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23/10/2006

mauvaise rencontre à la rubrique nécrologique de l"est républicain

« Il y a 40 ans, le 11 septembre 1966, disparaissait à la fleur de l'âge, Fred Wolfsohn dit " Volson", des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie. Ses fils, Patrick, Joël, Eric, sa sœur Paulette Slenzinski, et son ami de toujours, Marcel Chagnac vous demandent une pensée pour lui. »

 

Pumpernickel reproduit avec respect et émotion le texte de l’annonce que les enfants de Fred Wolfsohn dit " Volson" ont voulu passer dans le dans le carnet de l’Est Républicain à l’occasion du 40e anniversaire de la mort de leur père.

Mais c’était sans compter avec la vigilance déontologique du responsable de la rubrique nécrologique de ce « grand » quotidien de la presse locale de révérence. Son responsable considère en effet que « barbarie nazie » est l’expression d’une opinion politique que le Républicain Lorrain bannit de cette rubrique, expression qui a un « contenu polémique, de nature à heurter ses lecteurs ».

 

Comme il est curieux de considérer comme une opinion politique ce qui est un fait historique condamné lors du procès de Nuremberg ! Mais Monsieur le Responsable de la rubrique nécrologique connaît-il l’existence du procès de Nuremberg, la question mérite d’être posée.

 

Dans un contexte où la direction de l’Est Républicain se couvre au mieux de ridicule, au pire de honte, l’un de ses responsables, Jacques Hommell, propose de remplacer la formule « des suites d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie » par « suite aux traumatismes des camps de concentration », ou bien « victime du traumatisme des camps de concentration » ou encore « victime de ce qu’il a subi en camps de concentration ». La famille de Fred Wolfsohn, dans son obstination de bon aloi, est évidemment absolument opposée à cette édulcoration de la réalité qui reviendrait à occulter les véritables responsabilités du décès prématuré de Fred Wolfsohn. Il est intéressant de vous livrer ce passage particulièrement significatif de l’ambiance qui doit régner dans les salles de rédaction, section rubrique nécrologique : Nous sommes bien évidemment sensibles aux souffrances endurées par toutes les personnes qui ont subi les outrances de la dernière guerre mais comme nous vous l’avons expliqué par téléphone, nous ne pouvons pas faire paraître la formulation « des suites d’une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie ». En effet, une déontologie s’applique à notre rubrique nécrologique dans laquelle aucune allusion politique ou idéologique ne peut s’exprimer. Voilà des gens qui savent prendre parti, du bon côté, s’entend.

 

Pourquoi en parler ? D’abord parce que la solidarité ne se mesure pas, et que lorsque l’on s’attaque une fois à un fait historique, il n’y a pas de raison de continuer, et que tout le monde doit savoir que la vigilance est de tous les instants, l’Est Républicain comme les autres. Par ailleurs, les liens entre ce quotidien et les Dernières Nouvelles d’Alsace sont maintenant on ne peut plus étroits, le directeur de publication des unes étant vice-président de l’autre. A chacun d’en tirer toutes les conclusions personnelles qui s’imposent.

 

Par conséquent, Pumpernickel vous invite à envoyer un message de réprobation tant à la direction de l’Est Républicain qu’aux Dernières Nouvelles d’Alsace, histoire de rappeler à ces personnages que l’on n’a pas le droit de faire n’importe quoi, même si on se trouve en situation de monopole subrégional, chacun à sa place. Et puis, Pumpernickel publiera évidemment le texte de cette annonce dans sa prochaine édition de décembre, assorti de quelques commentaires, à moins, qu’entretemps, les responsables de cette presse révérencieuse se soient enfin décidés à publier un avis qui ne fait que perpétuer le souvenir des souffrances endurées par des millions d’êtres humains traités comme on n’oserait pas le faire avec des animaux.

 

Vous pouvez écrire à la direction de l’Est Républicain à l’adresse suivante : direction.generale@estrepublicain.fr

Signalons tout de même que pour l’honneur de la République, il existe un 1er Vice-président du Conseil Général de l’Eure, Conseiller Général du canton d’Evreux-Ouest et Conseiller municipal d’Evreux, Gérard Silighini, qui n’a pas hésité à prendre sa plume pour intervenir auprès de la direction de l’Est Républicain, ce qui tend à décrédibiliser la thèse selon laquelle les élus sont dépourvus de courage. A ce propos, je suis en train de lire « pour la République, le vote des quatre-vingts à Vichy le 10 juillet 1940 ». Ce sont ceux qui ont sauvé l’honneur de mon pays en ne votant pas les pleins pouvoirs à Monsieur Pétain. Je ne sais pas pourquoi j’écris cela, mais c’est comme ça.

Vous pouvez adresser vos messages de sympathie et de soutien à Joël Volson en le contactant sur son blog http://volson.over-blog.com

20/10/2006

Conseil municipal du 18 octobre 2006

Vous devriez être plus nombreux à y assister, car ce que l’on y voit et ce que l’on y entend mérite d’être partagé par un public plus étoffé.

