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30/01/2007

1er février 2007, 19h55

28/01/2007

Davos

Davos

 

Ah, Davos, cette bourgade helvète qui accueille tous les ans le ban et l’arrière-ban de tous ce que la planète prétend compter comme décideurs, responsables et experts, soucieux de se rassurer mutuellement sur les bienfaits de ce néo-libéralisme censé nous guérir de tous nos mots en promouvant un système économique fondé sur la loi du profit maximum et de l’enrichissement du plus petit nombre sur le dos de l’appauvrissement du plus grand nombre.

Cette année, ces personnages ont découvert le réchauffement climatique (ce que tout le monde sait depuis 20 ans, sauf Claude Allègre), et il n’était qu’à écouter Monsieur J.-M. Sylvestre l’autre vendredi sur la radio de service public "polémiquer" avec Bernard Maris (voir note en bas de page) pour s’en persuader. Cet individu prétendait tout à la fois, reniant tout et son contraire, achevant de disqualifier l’institut de sciences politiques de Paris où "Monsieur le chargé de cours" pérore en n’oubliant de percevoir des émoluments en rapport on l’espère avec la servilité dont il sait faire preuve pour cire les pompes de tous les tenants de la basse finance et des gourous du CAC 40.

 

 

Bref, encore tout excité du "grand moment" qu’il avait vécu à fréquenter des gens qui lui ressemblent et qui font office de repoussoir au commun des mortels, notre pigiste de l’ex-CNPF n’en finissait pas de nous postillonner que les [grands ( ?)] patrons étaient pour un peu de morale dans les échanges commerciaux et que le dérèglement climatique les interpellaient. Continue comme ça, Jean-Marc, et on finira par te croire autant que lorsque, au lendemain d’un grave accident de santé tu rendais hommage à l’hôpital public. Tant de servilité, de normalité (au sens tchécoslovaque août 1968 du terme s’entend) finit par déconsidérer s’il le fallait encore tes incantations qui nous ramènent à Radio-Paris.

 

Pour en revenir à Davos, cette petite ville a toujours pratiqué l’accueil. Au lendemain de la guerre, quelques survivants des camps de la mort y ont trouvé calme et repos pour se refaire un semblant de santé après les innommables drames qu’ils avaient subis. La station était en effet connue depuis 1853 quand le médecin allemand Alexander Spengler constata que le microclimat de la vallée était propice au traitement de la tuberculose et autres maladies pulmonaires. Le village se transforma en lieu de cure avec la construction de sanatoriums, d’hôtels et de pensions. En 1948, grâce à la streptomycine, l’un de ces établissements parvint à soigner la tuberculose et l'encéphalite, sonnant le glas des longs séjours médicaux en montagne.

Ecoutons Michel Pachter, Survivant de la Shoah dans son témoignage (http://www.memorialdelashoah.org/upload/medias/fr/A4_edi_list_temoign_pachter175.pdf) :"Notre groupe de malades est arrivé à Davos en 1946 pour se remettre sur pied, dans la maison de convalescence « Mon Repos, » où les SS se sont fait soigner pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale."

Ah, ça fait tout de même quelque chose de lire et de relire que les Suisses auront été tout compte fait des hommes comme les autres, puisqu’ils ont fait entre autres, supporter à la communauté juive autochtone le poids financier de "l’accueil" des 29 000 réfugiés juifs et que 24 000 juifs ont été refoulés aux frontières. Il a fallu attendre 1995 pour que la Confédération présente ses excuses. Mieux vaut tard que jamais.

 

 

