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18/12/2006

exaspérante komunikacion

Nous venons d'être les infortunés destinataires de la dernière livraison des "nouvelles du pays de Wissembourg". Œuvre de notre rédacteur préféré, Monsieur D. Alexandre, par ailleurs inconnu des "pages jaunes" à la rubrique "communication", c'est comme d'habitude un florilège de banalités sur fond d'autosatisfaction et de professionnalisme autoproclamé. Couverture complètement décalée qui présente un paysage enneigé alors que l'heure est au réchauffement climatique, et page 2 qui ressemble à une carte postale de série B.

Page 3, photo de Monsieur le Prince entouré de quelques collaborateurs et ponctuée d'un "les maires et le personnel de la communauté de communes s'associent à moi-même et vous souhaitent…" du meilleur effet littéraire.

Trois pages durant, il faut ensuite supporter les nouvelles de la zone industrielle, véritable pôle économique à l'entrée de la ville de Wissembourg. Les mauvais esprits y voient plutôt les clones des boîtes présentées naguère lors de la revue de la KDB, qui achèvent de cacher ce qui restait de paysage.

Faisons "social" ! Quatre pages pour nous persuader que nous n'oublions ni nos anciens ni la génération montante.

Quelqu'un a-t-il eu la patience de lire le cahier central ?  Quelque 201 associations répertoriées, sorte d'inventaire amusant qui prétend être le reflet du dynamisme du "pays". Tout le monde aura compris qu'il s'agit du recopiage, pas à jour, du registre des associations du tribunal d'instance. Et on nous impose une liste des terrains de sport dont l'intérêt mériterait d'être explicité. Finalement, voilà quatre pages pas chères, mais qui rapportent tout de même 600 euros à leur concepteur. Bien joué !

Pour être complet et balayer tout le glossaire du petit intercommunal averti, ne pas oublier la rubrique "solidarité intercommunale" qui permet de publier les photos des citoyens méritants à titres divers. Pas question disputer le talent de tel ou telle, d'autant que c'est l'occasion de faire figurer celui dont nous devons apprendre à connaître la tête à l'approche des élections législatives, Monsieur Reiss, présent sur les photos. Ce sera bien nécessaire s'il veut ramasser un peu plus qu'un succès d'estime à la prochaine échéance.

Comme il restait deux pages, Monsieur Alexandre est allé consulter les agendas des diverses associations et nous donne de quoi nous occuper jusqu'au mois de juin, oubliant au passage le rendez-vous électoral du 22 avril 2007, comme si cela était moins important que le marché des 4-Temps du 28 février ! Ça ne les intéresse peut-être pas. Sont-ils même au courant ?

 

Revoilà la gazette !

 

     La répétition étant comme chacun sait, l'un des ressorts de la plaisanterie, ce samedi 16 décembre est choisi pour glisser subrepticement dans la boîte à lettres l'irremplaçable gazette. Encore un monument dans lequel les sujets abordés (anniversaires de mariage, projets, agenda du maire, cérémonies en vue, etc.) et la manière de le faire sont proprement affligeants. L'ensemble a-t-il été relu ?

On mérite la considération des lecteurs en leur offrant des textes construits, compréhensibles et respectueux de la syntaxe. C'est ce à quoi Pumpernickel, lui, tâche de s'employer.

Et pour que l’on sache ce qui nous est imposé, Pumpernickel vous livre, sans commentaire, l’éditorial de la page 3 signé de « votre maire, Pierre Bertrand le maire délégué, les adjoints et toute l’équipe municipale ».

 

Fidèle à ses orientations en matière d’aménagements, la municipalité poursuit la concrétisation de nombreux projets. Ils visent l’amélioration de la qualité de notre cadre de vie. Ce numéro de la Gazette reprend en partie l’ensemble de ces chantiers importants. Leur conception cherche à renforcer un urbanisme fondé sur la sécurité et l’environnement.

 

Lors des différentes réunions de quartier, vos suggestions ouvrent un véritable dialogue entre la municipalité et les habitants. Cette commune volonté relève les défis d’aujourd’hui qui dessinent ceux de demain.

 

 

La période précédant Noël nous rend encore davantage sensible à la détresse sociale et à la souffrance des personnes les plus fragiles. Elles comptent dans notre action municipale et cette dernière les accompagne.

 

 

Des rencontres avec des personnes soucieuses de la solidarité vécue donnent un élan particulier à la citoyenneté. L’exclusion pour raison de l’âge, de santé, de condition sociale ou économique est inacceptable. La Commune demeure l’échelon institutionnel le plus proche de l’habitant. Elle participe non seulement à l’administration du quotidien pour les besoins élémentaires, mais aussi au maintien de la cohésion sociale.

 

 

Je remercie aussi, celles et ceux qui d’une façon ou d’une autre, apportent une contribution au progrès du bien commun. Je rejoins ainsi les différentes personnes engagées dans une action sociale volontaire au service des autres, les responsables et membres de nos associations qui participent pleinement à la vitalité de notre cité.

 

 

Il nous revient également d’encourager ceux dont l’esprit d’initiative dynamise notre proche région. Un tissu économique fort est l’une des pièces maîtresses de l’essor de demain.

