissaire au Plan, Gilles de Courtivron, ancien dirigeant du groupe La Vie - Le Monde, Geneviève Decrop, ancienne directrice de la Mission Rhône-Alpes d’information sur l’exclusion, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, Jacques Delors, Michel Dollé, rapporteur général du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, François Dubet, sociologue, Gérard Duchamp, cadre supérieur, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Gilles Finchelstein, cadre supérieur, Maurice Fournet, ancien chef d’entreprise, Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives économiques, Antoine Garapon, juriste, Patrice Garnier, consultant, Jérôme Gautié, économiste, Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon, Frédéric Volovitch, musiciens, Les Wriggles, Roger Godino, ancien chef d’entreprise, Philippe Grangeon, cadre dirigeant, Jean-Paul Hébert, économiste, Jean-Claude Guillebaud, éditeur, écrivain, Thierry Jeantet,  cadre dirigeant, mutualité, Wojtek Kalinowski, rédacteur en chef de la Vie des idées, Patrick Klugman, avocat, vice-président de SOS Racisme, Daniel Lenoir, cadre dirigeant, Didier Livio, chef d’entreprise, ancien président du Centre des jeunes dirigeants, Jacques Maire, cadre dirigeant, assurances, Jacques Maillot, chef d’entreprise, directeur de Témoignage chrétien, Antoine Martin, ancien DRH du groupe Danone, Eric Maurin, économiste, Dominique Méda, chercheuse, Olivier Mongin, éditeur, Marc-Olivier Padis, éditeur, Thierry Pech, secrétaire général de la République des idées, Hélène Périvier, économiste, Michel Préfol, ingénieur, Hugues Puel, économiste, Dominique Raymond-Blanc juriste, Loïc Richard, membre du Conseil économique et social de Bretagne, Paulette Souchon, infirmière, Jérôme Vignon, Patrick Viveret, philosophe et magistrat, Patrick Weil, directeur de recherche, Robert Zarader, cadre dirigeant - publicité, Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France...

 

Vous poivez signer la pétition allant sur le site d'alternatives économiques

 

 

http://www.alternatives-economiques.fr/petition/

05/02/2007

de la part de Christophe Grébert

La députée-maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, n'est pas la seule dans les Hauts-de-Seine à vouloir faire taire les blogueurs : à Asnières, le très contesté député-maire UMP Manuel Aeschlimann a lancé plus d'une douzaine de procédures judiciaires contre des sites locaux !

Ce n'est donc pas un hasard si se tiendra mercredi 7 février à Asnières le premier meeting de l'association ANTICOR organisé dans le cadre de la campagne présidentielle.

ANTICOR est une association d'élus mobilisés contre la délinquance en col blanc.

Thème de la soirée : "Démocratie locale et contre-pouvoir citoyen".

J'y suis invité à présenter MonPuteaux.com.

RDV à Asnières, mercredi 7 février, à 20h, au Centre administratif
(c'est juste à côté de la mairie d'Asnières).

03/02/2007

Trouvé dans la rubrique "environnement" de 20 minutes.

Trouvé dans la rubrique "environnement" de 20 minutes. C'est plutôt bien de faire le point et surtout de s'apercevoir que l'on découvre en 2007 ce que l'on pressent depuis un petit siècle. Cela me rappelle la campagne des cantonales de 1985. A l’époque, le candidat du député de droite et actuel détenteur du siège, n’avait pas de mots assez forts pour s’en prendre au candidat écolo que j’étais pour me ridiculiser lorsque je parlais de dépérissement forestier, de dérèglement climatique, de recours aux économies d’énergie ou de sobriété énergétique. Il mettait tous les braves gens de son côté en leur disant qu’il ne fallait pas être alarmiste, et qu’il allait "faire évoluer les mentalités". Vingt ans plus tard, on aura vécu Tchernobyl (encore un coup où il ne fallait pas affoler les populations) puis petit à petit, les mesurettes ne faisant que contre-produire, nous assistons tous impuissants à la dégradation inexorable de tout ce qui nous entoure. Même le président de la République est obligé de le reconnaître. Et l’autre, il en est encore à vouloir "faire évoluer les mentalités", surtout s’il s’agit de celles des autres, puisqu’il lui serait tout de même plus facile de convaincre en montrant l’exemple au quotidien.

Voici les principales dates de la connaissance sur l'effet de serre et le changement climatique

1827: le scientifique français Jean-Baptiste Fourier est le premier à évoquer l'« effet de serre », phénomène par lequel l'atmosphère de la Terre retient en partie la chaleur que lui apporte le soleil.