Note : Iconoclaste, mordant, impertinent, irrévérencieux... Dans la revue de presse qui jalonne le plan de carrière de Bernard Maris, les épithètes grouillent comme des lignes de chiffres sur un bilan comptable. Quand les médias raffolent d’un contestataire, c’est signe que sa contestation n’a plus d’autre objet que de colorer l’eau tiède du robinet. Pour mettre une petite note canaille dans leurs flots d’idées grises, les médias s’arrachent Bernard Maris : les radios, les télés, Marianne, Le Nouvel Observateur et même Le Figaro Magazine. Ses livres, publiés par le marchand d’enzymes Albin Michel, saturent les linéaires altermondialistes de la Fnac. Maris est aux anges : plus économe qu’économiste, il excelle à compter ses sous, qu’il engrange par pleines brouettes. Il fut un temps où l’Oncle Bernard fournissait aux ignorants de la pseudo-science économique des arguments salvateurs contre la logorrhée des « experts ». Pourtant, à l’époque déjà, sa capacité à démolir un Jacques Delors dans les pages de Charlie Hebdo tout en lui tressant des lauriers dans celles du Monde avait de quoi donner le tournis. Schizophrénie ? Opportunisme ? Disons plutôt : infinie souplesse des vertèbres. Pareil en cela à son patron Philippe Val, Maris s’épanouit dans la reconnaissance salonnarde des confrères de la « grande presse ». Les contradictions ne le minent pas : elles le fertilisent. Elles forment son biotope naturel, son système de valeurs, sa caisse de retraite. Bernard Maris s’attaque tous les mercredis aux « grands fauves » du zoo capitaliste ? Ça ne l’empêche pas de badiner tous les vendredis sur France Inter avec Jean-Marc Sylvestre, le prédicateur de la loi du marché. La courtoisie de leurs échanges, arbitrés par l’âne Paoli, suggère que l’ultra-libéralisme n’est pas moins digne de considération que sa critique, et que tout se vaut, dès lors qu’on mange à la même table. Maris est de gauche ? Ça ne le freine pas dans ses élans pour Raffarin. Le 11 mai 2003, il déclare sur France Culture : « J’ai envie de dire bon anniversaire parce qu’après un an de pouvoir le Premier ministre ne se débrouille pas trop mal. » [1] Maris dénonce les faux prophètes de l’économisme ? Ça ne le gêne pas pour acclamer Alain Minc, escroc multicarte et essayiste plagiaire. « Convenons qu’on est souvent plus proche de Minc qu’éloigné », conclut-il dans Marianne (12/04/04). Bernard Maris veut « faire de la politique autrement » ? Ça ne le dissuade pas de ruser comme les vieux singes. En 2002, il se présente aux législatives comme tête de liste des Verts dans le Xe arrondissement de Paris, quartier dont il vante le caractère (de moins en moins) « populaire ». Ce qu’il ne dit pas aux électeurs, c’est qu’il réside dans le ghetto pour riches du XVIe. Maris s’attaque aux patrons ? Ça ne lui cause aucun embarras lorsqu’il s’avise de les flagorner. Le 7 mars dernier, il échange de grands sourires avec Francis Mer sur le plateau d’Arlette Chabot (France 2) avant d’avouer : « Ça ne me gêne pas qu’un patron soit bien payé s’il fait son travail [...] Je ne sais pas combien gagne le patron de Renault, ça ne m’intéresse pas. » Bernard Maris est « anti-libéral » ? Ça ne le dévie pas de sa course aux euros, sur la ligne de crête qui sépare la gauche de l’UDF de la droite du PS. Il faut, dit-il, « redonner du pouvoir aux investisseurs et aux entrepreneurs » et militer pour que « l’État leur donne un coup de main » (Le Figaro Magazine, 21/03/05). Bernard Maris est devenu ce contre quoi il a bâti sa carrière et sa fortune : un gastéropode adaptable à toutes les demandes, toutes les températures, tous les airs du temps. Bref, un économiste. Publié dans CQFD n°23, mai 2005.

Le drame qui frappe les 34 familles des licenciés de l’imprimerie de Wissembourg

Le drame qui frappe les 34 familles des licenciés de l’imprimerie de Wissembourg, qui recevront leur lettre recommandée le 9 février, m’a rappelé une autre lettre reçue il y a quelques semaines, émanant de la communauté de communes du pays de Wissembourg et signée de son président. Ressemblant à un travail issu d’une séance de travaux pratiques de première année d’une formation accélérée de "techniciens de communication", elle prétend "évaluer au mieux les besoins en terme (sic) de prestations alliant location de locaux, mais aussi de services communs." Monsieur le président de la communauté de communes du pays de Wissembourg nous y déclare être "régulièrement sollicité par des chefs d’entreprises et des artisans souhaitant bénéficier d’une offre globale en matière d’hébergement" et solliciter notre avis pour la mise en œuvre d’un projet. Le même courrier tient à préciser qu’en l’absence de réponse de la part du destinataire, il chargera le cabinet Arc Essort d’une relance téléphonique dans les 10 jours. Je tiens à certifier que n’ayant pas répondu à cette drôle de correspondance, le cabinet Arc Essort ne m’a pas recontacté, ce qui pose tout de même un petit problème sur la crédibilité générale de l’ensemble.

Ce mémorable courrier était accompagné d’un questionnaire en 3 grandes rubriques [ quelles est votre situation aujourd’hui, quelle est votre situation immobilière et avec qui avez-vous été en contact (chambre des métiers, chambre de commerce & d’industrie, ARCO 16, CAIRE ou Alsace nord initiative) ; demain, si vous trouviez sur le territoire de Wissembourg des locaux mieux adaptés et des services, envisageriez-vous de déménager ; pour mieux vous connaître ] qu’il fallait renvoyer à Arc Essort, à l’attention de Fabienne Marchal, 870 rue Denis-Papin, BP 30125, 54715 Ludres cedex. Tous ces détails méritent d’être notés avec exactitude car il n’est pas douteux que cette "mission" confiée à ce "cabinet" fera l’objet quelques "rapports d’étape" validé par un comité de suivi qui établira un diagnostic aboutissant à l’élaboration d’un cahier des charges débouchant lui-même sur un document soumis à la délibération de l’assemblée communautaire, etc.