Cette fois-ci, nous avons eu le plaisir d’accueillir Monsieur le Chef de Poste de la Police municipale de Wissembourg qui a fait une entrée volontairement remarquée et martiale à 17h50 pour venir s’asseoir tout à fait par hasard à côté du représentant de la presse satirique, bras croisés et jambes écartées, regard fixe sur le président de séance, pour repartir une quinzaine de minutes plus tard. On s’interroge encore sur la raison de cette présence, alors que le public, étonnamment nombreux (une petite dizaine de personnes) assistait débonnaire et silencieux aux « exposés » des différents intervenants. Faut-il faire un parallèle entre cette manifestation d’autorité et le stationnement d’un vélo rose devant la mairie ? Toujours est-il qu’une atmosphère plutôt désagréable semble se mettre en place, traduisant une certaine fébrilité de la part de ceux qui à défaut d’inspirer l’autorité se contentent de manifester qu'ils détiennent le pouvoir.

Un rapide coup d’œil sur la droite m’a permis de vérifier que les cartons d’exemplaires de la gazette avaient disparu. Mais l’information (en particulier le tirage de ce prospectus et l’estimation de son coût) est déjà dans les boîtes à lettres des destinataires de Pumpernickel.

Le conseil était précédé d’une présentation par les représentants du « comité des fêtes » des « festivités » organisées pour la période de fin d’année. Grande nouvelle, le sapin arrive le 15 novembre, et dès le 2 décembre, l’avenue de la Sous-préfecture sera occupée par les maisonnettes accueillant une petite trentaine de marchands de produits de décoration. Un spectacle déambulatoire sera également reconduit du fait de son succès « conséquent » (sic) de l’an passé [il serait temps de rappeler la signification de ce terme qui agit ou raisonne avec esprit de suite, qui fait suite logiquement à quelque chose cf. Le petit Robert, [voir P.S.] et qui devient une sorte de tic de langage qui ne facilite pas la compréhension des propos]. On passera sur l’originalité de ce qui est projeté ainsi que sur le couplet rituel sur l’appel aux bénévoles censés faire la courte échelle aux partenaires publics ou privés, pourvoyeurs de fonds pour signaler que l’ensemble coûtera 42 000 euros et que 46 000 euros de « recettes » sont attendus de tout ça. Remarquons que « recettes », c’est aussi les dizaines de milliers d’euros de subventions (22 000 de la part de la mairie, 3 000 de la Région et … 3 000 d’encarts publicitaires, soit 28 000 euros, soit 60% des fameuses recettes…) qui ne sont que des transferts d’argent, public pour la grande part, de la caisse des collectivités vers un comité qui en est l’émanation.

Monsieur le Maire s’est une fois de plus offert l’une de ces conclusions dont il a le secret qui a le mérite de plonger ses auditeurs dans l’alternative suivante : perplexité ou somnolence.

Il est 18h05, et l’arrivée de l’AWPLR (avatar wissembourgeois de la presse locale de révérence) donne le départ de la séance. Ils ne sont que 18 autour de la table, même pas les 2/3, ce qui pose tout de même la question du sérieux de ce genre de cérémonie. Même si la plupart a pris la précaution de signaler son absence en donnant procuration, on peut s’étonner que le maître de cérémonie n’ait jamais un mot pour rappeler que l’assiduité est l’une des règles qui s’impose aux élus.

Point 1 : tout le monde est d’accord pour voter un peu moins de 700 000 euros pour l’aménagement du futur lotissement confié au bureau d’étude BEREST qui fait un come back remarqué dans l’univers municipal. Il y avait longtemps qu’on ne l’avait plus vu celui-là. Bienvenue !

Point 2 : 36 000 euros d’avenant pour le surplus de travail occasionné par l’imprévision de l’équipe des pros dans l’histoire de la construction des nouveaux tennis. Il n’y a eu que Serge Bordier pour relever les ratages et les occasions manquées, mais, nous a expliqué Monsieur le Maire, tout a été fait pour le mieux. Et on conclura sur sa formule maintenant historique, qu’après tout, ce ne sont que quelques dizaines de milliers d’euros ! Et encore espère-t-on que tout se passe bien pour la suite, car il ya encore quelques autorisations d’urbanisme à demander comme le stipule la note de synthèse remise aux conseillers municipaux.

Point 3 : quelques milliers d’euros (2 734 HT) vont être dépensés pour l’aménagement d’une aire de jeux pour les enfants. Remarquons que pendant que l’on parlait de mise en sécurité, l’adjoint chargé de cette difficile question est sagement resté silencieux, et d’ailleurs plus personne ne doit savoir qu’il est chargé de cela car nul n’a eu l’idée de solliciter son avis. En revanche, l’adjointe à l’environnement a répondu à une question qui lui était indirectement posée puisqu’en tant qu’ancienne directrice d’école, c’est elle qui s’occupe du conseil des enfants. Cette grande confusion des genres et des attributions doit être tout à fait normale, il suffit de s’y habituer. Adopté !