 

1896: le chimiste suédois Svante Arrhenius montre que les combustibles d'origine fossiles (pétrole, gaz et charbon) dégagent du dioxyde de carbone (CO2) en brûlant. 1958: le scientifique américain Charles David Keeling détecte l'impact dans l'atmosphère des émissions annuelles de CO2 (principal gaz à effet de serre ou GES) dues au recours accru aux énergies fossiles pendant le boom de l'après-guerre.

 

1970: les scientifiques européens et américains identifient d'autres GES (chlorofluorocarbone, méthane, protoxyde d'azote).

 

1979: un rapport de l'Académie américaine des sciences établit un lien entre effet de serre et changement climatique et avertit que « attendre pour voir pourrait signifier attendre jusqu'à ce qu'il soit trop tard ».

 

1988: le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) est créé sous l'égide des Nations-Unies: il doit établir un consensus sur la façon d'analyser et de mesurer le réchauffement climatique et faire le point régulièrement sur les connaissances en la matière.

 

1990: le premier rapport du Giec montre que les GES émis par les activités humaines sont en augmentation et craint qu'ils n'intensifient le phénomène de réchauffement climatique. 1992: le « sommet de la Terre  » de Rio élabore la Convention de l'ONU sur le changement climatique (CCNUCC) et lance un appel pour une réduction volontaire des émissions de GES.

 

1995: second rapport du Giec montrant que les émissions de GES augmentent et mettant en cause l'impact des activités humaines sur le changement climatique.

 

1997: les pays membres de l'UNFCC adoptent le protocole de Kyoto, fixant pour objectif aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de six GES de 5,2% à l'horizon 2008-2012 par rapport à leurs niveaux de 1990.

 

2000: les années 1990 apparaissent comme la décennie la plus chaude jamais enregistrée.

 

2001:

- publication du 3e rapport du Giec, prévoyant selon les scénarios une hausse des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius entre 1990 et 2100 et une élévation du niveau des océans entre 9 et 88 centimètres.

- les Etats-Unis, plus gros émetteur de GES de la planète, décident de ne pas ratifier le protocole de Kyoto, le Président George W. Bush estimant que son application coûterait trop cher à l'économie américaine.

 

2004:

- la Russie ratifie Kyoto.

- selon l'Agence internationale de l'énergie (Aie), la Chine est devenue le second pollueur mondial en CO2 en raison d'un recours accru aux énergies fossiles.

 

2005:

- 16 février: entrée en vigueur du protocole de Kyoto.

- 29 août: le cyclone Katrina dévaste les côtes du sud-est des Etats-Unis

 

2006:

- de nouvelles études pointent l'évidence d'un changement climatique: fonte des glaciers alpins en Europe, diminution de la couche de glace au Groenland, de la banquise au Pôle nord et du permafrost en Sibérie.

- la Californie s'engage à réduire ses émissions de GES d'ici 2020 à leur niveau de 1990.

- l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Sir Nicholas Stern, estime que le réchauffement climatique pourrait coûter 5 et 20% du PIB mondial faute d'action.

2007:

- 4 janvier: des scientifiques britanniques prédisent que 2007 sera l'année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde.

- 2 février: publication du volet scientifique du 4e rapport du Giec.

déjà pas très bon sur les questions générales, il parvient à être franchement mauvais quand il s’agit de l’école

Dernière "idée" de nos "professionnels" de la gestion municipale, celle qui consiste à "déménager" les enfants de l’école maternelle Saint-Jean pour les transférer à l’école dite de l’Europe. Il s’agit de faire de la place pour accueillir les élèves de l’école Wentzel qui doivent débarrasser le plancher pour que l’on procède à ce million d’euros de travaux qui viennent d’être diagnostiqués à l’issue d’une étude commandée à un cabinet d’architecture qui a déjà signé le nouveau lycée Stanislas, le nouveau gymnase à côté du nouveau lycée Stanislas et la nouvelle caserne de pompiers et qui s’apprête à conduire les travaux de construction des nouveaux courts de tennis en face du nouveau lycée Stanislas.

Cette idée de déménagement des enfants les plus jeunes a été annoncée aux parents d’élèves qui en ont été surpris, c’est le moins que l’on puisse dire. En reléguant aux portes de la ville ceux qui sont les moins autonomes, la municipalité contraint les uns et les autres à "accompagner" lesdits enfants en voiture jusqu’à leur nouvelle école. Aussi nos "professionnels" ont-ils eu l’idée de mettre une navette de bus en place. Voilà encore une idée qui va générer un peu plus de la pire des circulations, celle d’engins à moteur dont tout le monde sait, sauf Claude Allègre mais ce n’est pas grave, qu’ils sont l’une des grandes sources du dérèglement climatique dont on apprend qu’il est l’une des grandes préoccupations verbales du président de la République.