 

Tout cela alors que, selon un faisceau maintenant concordant de ce qui n’est plus des impressions, les choses se savaient depuis pas mal de mois, voire d’années, et que les difficultés financières remontent à 1997 (et non 1997 comme a osé l’écrire sans se relire le porte-plume de la PLR). Maintenant, sur le plan industriel, tout va-t-il si mal ? C’est la grande question qui reste posée. Quelque chose est bien là, il s’agit du savoir-faire des ouvriers d’une entreprise qui va chercher son souffle à l’échelle historique et qui mérite mieux que quelques minutes un peu pressées en fin de partie d’un conseil municipal dont l’intérêt reste encore à démontrer. D’ailleurs, lors de ce même conseil, cet adjoint qui affecte de se piquer d’histoire locale, et qui ne se prive de nous servir ses fortes réflexions sur le "patrimoine" dont il pense avoir la charge en exclusivité n’a pas eu un mot pour rappeler l’épopée de l’imprimerie Wentzel ni pour nous dire ce qu’il avait fait depuis tous ces mois pour empêcher sa liquidation. Encore bravo l’artiste !

 

Pendant ce temps-là, 34 salariés et leur famille sont plongés dans l’incertitude du lendemain, et ce ne sont pas les "promesses" de mise à disposition gratuite [il ne manquerait plus qu’on les fasse payer pour être reçus dans des bâtiments qui sont la propriété de tous, mais qui le sait encore ?) qui devraient les rassurer. Quant à la PLR, elle en est encore à commenter les chutes de neige de la fin janvier, ce qui chacun le reconnaîtra est bouleversant d’originalité.

25/01/2007

Kadidja risque la prison pour s'être opposée à une expulsion

Solidarité !

Kadidja risque la prison pour s'être opposée à une expulsion

Kadidja, habitante de Saint Denis et militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis, risque jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 euros d’amende !

Son crime ? Le délit de solidarité ! Elle est accusée d’entrave à la circulation d’un aéronef, pour s’être opposée à une expulsion.

Les faits.

Le 29 novembre, à l’aéroport de Roissy, Kadidja prend un avion pour Bamako au Mali pour retrouver sa famille paternelle. Alertée par des jeunes du syndicat Sud Etudiant à l’enregistrement de l’expulsion imminente d’un jeune sans papiers, elle prend l’initiative de s’interposer à cette expulsion : récupère un paquet de tracts, et part discuter lors de l’enregistrement avec les autres passagers pour demander à parler avec le commandant de bord et lui signifier le refus de voyager avec un expulsé.

Une fois dans l’avion, les choses se précisent : un sans papiers est présent entouré par des policiers. Le commandant ne se manifestant pas, Kadidja appelle les autres passagers à ne pas attacher les ceintures, un nombre important de passagers soutient cette action de solidarité. La police intervient et menace de 3 mois de prison l’homme, qui finalement accepte sous cette pression de partir. La police relève l’identité de la militante.

A son retour du Mali, le 24 décembre, la police des frontières interpelle Kadidja et se voit accusée d’avoir « entravé volontairement la circulation d’un aéronef.

Son jugement devrait avoir lieu en avril.

Ne pas accepter l’inacceptable !

L’action de Kadidja est un acte juste, comme la défense du droit universel de libre circulation et du droit de liberté d’opinion et d’expression.

Nous ne laisserons pas un acte de solidarité être puni !

Nous exigeons la relaxe de Kadidja et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme considérés comme des délinquants par une frange politique et une certaine justice.

Nous signons la pétition de soutien : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=370

Nous laissons un message de solidarité à Kadidja : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=371

24/01/2007

Conseil municipal du 23 janvier 2007

Conseil municipal du 23 janvier 2007

 

Cette relation ne sera que partielle puisque des activités d’accompagnement de personnes en grande détresse sociale m’ont empêché d’être sur place en début de séance.

Arrivé à 19h15, quelle ne fut pas ma surprise de voir une assistance studieuse et recueillie écouter presque religieusement le lauréat du concours d’architecture de "restructuration" du relais culturel présenter son projet. Tout va changer dans un bâtiment qui a mal vieilli ces trente dernières années comme a tenu à le préciser "Monsieur le Maire". On peut se demander s’il ne faut pas demander quelques comptes à ces imprévoyants qui ont la situation s’y dégrader au point qu’il faille maintenant engager quelques 7 millions de travaux pour remettre un peu d’ordre dans ce chaos. Mais ce serait sans doute mal venu puisque la municipalité actuelle, continuatrice des précédentes, n’est aux manettes que depuis …18 ans, et qu’elle n’a par conséquent pas eu le temps de voir venir ni de prendre la mesure de l’ampleur de la catastrophe. On va donc entamer une longue opération de plusieurs années, dont le terme n’a pas pu être fixé avec précision, qui va complètement bouleverser la donne culturelle locale. Souhaitons simplement qu’elle ne soit pas frappée du syndrome de l’ex-allée des ex-peupliers dont le résultat est désespérant de banalité et manifeste un manque évident d’ambition et d’imagination. Passons sur les "volumes" qui vont être remodelés, sur les "avancées" qui seront créées, sur un parvis où un "totem" de communication sera installé, tout cela sera forcément du meilleur effet. De même, l’installation d’une médiathèque devrait achever l’entrée de Wissembourg dans le siècle de l’hyper-modernité. Au crédit de l’architecte, on notera la qualité de la présentation et ses efforts quasi-désespérés pour soulever l’enthousiasme d’une assemblée ébaubie devant l’étalage d’un tel talent. Les choses se sont un peu compliquées lorsque notre homme a eu l’idée étonnante de donner la parole aux conseillers municipaux, peu habitués à ce type de démarche. Ils ont donc unanimement choisi de s’en tenir à la règle non-écrite qui prévaut dans la salle du conseil, le silence. Heureusement, quelques membres de l’association de gestion ainsi que le directeur s’étaient déplacés et la parole leur a été bien volontiers abandonnée. De leur part, pas ou peu de critiques, l’essentiel des interventions consistant en des questions permettant au "conférencier" de rebondir ou de reprendre des points qu’il avait déjà abordés. "Bis repetita non placent " pourrait presque conclure. Tout est donc pour le mieux.

