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28/09/2006

elle a aidé une amie, oui, mais qui n'avait pas de papiers !

Bonjour,

Cette  semaine, nous avons été informés que la Police a fait intrusion dans une  école primaire d'Orléans la Source. De façon violente, pénétrant dans toutes  les classes, sans s'être rapprochée de la Directrice qui était sur place,  sans être pourvue de documents officiels (commission rogatoire) nécessaire  pour pénétrer dans un établissement scolaire, ils étaient animés par  l'unique volonté de prendre un enfant de 8 ans.

La FCPE dénonce ce  dérapage. L'Ecole est un lieu protégé, personne ne peut y entrer sans passer  par les démarches obligatoires , dont la première d'entre elles, est de se  présenter au chef d'établissement.

On sait maintenant que la  maman de cet élève, en situation régulière, était en garde à vue pour avoir  hébergé une amie sans papiers. Cette femme est passée au Tribunal en  comparution immédiate ce vendredi 22 septembre 2006.

En quoi  cet élève représentait un danger pour son école et ses petits copains  ?

Ces faits sont la démonstration d'une volonté de faire peur à  tous les citoyens qui s'occupent et aident les enfants des familles de sans  papiers. C'est une façon de faire peur, de menacer.

Dans le  cadre de la journée nationale d'action de RESF, le Collectif des enfants de  sans papiers, RESF 45, organise un rassemblement devant la Préfecture le  mercredi 27 septembre à 17 h 30. Suite à la demande d'audience déposée le 9  septembre lors de la manifestation de l'appel de la rentrée, la Préfecture  accepte de recevoir une délégation ce mercredi lors du  rassemblement.

Bien sûr la FCPE et RESF 45 ne manqueront pas  d'exprimer leur désaccord face à ces méthodes. Nous vous appelons à venir  nombreux à ce rassemblement. Rien ne peut autoriser à franchir la porte  d'une école avec une telle violence, les parents d'élèves tiennent à  préserver ce lieu où leurs enfants sont placés sous la responsabilité de la  Directrice, Directeur ou Chefs d'Etablissement des collèges et  lycées.

Par avance, je vous remercie de faire connaître cette  initiative autour de vous, même si je sais qu'en ce moment, nous sommes tous  mobilisés par les réunions FCPE de mise en place des conseils locaux,  constitution des listes, rencontre avec les enseignants.

Bien  cordialement

Martine RICO
Présidente FCPE du Loiret

épilogue : La police vient chercher à l'école l'enfant d'une maman en situation régulière car elle a aidé une amie en situation irrégulière.... elle est condamnée à 1 200 euros (!?) d'amende avec sursis et mise à l'épreuve 5 ans.

sur les conseils d'un ami, andré Baroin, voici un exemple de lettre que vous pouvez envoyer au préfet du Loiret pour le féliciter de l'acte qu'il vient de poser en organisant l'interception musclée d'une enfant de 8 ans dans une école d'Orléans pendant que sa mère comparaissait au Tribunal pour délit de solidarité.

http://www.loiret.pref.gouv.fr/contact.php3

Monsieur (Madame) le Préfet,

Permettez-moi de vous féliciter de la fermeté dont vous faites preuve envers les sans papiers et ce en des circonstances difficiles. Comme votre Ministre de tutelle, je manifeste haut et fort mon approbation de ces mesures de sauvegarde de l'ordre public.

Le jeune âge, voire la prime enfance de certains de ces délinquants ne saurait être une raison suffisante pour manifester une mansuétude coupable. En toutes circonstances, force doit rester à la Loi, dont l'application ne doit donner lieu ni à interprétation, ni à contestation.

Il est tout à fait bienvenu que les arrestations,  rétentions et expulsions soient opérées au plus près de la vie quotidienne des citoyens ordinaires avec toute la solennité nécessaire : sorties d'école, parkings de supermarché, guichets de gare, d'aéroports et de services administratifs.

L'apparente faiblesse, voire l'angoisse des mis en cause ne doit en aucun cas fléchir la détermination des représentants de l'Autorité, qui n'ont heureusement pas à prendre en compte l'aspect humain de leur difficile mission.

Je conviens avec vous que les dérisoires problèmes de conscience doivent céder le pas devant l'ardente nécessité de gérer les statistiques et atteindre les objectifs fixés par notre Ministre de l'Intérieur, et qu'un zèle de tous les instants ne sera pas de trop pour y parvenir avant la fin de l'Année.

Nous le savons bien,Il y va du salut de la France, et je vous remercie de contribuer si bien à cette grande tâche. Après une trop longue période de laxisme administratif, il est temps que la Raison d'Etat reprenne tous ses droits.