Si l’on fait le bilan de 18 ans de règne de "Roi-Pierre", on s’aperçoit que déjà pas très bon sur les questions générales, il parvient à être franchement mauvais quand il s’agit de l’école, où pourtant il est facile de réunir le consensus sans trop de mal. Il conviendrait de s’interroger sur les raisons qui le poussent à cet acharnement de tous les instants.

 

Qu’on en juge :

·        Vente à un promoteur privé de l’école Général-Elie (moins d’enfants au centre-ville),

·        Vente de l’ancien lycée Stanislas à un promoteur privé dans des termes financiers quant à leur montant restent étonnants,

·        Vente de l’école Ohleyer à la communauté de communes qui y installe des bureaux pour des gens qui ont déjà des bureaux (moins d’enfants au centre-ville),

·        Et avortement du projet de grande école sur le site dit "Gummi Mayer", dégradé et vandalisé.

Tous ces retours à la cas(s)e départ, ces hésitations, ces décisions prises sans consultation autre que celle ce deux qui sont d’accord avec la municipalité auront abouti

1.      à éloigner les enfants du centre-ville,

2.      à multiplier les allées et venues en bus et en voiture dans toutes les directions et donc à dégrader la vie de la collectivité,

3.      à semer le doute dans tous les esprits [ y compris ceux des contempteurs de la municipalité, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes ; ne voyant même pas que sa base électorale se réduit au fil des consultations, la municipalité et son "chef" n’ont de cesse de mécontenter ceux qui v(otai)ent encore pour eux, comme s’ils voulaient eux-mêmes mettre un terme à cette réflexion selon laquelle on est bien obligé de voter pour eux puisqu’il n’y a personne en face.].

 

Globalement, personne ne peut se réjouir de la situation actuelle qui contraindra les familles à déposer le petit ici pour se dépêcher d’accompagner la grande là-bas. Comme le faisait un parent d’élève très remonté, ce n’est pas la peine d’avoir fait le choix [ pas vraiment bon marché ] d’habiter au centre-ville pour être obligé maintenant de courir d’un endroit à l’autre au gré des humeurs changeantes de ceux qui ne savent même plus si la terre est vraiment ronde. Chaque parent responsable qui s’est occupé sérieusement de ses enfants sait qu’une bonne journée est une journée qui commence dans le calme et la détente, hors de la bousculade et de la précipitation. Ce sera, peut-être, espérons-le, un point d’accord avec la municipalité. Mais quelle mouche les a encore piqués ? On reste confondu, comme d’habitude devant un tel amateurisme, une gestion au jour le jour, la fascination des projets pharaoniques (pensons à la réfection ratée de la rue de la Gare ou à l’interminable chantier de la zone industrielle sud-est), le désintérêt pour les questions sociales (l’abandon dans lequel on a laissé l’imprimerie de Wissembourg dont tout le monde dit maintenant que l’on connaissait ses difficultés depuis longtemps exige que des comptes politiques soient maintenant demandés dans les termes les plus durs), la politique de suivisme peureux en matière d’environnement.

 

Il est permis de douter que dans un an il se trouvera encore une "majorité" pour trouver qu’ils sont les personnages de la situation.

tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

Les lecteurs de l’avatar wissembourgeois de la PLR auront été vraiment gâtés durant toute cette semaine. Alternant avec les anniversaires des tous les nonagénaires du canton, quelques articles auront manifesté que l’esprit critique préside à la ligne éditoriale de l’objectivité de nos porte-plume. Deux nouvelles voies au sens alpiniste du terme ont été ouvertes, nous rassurant sur la capacité d’accessibilité de certains sommets de la flagornerie que l’on croyait jusqu’à présent hors d’atteinte. Encore toutes nos félicitations aux chefs de cordée !

 

Première salve ce mercredi 31 janvier avec la relation d’une "rencontre citoyenne" organisée par l’inspecteur local de l’éducation nationale. Pensant bien faire, il a proposé aux enfants des écoles de "rencontrer" "quatre acteurs majeurs de la vie publique", les maires de Wissembourg et de Soultz-sous-Forêts accompagnés du député de la circonscription qui n’est évidemment pas en campagne électorale. La présence du sous-préfet semble alors un peu décalée dans cet aréopage composé exclusivement d’élus de droite et il faut bien entendu ne voir que l’effet du hasard à l’absence d’un conseiller régional socialiste qui aurait peut-être tenu des propos à même de déplaire à notre duo, le représentant du gouvernement étant le seul qui puisse s’exprimer selon des critères d’impartialité seyant à ce type d’exercice.