Comme s’il voulait procéder à une opération de déminage préalable, "Monsieur le Maire" a repris en fin d’exposé les éléments qu’il avait exposés à son début. Comme me le confiait mon voisin, "il a dû remarque que Pumpernickel était là ". C’est évidemment trop d’honneur. Mais "Monsieur le Maire" a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’une opération de luxe mais nécessaire, que près d’un million d’euros auraient été nécessaires rien qu’à la mise aux normes de sécurité et qu’il "Nous" fallait un équipement à la mesure des "Nos" ambitions culturelles, argument repris par le directeur du relais. Tout est donc pour le mieux.

Anecdote : dans l’énoncé des nouveaux équipements, l’architecte lauréat a eu la maladresse de parler d’une loge "VIP", ce qui a permis à "Monsieur le Maire" de lui faire préciser qu’il ne fallait pas entendre ce terme au sens qu’il a pris dans les infrastructures sportives où ce genre de chose sert à entasser les spectateurs qui sont encore assujettis à l’ISF, mais qu’en l’occurrence il s’agissait de répondre aux désirs de quelque vedette ayant des exigences particulières. S’agissait-il de désamorcer on ne sait quelle polémique sur les passe-droits dont on affuble injustement "ceux qui comptent dans la vie sociale" ? Cette remarque est évidemment superflue puisque nous savons tous que "élus", "décideurs" et "responsables" mettent un point d’honneur et de morale à payer leur place lorsqu’ils assistent à un spectacle et qu’il ne viendrait à l’idée de personne d’imaginer une seconde qu’il en fût ne serait-ce qu’une fois autrement.

Une question n’a pas été posée hier soir, et ne le sera sans doute pas dans l’avenir, c’est celle de la place qui sera faire aux énergies renouvelables dans cet équipement renouvelé. Cela rappelle le chantier de la médiathèque d’Illkirch-Graffenstaden dont le panneau a rappelé qu’elle répondait aux objectifs des accords de Tokyo en matière d’économie d’énergie, ce qui lui valait de recevoir la qualification HQE. Mais après ce qui n’a pas été fait dans la réfection du collège, comment peut-on imaginer que "Monsieur le Maire", qui y croit peut-être mais qui s’abstient de toute décision spectaculaire dans ce domaine, ait poussé à la roue pour que l’on innove dans ce domaine ?

 

Lorsque congé fut donné à l’heureux gagnant du concours, chacun a pu reprendre sa place. Il a été amusant d’entendre l’un des adjoints dire à mon voisin qu’il espérait que la séance allait bientôt s’achever, signe qu’il n’est pas très au fait de l’ordre du jour, et qu’il ne consulte pas le blog de Pumpernickel. Cela lui éviterait de poser des questions qui n’ont pas lieu d’être.

On reprit donc le cours "normal" c'est-à-dire ennuyeux à souhait d’un conseil municipal classique dont tous les points à l’exception de celui relatif au vote du quart budgétaire ont été adoptés à l’unanimité, à tel point que mon autre voisin m’a demandé si l’opposition était présente…

L’on évacua donc l’un après l’autre la petite dizaine de points qui restaient, histoire de conclure au plus vite avant le point "divers" qui n’était pas celui pronostiqué par Pumpernickel. Au lieu de commenter le document relatif à la condamnation en appel d’un ancien employé municipal, c’est au drame des 34 licenciés de l’imprimerie de Wissembourg que l’on s’est intéressé. Oh, qu’ils se rassurent, l’essentiel sur les grands projets de "Monsieur le Maire" ayant été dit, et l’heure s’avançant, il ne restait ni temps ni énergie pour aborder leur question  au fond. Il y a donc eu quelques paroles analogues à celles que l’on trouve aux rubriques nécrologiques, avec l’assurance que "la mairie" sera aux côtés des employés pour offrir gracieusement des locaux à l’Assedic et à l’Anpe pour accueillir les cellules de reclassement. Il y a bien eu un rappel discret à l’événement auquel nous étions confrontés, à savoir ce qui est développé dans les colonnes de la PLR d’aujourd’hui sur les origines de l’imprimerie Wentzel. Pour le reste, ceux qui hier soir prenaient les airs entendus de ceux qui savent depuis longtemps que l’on devait en arriver là, et qui se sont par conséquent bien interdit de prendre quelque mesure que ce soit pour contrarier un sort qui n’est jamais inéluctable ont pu se quitter l’âme en paix, certains d’avoir fait le service minimum. Quant aux victimes, mais cela a déjà été dit par Brennus en 390 avant Jésus-Christ, malheur à elles puisque c’est le droit des vainqueurs de leur imposer leurs règles.