Intéressant point 4 qui a vu le conseil municipal tirer un trait pudique sur ce qui ne nous a coûté que quelques dizaines de milliers d’euros, selon la formule du maire reprise dans le compte-rendu du conseil municipal du 12 septembre 2006 remis aux conseillers municipaux (page 12). En fait de quelques milliers, ce sont près de 90 000 euros HT que cette grosse erreur aura coûté. Et là, pas un mot d’excuse, de regret, de contrition, rien, on attend. Et rien ne viendra, en direction de ceux qui doivent se débattre avec les traites, les impôts en hausse constante, les notes de gaz qui flambent, l’alimentation qui s’envole (même le petit Nicolas le reconnaît !). Non, ils se contentent de dire que si on en remet ici, c’est qu’on va en enlever là. Ce sera l’éclairage de piste cyclable, les LED de signalisation et quelques espaces verts qui vont payer la note. Et le tour est joué. Mais que l’on se rassure, il existe en ville un petit journal qui a de la mémoire, et qui, à l’instar de ce qui s’est passé lors de la démolition d’un bâtiment amianté ou de la vente d’un bâtiment public, saura rappeler, en temps utile, quelques vérités qui énervent déjà les détenteurs actuels d’un pouvoir qui semble leur filer entre les doigts. Mais là encore, à part Serge Bordier, personne ne semble vraiment intéressé par ce qui se passe. Sauf lorsqu’il demande qui paie le parc de stationnement privé devant les Caves de Wissembourg. Là, c’est la bronca ! Et Monsieur le Maire de se lancer dans l’une de ses explications dont on ressort groggy. De tout ce qui a été, longuement, exposé, il ressort que nous aurons le droit d’utiliser le parc de stationnement pour garer notre voiture en cas de covoiturage (c’est la 1ère fois que j’entends ça, et pourtant je me tiens au courant) ou notre camion si nous passons la nuit ou le week-end à Wissembourg. Bon ! Enfin, Serge Bordier s’est fait reprendre parce qu’il n’avait pas écouté les dernières fois, et Monsieur le Maire s’est élevé bruyamment contre ses élucubrations (dont les lecteurs de Pumpernickel savent depuis de longues années qu’il s’agit de théories laborieusement édifiées la nuit et peu sensées) et ses mensonges, « faux, totalement faux, je prends tout le monde à témoin » (ça, c’était quand Serge Bordier a dit qu’il n’y avait pas eu moyen de discuter réellement des projets). Comme Serge Bordier n’en est plus à ça près, il n’envisage pas de porter plainte pour diffamation. Mais tout ça, toutes ces dizaines de milliers d’euros prélevées chez chacun d’entre nous, particuliers et entrepreneurs, ce n’est manifestement pas très important, alors autant les dépenser, et le plus possible. Ce qui fut fait dans une belle presque unanimité après un interminable rappel des additions sur les largeurs des camions, des vitesses qu’il faut réduire et des roues arrières des semi-remorques qui ont un rayon de braquage inférieur aux roues du tracteur. On se serait cru au cours élémentaire.

Point 5 : c’est la distribution aux associations dont « on accompagne le travail, sans s’immiscer dans leur fonctionnement ». Là, c’est de la gestion, donc tout le monde est heureusement d’accord.

Point 6 : gestion de la forêt.

Point 7 : où l’on apprend que les droits d’entrée perçus lors de la fête de la Pentecôte 2005 ont rapporté 10 400 euros. Et Pentecôte 2006 ? Cette somme est reversée au syndicat d’initiative.

Point 8 : nous bénéficions tous d’une ristourne de 2 euros parce que nous n’avons pas eu d’eau pendant 5 jours. La commune « perd » ainsi 4 600 euros, ce qui revient à dire qu’il y a 2 300 compteurs en ville (soit deux fois moins que de boîtes à lettres puisque la gazette est tirée à 4 250 exemplaires) et que la consommation moyenne est de l’ordre de 146 euros, l’abonnement n’étant évidemment pas compris dans ce rapide calcul.

Les points 9, 10, 11 & 12 relèvent de l’administration et ne provoquent aucun débat (décisions budgétaires, vente de logements OPUS, remise de majoration de taxe, acquisition de parcelles, créances irrécouvrables). Sur ce dernier point, on a tout de même entendu le 1er adjoint dire que la ville allait écrire aux communes où résident les personnes qui ont déménagé de Wissembourg en y laissant une ardoise pour qu’elles sachent qui elles ont maintenant chez elles. Tout le monde semble trouver cela tout à fait normal, alors moi aussi, évidemment.

Au point 13, on s’intéresse au régime d’indemnité des policiers municipaux qui pourront prétendre à ce complément de rémunération

Monsieur le Chef de Poste de la Police municipale de Wissembourg ayant subi avec succès les épreuves d’un examen lui permettant de changer de classe, le conseil municipal se prononce au point 14 pour la création d’un chef de service de police municipale classe supérieure. Pumpernickel adresse à l’impétrant ses plus vives et respectueuses félicitations.

Toujours au point 14, la création de deux postes d’agents de proximité. C’est marrant comme à Paris, l’UMP tire à boulets ramés sur la police de proximité, et quand elle est aux manettes à Wissembourg, elle reprend l’idée. Curieux, non ? Bref, pour l’équivalent du SMIC, ils suppléeront la police dans des tâches comme la sécurité aux sorties d’école, ce qui permettra à nos uniformes bleus de patrouiller en ville pour débusquer délinquance et incivilité. Ils sont recrutés pour un an avec des chances de terminer comme cet ancien emploi jeune qui est devenu policier municipal.

On va enfin finir par se sentir en sécurité à Wissembourg, et ça, grâce aux efforts conjugués de Monsieur le Chef de Poste de la Police municipale de Wissembourg et de Monsieur le Maire de Wissembourg. On est tous rassurés.

Les points 15, 16 & 17 relèvent de l’administration.