En cette ère d'insécurité, n'est-il pas temps que la peur change de camp, et que ceux qui s'autorisent à soustraire des délinquants aux rigueurs de la Loi sous de fallacieux alibis compassionnels ou d'hypocrites prétextes de solidarité mal comprise, sentent peser sur eux la menace de l'infâmie des tribunaux ?

Comme vous le savez, vous avez l'appui de la majorité de la population qui ne manquera pas alors de témoigner sa satisfaction de voir sa sécurité et sa tranquillité si bien assurées. Cette marque d'estime vaut plus que toutes les considérations pseudo-humanitaires.

Comme la majorité de mes concitoyens, je suis heureux de constater que la lutte contre l'insécurité et le terrorisme commence dès la maternelle, voire la maternité, et se poursuit sans faiblir jusque sur les bancs de l'Université, voire "jusque dans les cabinets", selon l'heureuse expression d'un grand défenseur de la démocratie à propos de la population tchétchène.

Comme mes concitoyens de souche, je ne manquerai pas de manifester ma reconnaissance à un grand Ministre qui laissera certainement une marque indélébile de son passage dans l'Histoire.

Encore toutes mes félicitations pour votre courage et votre zèle  : la Police de la République n'a pas de tâche plus urgente à accomplir, ni de malfaiteurs plus dangereux à mettre hors d'état de nuire.

22/09/2006

circulation d'un véhicule en dehors de la chaussée 2/2

Compte rendu de l´entrevue de ce matin le 21 septembre 2006 avec Monsieur le chef de poste de la police municipale de Wissembourg.

 

J´ai sonné à la porte à 8h00, mais il n´y avait pas d´interlocuteur. On m´a appris peu après que l´équipe est « sur le terrain », c'est-à-dire à l´entrée des écoles où il faut assurer la sécurité des enfants.

 

Nouvel essai plus fructueux cette fois à 9h00. Mon papillon à la main, j´émets le désir de rencontrer la personne qui a écrit le motif de la contravention pour avoir d'elle le minimum d´explication. On me fait d´abord dire que l´on pourra me recevoir seulement vendredi après-midi, ce qui est bien fâcheux car mes obligations professionnelles m´en empêchent. Un échange de conversation d´étage à rez-de-chaussée permet d'apercevoir Monsieur le chef de poste de la police municipale de Wissembourg. Il va ensuite descendre et me prier de l´accompagner dans son bureau.

 

Il me confirme qu´il est bien l´auteur de la rédaction du motif « circulation d´un véhicule en dehors de la chaussée » qui me vaut une amende de 90 €, puis commence l´exposé des motifs qui l´ont amené à cette extrémité.

« Vous n´avez pas tenu compte des nombreux avertissements qui vous ont été faits dans le passé, vous ne vous êtes pas arrêté lorsque je vous l´ai demandé hier après-midi, nous avons essayé de discuter avec vous pour vous expliquer la situation, vous nous avez ensuite ch... dessus, vous êtes un mauvais exemple pour tous les jeunes que nous formons à la sécurité routière, vous tenez aucun compte des remarques, etc. » Son intervention a été longue, traduisant une grande irritation devant le caractère insupportable de ma conduite de cycliste qui semble être un élément perturbateur de l´harmonie municipale. Comme je ne venais pas quémander une éventuelle remise, et que je ne manifestais aucun regret, il est probable que mon interlocuteur, Monsieur le chef de poste de la police municipale de Wissembourg, a cru bon de me dire en une fois tout ce qu´il avait dû garder pour lui ces 24 dernières années (nous nous sommes installés à Wissembourg en 1982), en oubliant peut-être quelques éléments positifs, il doit bien y en avoir. Mais c´est une autre histoire.

 

L´ayant patiemment écouté, je lui ai ensuite précisé que je tenais à ce que le niveau de langage de notre conversation se cantonne à ce que j´avais appris de mes parents (je ne crois pas avoir avoir jamais ch… sur qui que ce soit).

Lui ayant demandé pourquoi il n´avait pas pris la peine de sonner pour me remettre en mains propres le P.V. qu´il avait rédigé, il m´a répondu qu´il pensait que je ne lui ouvrirais pas ma porte (remarque qui ferait bien rire tous ceux qui me connaissent mieux que lui). Mais là encore, l´écoute de l´autre ne semblait pas être à l´ordre du jour.