En d’autres cieux, en d’autres temps, plus sociaux, plus humains, cette décision de fermer une usine aurait fait l’objet d’une séance spéciale du conseil municipal.

Voilà, il était près de 19h45 et tout notre monde, fatigué de tant d’agitation, avait bien le droit de rentrer chez lui pour suivre au journal télévisé le défilé des prétendants au trône présidentiel devant le catafalque de l’abbé Pierre.

22/01/2007

Monsieur P. Richert veut moraliser le système.

Monsieur P. Richert veut moraliser le système.

 

C’est le titre un rien prétentieux d’un article de la PLR du 14 janvier 2007 dans lequel "on" veut nous présenter l’idée géniale du président du conseil général du Bas-Rhin pour remettre de l’ordre, son ordre, là où "Monsieur" prétend qu’il règne le chaos.

 

De quoi s’agit-il ?

Au prétexte que « parfois dans des petites communes, des listes sont déposées de façon sauvage en y inscrivant à leur insu des gens qui y découvrent leur nom au matin de l’élection, ou qu’il ya "organisation" de listes parallèles ou encore qu’il y a prolifération de listes dans le but d’induire les électeurs en erreur (mais où notre homme va-t-il chercher tout ça, prêtant aux autres des intentions qu’ils n’ont pas ?), autant de pratique qui créent des tensions dans les villages », il veut se faire le porte-parole des maires qui veulent moraliser le système. Il veut obliger à des déclarations de candidatures et imposer l’absence de candidatures isolées.

Peut-on faire remarquer à notre moralisateur que la loi permet dans les communes de moins de 3 500 habitants de voter pour qui on veut, sans s’embarrasser de listes et que rien ne s’oppose à ce qu’un citoyen qui n’aurait pas eu l’idée de se retrouver aux manettes de sa commune soit porté par l’élan populaire. Si d’aventure la proposition de loi de "Monsieur" était retenue, cela serait impossible, et un pas de plus serait franchi nous amenant à une vie politique normalisée, sans imprévu, réservant toujours aux mêmes le privilège d’exercer la forcément lourde et complexe charge de premier magistrat. C’est assez pitoyable venant d’un homme qui a bâti son ascension politique il y a une trentaine d’années sur la différence qu’il prétendait incarner, et encore plus de la part d’un journal qui se prétend sérieux de servir de caisse de résonance à ce type de proposition qui relève plus de l’accessoire que de l’indispensable.

 

Mais on n’est pas au bout de nos peines en continuant la lecture de cette indigence journalistique. Que nous apprend la suite ? Qu’il a déposé une autre « proposition de loi sur le régime de retraite des élus ». Le journaliste a dû oublier de coller l’indispensable adjectif "malheureux" à moins que ce ne soit l’hésitation avec "mal-aimés" qui l’ait fait renoncer, allez savoir. Bref, dans un grand élan de charité, "Monsieur" pense aussi aux pauvres « maires de communes de moins de 20 000 habitants et vice-présidents de conseil général, et pourquoi pas 1er vice-président de conseil général, dont la situation est problématique quand ils ont [il a.] fait le choix d’abandonner son activité professionnelle, perdant ainsi la faculté de cotiser à une caisse complémentaire ». Or on doit maintenant sortir de l’idée selon laquelle « le fait d’être un élu est une fonction pour lui substituer le terme de métier, compte tenu de l’évolution de leurs responsabilités ». Pour se consacrer totalement à leur mandat, ces personnages, qui travaillent pour rien, tout le monde le constate en épluchant les budgets mis au vote, doivent pouvoir cotiser à une retraite complémentaire. Comme "Monsieur" est prudent, il prend soin de ne pas préciser qui cotisera, si c’est nous par le biais des impôts comme c’est déjà le cas pour certaines parts dites patronales des cotisations ou si cela sera défalqué des émoluments de ces si chers élus.

 

D’ailleurs, en parlant de ce genre de personne, "Monsieur" aurait-il un nom à nous proposer pour que nous puissions participer de bon cœur à l’extinction du paupérisme des élus qui doit être décrétée après 8 heures le soir comme le préconisait Alphonse Allais. Le nouveau châtelain du Haut-Kœnigsbourg va bientôt nous proposer le transfert des villes à la campagne pour résoudre les problèmes complexes auxquels il est confronté et qu’il ne parvient pas à résoudre.