Point 18 : mine de rien quand on fait le total, le maire a signé pour 277 631 euros de marchés depuis le 29 mai 2006 en vertu des délégations qui lui ont été données les 27/03/01, 14/01/02, 26/09/05 et 12/09/06.

A lui tout seul, Monsieur Rizotti, que l’on ne présente plus aux lecteurs de Pumpernickel prend 45 283 euros, soit 16% du total. C’est bien le moins pour quelqu’un qui a remporté un « marché de prestations intellectuelles pour la réalisation des études de diagnostic dans le cadre du projet de réhabilitation des remparts ».

Un dernier mot sur la forme, on peut dire qu’à Wissembourg, on manque singulièrement d’orateurs, et que le lyrisme est quasiment absent des propos des intervenants, les phrases sont rarement construites selon les schémas classiques (sujet, verbe, compléments et proposition subordonnée en phase avec la principale, ce qui ne facilité pas la compréhension des propos trop souvent parsemés de digressions dont on peine à démêler tenants et aboutissants), certains sont même carrément inaudibles quand ils lisent la note de synthèse qu’on leur recommandera de préparer plus assidûment. Il est urgent de manifester aux citoyens, électeurs ou non, le respect qui leur est dû, et qui font l’effort de venir assister aux séances en travaillant l’élocution et la construction des interventions des principaux animateurs de la soirée. Le spectacle y gagnera en qualité, ce qui ne manquera d’en faire le rendez-vous des Wissembourgeois.

P.S. : c'est par une sorte d'homophonie qu'on confond conséquent et consistant pour exprimer qu'un événement a remporté un succès "conséquent", ou qu'un produit a été réalisé en quantité "conséquente". Mais les deux mots sont l'un comme l'autre inappropriés, et il vaudrait mieux se contenter de l'adjectif "important", ou encore évoquer une quantité substantielle.

16/10/2006

maintien de l'ordre : un tir groupé de la PLR

L’avatar wissembourgeois de la PLR a encore frappé un grand coup cette fin de semaine en nous assénant, coup sur coup, trois articles de derrière les fagots qui nous laissent carrément sur le carreau.

 

Première salve vendredi 13. Porte-bonheur ? Une demi-page pour nous expliquer, en chapeau, que la mairie encourage la circulation des vélos. La lecture de l’article vient vite démentir le propos avec l’annonce d’un renforcement de la répression des infractions avec des patrouilles nocturnes qui vont faire la chasse aux contrevenants qui ne seraient pas équipés des lumières adéquates. Monsieur le Chef de Poste de la Police municipale (en français, on ne met pas de majuscule aux adjectifs), très remonté, explique que les parents sont responsables et qu’ils doivent montrer l’exemple en appliquant les règles du code de la route [qui a été institué il y a plus d’un siècle pour réglementer la circulation des véhicules à moteur, mais qui le sait ?], même si elles s’avèrent à la fois déplacées et contre-productives. Scrogneugneu, ça va faire mal, et qu’on se le dise. D’ailleurs, c’est de la dernière extrémité puisque les vélos sont responsables de tout et du reste, en particulier du désordre qui règne sur les routes où l’on se tue majoritairement à cause des excès de vitesse, très fréquents chez les cyclistes, tout le monde le sait. De même, ce sont évidemment les vélos qui sont à l’origine du descellement des deux bornes, l’une place du Marché-aux-Choux et l’autre rue Bannacker. Pour que Monsieur le Chef de Poste de la Police municipale puisse débusquer les dangereux délinquants qui se sont attaqué au mobilier urbain (ça doit aller chercher dans les 90 € au moins un truc pareil), Pumpernickel lui fournit les photographies du délit et lance un appel à dénonciation. On est en plein délire. Remarquons que cet excellent article à la gloire de la loi et de l'ordre ne comporte aucune voix dissonante. Pas une ligne à l'un de ces cyclistes qui aurait tant de choses à dire sur cette municipalité qui fait dire à l’avatar wissembourgeois de la PLR qu'elle suscite l'usage du vélo. Ce doit être l'objectivité à l'état pur.

Seconde salve samedi 14 avec quelques gros plans sur la passation de pouvoirs à la caserne de gendarmerie la veille. Passant là par hasard, on aurait pu penser que le personnel au garde-à-vous rendait hommage à ses deux collègues décédés en service à la poursuite d’un automobiliste (pas un cycliste, ni un piéton) pris de boisson. Non, c’était simplement un changement de commandement. Mais cela méritait encore une brochette de casquettes et d’uniformes pour nous rappeler que nous sommes défendus et accessoirement que nous sommes surveillés. Voilà de quoi nous rassurer.

En fait, je me suis trompé, car c'était pire ! Ce samedi 14, un tiers de page était consacré à Eric Jung dont l'histoire vous est déjà connue. En bon petit porte-plume, l’avatar wissembourgeois de la PLR est allé sur place, a fait une photo sur laquelle on exhibe le visage de la misère, a donné la parole à la victime, puis est allé "aux sources", c'est-à-dire chez les officiels [car dans les écoles de journalisme, on apprend qu'un témoin qui a tout vu, c'est un témoin, et qu'un élu qui n'a rien vu, c'est une source sûre], et s'est appliqué à retranscrire fidèlement l'affiche apposée à la hâte sur la (belle) porte (en chêne) de la mairie [qui est la propriété des Wissembourgeois, leur maison commune, on a tendance à l'oublier). Nanti de ce viatique déontologique en béton, l’avatar wissembourgeois de la PLR a pu se mettre à son écritoire et faire un article tout à fait objectif, puisqu'il laissait le dernier mot à la vox populi qui rêve de rêveurs.