Qu’est-ce qui a été dit lors de cette journée forcément mémorable ? En fait peu de choses si l’on s’en tient au papier du "journaliste" qui ne fait qu’effleurer ce que tout le monde sait, à savoir que le maire s’occupe de la commune, le conseiller général du canton et du département, le député du pays tout entier et le sous-préfet qu’il veille à la bonne application de lois qui sont votées. La médaille revient sans doute à ce député qui n’en finit pas de s’émerveiller du fait qu’il voyage beaucoup entre la circonscription (qu’il devrait honorer plus activement de sa présence, cela permettrait à chacun de mettre un visage sur un nom) et Paris où, comble d’originalité, il aurait même mangé avec le président de la République. Inversant le point de vue, et demandons-nous si le président de la République se rappelle avoir mangé avec le suppléant du ministre délégué à l'industrie, auprès du ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Si c’est le cas, on pourra alors s’autoriser on ne sait quel "waouh" admiratif. Mais il est vrai qu’il est si facile d’épater un public qui ne dispose pas des éléments de la confrontation et du recul, alors pourquoi se gêner ?

Si l’on veut que les enfants en sachent un peu sur la vie politique en général et celle de leur commune en particulier, il suffit, sans tralala et sans "journaliste" de les emmener au conseil municipal. Ils verront alors comment "on" sait mettre en pratique les grands principes républicains et démocratiques, à commencer par un mode d’élection des conseillers municipaux qui encourage la concentration des pouvoirs et stérilise le débat. Mais cela risquerait de donner une image trop défavorable, parce que trop fidèle, de la réalité et nuirait à l’illusion que nos "acteurs majeurs de la vie publique" tentent d’entretenir. Tout cela s’appelait successivement "éducation citoyenne", puis "éducation civique" et enfin "rencontre citoyenne". Comme ça, il y en aura pour tous les goûts.

 

Second tir ce samedi 3 février avec le compte-rendu de la dernière séance d'orientations budgétaires du Syndicat mixte intercommunal pour la collecte et le traitement des ordures ménagères (Smictom) du Nord du Bas-Rhin, présidé par l’incorrigible maire de Wissembourg, également 1er vice-président du conseil général, vice-président de la communauté des communes du pays de Wissembourg, etc. Pourquoi incorrigible ? Simplement parce qu’il nous refait le coup de l’augmentation qui n’en est pas une compte tenu de l’inflation. En annonçant une hausse comprise entre 2,4% et 2,8%, le gestionnaire modèle qu’il prétend être ajoute que cela ne représente pas d’augmentation de la masse monétaire (sic !). Peut-être faudrait-il lui expliquer ce que c’est que la masse monétaire, c'est-à-dire l’ensemble composé de la monnaie fiduciaire, des dépôts à vue, des dépôts à terme et des titres de créances négociables. Sans doute, pour se pousser un peu du col, a-t-il voulu employer l’un de ces termes appris lors des séminaires de formation du parfait homme politique local et nous montrer qu’il poursuit sa formation continue. A trop vouloir en faire ou en dire, on finit par se prendre les pieds dans le tapis. Il aurait été si simple de dire que l’augmentation suivait l’indice de l’inflation. Encore eut-il fallu que cela fût vrai ! Car, comme l’an dernier, notre héros chiffre l’inflation bien au-dessus des valeurs officielles qui la cantonnent à un petit 1,6% pour 2006. En choisissant de multiplier ce taux par 1,5, il montre qu’il rejoint le camp des sceptiques quand au bénéfice que nous aurions tiré de la politique tant du gouvernement qu’il soutient que de la banque centrale européenne dont il est, par ses accointances partisanes l’un des plus fervents supporteurs.

La question qui reste maintenant est celle de la confiance qu’il faut accorder à celui qui assène publiquement des réalités inexactes pour justifier l’immobilisme dont il fait preuve dans la gestion du quotidien à laquelle il est contraint faute de grande idée ou de projet novateur.

Comment en effet s’en tenir à un discours de marchand de bien lorsque l’on doit s’occuper de l’un des fléaux majeurs, celui de l’explosion du volume et du tonnage des rebuts d’une société basée sur la consommation à tout va ? Où est l’orientation nouvelle qui fera(it) de l’arrondissement un modèle de modération et de sobriété ? Que nous propose-t-il par exemple en faveur de ceux qui font l’effort de réduire le volume de leurs déchets en recourant à l’achat de produit qui ne sont pas suremballés ? Rien évidemment, et d’ailleurs sait-il que l’on peut faire ces choix de vie ?

 

A part ça, la vie est belle, pas un mot sur le drame des licenciés de l’imprimerie de Wissembourg ni sur un éventuel infléchissement de la politique de la ville en faveur de modes de déplacement autres que la bagnole, le néant sur une action en faveur des économies d’énergie à l’échelle municipale ou "communautaire", pas un ligne sur la présence l’autre jour d’un mendiant devant la poste de Wissembourg (phénomène nouveau qui pourrait peut-être une information aussi intéressante que les énièmes prestations de promotion personnelle des suzerains locaux), non tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 
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