19/01/2007

Quelques notes sur le conseil municipal du 23 janvier 2007

Quelques notes sur le conseil municipal du 23 janvier 2007

 

Petit point forcément de détail, l’ordre du jour transmis aux conseillers municipaux ne stipule pas que le compte rendu de la précédente séance doit être adopté. C’est sûrement une erreur de la part de l’escouade de spécialistes qui prépare les documents de travail. C’est aussi dommage car cela nous privera peut-être d’un rapide coup d’œil sur ce compte rendu nous prépare des lendemains qui vont chanter, financièrement parlant pour les interlocuteurs de la mairie. Petit retour sur image si vous le voulez bien.

 

Un million d’euros HT plus 15,5 % d’honoraires pour refaire l’école Wentzel, une "pépinière d’entreprises" dans l’ancien lycée Stanislas (que l’encore municipalité s’entête à appeler "ancienne commanderie"), 175 000 € pour refaire l’éclairage public de la rue du Tribunal et des Dominicains, plus de 15 000 € pour l’office de tourisme, 540 € pour un logiciel de l’état-civil, puis toute une série de subventions pour "nos jeunes" (212,80 € pour le remparts athlétisme club de Wissembourg, 417,90 € pour le handball club de Wissembourg, 58 288,50 € pour le tennis-club d’Altenstadt qui construit un second court couvert alors que le "chantier" des nouveaux courts du tennis-club de Wissembourg n’en est même pas encore à ses premiers balbutiements, un emprunt d’un millions d’euros (sur 20 ans, à 3,90%) pour financer entre autres le ratage de l’ex-allée des ex-Peupliers, et encore un emprunt de 200 000 € (sur 20 ans, à 3,90%) cette fois pour financer le compte administratif du budget eau.

 

Ça, c’était pour la douleur, et viennent maintenant les gâteries : pas d’augmentation du tarif de l’eau, des subventions pour les fenêtres que l’architecte des bâtiments de France veut voir en bois (à ce propos, on ne saurait trop conseiller à la mairie de changer les fenêtres en PVC qu’il a fait installer récemment dans l’école Saint-Jean, rue de l’Etoile, parce que si l’architecte des bâtiments de France l’apprenait, ça risquerait de gripper les rouages), la réalisation d’un diagnostic en vue de la mise en œuvre d’un contrat "enfance et jeunesse" (il y avait longtemps qu’un diagnostic n’avait pas été établi sur une situation de la ville, mais que l’on se rassure, il s’agira comme à l’accoutumée du retricotage de ce qui a déjà été écrit les lustres précédents) ou encore la reconduction d’une convention pour des consultations juridiques gratuites en collaboration avec le conseil général

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Et on repart avec les achats. Il s’agit d’une maison 11 rue du Pied de Bœuf dont la maire va sans doute faire un foyer d’accueil pour économiquement faibles. C’est bien d’acheter, mais il serait tout de même de dire pourquoi on achète. Le point 13 nous apprend que la commune est sur le point d’acquérir le numéro 13 de la rue du Pied de Bœuf et qu’un bail emphytéotique d’une durée de 50 ans est conclu avec l’OPUS 67. Ça devient de plus difficile à suivre, vous ne trouvez pas ? Mais c’est de ma faute, je n’aurais pas dû sécher la séance. Mettons que les rédacteurs du PV ne font pas le maximum pour qu’on y comprenne quelque chose.

 

Les points 14, 15, 16 et 17 relèvent de la gestion administrative ordinaire, et la couleur politique de la mairie, même si l’on peut déplorer la "ternitude" de ses actuels occupants, n’a rien à voir avec les décisions prises.

 

En revanche, le point 18 fait fort. C’est le bilan de tous les marchés que le maire a signés en vertu des délégations consenties sur la base de l’article L.2122-22 du code général des collectivités territoriales, et il y en a pour un petit paquet. Qu’on en juge ! Les montants sont indiqués hors taxes. Sortez vos calculettes !

31/10/2006 : 41 000 € pour une mission de contrôle technique au Relais culturel

31/10/2006 : 34 600 € pour une mission de coordination au Relais culturel

07/11/2003 : 21 000 € pour une mission de maîtrise d’œuvre de travaux d’adduction d’eau

07/11/2003 : 21 000 € pour une mission de maîtrise d’œuvre de travaux d’adduction d’eau

07/11/2003 : 27 000 € pour une mission de maîtrise d’œuvre pour la réalisation d’un lotissement artisanal

12/12/2006 : 4 000 € pour la réalisation de la feuille municipale (24 pages, chaque page supplémentaire étant facturée 160 €, encore nos félicitations à Alexandre le Bienheureux, attributaire de ces émoluments dont l’ampleur est encore sans rapport avec le talent dont il fait la démonstration.).

12/12/2006 : 1 185 € par mission pour des missions de communication interne et externe pour l’année 2007 (encore nos félicitations à Alexandre le Bienheureux, attributaire de ces émoluments dont l’ampleur est encore sans rapport avec le talent dont il fait la démonstration.).

Ces deux dernières décisions nous ramènent il ya tout juste un an quand on a enfin appris combien nous coûtait "Alexandre le Bienheureux". Précisons que les "missions" dont il est question iront de 35 à 60 jours et qu’il s’agit de rémunérer "la journée de travail". Que chacun fasse ses commentaires.