Troisième salve dimanche 15. Cette fois, c’est pour nous parler de la brigade motocycliste qui va intensifier les contrôles, et organiser mardi après-midi une action de sensibilisation aux règles imposées par la présence des bagnolards, comme les appelle Jean Chaumien, président du CADR qui ne décolère pas depuis que les services de répression ont décidé de sanctionner, comme on le fait déjà à Wissembourg, ces cyclistes qui ennuient tout le monde en roulant silencieusement, sans pollution et en toute liberté. Voilà bien des gens qu’il faut canaliser, parce que si tout le monde les imitait, le matin par exemple quand on va chercher son pain, il y aurait moins de limousines à encombrer l’espace, moins de pollution à empoisonner l’air, moins d’agitation et de stress.

On attend le journal de demain ou de mardi qui nous contera par le menu toutes ces merveilles du « lire en fête » façon « modèle wissembourgeois », avec ces casquettes, ces uniformes, ces personnalités, et l’impardonnable, ces enfants dont l’innocence est mise à contribution.

 

Lundi 16 octobre : et pan, toujours dans le mille ! l'article est bien là, avec son concert de louanges autour de la base aérienne qui prend tout le tralala en charge, l'inévitable propos de l'auteur qui ne parvient pas à se remettre des émotions que lui inspire la rencontre de son jeune public, l'organisatrice qui envisage d'ouvrir la manifestation à un public adulte [c'est ce qui se faisait il n'y a pas si longtemps], et l'œil de la gestionnaire [on parle de la personne dont on dit qu'elle s'occupe de la politique culturelle à la mairie] qui s'interroge sur le lieu de la prochaine manifestation. Rien évidemment sur la cohérence de ce qui s'est passé à Wissembourg en regard de ce qui s'est pratiqué dans la France entière, ce serait sans doute un peu décalé.

On signalera au porte-plume de l’avatar wissembourgeois de la PLR qu'il y a longtemps que l'on ne dit plus "Esquimau", qui veut dire "mangeur de viande" en langue inuit et qui est un terme infamant, et qu'on lui préfère "Inuit". Mais on ne peut pas tout savoir.

Et maintenant, les photos !

 

 

 

Où l'on voit nettement que seul un vélo sauvgement lancé à vive allure, certes dans le bon sens, a pu commettre cette dégradation qui ne peut que scandaliser les braves gens.

 

 

 

 

Même chose rue Bannacker. Même processus opératoire ?

 

 

Quant à "Lire en fête", c'est plutôt "marche au pas" !

 

 

 

On aperçoit le gentil animateur culturel en tenue de travail. Très sympa !

 

 

L'un des premiers stands installés  : engagez-vous, rengagez-vous, qu'ils disaient !

 

 

Les forces vives se concentrent en attendant les premiers visiteurs.

 

 

Rappelons-nous que le thème, c'est "une ville, une œuvre". C'est Wissembourg ou Berlin ? à moins que ce soit n'importe quoi.

15/10/2006

Vers une mise à mort du documentaire de création en Alsace ?

Lettre ouverte de réalisateurs de documentaire

Vers une mise à mort du documentaire de création en Alsace ?

(Un appel de réalisateurs documentaires d´Alsace)

« Montrer l´Alsace qui avance, l´Alsace qui réussit, l´Alsace qui s´engage. » C'est ainsi que France 3 Alsace vient de définir sa nouvelle ligne éditoriale documentaire. Derrière l'originalité du slogan," la mutation" est annoncée. Sous couvert de course à l´audience, c´est un documentaire formaté, uniformisé, standardisé qu´on veut imposer au public.

Pour une « rupture », c´est une sacrée rupture.

Depuis douze ans, en Alsace, plus qu´ailleurs encore, le documentaire de création s´était considérablement développé, élargissant sans cesse son audience régionale, accédant parfois à des coproductions nationales, à des présences dans des festivals importants.

Grâce aux efforts conjugués des créateurs audiovisuels, de France 3 Alsace, et des collectivités locales (Cus - Région), le documentaire en Alsace s´était construit dans un espace élargi, décloisonné, fondé sur la liberté des regards, la diversité des approches.

C´est dans cet espace d´ouverture que, patiemment; un patrimoine de créations s´est forgé.

C´est dans cet espace d´ouverture que le documentaire en Alsace a grandi.

C´est cet espace-là que la direction de France 3 Alsace veut re-verrouiller. Et de quelle manière!

Procès d´intention ? Qu'on en juge.

S'inscrivant dans une" logique de marketing" assumée, notre station régionale veut « repositionner le documentaire dans le créneau du magazine ». Réduction drastique des 52 minutes au profit des 26 minutes, multiplication des portraits de « jeunes qui réussissent », sujets « événementiels », reportages sur des grands chantiers en cours (TGV, restauration de la Cathédrale...). « Zidane, la cathédrale de Strasbourg, Diams: Ils sont tous nos héros! » proclame la plaquette de présentation de la nouvelle ligne documentaire de France 3 Alsace. Tout un programme !