Je lui ai fait remarquer que jusqu´à plus ample informé, je n´avais parcouru qu´un peu plus d´un mètre cinquante sur la place de la République (en position de "patinette") et que cela ne justifiait pas une amende qui me paraissait objectivement importante au regard de l´infraction commise, sachant qu´en droit la sanction doit être proportionnelle à la faute. Dois-je dire que je me suis heurté à un mur d´incompréhension, la décision semblant avoir été prise de longue date de marquer le coup, surtout après un manque évident, à ses yeux, de considération à l´égard de sa fonction puisque je n´avais pas obtempéré lorsqu´il me l´avait demandé.

 

Puis est venu un moment pénible durant lequel j´ai dû entendre que j´étais en somme placé en état de sursis, puisque dorénavant « nous ne vous adresserons plus la parole, nous vous écrirons (sous entendu des P.V. que nous vous enverrons). » Voilà qui promet ! Et qui s´est déjà réalisé puisque j´ai eu la douloureuse sensation de croiser les regards des hommes en bleu alors que je circulais paisiblement à bicyclette. J´avoue être un peu soufflé à l´idée de recevoir ce type de correspondance alors que l´on n´aura même pas pris la peine de m´arrêter pour me signifier le côté répréhensible de mon comportement 'si jamais il l'est vraiment), comme cela paraît être l´idée exprimée par Monsieur le chef de poste de la police municipale de Wissembourg. Et l´épée de Damoclès qui plane maintenant au-dessus de ma tête ne va sans doute pas m´aider à trouver sereinement le sommeil. Mais comme a si bien conclu Monsieur le chef de poste de la police municipale de Wissembourg, « la sanction a une valeur éducative ! », façon sans doute de manier l´humour après que je lui eus raconté cet épisode du dernier conseil municipal auquel il n´assistait malheureusement pas (ce n´était pas comme la fois où il était là, en uniforme, à veiller à on ne sait quel grain). Il s´agissait de cette intéressante saillie de Monsieur le maire de Wissembourg qui déclarait que la situation allait s´arranger rue Étroite ex-allée des Peupliers depuis qu´il n´y restait plus que les véhicules (« nous avons sorti les cyclistes et les piétons de la route, nous les avons mis sur le trottoir ») et que j´en avais conclu que les vélos n´étaient pas des véhicules. Mais Monisuer le chef de poste de la police muicipale de Wissembourg ne semble pas réceptif au même genre d'humour que moi. Doimmage.

 

J´ai ensuite été mis plus ou moins à la porte que je n´ai pas prise sans avoir réglé par chèque le montant de l´amende.

 

Plusieurs choses me consolent.

D´abord, je sais que cet argent sera forcément bien employé puisqu´il a été bien gagné. Il servira probablement à alléger la peine de ceux dont les fins de mois coïncident souvent avec le début.

Ensuite j´ai bien conscience d´avoir commis l´irréparable, et tout le monde en convient, y compris Monsieur le chef de poste de la police municipale de Wissembourg contraint de mettre un terme à une situation insupportable.

Enfin, par cette action, force reste à la loi et à l´ordre, Monsieur le chef de poste de la police municipale de Wissembourg a fait son devoir comme d´habitude, en sachant conjuguer le triptyque élémentaire de l´exercice du pouvoir :

fermeté, humanité et intelligence.

20/09/2006

circulation d'un véhicule en dehors de la chaussée

Pas question de garder pour moi ce qui vient d'être glissé discrètement ce soir dans ma boîte à lettres, un P.V. pour une infraction au code de la route ("circulation d'un véhicule en dehors de la chaussée") qui mérite la plus grande sévérité. On est en plein dans le "zéro tolérance", sachant que la plus infime des transgressions doit être châtiée de la manière la plus ferme.

 

On ne peut évidemment que souscrire à la démarche d'une police municipale qui doit être fatiguée de devoir expliquer aux automobilistes que les places réservées aux livraisons ne doivent pas servir de stationnement, ou qu'il ne faut pas laisser son moteur tourner lorsque l'on va chercher de l'argent au distribanque. Là, c'est à un cycliste que l'on s'en est pris au prétexte qu'il a parcouru quelques mètres non pas assis sur la selle de son vélo mais le pied gauche sur la pédale gauche, le pied droit lui servant à pousser son "véhicule" comme le ferait un usager de trottinette. Hélé par un représentant de la police municipale, le cycliste a poursuivi les quelques centimètres qui lui restaient pour être sur la chaussée et poursuivre son chemin. On ajoutera que dans le 1/4 d’heure qui a précédé cette mésaventure, le même cycliste discutait avec trois personnes qui ont toutes remarqué que des voitures s'arrêtaient sur la place de la République , le temps que leurs passagers échangent quelques mots avec des amis qui prenaient le frais. Cette situation n'a pas ému les représentants de la loi et de l'ordre, occupés à constater que, dans d'autres directions, tout allait pour le mieux. Ces faits sont l'exacte réalité.