 

Voilà donc cher lecteur ce qui ne sera pas adopté si l’on s’en tient à la convocation envoyée aux conseillers municipaux à ce jour. Gageons que …

 

Venons-en maintenant au conseil du 23 janvier 2007. Onze points qui ne vont sûrement pas soulever l’enthousiasme des foules qui ne vont par conséquent pas se déplacer en nombre pour assister aux débats.

 

Point 1 : la restructuration du relais "cultruel".

Après la première phase du concours, le maire a désigné les quatre équipes admises à concourir pour la seconde phase. Il est amusant de constater qu’OTH est fait partie de deux équipes, tout comme Ingemansson, Jean-Paul Lamoureux et Serue ingénierie. La structure des "équipes" semble au profane plus procéder du jeu de bonneteau que de l’accord sur des projets se posant réellement comme les termes d’une sorte d’alternative, mais il s’agit plus d’une impression que d’un jugement.

Bref, au terme d’un insoutenable suspens, c’est l’équipe AeA qui a décroché la timbale avec près d’un millions d’euros de rémunération, soit 16 % du marché. Que l’on se rassure tout de même, les recalés toucheront 15 000 € pour les second et troisième et 12 000 € pour les quatrième, ce qui fait que Serue ingénierie et Ingemansson, membre des équipes écartées, le lot de consolation n’est pas tout à fait négligeable.

Pas de problème, adopté !

 

Point 2 : lotissement artisanal.

Il faut signer les marchés relatifs à la création de cette petite zone industrielle à l’entrée de Wissembourg et donner les autorisations au maire pour qu’il puisse apposer son paraphe. Ce sera évidemment chose faite.

Pas de problème, adopté !

 

Point 3 : décision avant le vote du budget municipal.

On est dans la période dite des "douzièmes budgétaires" quand la commune doit vivre mais ne peut le faire car elle n’a pas voté le budget. Notons que c’est la supériorité des démocraties sur autocraties que de s’astreindre à rendre public le montant des dépenses que la collectivité envisage d’engager pour faire fonctionner le service public. Dans d’autres pays, on recourt à la pratique du "douzième budgétaire" lorsque le gouvernement est démissionnaire et que le nouveau cabinet n’a pas encore été investi par l’assemblée délibérante. A Wissembourg, comme l’a fait judicieusement remarquer Jean-Louis Piquard lors de la séance du conseil municipal de décembre 2005, on applique cette règle alors que ce n’est pas indispensable et que cela a pour effet de stériliser les débats. Ce sont donc 1 373 000 € qui sont soustraits à la discussion sans autre forme de procès. Ce type de fonctionnement pose un problème théorique que la nouvelle municipalité que nous sommes de plus en plus nombreux à appeler de nos vœux devra résoudre sans attendre.

Pas de problème, adopté !

 

Point 4 : décision d’ordre social qui devrait faire l’unanimité.

Pas de problème, adopté !

 

Point 5 : application du régime forestier à une parcelle en compensation de la distraction de ce même régime d’une autre parcelle

Décision d’ordre administratif qui devrait faire l’unanimité

Pas de problème, adopté !

 

Point 6 : vente d’un logement OPUS

Décision d’ordre administratif qui devrait faire l’unanimité

Pas de problème, adopté !

 

Point 7 : création d’un emploi aidé

Décision d’ordre administratif et social qui devrait faire l’unanimité, même s’il est permis de poser la question de la multiplication de ces emplois dits aidés qui, en règle générale, ne sont pas pérennisés et engagent leurs bénéficiaires dans l’ornière de la précarisation. Mais ce conseil municipal est-il le lieu d’une discussion sur ce sujet ?

Pas de problème, adopté !

 

Point 8 : modification des tarifs de la médecine professionnelle et préventive du centre de gestion de la fonction publique territoriale

Décision d’ordre administratif qui devrait faire l’unanimité, d’autant que cela s’accompagnera d’un meilleur suivi des pathologies physiques et psychologiques des personnels de l’administration communale.

Pas de problème, adopté !

 

Point 9 : modification des tarifs de la valeur nominale des tickets restaurant qui passent de 6,10 € à 7,00 €, soit 15 % d’augmentation. Sont-ils indexés sur la variation de la redevance "ordures ménagères" ?

Décision d’ordre administratif qui devrait faire l’unanimité.

Pas de problème, adopté !

 

Point 10 : location de terrains dans le secteur "Pasek"  à Monsieur Steinmann.

De quoi s’agit-il ? On espère que les conseillers municipaux, toutes tendances confondues seront d’une grande curiosité quant à ce point et que la discussion sera fructueuse.

Mais pas de problème, adopté !

 

Point 11 : Divers

S’agit-il de porter à la connaissance du conseil l’arrêt du 3 mars 2006 (il y a près d’un an) de la cour d’appel de Colmar concernant le différent entre l’association cycliste de la Lauter et un ancien fonctionnaire municipal ? La cour d’appel confirme le jugement à l’encontre de cette personne qui est condamnée à des dommages-intérêts (près de 21 000 €) ainsi qu’à une amende de 800 € (au lieu de 1 000 € en première instance) pour un préjudice financier à l’encontre de l’ACL. Si cela devait être le cas, quel intérêt la mairie trouve-t-elle dans cette entreprise, en remontant à la surface des faits qui ont été largement assourdis au moment de leur mise en lumière, et qui n’en demeurent pas moins répréhensibles.