Le reste suit. Lors de deux réunions, avec les producteurs et les réalisateurs, le nouveau responsable de l´antenne, Francis Guthleben, a été clair: « Il n'y aura plus de film sur l'Histoire». Exit, la mémoire. Passé ignoré. Voilà pour  l´Alsace qui avance.

« Les films devront  se terminer par un ´Happy End´». (Sic!)  Nous voici à l´Alsace qui réussit.

« Les films seront construits sur une écriture moderne et rapide.» Avec « teaser » et « habillages » standard obligatoires. Ça, c´est pour L´Alsace qui s´engage... (dans la modernité, façon M6).

La justification de ce jeu de massacre annoncé ? Le documentaire, « tel qu'il  existe », ne répondrait plus aux « attentes » du spectateur. Avec enquête d´opinion et chiffres d'audiences à l´appui.

Enquête: Le « public » aurait délivré son verdict. Il veut des documentaires « courts » qui « ne lui prennent pas la tête », qui « se terminent bien », et qui soient faits dans « une approche déproblématisée »!  Voilà dans quel mélange de" vox populi" et de jargon technocratique, les auteurs d´une pseudo enquête, (fondée sur un échantillon de... 500 personnes interrogées dans 5 grandes villes - mais aucune en Alsace), ont osé résumer les « attentes » des spectateurs en matière de documentaire...Ce sont les conclusions hâtives et caricaturales de cette enquête que la direction de France 3 Alsace exhibe, sans état d´âme, en préambule à sa nouvelle ligne documentaire, désormais placée sous le signe du « divertissement » et du « loisir ». (Sic.)

Chiffres: "L´audience du documentaire sur France 3 Alsace dégringole depuis... six mois".

Ce constat alarmant dissimule d´abord une évidence. L´ évidence, la voici: à partir de 1999, l´audience du documentaire sur France 3 Alsace a été presque multipliée par trois, dépassant depuis lors, et très largement, l'audience des documentaires diffusés dans toutes les autres régions.

Or, c´est en s'ouvrant à des films de 52 minutes, à la diversité des sujets, à la pluralité des formes, à la non-« déproblématisation » des approches que, le documentaire sur France 3 Alsace, stimulé par Jean-Marie Boehm a, peu à peu, rencontré son public, élargi son audience. En faisant précisément l´inverse de ce que propose la "nouvelle ligne". En s´écartant des modèles imposés, en laissant la place à des regards personnels, parfois critiques. En faisant, quelquefois, davantage confiance à l´engagement, à la sensibilité personnelle du réalisateur et au « vivant » de la rencontre avec ses personnages, qu´à des préjugés méprisants sur le « goût » du spectateur.

Face à cette réalité-là, que valent les chiffres annoncés par la direction de France Alsace ? Que révèlent-ils ? Le contraire de ce qu'elle prétend.

L´audience du documentaire sur la chaîne a chuté de moitié dans les six derniers mois ?

Regardons de plus près les causes de cette chute. On verra qu´elle est due au mauvais score d´une série de 13 films de  26 minutes programmés durant cette période. Une série formatée, standardisée, conçue pour fonctionner selon les « goûts » du public. Une série conçue précisément selon le modèle de la nouvelle ligne éditoriale et que le public a massivement rejetée. Cet échec prouve que le précédent responsable d´antenne, lui aussi, pouvait se tromper sur les « attentes du spectateur ».  Mais quelle leçon, son successeur en tire-t-il ?

Comment, en dépit de cette réalité, ose-t-on s'appuyer sur cette chute d´audience pour justifier le nivellement annoncé du documentaire en région?  Documentaire qui, selon la nouvelle "ligne" de France 3 Alsace, serait réduit à des films de série, sans mémoire, excluant tout regard critique, alignés sur une vision unilatérale de l´Alsace qui « réussit ».Est-ce cette vision-là du réel qu'on prétend offrir au public? Aux citoyens que nous sommes ?

Est-ce dans cette mise au pas du fond et de la forme que le nouveau responsable de l´antenne espère travailler avec nous, réalisateurs de la région ?

Renseignements pris, aucune autre station régionale ne s'est, pour l'instant, engagée aussi loin dans cette logique de pur marketing.

Après avoir été à la pointe du documentaire de création en région, l'Alsace va-t-elle être à l'avant-garde de sa mise à mort ?

Nul ne conteste que le réel soit en mouvement. Qu'un réalisateur documentaire doit être attentif "aux mutations d’un monde qui bouge". Raison de plus pour que, dans ses films, sa liberté de regard soit préservée.

Face à la nouvelle "ligne" de France 3 Alsace, il n´y a, dans l'immédiat, qu´une réponse possible: le refus. Une seule attitude: combattre cette ligne pour la faire reculer.

La combattre en tant qu'auteurs, réalisateurs, techniciens, au nom de la dignité, de l´éthique et d´un minimum de respect pour le métier que nous exerçons.

La combattre au nom du public et de ses droits. Du respect que nous lui portons, de l´intelligence dont nous le créditons.

La combattre en tant que citoyens, indignés devant une dénaturation aussi manifeste du service publique.

Questions au président de France Télévision, Patrick  De Carolis :

Comment une télévision de service publique peut-elle, sans réagir, laisser l'une de ses stations régionales présenter un projet éditorial aussi aberrant ? Est-ce la préfiguration d'une mise au pas générale du documentaire en région ?  Un simple dérapage de la nouvelle équipe dirigeante de France 3 Alsace?