 

Bien entendu, il n'est pas question d'aller à Canossa, c'est-à-dire au bureau de police pour quémander on ne sait quelle clémence. La loi c'est la loi, et elle doit s'appliquer à tous, quel que soit le moyen de transport utilisé. Et l'on sait que le tarif est le même pour tous, piétons, cyclistes et automobilistes. Les 90 € seront donc payés, probablement dès demain matin, aux aurores, afin que le tribut à une réglementation dont on sait qu'elle a fait ses preuves soit acquitté.

 

Est-il permis de commenter ? Oui, car il ne s'agit pas d'une décision de justice et les termes qui seront employés renverront simplement aux priorités que l'on se fixe lorsqu'il est question de la liberté d'aller et de venir, dans le respect des autres. Soulignons d’abord que pendant que l’attention est portée sur les cyclistes, les transactions en tous genres peuvent se faire en toute tranquillité, et parfois à quelques encablures du siège du pouvoir. Ne pouvant être partout à la fois, il est tentant de se trouver là où c’est le plus simple ou le plus visible. Il n’est pas dit que ce soit le plus efficace, mais c’est évidemment une affaire d’appréciation. En s'en prenant, et ce depuis des années, à un mode de transport dont tout le monde s'accorde à reconnaître le caractère inoffensif, en ne prenant aucune décision qui lui assure un développement à la mesure des enjeux de la mobilité dans une petite ville, en étant intraitable avec ceux qui font l'effort de ne gêner personne en allant faire leurs courses, la police municipale, appliquant en cela les instructions qui lui sont données par les responsables municipaux, achève de décourager ceux qui préfèrent le silence au bruit, l'air pur à la pollution, la convivialité à la vitesse, et, serait-on tenté d’ajouter, l'être au paraître.

Cette initiative pour réglementaire qu'elle soit n'en est pas moins contreproductive. Quelle vraie question résout-elle ? Quel dialogue engage-t-elle ? Quelle réflexion suscite-t-elle ?

14/09/2006

conseil municipal du mardi 12 septembre 2006

J'ai attendu ce soir pour faire ce compte-rendu, pensant que l'édition locale de la PLR (presse locale de révérence) allait en faire état. Comme ce n'est pas le cas, j'y vais le premier. Gageons que demain, il y aura quelque chose à lire, pas moins de 72 heures après lévénement. C'était une petite réflexion sur la réactivité.

 

Ce mardi dernier, j’ai eu l’imprudence d’aller au conseil municipal. Quelle idée, alors que j’avais passé un si bel après-midi autour d’un atelier d’écriture à laisser aller mon imagination ! Cette fois, on redescend sur terre, et le contact est rude.

 

D’abord, signalons que pas moins de 3 adjoints sur 7 ou 8 étaient absents, Madame Bendel et Messieurs Rebetez et Martin. Ces personnes, eu égard aux indemnités qu’ils reçoivent, pourraient avoir la courtoisie d’honorer l’assemblée de leur présence. Mais peut-être suis-je le seul à me poser la question ? Il manquait également les conseillers Boulou, Goetmann, Kleinert pour la « majorité » et Millot, Schwartz et Piquard pour l’opposition. Malgré le système des procurations, cela fait tout de même 31 % d’absentéisme, ce qui pose la question de l’intérêt de la réunion de ce genre d’assemblée.

Comme d’habitude, les secrétaires ont été désignés en la personne de Messieurs Betsch, dirgéserv’, et Richter, qui ne semble pas avoir pris énormément de notes au cours de la séance. Sans doute a-t-il déjà tout dans la tête ?

 

Au 1er point, on délègue à la communauté de communes les pouvoirs de la commune pour s’occuper du dossier de la maison relais qui sera implantée à Weiler. Pour ceux qui ne se rappellent pas, c’est cette histoire dont il était question le samedi 1er juillet lors de la « réunion de quartier » et sur laquelle le maire avait été on ne peut plus évasif (« on en est encore au projet, rien n’est encore décidé, on fera une réunion d’information,… » et autres manœuvres de reardement). Le surlendemain, son 1er adjoint déguisé en président de la communauté de communes annonçait que tout était fait, bouclé, plié et que l’on entrait dans la phase de réalisation. Les citoyens qui ont assisté à la réunion du 1er ont dû apprécier d’être traité de la sorte.