 

 

Le merveilleux temps de Noël termine également une année civile et annonce une nouvelle tranche de notre vie. Avec les Adjoints, les membres du Conseil Municipal et l’ensemble du personnel communal, je vous présente mes vœux les plus sincères ! Qu’ils répondent à votre attente et se concrétisent en 2007. Aux habitants de Wissembourg, Altenstadt et de Weiler et leurs proches, je leur souhaite toujours d’être aussi dynamiques, entreprenants, solidaires et unis. Ils seront incontestablement le moteur du progrès humain…

 

 

Votre maire, Pierre Bertrand le maire délégué, les adjoints et toute l’équipe municipale

 

05/12/2006

J’avoue avoir eu froid dans le dos en voyant les images des « supporters » du Paris-Saint-germain

J’avoue avoir eu froid dans le dos en voyant les images des « supporters » du Paris-Saint-germain se rassembler sur les lieux du « crime » de l’un des leurs, un brave garçon qui se rendait régulièrement au match de football pour faire, semble-t-il beaucoup d’autres choses qu’applaudir son équipe, en particulier hurler des slogans, xénophobes de préférence, et saluer à la manière des nazis, ce qui peut constituer un délit si on se met à appliquer la loi. Ce soir-là, les circonstances tournent mal, et un policier, qui n’aurait pas dû être là, comme l’on constaté même les petits marquis poudrés réunis pour leur papotage hebdomadaire autour de Monsieur Meyer (sur France-Culture, le dimanche, entre 11h00 e t 12h00, ça s’appelle « l’esprit public »), tire sur ce brave garçon qui n’avait aucune intention hostile ni à son égard ni vis-à-vis du supporter du club de Tel-Aviv qui avait commis la faute de goût majeure d’être de confession juive, israélite aurait dit Monsieur Papon.

 

 

Donc les amis de ce brave garçon, emmenés par un autre brave homme, « président de l’amicale » des supporters et lui-même interdit de match décident de faire leur travail de deuil, comme on dit maintenant dans les milieux qui pensent. Et voici notre concentré de délicatesse et de sensibilité qui se réunit autour d’une banderole qui réclame « que justice soit faite ». Ça sonne comme un slogan ou comme une prière (« que ta volonté soit faite » ?), mais compte tenu de la façon dont « nous tes gars nous jurons de servir et de suivre tes pas » [comme on chantait au temps du maréchal] ont l’habitude de pratiquer la discussion théologique, le pire est plutôt à craindre. Avez-vous remarqué la couleur dominante de ce défilé absolument pacifique qui voulait absolument nous rassurer sur les visions humanistes de ces gens ? C’était gris et noir, les visages étaient dissimulés par des cagoules, des bonnets, des passe-montagne, les capuches étaient baissées sur les yeux, ces courageux dissimulaient tout ce qui aurait pu permettre de les identifier. Ah, la droite de la droite sera toujours la même !

 

 

Le 17 février 1941, Hendrik Kook, membre des sinistres WA (Weerafdeeling), bras armé du parti national-socialiste collaborationniste néerlandais, meurt sous les coups des groupes d’autodéfense mis sur pieds par les habitants du quartier juif pour se prémunir des rafles organisées par l’occupant allemand. Ces groupes étaient « armés » de gourdins et de chaînes de vélos et faisaient le coup de poing (d’où leur dénomination « knokploeg ») avec les forces occupantes. Mais revenons au 17 février 1941. Het nationale dagblad publie une photo que je fais un plaisir de vous livrer pour que vous puissiez constater combien les forces de l’esprit sont à l’œuvre sous ces casquettes …noires ! Car  à l’évidence, ces gens-là aiment le noir en ce qu’il est la couleur mortifère de nos civilisations et qu’il inspire la crainte, surtout quand il est agrémenté d’une tête de mort. Bref, en voyant ces « supporters » défiler en rangs serrés, dans le silence absolu seulement troublé par le bruit de leurs grosses chaussures sur le bitume parisien, je me suis dit que l’histoire n’en finissait pas de bégayer.

 

02/12/2006

Intéressante contribution de … : Pourquoi Sarkozy peut perdre

Saurez-vous identifier l'auteur de ces lignes ? Non ? Alors, clic sur le lien ! Rien de tel que de ne pas être chez soi pour retrouver sa liberté de stylo.

 

 

Pourquoi Sarkozy peut perdre

 

 

Nicolas Sarkozy a ouvert officiellement sa campagne présidentielle par un oxymore et, pour la droite française, c'est un mauvais signe. Bien pire, en politique, qu'un lapsus maladroit ou un acte manqué, fautes inconscientes. Là, à l'inverse, il s'agit de formules pesées au trébuchet, pensées et réfléchies.

 

Un oxymore ? Une alliance de mots contraires, un alliage de contradictions flagrantes, autrement dit un grand écart verbal. Les lettrés disent aussi un oxymoron, ce qui sonne mieux. L'exemple canonique, cité par les bons dictionnaires, est tiré du Cid de Corneille : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles... » Obscure clarté, mais aussi silence éloquent, mort- vivant, aigre-doux et doux-amer, etc. Une panoplie langagière de mots placés en contraste ou mis en conflit que ne dépareillerait pas la nouvelle trouvaille sarkozyste : « Je veux une rupture tranquille. »

 

http://www.lesoir.be/actualite/monde/2006/12/01/article_l...
 
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