Cette même mairie est beaucoup moins diserte lorsqu’il s’agit de rapporter ses infortunes judiciaires passées et présentes, et le sera sans doute tout autant dans l’avenir.

Autrement dit, on espère que ce sera la discrétion de bon aloi qui sera la règle.

 

18/01/2007

Nous tenons à vous rendre attentif et à vous rappeler que le stationnement dans la rue [……] est interdit.

République française,

Département du Bas-Rhin,

Ville de Wissembourg,

Police municipale 

 

Rappel

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Nous tenons à vous rendre attentif et à vous rappeler que le stationnement dans la rue [……] est interdit. Il est impératif que les différents services d’urgence (pompiers, véhicules médicalisés, gendarmerie ou autres ambulances privées) puissent accéder dans la rue et porter rapidement secours, en cas de besoin, aux personnes en danger (incendie, personne blessée ou malade…). Par conséquent, nous faisons appel à votre compréhension et nous vous invitons à l’avenir, à respecter scrupuleusement la réglementation en vigueur.

La Police municipale.

 

 

C’est le type de poulet qui est glissé sous les essuie-glaces des voitures qui stationnent depuis des mois à quelques encablures du bureau de " La Police municipale ". "On " leur rappelle un arrêté municipal qui date d’une bonne dizaine d’années et qui avait bien du mal à être respecté, au centre-ville, même à proximité directe des écoles il y a moins de cinq ans ! Mais "on " fait appel à leur compréhension et "on " les invite à ne plus recommencer, comme si "on " découvrait que la rue en question était occupée en permanence par des voitures-ventouses. Que de précautions littéraires avant de passer à l’acte et pour sanctionner comme "on " sait si bien le faire à l’encontre des cyclistes dont on est conduit à se demander si leur présence n’est pas détestée par les plus hautes autorités municipales et leur organe bleu marine.

Tant de savoir-vivre et de retenue est à mettre en relation et en rapport avec ce qu’il faut malheureusement qualifier de grande sévérité quand il s’agit de sanctionner, et avec quelle dureté [ 90 euros tout de même, (quelques dizaines d’euros ?), soit autant qu’un excès de vitesse ], un vélocipédiste coupable de braver des interdictions qui sont autant de non-sens mais qui témoignent d’un entêtement de leurs initiateurs qui parvient néanmoins à forcer une certaine d’admiration de la part de leurs victimes.

17/01/2007

"ce qu'on acheté" vs "ce qu'on nous a vendu"

 

Cette photo, c'est celle des panneaux installés sur l'allée des ex-peupliers qui prétend nous montrer à quoi va ressembler le "secteur gare" comme ils disent dans leur jargon. Peu de voitures, une place de la gare intégralement réservée aux piétons, de sympathiques cyclistes qui profitent de la situation, le rêve.

Changement de décors avec une réalité bien moins engageante, et surtout pas tout-à-fait conforme aux documents distribués etreproduits dans les publications de propagante éditées par la "municipalité". La place de la gare est occupée par un parc de stationnement, les cyclistes n'ont pas du tput pris possession des aménagements qui leur auraient réservés, en revanche, les voitures et les camions sont bien là, et c'est d'ailleurs pour eux que tout ce tralala a été organisé. Pour ne pas être outrageusement méchant, on passera sous silence le slalom imposé aux 2-roues qui auraient l'insolence de vouloir aller tout droit.

Alors, il y a bien d'un côté ce qui a été acheté par la "municiplaité" au nom de l'intérêt général et de l'autre ce qui a été réalisé sous la responsabilité de la-dite "municipalité", au nom de l'intérêt général, naturellement.

Que chacun en tire les conséquences, en particulier lors du renouvellement de l'assemblée communale.

p.s. : ci-dessous deux photos prises là où on l'on sait ce qu'aménager une rue veut dire, en conciliant une circulation automobile parfois dense et une place de choix pour ceux qui préfèrent ne pas causer de tort à leur semblable en privilégiant les modes de transport écologiques. Que chacun en tire les conséquences, en particulier lors du renouvellement de l'assemblée communale.

photo de classe ?

Rééditant l'exploit de l'an dernier, l'entreprise privée à qui la municipalité a loué lespace public pour le parsemer de panneaux publicitaires dits "sucettes" s'est crue obligée de nous infliger à nouveau cette photo ridicule qui donne une image pour le moins déplacée de ceux qui occupent les hautes charges communales.

A la place de ces messieurs - dames, si prompts en d'autres périodes de poursuivre ceux qui se rendraient coupables de manquement à la majesté de leur fonction, on entamerait sans tarder toutes les démarches propres à faire retirer ce qui ressemble plus une caricature qu'une carte de vœux.

 
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