Signalons la remarque de bon sens de Serge Bordier qui constate, à juste titre, que dans cette affaire, les contribuables ont payé, en son temps, la construction de ce bâtiment qui servait loger les douaniers. Maintenant, « on » décide de vendre, et à qui ? A une collectivité qui tire ses ressources de la contribution des contribuables. On est par conséquent parfaitement fondé à dire que les contribuables paient deux fois, et même trois puisqu’il va falloir remettre les lieux en état, ce que Serge a oublié de dire, mais il n’en a pas eu le temps, séché par le maire qui s’st cru bien inspiré en invoquant la comptabilité publique, ce qui n’avait à peu près rien à voir avec le sujet. Mais à force de reprocher aux autres de ne rien comprendre, on finit par se prendre les pieds dans le tapis.

 

Second point consacré à l’échange des terrains pour la construction des terrains du club de tennis de Wissembourg. Le maire prend des risques quand il affirme que cette opération intervient après une concertation entre les trois parties, mairie, club et riverain. Il essaie d’enfoncer le clou en prétendant que Monsieur Schellhorn l’a contacté en lui disant que l’on pouvait peut-être faire mieux que ce qui était projeté. Et on peut affirmer sans crainte de démenti que les choses ne se sont pas passées de cette façon. Monsieur Schellhorn a été mis en face du fait accompli, il a dû se défendre pied à pied pour que son avis soit pris en compte, le maire a découvert lors d’une visite tardive sur le terrain la configuration exacte du projet, un adjoint s’est permis une remarque stupéfiante, et il a fallu la dépose d’un recours en annulation pour que la mairie entende raison et renonce à démarre les travaux de terrassement avant la fin du mois d’août. Ça, à défaut de la vérité, c’est la réalité, et s’il le faut les dates des entrevues entre les parties seront données avec les teneurs des entretiens. Car les sources sont vérifiées et vérifiables. Bref, l’échange des terrains est accepté, l’architecte n’a plus qu’à se remettre à sa planche à dessin pour la troisième ou quatrième fois. Quand on pense que le maire avait imprudemment promis au printemps 2005 que des courts couverts seraient prêts pour Noël 2005… Comme l’écrivait ( ?) le conseiller municipal dans une « gazette à 4 000 », « je fais ce que dis, je dis ce que je fais ».

Au passage, on a appris de la bouche du maire que si la caserne n’est pas sous-dimensionnée, c’est parce qu’elle doit pouvoir accueillir des salles de cours. Voilà qui nous rassure tous.

 

18h27. On a alors passé la parole à l’adjoint chargé de la commission des appels d’offres. Je serais à peu près incapable de vous retranscrire fidèlement ce qu’il a dit si je n’avais pas eu en ma possession la note de synthèse remise aux conseillers municipaux tant sa diction ou l’acoustique de la salle est déplorable. Il faut à tout prix expliquer que manger la moitié des mots ne facilite pas la compréhension. C’était peut-être mieux compte tenu des nouvelles, avec un avenant de location d’échafaudage représentant un surcoût (« surcoutt’ » comme dirait le maire) de 63 %, excusez du peu. Et malheur à qui veut s’interroger ! Comme d’habitude, Serge Bordier a dû encaisser une charge très limite. Mais c’était l’occasion de nous prévenir que l’échafaudage sur la tour romane de l’abbatiale allait probablement coûter bonbon. Et comme il n’y a pas d’assurance, qui c’est qui va payer ? Pas grave, l’avenant est entériné dans une sorte d’indifférence.

 

Bonne nouvelle, ce seront entre 38 000 et 150 000 € qui vont être consacrés dans les douze prochains mois à …la signalisation (fourniture de panneaux et pose des panneaux), et le contrat est signé pour 4 ans !

« Ça concerne les panneaux de rue où (sic) nous avons récemment remplacés », a tenu à préciser le maire.

 

Au point 7, présenté par Monsieur le Maire-Délégué d’Altenstadt, une entreprise, IRH environnement, chargée de contrôler les rejets industriels dans le réseau d’assainissement est remplacée par une autre entreprise, IRH Ingénieur conseil. Elle fera la même chose qu’avant, mais on en parle, c’est peut-être l’essentiel. En tout cas à la question, pourtant d’un membre éminent de la majorité, sur la durée du marché, c’est le flottement qui s’installe, personne n’étant capable de donner la durée dudit marché, et surtout pas Monsieur le Maire-Délégué d’Altenstadt. Mais cela n’a aucune importance, ce qui doit évidemment nous rassurer. Adopté, naturellement dirait le président de la République.