Questions aux pouvoirs publiques, à nos élus locaux :

Que vont devenir les aides financières destinées à la création documentaire et sans lesquelles aucune production ne peut voir le jour?

Le CNC, la Région, La CUS, sont-ils disposés à financer désormais les programmes de flux d'une télévision régionale formatée ?

Qui, en Alsace et au-delà, se mobilisera avec nous pour une télévision de service publique respectueuse des citoyens ? Pour une télévision régionale ouverte, à l'écoute du réel ? Pour une télévision qui réponde aux "défis des mutations" dans un mouvement qui interroge, et pas selon le modèle figé du marketing démagogique ? >

Les réalisateurs signataires

Georges Drion

Sandrine Dumarais

Jean-Michel Dury

Thomas Ermel

Jean-Marie Fawer

Serge Fretto

Vincent Froehly

Anne-Noëlle Gäessler

Martin Graff

Chloé Hunzinger

Robin Hunzinger

Gulya Mirzoeva

Patrice Muller

Roland Muller

Gisèle Rapp-Meichler 

Yves Schmitt

Serge Steyer

Michel Deutsch

Merci de diffuser cette lettre autour de vous, de réagir  en nous adressant un mail à cette adresse : realisateursalsace@mac.com

Le site internet des signataires de "Vers une mise à mort du documentaire en Alsace" est en ligne.

http://www.realisateursalsace.info

10/10/2006

UN APPEL DE ZALEA TV : "AIDEZ-NOUS A PIÉGER LE CSA !"

 

à renvoyer à : promessedabonnement@zalea.org

UN APPEL DE ZALEA TV : "AIDEZ-NOUS A PIÉGER LE CSA !"

Zalea TV (http://www.zalea.org) est une télévision libre, associative, non-marchande, qui se bat depuis maintenant 6 ans pour la démocratisation de l’accès à la télévision et pour qu’existe en France des chaînes alternatives citoyennes accessibles à tous, un véritable contre-pouvoir à l’hégémonie toxique des chaines commerciales et publico-commerciales.

Nous diffusons actuellement 24h sur 24 en ADSL sur le canal 79 de la Freebox, et en VOD sur notre site. Mais cela est très loin de nous permettre de toucher le grand public. Et tous les autres canaux de diffusion nous sont à l’heure actuelle interdits, soit par le CSA pour la diffusion hertzienne, soit par les grands groupes financiers qui contrôlent le câble, le satellite et les autres réseaux ADSL. Et ceci est aussi vrai pour les autres télés libres qui mènent le même combat. Cette situation n’est pas acceptable au regard du pluralisme et de la liberté d’expression, puisque ce sont ainsi tous les programmes issus du monde des associations, des ONG, des réalisateurs non-alignés et de l’engagement citoyen qui sont censurés.

C’est pourquoi nous sommes candidat pour la troisième fois à la TNT (télévision numérique hertzienne). Il s’agit cette fois d’un appel à candidatures du CSA portant seulement sur la Région Parisienne. Nos 2 candidatures précédentes pour une diffusion nationale ont été rejetées par le CSA, qui n’a sélectionné que des chaînes commerciales contrôlées par les grands groupes.

Fort de notre expérience, nous savons que le CSA se retranche toujours derrière des arguments économiques oiseux pour nous écarter, privant ainsi les programmes associatifs et alternatifs de toute chance de diffusion hertzienne. Une association à but non-lucratif comme la notre n’étant pas "capitalisée", notre chaîne étant non-commerciale et non-marchande, et tout financement institutionnel étant conditionné par l’obtention préalable de l’autorisation de diffusion, le CSA a beau jeu d’émettre des doutes sur la viabilité économique de notre candidature.

Cette fois ci, nous sommes décidés à empêcher le CSA de nous censurer sous des prétextes financiers. Mais pour y arriver, nous avons besoin de votre aide.

Le calcul est simple : le budget de Zalea TV pour faire une chaîne gratuite en TNT sur l’Ile de France est d’environ 200.000 euros par an (dont près de la moitié pour la diffusion depuis la Tour Eiffel par TDF). Si 2.000 personnes promettent de souscrire à un abonnement de soutien de 100 euros par an au cas où nous soyons autorisés par le CSA, le financement de ce budget prévisionnel sera garanti par cette "redevance citoyenne" sans que personne puisse y trouver à redire.

Alors aidez-nous à piéger le CSA en nous renvoyant la "promesse d’abonnement de soutien" ci-dessous à 27 centimes d’euros par jour (soit 100 euros par an, mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient... ). Et faites circuler cet appel dans votre entourage pour qu’on boucle ça avant le 16 octobre 2006 (date limite de dépôt des candidatures au CSA). Et si on a plus de 2.000 personnes qui promettent, on vous promet de vous rembourser la différence :=)

Toute l’équipe (bénévole !) de Zalea TV vous remercie d’avance.

SANS DÉMOCRATIE AUDIOVISUELLE, PAS DE DÉMOCRATIE... SANS MÉDIAS LIBRES, PAS DE LIBERTÉ...


PROMESSE D’ABONNEMENT DE SOUTIEN À ZALEA TV

Pour que la télé libre Zalea TV soit enfin autorisée par le CSA à diffuser en TNT, Je promets de souscrire un abonnement de soutien à 27 centimes d’euros par jour dès qu’elle sera autorisée.