 

Diversion. Comme je m’ennuyais ferme, je jette un œil sur le tas de cartons à ma droite : des centaines d’exemplaires d’une brochure dite « gazette de Wissembourg » de mars 2006 et septembre 2005 dont j’apprends qu’elle est éditée à 4250 exemplaires, ce qui doit faire la bonne fortune de l’imprimeur et du récupérateur de papier (puisqu’il y a à tout casser 3500 boîtes à lettres à Wissembourg). Quant aux finances publiques, elles n’ont qu’à s’accommoder de ce type de facéties. Quant à l’orateur et animateur principal de la cérémonie, est-il diffamatoire de lui demander d’un peu moins gesticuler ?

 

Il est 18h45 et on pérore depuis une petite dizaine de minutes sur le supplément demandé à la commune pour l’entretien et la remise en état du réseau d’eau (54 km de conduites ! Ah ce que c’est que de présider aux destinées d’une aussi grande ville !) à la suite de la mésaventure médiatico-sanitaire de juin dernier.

18h50, plus de 5 minutes plus tard, on n’a pas trop avancé, et en tout cas pas un mot n’aura été dit sur l’essentiel, c'est-à-dire les problèmes d’approvisionnement en eau et la baisse du niveau de la nappe phréatique (à l’origine des importantes fissures sur de nombreux bâtiments du centre ville : clocher de l’église Saint-Jean, maisons de particuliers rue des Augustins et quai Anselmann entre autres). Rien non plus sur l’arrêté préfectoral pourtant signé du maire fin juillet qui précise que pendant cette période d’étirage (sic) à de la Lauter, il est interdit de laver sa voiture et de pomper dans les puits du centre-ville. Avis à la population.

C’est la même chose quand un peu plus tard on se met d’accord pour faire poser à grands frais une conduite d’eau pour alimenter la maison forestière de la Scherhol dont la source est tarie. Personne ne semble être interpellé par le fait qu’une source cesse d’être approvisionnée. A moins que la pose de cette longue conduite ne soit le prétexte à une quelconque urbanisation, allez savoir.

 

Vers 19h00, on ne sait toujours pas pourquoi, le maire a annoncé que, je ne sais quand, on pourra participer à une activité de suivi télémétrique des chats sauvages. C’est en Allemagne. Contacter le secrétariat particulier du maire pour en savoir plus.

 

Puis c’est l’épisode Pasek, entreprise qui il y a quelques années demandait une autorisation d’extension de sa carrière de sable (mais le maire ne se le rappelait pas, merci Serge de lui rafraîchir la mémoire). Elle est en règlement et ses bâtiments, désaffectés, seraient le théâtre « de beaucoup de choses » comme dirait Monsieur le Maire-Délégué d’Altenstadt qui semble très au courant cette fois. Alors on insiste sur le problème environnemental, on parle même de renaturer le terrain pourtant très pollué (hydrocarbures et amiante ; il y a une dizaine d’années, ça semblait poser moins de problèmes, puisque de l’amiante i y en a partout, pas plus ici qu’ailleurs, disait le maire lors d’une réunion publique). Bref, « la mairie » doit assister à la vente aux enchères pour acquérir cette friche industrielle sur laquelle il n’y a, on vous le dit, aucun projet, mais alors aucun. Bon. L’important, c’est d’en être convaincu. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’ils n’ont aucune idée de ce que va coûter la dépollution, 30 000 € ? Personne n’en sait rien, mais qu’est-ce que ça peut faire, puisque la communauté des communes ira aussi à la vente aux enchères, et que plus on est de fous, moins on a de riz.

 

 

Il est enfin 19h17, et nous entamons ce que tout le monde attendait, c'est-à-dire la discussion autour du ratage de la rue étroite, dite route d’Altenstadt.

Le roi commence très fort, avec un « j’ai souhaité une discussion au niveau du conseil municipal. » Peut-on s’interroger sur la signification réelle de cette formulation ? Je vous laisse réfléchir là-dessus.

En tout cas, 1 poids-lourd égale 2,50 m, auxquels j’ajoute 25 cm pour les rétroviseurs, et je multiplie par deux car il y a deux sens, j’ajoute 20 cm de marge et j’obtiens : 5,70 m ! Le seul problème, c’est que la route n’a que 5,60 m et que la seconde phase du projet, vers l’est, stipule que la chaussée aura entre 6,00 m et 6,50 m. mais il en faut plus pour désarçonner notre ami, très en forme, qui pense que les camions peuvent très bien mettre les roues dans le caniveau (le fil d’eau, dit-il en technicien, lui qui a été sur le chantier toutes les semaines… et qui n’a rien vu venir !). C’est d’ailleurs ce qu’ils ont déjà fait, les traces de gomme étant bien visibles le long des bordures. D’ailleurs, ne craint-il pas de préciser, 5,70 m, c’est l’idéal à 20 km/h, la vitesse de la sécurité, et la sécurité avant tout.

Et puis ce sont les autres qui nous ont imposé les largeurs : la direction départementale des routes dabs un premier temps, puis les ministères dans un second. Heureusement qu’il s’est arrêté là.

Une conseillère municipale fait très respectueusement valoir qu’actuellement c’est que le chaos qui prévaut, surtout quand il y a un vélo sur la route. Vient alors ce que j’attendais depuis si longtemps et que je vous livre absolument garanti :

« Mais on parle des véhicules, ce sont eux qui roulent, les vélos et les piétons, nous les avons sortis de la route et mis sur le trottoir ! » Ce qui revient à dire ce que tout le monde sait depuis longtemps, que les vélos ne sont pas des véhicules, et qu’il faut les traiter comme les piétons. Merci Monsieur le Maire, 1er Vice-Président du Conseil Général, Président du SMICTOM, etc., etc. !

« J’ai un doute (donc je pense, et je pense donc je suis, comme l’a si bien dit René Descartes) et je voulais avec vous l’évoquer. Car, qu’aurait-on dit si dans deux ans, comme cela a été le cas sur les places de la Fausse-Porte et du Marché-aux-Choux, il fallait reprendre le travail, déposer les bordures, et refaire la chaussée. Cela veut dire remplacer 140 mètres de bordures, aujourd’hui, il est encore temps, le surcoût ne devrait pas être si important au regard des 3 millions d’euros de l’ensemble de l’opération, quelques dizaines de milliers d’euros au plus, », etc.

Joli numéro en tout cas qui a permis aux responsables de se défausser sur ceux qui n’étaient pas là et qui a été ponctué d’un « je propose qu’on fait (sic) l’opération. » de Monsieur le 1er adjoint, légion d’honneur au titre des services rendus à l’Education nationale, à Monsieur le Maire de Wissembourg.

 

Il était 19h44, j’en suis sorti accablé.

 

Les passages entre guillemets sont des citations.

11/09/2006

10 septembre : nous étions plus de 100 !

Nous étions 100 ! On peut le dire, cette 3ème édition des rencontres de Pumpernickel a été un grand succès. Les amis étaient là. Ils sont venus de Wissembourg bien entendu, mais aussi de Strasbourg, de Mulhouse et même d’Ardèche ! Comment tous vous remercier d’avoir fait le déplacement pour être de cet après-midi ou de la soirée (ça s’est terminé aux alentours de minuit), et accompagner le petit journal qui fêtait son 11ème anniversaire. Les surprises ont été nombreuses, qui témoignaient d’abord de notre attachement à un mode d’expression libre, dégagé des contraintes financières ou sociales. Comme le disait l’une des amies de Pumpernickel, ici tout le monde semble faire partie de la même famille, même si ceux qui sont là ne se connaissent pas. Et laissez-moi rappeler cette réflexion d’une autre amie qui disait qu’en voyant la tête des gens qui sont là, on sent que l’on est à la bonne adresse. Comme les autres années, tout a commencé doucement : les premiers sont arrivés vers 15h00. Et on n’exagère pas en écrivant qu’une certaine inquiétude se lisait sur le visage des organisateurs. Mais les choses se sont arrangées une heure plus tard, et Jean-Loup Baly a pu commencer son "pestacle original" à 16h30 comme prévu. Un comptage des présents affichait 60 personnes à la jauge, mais nous étions tous au couvert. C’est dommage pour le maire du village qui a choisi ce moment pour se rendre en ville, à pied, curieusement, histoire d’emprunter les remparts et de jeter un œil pas trop distrait sur ce qui se passait en bas. De son promontoire, il n’a pas pu noter les noms et les visages de ceux qui se régalaient de cette histoire de Père Noël un peu étrange, récitée par Jean-Loup sur un texte coécrit avec Jean-Pierre Hubert quelques semaines avant son départ le 1er mai. A en juger par l’attention, en particulier celle des enfants, dont le public a gratifié le conteur, cette première n’a pas raté son but. Cela aura été pour la plupart des présents un moment particulier durant lequel nous nous sommes retrouvés avec Jean-Pierre, présent parmi nous l’an dernier pour le 10ème anniversaire d’un trimestriel auquel il avait manifesté son attachement, surtout lors des événements de 2003 (procès de la mairie contre Pumpernickel pour ceux qui auraient oublié) et 2004 (fête de soutien). Alors que le four à tarte flambée était prêt à l’emploi, Serge Rieger et son compère Pascal Spitz ont pris le relais sur un mode musical "country ‘n bluegrass music" pour le plus grand bonheur de l’assistance qui prenait une certaine ampleur. Une petite heure que chacun et chacune a mis a profit pour parler, profiter du beau temps, aller de l’un à l’autre, boire un verre, en bref, passer un bon moment. On n’allait tout de même pas en rester là, et c’est alors que Pierre Kern, alias Monsieur K, est apparu pour occuper la scène musical. La nuit commençait à tomber et nous avons eu droit à une série de reprise de ses compositions plus quelques autres connues de son fan-club, ce qui a prolongé la soirée. Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises puisque deux autres larrons se sont joints à lui pour nous emmener pas tout à fait au bout de la nuit mais presque, avec un trio aussi talentueux qu’inattendu, reprenant quelques standards à la demande de la petite vingtaine d’aficionados qui s’obstinaient à faire de la résistance. Un vrai cadeau, et la promesse que l’an prochain, pour la 4ème édition (le 9 septembre 2007, veuillez le noter, chers amis), on aura un petit concert qui promet déjà. La relation de la journée sera complète quand j’aurai adressé mes remerciements à tous ceux qui se sont spontanément proposés pour donner un coup, prolongeant même la gentillesse jusqu’à payer leurs consommations ( !) ainsi qu’à vous tous qui avez fait le détour par le 1 rue Saint-Jean pour partager un moment qui s’est révélé de bonheur. On ne dira jamais assez combien la présence des amis est un merveilleux encouragement lorsque l’enthousiasme s’émousse et que le doute s’insinue. Et puis reprenons cette réflexion d’un copain, présent à chaque fois, qui disait combien il était content de n’être là que parce que ça lui faisait plaisir (pas comme la première fois parce qu’il avait péril, ou la seconde pour le passage à deux chiffres). Il confiait que cette fois, il décelait ce noyau de copains et de potes qui aiment se retrouver rien que pour le plaisir, et c’est sans doute l’essentiel.