Nom : Prénom : Adresse e-mail : à renvoyer à : promessedabonnement@zalea.org

04/10/2006

péroraison

On se demande déjà ce que l'on va bien pouvoir réellement apprendre jeudi soir au relais culturel lors de la soirée organisée par les potes de la jeune chambre économique autour de Messieurs Loos et Wehrling, respectivement ministre et responsable des verts. Il est amusant que le thème en soit, forme d'oxymore sans doute involontaire, "développement durable et entreprises" ou quelque chose comme ça.

Cette soirée vient à point après ces semaines durant lesquelles Monsieur Loos a bataillé devant les députés pour leur faire avaler la privatisation de gaz de France alors qu'il appartenait au gouvernement qui s'était engagé à ne pas le faire il y a un peu plus de deux ans. Mais, membre éminent du parti radical, il n'a pas oublié son maître Edgard Faure qui savait répéter que ce ne sont pas les girouettes qui tournent, c'est juste le vent qui change de direction.

Quant à Monsieur Wehrling, il trouve là une occasion inespérée de cautionner son existence en "affrontant" avec la pugnacité qu'on lui connaît un rétheur de sous-préfecture en attente de point de chute électoral (tout le monde sait maintenant que l'épisode transylvanien de Monsieur Loos se referme, et qu'il va aller tenter sa chance à Haguenau, nous laissant entre le mains de son actuel suppléant ; à propos de cette personne, on se demande ce qu'il faut en penser quand on se rappelle qu'il se savait pas comment répondre à une interpellation lors d'un débat sur le TCE, et qu'il organise des permanences une fois de temps en temps, le vendredi de 11h00 à 12h00, au moins pour la dernière fois…).

Ces brillants personnages seront interrogés par un représentant de ce que le plan B [ www.leplanb.org ] appelle le PPA pour parti de la presse et de l'argent, et de son avatar régional que Pumpernickel appelle la presse locale de révérence (PLR).

On imagine que la foule sera nombreuse et que les poses seront étudiées pour figurer sur les photos qui ne manqueront pas de remplir les pages des éditions locale et régionale, façon de pas trop forcer sur le rédactionnel, étant donné l'indigence des propos qui seront tenus durant la soirée.

Développement durable, que de bêtises ont déjà été proférées en ton nom, par tous ces gens qui se sont emparés de ce concept pour en faire le cache-sexe de la politique d'injustice et de casse sociale qu'ils mènent ! Il est évident que ce que fait la droite n'a rien à voir avec une gestion durable des ressources qui consiste à ne prélever sur la terre que ce qu'elle est capable de reproduire. Et quand on défend la privatisation de l'entreprise chargée de distribuer l'énergie, on s'engage vers la rétribution des actionnaires au détriment des usagers. Cela évidemment au nom de la croissance, une théorie qui est à l'intelligence ce que la liberté de penser est à la Corée du Nord. Localement, on n'échappe évidemment pas au syndrome, et il suffit d'entendre les sommités locales en parsemer régulièrement leur discours pour se persuader de l'inanité de leur propos.

Bon courage quand même à celles et à ceux qui feront le déplacement, mais si vous vous ennuyez, vous êtes prévenus, vous n'aurez qu'à vous en prendre à vous-même.

réussite routière

Un petit tour le ong de la rue étroite n'était pas de trop alors que commençaient les travaux "pour quelques dizaines de milliers d'euros" d'éalrgissement d'une rue pas encore terminée. on vous met quelques photos pour que vous vous rendiez compte du chaos qui règne grâce à l'imprévision et à l'improvosation générale, sous la houlette de gens auxquels il est maintenant plus qu'urgent de trouver des successeurs. Ne vous en faites pas, le désastre n'en est qu'à ses balbutiements, puisque nous auronns encore de mauvaises surprises quand les pistes cyclables seront mises en service (bon courage, les cyclistes !). Mais pour l'instant, on s'en tient uax voitures, dont pas moins de 80 ont été comptées cet après-midi qui faisaient la queue en attendant que les feux, ces nouveaux feux qui devaient nous émerveiller, se mettent au vert. Comme il ne faut pas dire des choses qui pourraient faire croire que l'on pourrait penser que le problème de fond, c'est celui de la compréhension générale des enjeux, contentons-nous de nous interroger sur les capacités d'organisateur et de gestionnaire de l'équipe de la rue étroite. Et comme c'est la règle, que chacun se fasse son idée, et n'oublie pas de ne pas se tromper de bulletin de vote au printemps 2008.

Séquence photos :

 ce camion est à l'arrêt, il frôle les engins de chantier pourtant contre les bordure de trottoir en cours d'enlèvement. Ça c'est pour le "technique ment, ça passe !" de l'autre jour au conseil municipal.

Pelle mécanique au travail, sur le mode de "faire et défaire, c'est travailler."

Monsieur Le Maire nous avait dit qu'il y avait 1 m de "grave béton" sous les bordures de trottoir. C'est manifestement un peu moins, mais "technique ment, ça passe !"

Où l'on constate que ce sont les vélos qui créent les plus grands problème en matière de circulation. Les voitures passaient au goutte à goutte au feu tricolore, après un bons quart d'heure d'attente. Est-ce que Monsieur Le Maire, dans son estimation financière, a compté ce que coûtent les bouchons créés par ses approximations en matière d'équipements routiers ?

 
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