Préparatifs :

 

l'assistance pendant le "pestacle" de Jean-Loup :

 

 

les copains dans la cour de Pumpernickel :

 

 

les copains dans la cour et dans le jardin de Pumpernickel :

 

 

Monsieur K (guitare sèche) et ses compères, Jean-Pierre percussions) et Dominique (guitare sèche), à la nuit tombée :

 

02/09/2006

la rue étroite

C’est le nouveau nom de l’allée des Peupliers depuis que l’on s’est aperçu qu’il manque 40 cm à la largeur de cette voie indispensable à l’accès à Wissembourg. Où l’on s’aperçoit qu’ils sont même capables de rater une nouvelle rue, ce qui est tout de même un comble. N’oublions pas qu’ils disposaient d’une année supplémentaire pour refaire leurs calculs et peaufiner la réalisation de ce qui était présenté il y a peu encore comme la réalisation majeure de Roi-Pierre, ainsi que l’illustration de son savoir-faire. Mais les faits, décidément têtus en auront décidé autrement. Il aurait été imaginable que pour le bon paquet de millions que va coûter la bagatelle on ait fait tout ce qu’il fallait pour ne pas en arriver à ce commentaire laconique des services techniques, rapporté par la PLR , selon lesquels « la largeur de la rue sera éventuellement modifiée. » (DNA du 01/09/06, édition de Wissembourg).

Pour l’heure, c’est une certaine fébrilité qui domine avec une équipe encore au travail ce samedi 2 septembre pour exécuter la signalisation au sol de ce qui risque d’être un monument routier d’une certaine forme.

Lundi, vers 7h40, le petit reporter de Pumpernickel sera sur place avec son appareil photo et vous livrera, sans fard, le résultat de travaux entamés il y a maintenant des mois, et qui étaient censés résoudre l’épineuse question du vieillissement de trois feux tricolores au carrefour de la Gare.

En attendant, une photo prise ce jeudi alors que l’on posait, en hâte, l’enrobé bitumeux de l’ultime couche de roulement. Deux camions sont là, l’un en attente de décharger sa cargaison, et l’autre qui repart après livraison. Celui qui est encore à l’arrêt a bien pris soin de stationner le long du caniveau, les roues à la limite autorisée. L’autre roule à 5 km/h et doit réaliser un prodige pour ne pas accrocher son propre rétroviseur à celui de l’autre camion. Une conversation ultérieure avec des professionnels confirmera l’impression : en ville, une configuration analogue exige une voie de roulement d’au moins 6,50 m. mais à Wissembourg, on envisage de faire rouler camions et autobus le long de ce que l’on appelle le fil d’eau, c'est-à-dire au droit immédiat de la bordure de trottoir qui est alors exposée et risque de ne pas voir une durée de vie excessive…

Encore bravo pour la performance !

 

 

 
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